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TOME XXII 



(QUATRIÈME SÉRIE, TOME II) 



ANNEE 1887 



PRIX : SO F* T=l A. I\T G 



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BRUXELLES 

P. WEISSENBRUCH, IMPRIMEUR DU ROI 

45, RUE DU POINÇON, 45 



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SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE 



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BELGIQUE 



TOME XXII 



QUATRIÈME SÉRIE, TOME II) 



ANNEE 1887 



PRIX : SO F* 1=5. A. 1ST C 



BRUXELLES 

P. WEISSENBRUCH, IMPRIMEUR DU ROI 

45, RUE DU POINÇON, 45 



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MEMOIRES 



, 



TOME XXII, 1887 



CATALOGUE ILLUSTRE 



DES 



COQUILLES FOSSILES 

DE L'ÉOCÈNE DES ENVIRONS DE PARIS 



3VC- oossnuE-AJNrnNr 



— SÉANCE DU 2 AVRIL 1887 



Le bienveillant accueil que les amateurs ont fait à la publication 
du premier fascicule de ce catalogue m'a donné un regain de courage 
pour terminer le second fascicule, qui comprend la suite et la fin des 
Pélécypodes. Toutefois, si je réclame du lecteur l'indulgence que 
mérite peut-être ce labeur un peu aride, je le prie de ne pas m'épar- 
gner les observations critiques qui pourraient m'être adressées en 
temps utile pour me guider dans la rédaction des fascicules suivants, 
où il sera question dès Gastropodes; cette communauté de vues 
entre l'auteur et ceux qui utilisent son travail est à la fois néces- 
saire et féconde. C'est ainsi, à la suite de remarques qui m'ont été 
judicieusement faites, que j'ai, dans ce second fascicule, développé, 
plus que je n'avais cru devoir le faire dans l'autre, les observations 
concernant les genres et les familles ; les espèces elles-mêmes y sont 
toutes l'objet d'un commentaire quelconque qui, dans ma pensée, doit 
permettre au lecteur de se guider, pour le classement de ses coquilles, 
par la seule indication des rapports et différences qu'elles présentent 



4 SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

lorsqu'on les compare à quelques types primordiaux et communs, 
connus de tout le monde. 

Il en résultera évidemment que ce catalogue sera plus volumineux 
que je ne l'avais pensé au début, quand je l'ai entrepris, il y a deux 
ans. Mais les amateurs, loin de s'en plaindre, en sauront sans doute 
gré à la Société royale malacologique de Belgique, qui n'hésite pas 
à poursuivre la publication d'un travail dont l'envergure excédera 
notablement les limites qu'elle lui avait d'abord assignées. 



MÉMOIRES 5 



PÉLÉCYPODES 

(Suite) (') 



75 e genre, omis dans la famille des OSTEODESMIDjE (I, p. 55). 



VERTICORDIA, S. Wood, 1844. 

R. D. — Les naturalistes ne s'accordent guère sur le classement de ce genre : 
Deshayes le place près des Trigoniidœ, guidé par l'aspect nacré de l'intérieur des 
valves, et aussi par les stries dont il prétend avoir constaté l'existence, d'après la 
figure donnée par Sowerby (pi. CDXCV, fig. 4) pour Y Isocardia sulcata. Cette opi- 
nion doit être rejetée depuis que l'on connaît l'animal des Yerticordia, dont le man- 
teau a les bords réunis, comme ceux des Chama, tandis qu'il est complètement 
ouvert dans les Trigonia, et dont le pied est court au lieu d'être large; les palpes 
labiaux sont également courts. Ce serait donc près des Chamidœ qu'il faudrait 
classer les Yerticordia et non pas près des Isocardia, comme la proposé M. A. Adams ; 
telle est du moins l'opinion de Stoliczka (Cret. pelec, p. 224) et de Bayan (Et. sur 
coll. Éc. des Mines, I, p. 163). 

La position du genre Yerticordia étant ainsi fixée d'après ces auteurs, il entraîne- 
rait avec lui le genre Pecchiolia, connu seulement à l'état fossile, mais dont la 
coquille paraît avoir été munie d'un osselet à la charnière, de même que les Yerti- 
cordia. Cependant, en examinant de près le test de ces singulières coquilles, je ne 
comprenais guère que l'on plaçât près des Chama, dont le ligament est externe et 
le test épais, sans nacre, des coquilles à ligament interne, et à test mince et nacré. 
Aussi n'ai-je pas été surpris d'apprendre, par M. le D r Fischer, que la connaissance 
des Yerticordia fixait désormais la position de ce genre près des Lyonsia, genre 
déjà classé dans le premier fascicule de cet ouvrage. J'aurai donc, à la fin de ce 
volume, à rectifier le numérotage tardif de ce genre. 

L'espèce du bassin de Paris ressemble plus aux espèces vivantes que les coquilles 
figurées par S. Wood (Eoc. Mollusca, p. 139); cet auteur n'en connaissait pas de 
valves isolées ; par leur convexité et leur forme générale, elles ressembleraient plutôt 
à des Pecchiolia: c'est une remarque déjà faite par Bayan (loc. cit., p. 162, note). 
1. — V. parisiensis, Desh. (p. 808, pi. X, fig. 12-14). E. M.-E. S. 

Obs. — Je rapporte à cette espèce une valve gauche du Guépelle, 
un peu plus oblique que le type du calcaire grossier, et ayant le 
crochet plus pointu et plus saillant ; je ne crois pas que ce soit un 
caractère suffisant pour motiver la création d'une espèce distincte. 

(*) Voir Annales Soc. royale malac. de Belgique, t. XXI, Mémoires, p. 33, 



6 SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

Aj. loc. Le Guépelle, coll. Bezançon ; le Fayel, coll. Chevalier; Essômes, coll. 
de Laubrière. 



XVIII e famille. CHAMIDjE. 



76 e genre. GHAMA, Linné. 

1. — C. SUbgigas, d'Orb., nom. mut. E. M. 
Syn. Chama gigas, Desh., p. 581. 

— S. Wood, 1871, Eoc. bivalv., p. 174, pi. XXV, fig. 2. 

Obs. — Quoi qu'en pense Deshayes, il y a eu de sa part double 
emploi avec l'espèce de Linné, et la rectification faite par d'Orbigny 
doit être adoptée. Une valve inférieure, trouvée à Damery par M. de 
Laubrière, mesure 85 millimètres de longueur, 58 millimètres de 
largeur, 50 millimètres d'épaisseur, et son poids est 204 grammes. 

2. — C. distans, Desh. (p. 582, pi. LVIII, fig. 1-4). E. I. 
R. D. — Se distingue de la précédente par ses lamelles plus développées et du 

C. càlcarata par l'absence de ponctuations à l'intérieur de la coquille. 

3. — C. papyracea, Desh. (p. 582). E. S. 

Obs. — L'individu que S. Wood a figuré sous ce nom (pi. XXV, 
fig. 3) n'appartient pas à cette espèce. 

R. D. — Se distingue par ses lames larges et imbriquées, à peu près lisses. 

4. — C. inornata, Desh. (p. 583, pi. LVIII, fig. 20-22). E. M. 
R. D. — M. Baudon m'ayant communiqué les trois valves qu'il possède de cette 

espèce, j'ai constaté' qu'elle se distingue de la précédente et de la suivante par les 
lamelles de la valve gauche, qui sont irrégulièrement plissées, crispées ou plutôt 
tuyautées du côté postérieur ; les épines des lames sont supportées par des contreforts 
épais et écartés avec une certaine régularité. 

5. — C. càlcarata, Lamk. (p. 583). ' E. M.-E. S. 
Syn. Isocardia par isiensis, Desh., p. 548. 

Chama càlcarata, S. Wood, 1871, Eoc. bivalv., p. 172, pi. XXV, fig. 1. 

— Bayan, Et. sur coll. Éc. des Mines, 1873, II, p. 129. 

— Frauscher, Untercoc. der Nordalpen, 1886, p. 122. 

R. D. — On la distingue aisément par les ponctuations de sa surface interne, par 
les costules rayonnantes qui ornent les interstices des lames, sur la valve droite. 
C'est un moule de cette espèce que Deshayes a pris pour une Isocardia ; M. Bayle 
l'a prouvé par des moulages artificiels. 

Aj. loc. Essômes, coll. de Laubrière. En Belgique, Laeken, coll. Vincent. Dans 
les Alpes, le Kressenberg, Mattsee. 



MÉMOIRES 7 

6. — C. lameUosa, Larak. (p. 584). E. M.-E. S. 

R. D. — Outre les barbelures caractéristiques qui ornent ses épines, il faut noter 
que ses lamelles sont extrêmement serrées et cela suffit pour la faire reconnaître 
quand les épines ont disparu; le crochet se tord plusieurs fois sur lui-même et se 
détache quand la coquille vieillit. 

Aj. loc. UUy- Saint- Georges, coll. Baudon et Chevallier; Chaumont, coll. Che- 
vallier ; Le Fayel, coll. Chevallier. 

7. — C. fimbriata, Defr. (p. 584, pi. LVIII, fig. 23-25). E. S. 
C. fimbriata (1) S. Wood, 1871, Eoc. bivalv., p. 173, pi. XXV, fig 8. 

R. D. — Se distingue de la précédente par son épaisseur et par l'absence de bar- 
belures. 

Aj. loc. Saint- Waast-les-Mello, coll. Baudon. En Angleterre, Bromshaw. 

8. — C. sulcata, Desh. (p. 585). E. M. 
C. sulcata (?) S. Wood, 1871, Eoc. bivalv., p. 175, pi. XXV, fig. 7. 

R. D. — Reconnaissable aux petites costules obliques qui ornent ses lamelles et 
non pas les interstices de ces lamelles ; dans le C. squamosa, Sol., les lamelles sont 
plus serrées, mieux imbriquées et les costules sont plus droites, plus écartées. 

Aj. loc. Bracklesham, en Angleterre. 

9. — C. turgidula, Lamk. (p. 586). E. M.-E. S. 
C. turgidula (!) S. Wood, 1871, Eoc. bivalv., p. 176, pi. XXV, fig. 9. 

— Dufour, Et. des foss. des sables éoc, 1881, p. 40. 

— Frauscher, Tinter eoc. der Nordalpen, 1886, p. 125. 

Obs. — Cette espèce se trouve dans le calcaire grossier; sur un 
petit individu parfaitement conservé, j'ai constaté que les costules 
obliques se terminent par de petites tubulures relevées sur le con- 
tour de chaque lamelle, surtout à l'extrémité postérieure. 

R. D. — Très difficile à distinguer de la précédente, si l'on fait abstraction de la 
diffère ne 3 des gisements ; la valve supérieure surtout est extérieurement identique ; 
à l'intérieur, on observe cependant quelques légères différences dans la charnière et 
dans la position des impressions musculaires. Néanmoins, si je connaissais le C. sul- 
cata dans les couches moyennes du calcaire grossier, je n'hésiterais pas à le réunir au 
C. turgidula. 

Aj. loc. Parnes, coll. Bourdot. En Bretagne, Close (fide Dufour). En Angleterre, 
Barton. Dans les Alpes, le Kressenberg, Mattsee. 

10. — C. Bezançoni, nov. sp. PI. I, fig. 1-2. E. I. 
C. testa orbiculari, valvula dextra depressa, intus tenuissime punctata; um- 

bone minuto, obliquo ; lamellis transversis distantibus, concentrice subtiliter striatis 
ac obsolète plicatis; interstitiis radiatim sulcatis; cardine angusto, unidentato, 
dente incurvato ; fulcro brevi, depresso et antice crenato ; cicatriculis maximis et 
nitidis. 

Coquille orbiculaire, presque régulièrement circulaire, dont la 
valve droite, la seule connue, est peu profonde; crochet sans saillie, 



8 SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

petit, pointu, obliquement recourbé en avant. Ornementation com- 
posée d'un petit nombre de lamelles écartées, qui devaient être fort 
minces et relevées, car elles sont toutes cassées à leur naissance; 
leur surface est marquée de stries d'accroissement très fines, peu 
régulières et ondulées, ainsi que de quelques plissements obsolètes 
et obliques, plus visibles du côté antérieur, où ils festonnent l'extré- 
mité libre des dernières lamelles; l'intervalle est formé d'une étroite 
zone sillonnée, ou plutôt froncée de crénelures très serrées qui leur 
servent de supports. Charnière étroite, composée d'une seule dent 
recourbée, plus épaisse en arrière qu'en avant et encadrant la fos- 
sette destinée à recevoir la dent de la valve opposée. De fines créne- 
lures se voient à la partie antérieure de la nymphe courte et aplatie, 
au bout de laquelle s'élève une petite pointe triangulaire ressemblant 
à une dent latérale postérieure. Impressions musculaires très grandes, 
arrondies et allongées, luisantes et se détachant bien du fond de la 
surface interne, qui est terne et marqué de très fines ponctuations 
rayonnant avec plus ou moins de régularité et s'arrêtant en deçà 
de l'impression palléale. 

Dim. Diamètre, 12 mill.; épaisseur, 3 mill. 

R. D. — Bien que je n'aie vu qu'une seule valve mutilée de cette espèce, je la crois 
distincte du C. distans, qui n'a pas d'intervalles froncés entre ses lamelles lisses et 
dénuées de plis obliques, et dont la surface interne n'est pas ponctuée ; je ne puis la 
comparer aux deux précédentes, qui ont des costules obliques bien plus saillantes. 

Loc. Cuise, une valve droite (pi. I, fig. 1-2), coll. Bezançon» 
♦il. — C. plicatella, Mell. (p. 586, pi. LVIII, fig. 5-7). E. I. 

R. D. — Paraît se distinguer par les gros festons de ses lamelles, bien plus régu- 
liers que ceux des espèces suivantes. 

12. — G. punctulata, Desh. (p. 587, pi. LVIII, fig. 14-16). E. I. 

C. punctulata, Frauscher, Untereoc. der Nordalpen, 1886, p. 124. 
Aj. loc. Liancourt, coll. de Laubrière. Dans les Alpes, Steinbach. 

13. — G. intricata, Desh. (p. 587, pi. LVIII, fig. 8-13). E. M. 
R. D. — C'est l'espèce qui est le plus finement treillissée. 

Aj. loc. Essômes, coll. de Laubrière ; Chaussy, coll. Chevallier. 

14. — C. depauperata, Desh. (p. 587, pi. LVIII, fig. 17-19). E. M. 
R. D. — Se distingue du C. punctulata par sa charnière plus forte ; la dent de 

la valve gauche est plus saillante et plus épaisse ; la dent de la valve droite est très 
fortement crénelée. Quant à l'ornementation, on en saisit les différences quand les 
individus sont très frais et de grande taille : les protubérances sont alors ornées de 
petits sillons rayonnants, qui les subdivisent et qui festonnent leur extrémité libre. 

Aj. loc. Parnes, coll. Bourdot. 



MÉMOIRES 9 

15. — C squamosa, Soland. PL I, fig. 3-4. E. M.-E. S. 

C. squamosa, Sol. (in Brander) 1776, Foss. hant., pi. VII, fig. 86-87. 

— J. Sow., 1822, Min. Conch., pi. 348. 

-— G.-B. Sow., 1839, Gênera ofShells, p. 4. 

— S. Wood, 1871, Eoc. bivalv., p. 175, pi. XXV, fig. 6. 

Je rapporte à l'espèce anglaise deux petites coquilles : Tune 
d'Auvers, déformée par son adhérence à un corps dont il m'est difficile 
de deviner la forme; l'autre, de Grignon, moins usée que la précé- 
dente. C'est une espèce globuleuse, cordiforme, ornée de lames con- 
centriques, courtes et obsolètes, qui paraissent collées contre la sur- 
face dorsale ; ces lames sont striées par des accroissements irréguliers 
et portent de petits plis rayonnants et obtus, qui se succèdent. La 
charnière comporte une dent mince et lamelleuse, sillonnée plutôt 
que crénelée ; le bord cardinal est profondément échancré en arrière 
de cette dent; l'autre dent est étroite, crénelée et séparée de la 
nymphe par un petit sillon; la surface interne est lisse. 

Dim. Longueur, 8 mill.; largeur, 6.5 mill. 

R. D. — Bien que la charnière du C. squamosa soit, en général, fort épaisse, j'y 
rapporte la petite coquille que je viens de décrire, car elle se rapproche des indi- 
vidus de Barton par son ornementation, surtout par ses côtes, qui se succèdent et qui 
sont bien plus écartées et moins obliques que celles du C. sulcata. 

Loc. Auvers, un seul individu (pi. I, fig. 3-4), coll. Bernay; le Fayel, un indi- 
vidu microscopique, coll. Cossmann; Grignon, coll. Bezançon. 



XIX e famille. LUCIMDtâ. 

77 e genre. SPORTELLA (*)., Deshayes, 1852. 

4 re section. Sportella, sensu stricto. 

1. — S. dubia [Desh.] (p. 595). E. M.-E. S. 

Obs. — Espèce dont les proportions et la forme varient beau- 
coup, mais toujours épaisse et ayant les crochets placés exactement 
au milieu de la longueur. 

(') Ainsi qu'on Ta vu dans le premier fascicule, j'ai ramené dans le genre Psam- 
mobia le Sportella callosa; d'autre part, je classerai plus loin, parmi les Scintilla, 
le Sportella angusta; au contraire, je rapporte au genre Sportella le Poromya 
rotundata, qui n'est ni une Poromya, ni une Anisodonta. 



10 SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

Aj. loc. Amblainville, coll. Morlet. Le Guépelle, coll. de Boury; Marines, coll 
Bezançon; le Ruel, coll. de Boury. 

2. — S. Caillati, Desh. (p. 596, pi. XLYIII, fig. 24-26;. E. M. 

R. D. — Se distingue de la précédente par sa forme subquadrangulaire, par son 
bord palléal à peu près rectiligne, et par sa surface convexe, surtout auprès des 
crochets qui sont saillants. 

Aj. loc. Pâmes, Chaussy, coll. Bernay. 

3. — S. erycinoides, Desh. (p. 596, pi. XLIX, fig. 16-18). E. M. 
R. D. — Se distingue des deux précédentes par sa forme inéquilatérale, atténuée 

en avant, par ses crochets obliquement inclinés du côté antérieur, qui est le plus 
court. 

Aj. loc. Vaudancourt, coll. de Boury; Essômes, coll. de Laubrière. 

4. — S. macromya, Desh. (p. 597, pi. XLIX, fig. 42-44;. E. S. 
R. D. — Outre que cette espèce est plus courte et plus arrondie que le 5. dubia, 

elle est aussi plus convexe et plus abrupte en arrière ; elle n'est pas toujours parfai- 
tement équilatérale ; mais, comme elle est variable et que l'autre l'est également, 
ce n'en est peut-être qu'une forte variété. 

Aj. loc.Acv, coll. Bezançon; le Guépelle, coll. Cossmann; le Fayel, coll. Bourdot, 
Bernay et Chevallier; Anvers, coll. Cossmann; le Ruel, coll. Bernay et de Boury; 
Ezanville, coll. Goossens. 

5. — S. depressa, Desh. (p. 601, pi. XLIX, fig. 23-26). E. S. 
Syn. «S. inœqi'.ilateralis, Desh., p. 601, pi. XLIX, fig. 39-41. 

R. D. — Se distingue de la précédente par sa taille plus petite, par sa forme 
inéquilatérale et plus allongée, par son épaisseur moindre. J'y réunis le 5. inœqui- 
lateralis, qui me paraît identique. 

Aj. loc. Le Guépelle, coll. Cossmann, Baudon et Bezançon; Houilles, coll. 

Bezançon; le Fayel, coll. Chevallier. 

6. — S. fragilis, Desh. (p. 599, pi. XLYIII, fig. 12-14). E. I. 
R. D. — Se distingue aisément du S. ch.'bia par sa forme subquadrangulaire, un 

peu tronquée et anguleuse du côté postérieur, par son contour souvent rnarginé, 

caractère que l'on n'observe pas au même degré sur les espèces précédentes : le test 

forme, en effet, un petit rebord interne et aplati qui assure la fermeture hermétique 

des valves. 

^ [18 mill. , I 10.5 mill. Liancourt (coll. Bourdot). 

Dim. Longueur : ï K ; largeur : . ; / 

' 15.5 — '.9 — Herouval (coll. Chevallier). 

Aj. loc. Saint-Etienne, près Pierrefonds, coll. Cossmann; Cuise, coll. Bezançon 
et de Boury; Herouval, toutes les collections; Liancourt, coll. Bourdot. En Bel- 
gique, Bruxelles, coll. Cossmann. 

7. — S. Bezançoni, Cossmann. PI. I, fig. 7-8. E. I. I. 
[Journ de C&nchyl., avril 1882, p. 115, pi, V, fig. 2.) 

Petite coquille lisse, brillante, aplatie, ovale, un peu inéquilaté- 
rale; côté postérieur arrondi, un peu moins large et plus court que 



MÉMOIRES 11 

l'autre ; crochet obtus, peu proéminent, mais paraissant plus saillant 
qu'il ne l'est en réalité, à cause de la déclivité postérieure du bord 
supérieur. Bord cardinal aplati, portant deux petites dents, l'anté- 
rieure en forme de massue très oblique, l'autre formant un petit 
bouton sous le crochet. 

Dim. Longueur, 4 mill.; largeur, 2.5 mill. 

R. D. — Il est probable que Deshayes a voulu désigner cette espèce, quand il a 
cité le S. fragilis à Abbecourt ; elle est moins ovale et moins équilatérale que cette 
dernière, elle a le crochet plus saillant et moins médian ; elle est moins allongée que 
le S. erycinoides, dont elle a un peu la forme. 

Loc. Châlons-sur-Vesle, une valve (pi. I, fig. 7-8), coll. Cossmann; Thil, Jon- 
chery, coll. de Laubrière. 

8. — S. modesta, Desh. (p. 597, pi. XLVIII, fig. 21-23). E. I. 
R. D. — Plus convexe que le S. fragilis, un peu moins allongée, ayant aussi le 

crochet plus gonflé, elle n'a pas l'angle postérieur de cette dernière espèce ; l'im- 
pression musculaire est placée très haut à l'intérieur des valves et les bords ne sont 
pas marginés . 

Aj. loc. Cuise, coll. de Boury. 

9. — S. gibbosula, Desh. (p. 600, pi. XLVIII, fig. 15-17). E. I. 

R. D. — Il n'y a, entre cette espèce et la précédente, que des différences si légères 
qu'on serait tenté de les réunir ; celle-ci est cependant plus allongée et la saillie de 
ses crochets est accusée par un relèvement du bord supérieur, en avant et en arrière, 
tandis que ce bord est plus déclive sur le S. modesta ; enfin, la convexité du S. gibbosula 
est encore plus forte, surtout sur les crochets, qui sont très saillants, quoique obtus 
à leur extrémité; à Liancourt, elle atteint les dimensions suivantes : longueur, 
16 mill.; largeur, 9.5 mill. 

Aj. loc. Aizy, coll. Bezançon; Liancourt, coll. Bourdot et de Laubrière; le 
Roquet, coll. de Boury. 

10. — S. irradiata, Cossmann. PI. I, fig. 5-6. E. I. 
(Journ. de Conchyl., avril 1885, p. 115, pi. IV, fig. 2.) 

Coquille ovale, assez convexe, un peu inéquilatérale, à crochets 
gonflés et saillants, obtus au sommet ; côté antérieur régulièrement 
arrondi, un peu plus long et plus déprimé que le côté postérieur, 
qui est étroit, gibbeux et subtronqué; le maximum de la convexité 
est indiqué par une petite costule obtuse et courbe, qui rayonne du 
sommet au bord palléal. Surface ornée de quelques plis d'accrois- 
sement et de stries rayonnantes excessivement fines, burinées dans 
le test, comme en portent les Nucula. Bord cardinal étroit, épais, 
arrondi, portant sur la valve gauche, seule connue, une dent oblique, 
saillante et courte ; en arrière, la nymphe, très nettement circonscrite, 
est marquée d'un sillon aboutissant au crochet. Impressions muscu- 



12 SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

laires placées assez bas; l'antérieure allongée, rétrécie par un étran- 
glement prononcé, la postérieure arrondie; impression palléale écartée 
du bord, frangée de plis rayonnants qui se prolongent à l'intérieur. 

Dim. Longueur, 13 mil}.; largeur, 8.5 mill. 

R. D. — Beaucoup plus large que le S, gibbosula et même que le S. modesta, 
elle s'en distingue par son extrémité anale atténuée, par ses stries rayonnantes et 
par l'impression du muscle antérieur. 

Loc. Cuise, une valve (pi. I. fig. 5-6), coll. Bezançon. 
il. — S. apicialis, Desh. (p. 598, pi. XLVIII, fig. 27-29). E. M. 

R. D. — Se distingue du S. dubia par sa forme plus allongée, moins ovale, par 
ses crochets plus saillants, plus obliques, par son côté antérieur plus étroit ; elle 
est moins équilatérale que le S. fragilis et elle a le crochet plus saillant. 

Aj. loc. Chaumont, coll. Chevallier; Chaussy, Gomerfontaine, coll. Bernay. 
*12. — S. proxima, Desh. (p. 599, pi. XLVIII, fig. 30-32). E. M. 

R. D. — Je n'ai pu voir cette espèce, le D r Baudon m'ayant envoyé, sous ce 
nom, l'espèce suivante qui en diffère absolument; j'ai tout lieu de croire que le 
S. proxima n'est qu'une variété peu distincte du S. apicialis et que ces deux espèces 
sont aussi semblables en réalité que le sont les deux figures qu'en a données Deshayes. 

13. — S. nitens, Desh. (p. 600, pi. XLIX, fig. 4-6). E. M.-E. S. 
Obs. — La valve droite, inconnue de Deshayes, porte une petite 

dent cardinale, courte et médiane, presque perpendiculaire à une 
saillie dentiforme du bord antérieur ; surface externe obscurément 
rayonnée par de très fines stries gravées dans le test. 

R. D. — Se distingue du S. dubia par sa forme aplatie, subquadrangulaire, iné- 
quilatérale; du S. apicialis, par sa largeur plus grande et par ses crochets placés 
bien plus en arrière. 

Aj. loc. Le Ruel, une valve douteuse, coll. Cossmann. 

14. — S. donaciformis, Desh. (p. 602, pi. XLIX, fig. 7-9). E. M. 

R. D. — Moins aplatie, plus triangulaire que la précédente, elle se distingue du 
5. apicialis par la position de ses crochets, qui sont placés bien plus en arrière. 

Aj. loc. Chaussy, coll. Bezançon; Grignon, coll. Loustau. 
15. — S. corbulina, Desh. (p. 602, pi. XLVIII, fig. 9-11). E. M.-E. S. 

Syn. 5. heterodonta, Desh., p. 603, pi. XLIX, fig. 19-22. 

Obs. — C'est par une erreur incompréhensible que Deshayes a 
indiqué le S. heterodonta comme ayant le côté antérieur plus court 
que le postérieur : c'est le contraire qui a lieu, et cette espèce est 
identique au S. corbulina. 

R. D. — Facilement reconnaissable à sa forme allongée et inéquilatérale : le 
5. depressa est bien plus arrondi et a les crochets plus médians. 

Aj. loc Chaussy, coll. Bernay et Chevallier; Fontenai, coll. Bezançon; Berti- 
chère, coll. Chevallier; Grignon, coll. Loustau. 



MÉMOIRES 13 

2 e section. Angusticardo, nov. sect. 

Je sépare des véritables Sportella les espèces à charnière étroite, 
plutôt arrondie qu'aplatie, qui ont un peu l'aspect des Anisodonta 
(Fulcrella); elles ne sont pas plates comme les Sportella, quoiqu'elles 
en aient absolument la charnière et les impressions musculaires ; le 
bord cardinal est continu et n'est pas échancré comme celui des 
Fulcrella ; elles sont aussi beaucoup plus épaisses que les espèces de 
ce dernier genre. 

16. — S. rotundata [Desh.]. Pi. I, fig. 9. E. M. 
Syn. Poromya rotundata, Desh., p. 255, pi. XV, fig. 31-33. 

Obs. — Classée à tort dans le genre Poromya, cette espèce ne 
peut davantage passer dans le genre Anisodonta (section Fulcrella), 
avec la plupart des autres coquilles, improprement appelées Poromya; 
c'est une Sportella bien caractérisée par la largeur de son bord car- 
dinal et l'allongement de l'impression du muscle antérieur. Deshayes 
n'en connaissait que la valve droite et n'y a observé qu'une dent ; l'autre 
dent, confondue avec une saillie du bord antérieur, n'est pas très 
distincte; la valve opposée porte, au contraire, deux dents divergentes 
séparées par une petite fossette triangulaire; en avant de la dent 
antérieure, qui est très oblique, est une légère dépression dans laquelle 
s'emboîte la saillie dentiforme de l'autre valve. 

Dim. Longueur, 1 1 mil!.; largeur, 9 mill. 

R. D. — Se distingue du S. Caïllati par sa forme plus courte et plus équilaté- 
rale ; cette forme est, d'ailleurs, très variable : globuleuse et arrondie quand elle 
est jeune, la coquille s'allonge et s'aplatit à mesure qu'elle avance en âge; les cro- 
chets ne sont pas toujours placés bien au milieu, mais les extrémités ont invariable- 
ment la même courbure et la même grandeur. 

Aj. loc. Chaussy, cinq valves dont une valve gauche figurée (pi. I, fig. 9), coll. 
Bernay ; Vaudancourt, coll. de Boury et Bourdot ; Parnes, coll. Bernay et Coss- 
mann; Mouchy, coll. Baudon; Chaumont, coll. de Boury; Précy, coll. Chevallier. 

17. — S. variabilis, nov. sp. PI. I, fig. 10-12. E. I.-E. M. 

S. testa lœmgata, inœquilaterali , gibbosula, transversa, subquadrata, antice 
attenuata et sœpe angustata, postice elatiore et subtruncata; urnbone obtuso, haud 
mediano ; cardine angusto, bidentato ; cicatricula anteriore elongata, posteriore 
rotundata. 

Petite coquille variable, inéquilatérale, bossue et convexe, allongée 
dans le sens transversal , subquadrangulaire ou subtrigone ; côté anté- 



14 SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

rieur atténué, quelquefois très étroit, arrondi; côté postérieur plus 
large, tronqué d'une manière plus ou moins nette ; bord palléal rec- 
tiligne; surface dorsale lisse, déprimée au milieu, un peu anguleuse 
du côté anal, gibbeuse vers les crochets, qui sont obtus et placés aux 
deux cinquièmes de la longueur, du côté antérieur. Bord cardinal 
très étroit, portant, sur la valve gauche, deux petites dents diver- 
gentes, étroites et saillantes; sur la valve droite, une dent courte et 
perpendiculaire au bord, séparée par une étroite fossette de la saillie 
dentiforme du bord antérieur; nymphe aplatie, allongée, peu dis- 
tincte du bord. Impression du muscle antérieur allongée, courbée et 
creusée dans le test; impression postérieure arrondie, placée beau- 
coup plus haut que l'autre. 

Dim. Longueur, 6 mill.; largeur, 5 mill. 

R. D. — On ne peut la considérer comme une variété de la précédente : elle est 
toujours plus allongée et plus inéquilatérale ; ses deux extrémités ne sont jamais 
semblables et son bord palléal est rectiligne, au lieu d'être arrondi. 

Loc. Hérouval, toutes les collections; types figurés (pi. I, fig. 10-11), coll. Coss- 
mann; Cuise (var. Bouryi, fig. 12), coll. de Boury; le Roquet, coll. de Boury. 
Essômes, un individu douteux, coll. de Laubrière. 

18. — S. fabula, nov. sp. PI. I, fig. 13-14. E. S. 

S. testa lœmgata, minuta, conveoca, élongato-transversa, gibbosuïa, subœqui- 
laterali ; umbonibus tumidulis, fere medianis ; latere antico paululum angustiore; 
cardine perangusto, bidentato; cicatriculis grandibus . 

Petite coquille convexe, gibbeuse, allongée dans le sens transversal, 
à peu près équilatérale, bien que le côté antérieur soit un peu plus 
court et un peu moins largement arrondi que l'autre. Crochets gon- 
flés, assqz saillants, obtus à leur extrémité, placés presque au milieu 
de la longueur. Surface dorsale lisse, marquée seulement de stries 
d'accroissement excessivement fines, et un peu déprimée au milieu. 
Bord cardinal très étroit, portant, sur la valve gauche, deux dents 
très inégales et divergentes; sur la valve droite, une seule dent dis- 
tincte et une saillie à peine sensible du bord antérieur. Impressions 
des muscles très grandes et descendant très bas. 

Dim. Longueur, 7 mill.; largeur, 4.5 mill.. 

R. D. — Bien plus allongée que le S. rotundata, plus équilatérale que le 
S. variabilis, elle se distingue encore de la première par sa forme plus convexe, 
et de la seconde par ses impressions musculaires plus égales entre elles. 

Loc. Le Fayel, toutes les collections; types figurés (pi. I, fig. 13-14), coll. Che- 
vallier ; le Ruel, coll. Bernay. 



MÉMOIRES 15 

78 e genre. COBBIS, Cuvier, 1817. 

Obs. — En substituant le nom de Fimbria, Mégerle, au nom de 
Corbis, Cuvier, Deshayes appliquait directement les lois de l'antério- 
rité; mais le nom de Fimbria avait déjà été employé, dès 1761, par 
Bohadsch, pour un genre de nudibranches parfaitement caractérisé 
suivant la méthode linnéenne, M. Bayan (loc. cit., II, p. 127) a donc 
eu raison d'en revenir au nom de Cuvier. 

1. — G. lamellosa, Lamk. (p. 606). E. I.-E. M.-E. S. 

Fimbria lamellosa, Frauscher, Untereoc. der Nordalpen, 1886, p. 136. 

Obs. — Cette espèce remonte dans l'éocène inférieur, où Deshayes 
ne l'a pas citée : les individus, jeunes, il est vrai, des sables de Cuise 
que j'ai étudiés ont bien la forme allongée des petites Corbis du cal- 
caire grossier et ne peuvent être assimilés aux espèces suivantes. 

Aj. loc. Aizy, coll. Cossmann ; Hérouval, coll. Cossmann et de Boury; Auvers, 
le Ruel, coll. de Boury. Dans les Alpes, Hallthurn, Untersberg. 

2. — G. Boutillieri, nov. sp. PL I, fig. 15-16. E. M. 
C. testa haud crassa, oblonga, tranversa, parum convexa, inœquilaterali, antice 

late rotundata, postice attenuata ac obliquiter truncata ; oostulis radiantibus nume- 
rosis, interstitia fere œquantibus, ad extremitates subgranulosis; cardine crasso, 
lato, dente antico in valvula dextra lamellari, dente postico late bifurcato, mactri- 
formi ; dentibus lateralibus valde proximis ; cicatricula anteriore triangulari, 
inferne posita, margine vix crenulato. 

Belle coquille, peu épaisse pour sa taille, oblongue, transverse, 
médiocrement convexe, inéquilatérale ; crochets peu saillants, dé- 
primés et pointus, placés un peu en arrière du milieu; côté anté- 
rieur un peu plus long, largement arrondi; côté postérieur oblique- 
ment déclive en arrière des crochets et tronqué à angle droit dans 
la partie inférieure qui confine au bord palléal. Surface extérieure 
ornée d'une multitude de costules rayonnantes, minces, serrées, 
égales à leurs interstices, vaguement granuleuses vers les bords et 
aux extrémités, traversées seulement par quelques accroissements 
inégalement distribués; vers les crochets,- ces côtes s'effacent et font 
place à des rides concentriques, tout à fait lamelleuses sur les crochets. 
Bord cardinal large et épais, portant, sur la valve droite, deux dents, 
l'antérieure laminaire et oblique, la postérieure triangulaire et lar- 
gement bifide, comme celle des Mactra, mais tronquée à plat sous le 
crochet; dents latérales très rapprochées, surtout l'antérieure; nymphe 
large, allongée, séparée du bord par un large sillon. Impression du 



16 SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

muscle antérieur triangulaire et placée très bas; bords minces, à 
peine crénelés, ou plutôt plissés au milieu. 

Dim. Longueur, 45 mill.; largeur, 33 mill. 

R. D. — Plus haute et plus mince que la précédente, elle s'en distingue par sa 
charnière, par son impression musculaire antérieure et surtout par son ornemen- 
tation, qui semble avoir été obtenue en faisant disparaître les lamelles du C. lamel- 
losa, de manière qu'il ne reste que les côtes rayonnantes. 

Loc. Vaudancourt, une seule valve droite (pi. I, fig. 15-16), coll. de M. Boutillier. 

3. — C. Davidsoni [Desh,] (p. 607, pi. XLVIII, fig. 33-35). E. I. I. 
Fimbria Davidsoni, Frauscher, Untereoc. der Nordalpen, 1886, p. 135. 

Aj. loc. Hérouval (à la base), coll. de Boury. Dans les Alpes, Untersberg. 

4. — C. subpeetunculus, d'Orb. (p. 607). E. M. 

79 e genre. BERNAYIA, nov. gen. 

B. testa ovata y transversa, paulidiim hiantula; cardine mediocri bidentato; 
dentibus lateralibus brevibus, acutis ; lunula atque ano circumcinctis ; fulcro 
elongato, parum prominulo ; cicatriculis elongatis; impressione pallii intégra. 

Coquille ovale, transverse, un peu bâillante à ses extrémités ; char- 
nière composée : sur la valve gauche, de deux dents cardinales, 
l'antérieure saillante et pointue, la postérieure presque confondue 
avec la nymphe allongée et plus saillante qui borde un corselet cir- 
conscrit par une strie très profonde; sur la valve droite, d'une seule 
dent épaisse et médiane; dents latérales courtes, pointues, inégalement 
écartées; lunule très petite et très étroite, accusée par un léger 
redan; impressions musculaires allongées ; impression palléale entière. 

R. D. — Il est peut-être téméraire de fonder un genre sur deux espèces repré- 
sentées chacune par une seule valve ; cependant, je ne puis rapporter cette valve à 
aucun genre connu. Par sa forme et par ses impressions musculaires, le genre 
Bernayia se rapproche des Sportella; il a les dents latérales des Corbis, sans avoir 
la lame cardinale aussi large et aussi épaisse ; d'autre part, les Scintilla, qui ont le 
même aspect rayonné et le même bâillement, ont une fossette ligamentaire, et sont ' 
dénuées de nymphe et de corselet ; les Diplodonta, qui ont un corselet aussi bien 
limité que celui de notre coquille, ont une charnière et une forme différentes. 
1. — B. subarata, nov. sp. PI. III, fig. 6-7. E. S. 

B. testa ovata, inœquilaterali , antice rotundata, postice ovali ac attenuata; 
umbone obtuso ; rnargine posteriore declivi; sidcis tcnuissimis atque densis, 
radiisque subtilissimis extus ostrata. 

Coquille ovale, allongée, inéquilatérale ; côté antérieur égal aux 
trois cinquièmes de la longueur, largement arrondi, un peu excavé 
en avant des crochets; côté postérieur ovale et plus atténué que 



MÉMOIRES 17 

l'autre, le bord supérieur étant rectiligne et obliquement déclive en 
arrière du crochet ; celui-ci est obtus et un peu saillant ; l'intervalle 
des deux dents est large et ressemble un peu à la fossette des Scintilla; 
mais l'existence d'une nymphe bien définie, d'un corselet entouré d'une 
strie très profonde, ne permet pas la moindre confusion avec un genre 
de la famille Galeommidœ. Surface externe marquée d'un pli obso- 
lète analogue à celui des Tellina et ornée de fins sillons très serrés et 
très réguliers, que croisent de vagues stries rayonnantes, excessive- 
ment fines et bien visibles par places ; celles-ci se répètent obscuré- 
ment sur la surface interne. Charnière et impressions selon la descrip- 
tion du genre. 

Dim. Longueur, 9 mill.; largeur, 6 mill. 

Loc. Valmondois, une valve gauche (pi. III, fig. 6-7), coll. Bernay. 
2. — B. goodallina, nov. sp. PI. V, fig. 7-8. E. M. 

B. testa regulariter sulcata, ovata, transversa, valde inœquilaterali, antice ellip- 
tica, postice truncata extusque plicata; urnbonc obtuso; dente cardinali, in valvula 
dextra, unico, cro.sshisculo ; dentibus lateralibus inœqualiter remotis ; fulcro lamel- 
lari, cxtus sidco notato . 

Coquille ovale, transverse, très inéquilatérale, ayant le côté anté- 
rieur égal aux huit onzièmes de la longueur, elliptique et atténué; 
côté postérieur plus large, anguleux vers le contour supérieur, obli- 
quement tronqué dans la partie correspondant à un pli large et bien 
arrêté que porte la surface extérieure ; celle-ci est couverte de sillons 
réguliers et serrés. Charnière composée, sur la valve droite, d'une 
seule dent cardinale placée sous le crochet, qui est peu saillant et obtus, 
et de deux dents latérales très inégalement écartées, d'ailleurs peu 
visibles; nymphe peu saillante, mince et allongée, limitée extérieu- 
rement par un sillon assez profond. Je n'ai pu distinguer les impres- 
sions, mais la surface interne n'est pas rayonnée. 

Dim. Longueur, 5.5 mill.; largeur, 4 mill. 

R. D. — Bien plus inéquilatérale que la précédente, puisqu'elle a presque la forme 
d'une Goodallia, cette espèce s'en distingue aussi par son corselet moins développé, 
par son pli extérieur mieux marqué et par la troncature de son contour postérieur. 

Loc. Parnes (les Boves), une valve (pi. V, fig. 7-8), coll. Chevallier. 

80 e genre. MYSIA, Leach, 1819. 

Syn. Diplodonta, Bronn, 1831. 

Obs. — J'aurais certainement préféré, comme l'a fait Deshayes, le 
nom de Diplodonta à celui de Mijsia (non Mysca, Turton), qui, laissé 

TOME XXII, 1887 2 



48 SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

à l'état de manuscrit, n'a été publié par Gray qu'en 1847, c'est-à-dire 
bien après la création de Bronn. Mais le nom de Mysia, Leach, a été 
successivement employé, dans des citations synonymiques d'une 
valeur incontestable, d'abord sous le nom de Mysia undata par 
Lamarck (1818), puis par Browne en 1827, enfin par Menke et par 
Deshayes lui-même en 1830. Le type est le M. rotundala, d'ailleurs 
un peu différent du Venus lupina qui a servi de type au genre 
Diplodontà; celui-ci est moins convexe, plus triangulaire. On peut 
donc, à' la rigueur, réserver le nom de Mysia aux espèces globuleuses, 
et celui de Diplodontà aux espèces subtrigones et aplaties; mais, 
comme la charnière est identique, ces deux formes ne peuvent être 
prises que comme des sections d'un genre unique, le genre Mysia. 

1. — M. ingens [Desh.](p. 611, pi. XL VII, fig. 1-2). E. I. I. 
Aj. loc. Chenay, une valve gauche mesurant 41 millimètres sur 37, coll. de 

Laubrière. 

2. — M. grata [Desh.] (p. 611, pi. XLVII, fig. 3-5). E. I.-E. M. 
Obs. — Ce n'est pas un seul, mais deux angles obtus que porte 

la surface dorsale, qui est ainsi partagée en trois pans inégaux, mal 
indiqués sur la figure de l'ouvrage de Deshayes; à ces pans, corres- 
pondent des troncatures presque rectilignes du bord postérieur et du 
bord palléal, qui sont anguleux. La coquille est très inéquilatérale, et 
le côté antérieur n'a pas plus du tiers de la longueur. Le plus grand 
échantillon que j'aie vu (coll. Bezançon) mesure 29 millimètres de 
longueur sur 25 millimètres de largeur. Elle est, en général, moins 
arrondie et plus trans verse que ne l'indiquent la figure et la descrip- 
tion. 

Aj. loc. Hérouval, coll. Baudon ; Septeuil, coll. Bourdot. 

3. — M. lucinoides [Desh.] (p. 612). E. S. 
R. D. — Ne se distingue de la précédente que par sa forme moins dilatée en 

arrière des crochets ; les angles de la surface dorsale sont aussi moins accusés et 
elle est proportionnellement plus bombée. 

Aj. loc. Valmondois, coll. Bernay; le Fayel, coll. Bourdot; Essômes, coll. de 
Laubrière. 

4. — M. aizyensis [Desh.] (p. 612, pi. XLVII, fig. 13-16). E. I. 
Syn. Diplodontà punctatissima, Desh., p. 613, pi. XLVII, fig. 17-20. 

Obs. — Je réunis ces deux espèces, bien que les figures données 
par Deshayes soient très dissemblables ; mais il reconnaît lui-même 
que la première est très variable, et j'ai d'Aizy des exemplaires que 
l'on peut indifféremment rapporter à l'une ou à l'autre. L'abondance 



MÉMOIRES 19 

des ponctuations de la surface n'est pas un caractère suffisant pour 
créer une espèce ; quant aux dimensions et aux proportions, elles 
varient, sur le même individu, selon les diamètres que l'on choisit 
pour prendre les mesures. 

R. D. — Se distingue du M. grata par son bord cardinal bien moins large, par 
sa forme plus convexe, moins dilatée en arrière des crochets, par sa surface dorsale, 
qui ne présente qu'une seule dépression postérieure ; elle est encore plus bombée et 
plus régulière que le M. hicinoides et elle a le bord palléal moins rectiligne; enfin, 
elle se distingue du M . ingens par ses ponctuations, par sa forme moins régulière 
et beaucoup plus convexe. 

Aj. loc. Hondainville, coll. Baudon; Cuise, coll. Cossmann. 

5. — M. transversaria [Cossm.]. PI. I, fig. 17-18. E. S. 

Syn. Diplodonta puncturata (?), Nyst in d'Omalius, 6 e éd., 1853. 

— transversaria,Cossm. , Joum.de Conch., 1883, p. 158, pi. VI, fig. 4. 

Petite coquille peu convexe, ovale, transverse, arrondie à ses 
extrémités; côté antérieur plus court, plus étroit, déprimé, égal au 
tiers de la longueur totale; côté postérieur plus gonflé, plus large- 
ment arrondi, sans aucune troncature; bord palléal peu courbé, non 
anguleux. Lunule lancéolée, limitée par une faible dépression; cor- 
selet caréné et très allongé. Surface paraissant lisse, mais montrant, 
à la loupe, une multitude de ponctuations qui lui donnent un aspect 
rugueux et caractéristique ; ces ponctuations tendent à s'effacer vers le 
crochet. Charnière composée de deux dents, la postérieure largement 
bifide ; nymphe allongée et peu distincte ; bord cardinal divisé par 
un large sillon. 

Dim. Longueur, 9 mill.; largeur, 7 mill. 

Obs. — Je n'ai pas conservé le nom de puncturata, peu correct, 
bien voisin de punctata, punctatissima , puncticulata, et d'ailleurs 
donné par Nyst, d'après d'Omalius, sans aucune description, à une 
coquille dont le type n'est pas désigné. 

R. D. — Beaucoup moins convexe et plus transverse que le M. lucinoides, elle 
se distingue des espèces ponctuées par sa forme aplatie et fortement inéquilatérale. 

Loc. Valmondois, une seule valve (pi. I, fig. 17-J.8), coll. Cossmann; le Fayel, 
coll. Bourdot. En Belgique, Wemmel, coll. Cossmann. 

6. — M. striatina [Desh.] (p. 614, pi. XLYII, fig. 21-23). E. S. 

R. D. — Facilement reconnaissable par les stries profondes de sa surface, par sa 
forme orbiculaire et par la dilatation anormale de son côté antérieur. 

Aj. loc. Crênes, coll. Morlet. 



20 SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

*7. — M. Guyerdeti [Desh.]. PL I, fig. 19. E. S. 

{Bull, de la Soc. gêol. deFr., 1866, 2 e série, t. XXIII, p. 321, pi. VII, fig. 2.) 

Coquille très convexe, ovale, presque équilatérale, à crochets gon- 
flés, peu saillants, placés aux trois septièmes de la longueur, du côté 
antérieur; côté postérieur marqué d'un angle décurrent, obtus et peu 
apparent, accompagné d'une légère inflexion ; surface ornée de très 
fines stries, assez régulières et très serrées. 

Dim. Longueur, 28milL; largeur, 25 mill. 

R. D. — Deshayes compare cette coquille au M. grata, qui en diffère par les 
ponctuations de sa surface ; mais c'est plutôt du M. striatina qu'il y aurait lieu de la 
rapprocher ; celle-ci est toutefois plus inéquilatérale, plus oblique, plus arrondie, 
moins transverse, plus dilatée du côté antérieur. 

Loc. Montmartre, coll. de l'Ecole des Mines; le type figuré (pi. I, fig. 19) est la 
copie de la figure donnée par Deshayes dans le Bull, de la Soc. géol. de France. 

*8. — M. cœlata [Desh.] (p 614, pi. XL VII, fig. 24). E. I. I. 

9. — M. renulata [Lamk.] (p. 615, pi. XLVI, fig. 23-26). E. M. 

R. D. — Cette coquille a absolument la même forme que celle que j'ai décrite 
sous le nom de M. transmrsaria; mais elle s'en distingue par sa convexité, qui est 
plus grande, et par sa surface absolument dénuée de ponctuations, marquée seule- 
ment de stries d'accroissement. 

Aj. loc. Les Groux, coll. Cossmann; Chaussy, coll. Bernay; Chaumont, coll. 
Baudon. 

10. — M. decipiens [Desh.] (p. 615, pi. XLVI, fig. 27-29). E. M. 

R. D. — Se distingue des précédentes par sa forme orbiculaire, très dilatée en 
arrière des crochets, plus arrondie que le M. striatina. 

Aj. loc. Montmirail, Essômes, coll. de Laubrière. 

11. — M. grignonensis [Desh.] (p. 616, pi. XL VII, fig. 9-12). E. M.-E. S. 

R. D. — Très voisine de la précédente; ne s'en distingue guère que par une 
forme un peu moins régulière, plus convexe et par sa profonde dépression anale s 
à laquelle correspond une petite troncature du contour postérieur ; peut-être cepen- 
dant ne représente-t-elle que le jeune âge du M. decipiens. La variété qui se ren-^ 
contre au Fayel se distingue, autant que je puis en juger par un seul individu de 
petite taille, par sa forme moins convexe et plus dilatée en arrière ; ces différences 
m'ont paru trop légères pour justifier la création d'une espèce nouvelle. 

Aj. loc. La Ferme de l'Orme, coll. Bezançon; tranchée de Villiers, coll. 
Cossmann; Chambors, coll. de Boury; le Fayel, coll. Chevallier. En Bretagne, 
le Bois-Gouët (fide Vasseur). 

12. — M. profunda [Desh.] (p. 617, pi. XLVI, fig. 30-33). E. I.-E. M. 

Obs. — Je rapporte à cette espèce une coquille d'Hérouval, proba- 
blement déformée par une cause accidentelle, bien plus inéquilatérale, 



MÉMOIRES 21 

et présentant une gibbosité dorsale qui rend irrégulière la courbure 
du bord palléal. 

R. D. — Reconnaissable à sa forme orbiculaire et symétrique, à ses bords égale- 
ment déclives de part et d'autre du crochet, qui est presque médian. Elle atteint 
17 millimètres de longueur sur 15 de largeur. 

Aj. loc. Chaussy, coll. Bernay. Hérouval (an ead. sp.f), coll. Chevallier. 

13. — M. Lamberti [Desh.] (p. 616, pi. XL VII, fig. 6-8). E. I. 
R. rj. — Se distingue des précédentes par sa forme circulaire, peu transverse, 

par des crochets élevés, pointus et recourbés en avant, surtout par l'impression du 
muscle postérieur, qui est étroite, longue et tronquée à son extrémité inférieure. 

Aj. loc. Creil, Saint-Gobain, coll. Cossmann ; Jaulzy, Liancourt, coll. Bezançon ; 
Hondain ville, coll. Baudon. 

14. — M. auversiensis [Desh.] (p. 617, pi. XLVI, fig. 20-22). E. S. 

R. D. — Reconnaissable à sa forme orbiculaire symétrique et peu bombée ; 
elle n'est pas oblique comme le M . striatina, avec lequel ses stries pourraient la 
faire confondre ; elle a aussi la nymphe plus courte, le bord cardinal plus mince. 

Aj. loc. Le Fayel, coll. Chevallier. 

15. — M. Morleti, nov. sp. PL I, fig. 22-24. E. S. 

M. testa paululum convexa, valde inœquilaterali, gibbosula; latere antico 
breviore, ovalino ; latere postico dilatato, subrotundo vel polygonali, extus suban- 
gulato; cardine bidentato; fulcro brevi, sulco profunde arato, separato ; cicatriculis 
fere œqualibus ; impressione pallii duplicata. 

Coquille un peu convexe et gibbeuse, très inéquilatérale, ayant le 
côté antérieur égal au tiers de la longueur, régulièrement ovale et 
atténué; côté postérieur largement dilaté, arrondi ou plutôt poly- 
gonal, gibbeux et anguleux sur la surface extérieure; deux angles 
très obtus partent du crochet en rayonnant vers les points où le con- 
tour change de direction; de très légères dépressions les accompa- 
gnent en les séparant. Crochets peu proéminents, déprimés, oblique- 
ment dirigés du côté antérieur. Charnière composée, sur chaque 
valve, d'une dent bifide et d'une dent étroite et simple, d'une courte 
nymphe presque confondue avec la dent postérieure, surtout sur la 
valve gauche; aire du corselet limitée par une profonde strie qui 
vient échancrer le bord cardinal à l'extrémité de la nymphe. Impres- 
sions des muscles à peu près égales comme dimensions, la posté- 
rieure plus arrondie ; impression palléale composée de deux lignes 
assez distantes l'une de l'autre. Surface interne obscurément 
rayonnée; surface dorsale irrégulièrement sillonnée, marquée de 
redans qui indiquent les époques d'arrêt d'accroissement de la coquille, 



22 SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

_. ê ïî mill. . t 9.5 mill. 

Dim. Longueur: i ._ ^ ; largeur: j 

R. D. — C'est du ilf. renulata que notre espèce se rapproche le plus; mais elle 
est plus convexe, beaucoup moins ovale, anguleuse et gibbeuse, tandis que l'autre 
est régulièrement convexe; elle a le corselet plus court et les deux lignes de l'im- 
pression palléale plus écartées. Quant au M. striatina, il est beaucoup plus ovale et 
même plus équilatéral, il a l'impression palléale simple, la surface mieux striée et 
dénuée d'angles rayonnants. 

Loc. Le Ruel, répandue, types figurés (pi. I, fig. 22-23), coll. Cossmann et 
(fig. 24) coll. Bezançon; le Fayel, coll. Chevallier et de Boury. 

16. — M. irradiata, nov. sp. PI. I, fig. 20-21. E. M. 

M. testa convexa, perobtiqua, inœquilateralî, transversa, antice angustata, 
postice dilatata et gibbosa, extus irregulariter striata ; umbonibus oppositis, acutis, 
paululum tumidulis ; cardine brevi bidentato; nympha angusta et recta; stinis 
radialibus internis, haud profunde aratis et irregidaribus ; cicatriculis vix 
perspicuis; impressione pallii margini proxima. 

Belle coquille, convexe, très oblique et très inéquilatérale, allon- 
gée dans le sens transversal, rétrécie et ovale du côté antérieur, 
largement arrondie et dilatée du côté postérieur, qui est d'ailleurs 
plus gibbeux; bord palléal faiblement courbé. Crochets placés aux 
deux cinquièmes de la longueur, du côté antérieur; surface exté- 
rieure irrégulièrement striée et marquée de cicatrices nombreuses. 
Bord cardinal peu allongé, portant deux dents sur la valve gauche, 
l'antérieure large, triangulaire et bifide, la postérieure peu écartée de 
la précédente et peu oblique ; nymphe droite et étroite, séparée par 
un sillon caréné qui va se perdre assez loin sous la moitié postérieure 
du bord supérieur. De même, du côté antérieur, le rebord interne 
qui fait suite à la charnière persiste tout le long du bord supérieur, 
dont il est séparé par un sillon très profond ; mais il est masqué et on 
ne l'aperçoit bien qu'en relevant la coquille pour examiner la cavité 
des crochets. Surface interne marquée de sillons rayonnants peu 
réguliers qui se frangent aux abords de l'impression du manteau ; 
celle-ci est extrêmement voisine du bord ; quant aux impressions mus- 
culaires, on ne les distingue qu'avec difficulté; elles me paraissent 
placées très bas et presque égales. 

Dim. Longueur, 27 mill.; largeur, 24 mill. 

R. D. — Voisine du M. renulata par sa forme oblique, elle est moins arrondie et 
s'en distingue surtout par ses stries ; elle n'appartient pas au même groupe que le 
M. radians et ne saurait lui être comparée. 

Loc. Parnes (les Boves), une seule valve (pi. I, fig. 20-21), coll. Chevallier; Chau- 
mont, coll. de Boury. 



MÉMOIRES 23 

2 e section. Diplodonta, Bronn. 

17. — M. biimpressa [Desh.] (p. 618, pi. XLV, fig. 22-24). E. I. 

R. D. — Reconnaissable à sa forme oblique et aplatie, à son impression palléale 
composée de deux lignes non parallèles, qui se coupent vers l'extrémité postérieure; 
la ligne supérieure est toujours frangée. 

Aj. loc. Saint-Gobain, coll. Cossmann ; Hérouval, Liancourt, coll. Bourdot. 

18. — M. duplicata [Desh.] (p. 619, pi. XLV, fig. 25-27). E. I. I. 
R. D. — Se distingue de la précédente par sa forme plus oblique, par son cro- 
chet moins proéminent, plus pointu, par ses bords plus déclives de part et d'autre de 
ce crochet. J'ai d'Abbecourt un individu qui mesure 18 millimètres de longueur sur 
16.5 de largeur. 

Aj. loc. Bracheux, coll. Bezançon. 

19. — M. bidens [Desh.] (p. 619, pi. XLII, fig. 17-19, et pi. XLV, 
fig. 28-30). E. M-E. S. 

R. D. — Se distingue des deux précédentes par sa forme subquadrangulaire, 
moins oblique et moins transverse surtout que le M. duplicata ; les deux lignes de 
l'impression palléale sont bien moins écartées, non frangées et leur intervalle est lui- 
sant ; l'impression du muscle antérieur est située beaucoup plus bas. La variété des 
sables moyens est un peu plus haute et moins transverse que le tjpe ; elle est trop 
usée, d'ailleurs, pour risquer la création d'une espèce nouvelle. 

Aj. loc Essômes, coll. Bezançon ; Auvers, coll. Bernay. 

20. — M. elliptica [Lamk.] (p. 620). E. M.-E. S. 
R. D. — Elle a la forme encore plus quadrangulaire, mieux tronquée en avant, 

plus haute et moins oblique que la précédente; la dent postérieure de la valve droite 
est bien plus épaisse et moins profondément bilobée ; sur la valve gauche, la dent 
bifide est, au contraire, bien plus étroite. 

Aj. loc. Houdan, coll. Cossmann; le Ruel, coll. Cossmann. 

21. — M. lœvigata [Desh.] (p. 620). E. I. I. 
Obs. — J'avais d'abord réuni cette espèce au M. duplicata; la 

figure que Deshayes en donne dans son premier ouvrage est tellement 
défectueuse que je considérais le M. duplicata comme une variété 
adulte de l'autre coquille; mais M. de Laubrière m'a communiqué de 
la Marne des individus que je ne puis rapporter qu'au M. lœvigata et 
qui sont certainement différents de l'espèce d'Abbecourt ; je préfère 
donc leur appliquer la diagnose du M. lœvigata et ne pas créer de 
nom nouveau. J'ai cru utile de figurer de nouveau cette espèce. 

R. D. — Si cette interprétation est exacte, le M. lœvigata est plus arrondi, moins 
oblique et plus convexe que le M. duplicata; les deux parties du bord supérieur ne 
forment pas un angle aussi net; enfin, l'impression palléale n'est pas frangée. 

Aj. loc. Toussicourt (Marne), six ou huit valves (pi. I, fig. 25), coll. de Laubrière ; 
Châlons-sur-Vesle, coll. Cossmann, 



24 SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

22. — M. Eudora [Desli.] (p. 621, pi. XLVI, fig. 4-6). E. I. 

R. D. — Plus convexe, moins triangulaire et plus équilatérale que le M. ellip- 
tica, elle s'en distingue encore par les caractères suivants : la dent bifide de la valve 
droite est plus oblique ; le rebord antérieur, qui caractérise l'espèce des sables 
moyens, n'existe pas dans celle des sables inférieurs ; son impression palléale n'est 
pas formée de deux lignes aussi nettement séparées. 

23. — M. segregata, nov. sp. PI. IV, fig. 25-27. E. M. 

M . testa lœvigata, minuta, suborbiculari, depressiuscula, paululum transversa, 
inœquilaterali, antice elongatiàre et rotundata, postice subtruncata; umbonibus 
acutis, prominulis ; cardine bidentato in utraque valvula; ano gngustissimo . 

Petite coquille lisse, peu convexe, orbiculaire par sa forme géné- 
rale, un peu allongée dans le sens transversal, inéquilatérale, ayant 
le côté antérieur plus allongé, plus atténué et plus arrondi que 
l'autre, qui est court, légèrement tronqué et subanguleux ; bord 
palléal peu convexe; crochets pointus, un peu saillants, placés aux 
deux cinquièmes de la largeur, en arrière. Bord cardinal muni de 
deux petites dents ; l'antérieure de la valve gauche et la postérieure 
de la valve droite sont bifides ; corselet très étroit. 

Dim. Longueur, 3.5 mill.; hauteur, 3 mill. 

R. D. — J'avais d'abord rapporté au M. consors de petites coquilles inéquilaté- 
rales, assez rares dans le calcaire grossier et qui ne sont évidemment pas de jeunes 
M. bidens; mais j'ai dû les en séparer après un nouvel examen : elles sont, en effet, 
moins hautes, bien plus transverses, plus arrondies et plus étroites en avant, moins 
largement tronquées en arrière ; elles n'ont pas la forme triangulaire du M. inœ- 
qualis, ni la forme haute et subquadrangulaire du M. elliptica; moins hautes et 
moins convexes que le M. Eudora, elles ont le crochet placé bien plus en arrière. 

Loc. Chaussy, types figurés (pi. IV, fig. 25-27), coll. Chevallier; Gomerfontaine, 
coll. Bernay; Grignon, coll. Cossmann; Parnes, coll. Chevallier, Bezançon, Bourdot 
et Bernay; Septeuil, coll. Bourdot. 

24. — M. consors [Desh.] (p. 622, pi. XLVI, fig. 13-16). E. I.-E. M. 

R. D. — Extrêmement voisine de l'espèce précédente et presque confondue aveG 
elle quand elle atteint sa taille maximum, elle s'en distingue, dans le jeune âge, par 
sa forme moins équilatérale, atténuée et non tronquée du côté antérieur. Aussi plate 
que le M. elliptica, elle est moins triangulaire, plus équilatérale, plus arrondie en 
avant et dénuée de rebord du côté antérieur. 

Aj. loc. Hondainville, coll. Baudon; Mércin, coll. Cossmann; Liancourt, coll. do 
Laubrière. Parnes, coll. Chevallier, Bezançon et Bernay; Chaussy, coll. Chevallier. 

*25. — M. saincenyensis [Desh.] (p. 622, pi. XLVI, fig. 17-19;. E. I. I. 

R. D. — Elle paraît, d'après la figure et la description, se rapprocher plutôt du 
M. duplicata que des deux précédentes; mais elle a la ligne palléale simple et elle 
semble moins convexe et plus orbiculaire que le M. lœvigata. 



MÉMOIRES 25 

26. — M. inaequalis [Desh.] (p. 623, pi. XLVI, fig. 10-12). E. I. I. 
Syn. Biplodonta fragilis, Desh., p. 623, pi. XLVI, fig. 7-9 (?ion Braun). 

— catalaunensis , Cossm. et Lamb., 1883, Terrain olig. marin 

d'Étampes, p. 87. (Mëm. Soc. géol. de Fr.) 
R D. — Plus triangulaire que le M. consors, elle n'a pas sa troncature posté- 
rieure ; elle a aussi le bord palléal plus convexe, le crochet plus fort et plus saillant ; 
plus haute, plus convexe et moins quadrangulaire encore que le M . elliptica, elle n'a 
pas son rebord antérieur ; quant au M. inœqualis, ni la figure, ni la description ne 
permettent de saisir les différences qui le séparent du D. fragilis ; Deshayes parle, il 
est vrai, d'une nymphe qui simulerait une dent latérale : cela me paraît être le 
résultat d'une illusion ; en comparant un grand nombre d'individus des environs de 
Châlons-sur-Vesle, je n'ai pu y découvrir de différence justifiant la création de deux 
espèces distinctes. Nous avons, M. Lambert et moi, changé le nom du D. fragilis, qui 
faisait double emploi, avec celui d'une autre espèce de l'oligocène, décrite par Braun ; 
la réunion d'espèces que je viens d'effectuer rend cette rectification sans objet. 

27. — M. radians [Mellev.J (p. 621, pi. XLV, fig. 31-33). E. I. I.-E. I. 

R. D. — Reconnaissable à sa forme haute, triangulaire et à ses stries profondé- 
ment gravées à l'intérieur du test. 

Aj. loc. Abbecourt, coll. Chevallier. Hondainville, coll. Baudon. 

81 e genre. AXINUS, Sowerby, 1821. 

Syn. Thyasira, Leach, 1817, fide Lamk., VI, p. 128 (non Hiibner, 1816). 
Cryptodon, Turton, 1822. 

Coquille mince, suborbiculaire, plus haute que longue, portant 
une profonde sinuosité qui part des crochets jusqu'au bord postéro- 
inférieur ; lunule distincte ; charnière avec une seule dent cardinale 
sur la valve gauche ; impressions des muscles arrondies et ovales. 

R. D. — Ce genre s'écarte complètement des Lucina par la forme de ses impres- 
sions musculaires. Le nom Axinus, Sow., est de 1821 et non de 1823, comme l'in- 
diquent quelques auteurs; quant au nom Thyasira, Leach mss., Lamarck en a fait 
mention dès 1818; mais le nom Thyatira ayant été employé, en 1816, par Hûbner 
pour un genre de Lépidoptères, il y a double emploi et c'est, par suite, le nom 
Axinus qu'il faut adopter. 

1. — A. Goodalli [Sow.] (p. 633, pi. XLIV, fig. 17-22). E. I. I.-E. M. 
Obs. — La coquille, de calcaire grossier, est identique à celle 

de Châlons-sur-Vesle ; il y a donc, dans les sables de Cuise, une 
lacune qui n'est comblée que par l'espèce suivante. 

Aj. loc. Chaussy, coll. Bezançon et Chevallier. 

2. — A. Brongniarti [Desh.] (p. 634, pi. XLIV, fig. 23-25). E. I. I.-E. I. 

R. D. — Se distingue de la précédente, non seulement par sa minceurj mais par la 
position de ses crochets placés bien plus en arrière, par sa forme moins convexe, 



26 SOCIÉTÉ ROYALE MALÀCOLOGIQUE DE BELGIQUE 

moins haute et plus transverse, par sa lunule moins bien marquée. C'est bien elle, et 
non la précédente, que Ton rencontre dans les sables de Cuise, bien que cette ano- 
malie semble, au premier abord, devoir être attribuée à une erreur de détermination. 

Aj. loc. Cuise, coll. Bezançon; Saint-Etienne, près Pierrefonds, coll. Cossmann. 

82 e genre. LUGINA, Bruguière, 4792. 

Obs. — A part les Axinus, que la plupart des auteurs séparent 
aujourd'hui des Lucina, les coupes que l'on peut établir dans ce 
grand genre n'ont que la valeur de sections, facilitant l'étude des 
espèces par un classement méthodique. Ici, en effet, à l'inverse de 
ce qui se passe pour d'autres familles, il ne faut pas attacher une 
grande importance à la charnière, dont les dents s'oblitèrent au point 
de disparaître complètement du bord cardinal; dans une même 
section, on trouvera des espèces édentées et d'autres munies de dents 
cardinales, ou bien des espèces paraissant dépourvues de dents laté- 
rales et d'autres où ces dents sont bien développées. L'impression 
du muscle antérieur est toujours allongée; mais tantôt elle descend 
jusqu'au milieu du bord palléal, tantôt elle reste confinée dans la 
cavité correspondant à la lunule ; celle-ci a également des dimensions 
très variables, de même que le corselet. Enfin, le ligament, ordinai- 
rement extérieur, s'enfonce dans un groupe d'espèces, et le bord 
cardinal s'échancre d'une fossette pour le recevoir, de sorte que, 
quand les valves sont closes, il n'est pas possible de le distinguer. 
C'est par l'ensemble de ces caractères, et non par un seul, que l'on 
peut établir des groupes permettant de ne pas énumérer, sans classi- 
fication, un total de près de quatre-vingt-dix espèces. 

l re section. Miltha, H. et A. Adams, 1857. 

Je groupe dans cette section des espèces de grande taille, lisses ou 
sillonnées, généralement obliques, transverses, peu convexes, à peu 
près dénuées de lunule et de corselet, à charnière composée de deux 
dents cardinales souvent effacées, mais dépourvue de dents latérales, 
à impression musculaire antérieure descendant au milieu du bord 
palléal. Type : L. Childreni, identique à notre L. Cuvieri. 

1. — L. gigantea, Desh. (p. 634). E. M.-E. S. 

L. gigantea, Cossmann, Journ. de Conchyl., oct. 1882, p. 293. 
— Frauscher, 1886, Untereocàn der Nordalpen, p. 130. 

Obs. — Cette espèce a vécu à l'époque des sables moyens; mais 



MÉMOIRES 27 

elle y atteint une taille moindre que dans le calcaire grossier : mon 
plus grand individu de Marines mesure 70 millimètres de longueur 
sur 65 millimètres. 

Aj. loc. Marines, coll. Cossmann et Bezançon; le Ruel, coll. de Boury et Bernay. 

2. — L. mutabilis, Lamk. (p. 635). E. M. 
L. mutabilis, Frauscher, 1886, Untereocàn der Nordalpen, \). 132. 

R. D. — Se distingue par sa forme oblique et allongée dans le sens transversal; 
la variété ridée est un peu moins transverse, mais elle porte, à l'intérieur, les mêmes 
sillons rayonnants, serrés et profondément gravés dans le test. 

Aj. loc. Hallthurn (fide D r Frauscher). 

3. — L. Gaillati, Desh. (p. 635, pi. XXXIX, fig. 1-2). E. M. 
R. D. — Ressemble plus à la précédente qu'au L. gigantea; elle est bien moins 

ronde que cette dernière espèce, et les oscules de sa surface intérieure sont distribués 
sur des sillons rayonnants; seulement, ces sillons ne sont pas, à beaucoup près, aussi 
serrés que ceux du L. mutabilis; en outre, la forme de la coquille est bien moins 
inéquilatérale et plus orbiculaire. 

4. — L. Argus, Mellev. (p. 637, pi. XXXIX, fig. 5-6). E. I. 
R. D. — Plus orbiculaire et plus équilatérale que les deux précédentes, elle s'en 

distingue, en outre, par ses fines lamelles et par les rayons obsolètes de sa surface ; 
à l'intérieur, des ponctuations en creux sont disséminées sans régularité. 
Aj. loc. Saint-Gobain, coll. Cossmann. 

5. — L. depressa, Desh. (p. 636, pi. XXXIX, fig. 3-4). E. I. 
R. D. — Espèce douteuse : les individus que j'ai de Cuise se distinguent difficile- 
ment de l'espèce précédente ; les lamelles y sont peut-être un peu moins régulières ; 
quant aux exemplaires d'Hérouval, ils ont plus d'affinité avec les jeunes individus 
du L. gigantea, excepté qu'ils portent quelques lamelles irrégulières; on n'aperçoit 
pas sans peine, sur leur surface interne, les ponctuations saillantes qui caractérisent 
l'espèce d'après Deshayes. 

*6. — L. subcircularis, Desh. (p. 637, pi. XL, fig. 23-24). E. I. 

R. D. — N'ayant pas vu cette espèce, je m'abstiens de la réunir à la précédente ou 

au L. Argus, bien qu'elle ne me paraisse pas en différer par des caractères sérieux. 

7. — L. Cuvieri, Bayan, nom. mut. E. I.-E. M. 

Syn. L. Defrancei, Desh. , p. 644, pi. XXXIX, fig. 9-1 1 (non L. Defranciana, d'Orb.). 
L. Cuvieri, Bayan, 1873, Et. sur coll. Éc. des Mines, II, p. 128. 

Obs. — Le nom Defrancei avait été employé, dès 1846, par 
d'Orbigny, dans son voyage en Amérique, pour l'espèce confondue 
avec le L. divaricataet séparée par Agassiz sous le nom deL.pulchella 
(1845). Il en résulte que, bien qu'il ne puisse être maintenu, le nom 
Defrancei ne peut plus désormais être appliqué à une Lucina. 

R. D. — Ce n'est pas seulement par ses dents cardinales que cette espèce se 
distingue du L. mutabilis , mais aussi par sa forme moins oblique et moins inéquila- 
térale, plus bombée sur le bord palléal, et par sa surface interne non striée. 



28 SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

8. — L. contorta, Defr. (p. 645). E. 1. 1. 
R. D. — Se distingue - aisément de la précédente par ses lamelles; elle est, en 

général, plus orbiculaire et moins transverse. 

9. — L. contortula, Desh. (p. 646, pi. XL, fig. 19-22). E. I. 
L. contortula, F'rauscher, 1886, Untereocân der Nordalpen, p. 128, pi. IX, fig. 5. 

R. D. — Extrêmement voisine de la précédente, ne s'en distingue guère que par 
ses lamelles plus serrées, par sa forme moins pointue et moins irrégulière en avant, 
par ses crochets placés un peu plus en arrière. 

Aj. loc. Mattsee (fide D r Frauscher). 

2 e section. Lucina, sensu stricto. 

Le type du genre Lucina a été fixé par Lamarck en 1799 ; c'est 
le L. edentula, dont la forme est à peu près identique à celle de notre 
L. Menardi : on doit donc grouper dans cette section les coquilles 
lisses, gibbeuses, irrégulières, à crochets ^en général saillants et 
pointus, munies d'une lunule et d'un corselet bien développés et bien 
limités, ayant l'impression du muscle antérieur allongée jusqu'au 
tiers de la largeur transversale, la charnière édentée ou munie 
seulement d'une dent rudimentaire. 

10. — L. Menardi, Desh. (p. 640). E. M. 
Syn. L. Fortisi, Defr. (in Desh.), p. 64.1. 

L. Menardi, Dufour, 1881, Et. des foss. des sables ëoc, p. 24. 

Obs. — La figure du L. Fortisi indique seulement que la forme 
de cette espèce est un peu plus globuleuse et qu'elle paraît dépourvue 
de ponctuations à l'intérieur; je ne crois pas que ces seules différences 
suffisent pour séparer une espèce sur l'origine de laquelle Deshayes 
conservait d'ailleurs quelques doutes. 

Aj. loc. En Bretagne, Saffré [fide Dufour et Vasseur). 

11. — L. consobrina, Desh. (p. 640, pi. XXXÏX, iig. 7-8). E. I.-E. M. 
R. D. — Se distingue de la précédente par sa forme moins globuleuse, plus orbi- 
culaire, plus dilatée en arrière du crochet; celui-ci est moins pointu et plus déprimé. 
Si l'on n'admet pas quelle ait vécu dans le calcaire grossier, il faut la réunir au 
L. Menardi, car l'individu que je possède de Villiers est identique à ceux de Cuise. 

Aj. loc. Hérouval, coll. Chevallier; Saint-Gobain, coll. Cossmann et Bourdot. 
Damery, tranchée de Villiers, coll. Cossmann. 

12. — L. cœloprocta (*), nov. sp. PI. II, fig. 1-3. E. S. 
L. testa orbiculari, cônvexa; latere antico bilobato, paululum longiore ; latere 

postico truncato et sinuoso; iimbonibus parum prominulis ; striis larnellosis, haud 

(') Kodo;, creux; npoxToç, corselet. 



MÉMOIRES 29 

regularibus; ano lato, profunde excavato ; lunula brcvi, lanceolata, incurcata; car- 
dine obsolète unidentato ; cicatricula antica lata, haud maxime elongata. 

Coquille orbiculaire, convexe ; côté antérieur irrégulier, bilobé aux 
abords du crochet; bord palléal régulièrement arrondi; bord posté- 
rieur tronqué et même sinueux avant sa jonction avec le bord 
palléal, déclive et presque rectiligne en arrière du crochet. Celui-ci 
est petit, peu proéminent, pointu, obliquement déprimé au-dessus de 
la lunule, qui est courte, lancéolée et bien carénée ; en avant de cette 
lunule, se dessine une large dépression qui aboutit au contour bilobé 
du bord antérieur ; en arrière, se creuse un profond et très large cor- 
selet auquel correspond la troncature sinueuse du contour postérieur. 
Surface couverte de stries irrégulières d'accroissement, sublamel- 
leuses et un peu écartées sur le corselet et sur la lunule. Charnière 
composée d'une petite dent cardinale très obsolète, en arrière de 
laquelle la nymphe, carénée sur le bord cardinal, laisse une large 
rigole, très allongée, pour l'insertion du ligament. Impression du 
muscle antérieur peu allongée, large et obliquement parallèle au bord. 

Dim. Longueur, 24 mill.; largeur, 22 mill. 

R. D. — Elle a beaucoup de rapports avec le L. consobrina ; on l'en distingue 
par sa charnière et surtout par son impression musculaire bien moins allongée et 
plus large; elle a, en outre, une forme moins régulière et des stries que l'on 
n'observe pas sur l'autre espèce. Elle n'appartient pas au même groupe que le 
L. saxorum et ne pourrait, à cause de sa charnière obsolète et de sa forme, être 
prise pour une variété de cette espèce commune ; néanmoins, il est surprenant 
quelle n'ait pas encore été signalée. 

Loc. Auvers, trois valves (pi. H, fig. 1-2), coll. Cossmann; Àcy, deux valves 
(fig. 3), coll. Bezançon; le Ruel, coll. de Boury. 

13. — L. gibbosula, Lamk. (p. 641). E. M.-E. S. 
R. D. — Bien quelle ait l'impression musculaire antérieure moins allongée que 

les espèces précédentes, elle me paraît, par sa forme et sa charnière édentée, devoir 
être classée dans le même groupe. 

Aj. loc. En Bretagne, Cambon (fide Vasseur). 

14. — L. callosa [Lamk.] (p. 642). E. M. 

R. D. — Se distingue aisément de la précédente par ses crochets plus pointus, 
plus droits et par sa forme beaucoup moins transverse. Les autres caractères ont 
été indiqués par Deshayes. 

Aj. loc. Yaudancourt, coll. de Boury. En Bretagne, Saffré (fide Vasseur). 

15. — L. Lefevrei, nw. sp. PI. LT, fig. 6-8. E. S. 
L. testa haud crassa,, subtrigona, transversa, postiçe rotundata, aràice angustata 

et paulo breviore; umbonibus acutis, perobliquis ; lunula brexi, excavata, ano bian- 
gidato; lamellis conccntricis hreoibus, interstitiis regulariter ab umbone ad, mar- 



30 SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

ginem crescentibus , separatis; cardine edentulo; cicatricula anteriore parum 
obliqua, haud valde elongata. 

Coquille de petite taille, peu épaisse, subtrigone, allongée dans le 
sens transversal, arrondie et à peine tronquée en arrière, rétrécie et 
plus courte du côté antérieur; crochets saillants, pointus, très obli- 
quement inclinés en avant, au-dessus d'une lunule courte et enfoncée 
circonscrite par une petite carène peu aiguë ; corselet beaucoup plus 
développé, occupant toute la région anale et divisé en deux pans par 
des angles rayonnant du crochet jusqu'au bord postérieur. Surface 
dorsale gibbeuse vers le milieu, ornée partout de lamelles courtes et 
minces, très serrées vers les crochets et séparées par des intervalles 
qui vont en s'élargissant régulièrement jusqu'au bord palléal ; sur le 
corselet, elles changent deux fois brusquement de direction, à la 
rencontre des angles rayonnants ; même quand elles ont une tendance 
à s'effacer vers les bords, elles persistent sur les crochets. Charnière 
ne présentant aucune trace de dents ; la nymphe est reçue dans un 
sillon large et peu allongé, et le bord cardinal cesse brusquement à 
l'extrémité de ce sillon. Impression du muscle antérieur peu allongée, 
dirigée vers le milieu de la surface interne. 

Dim. Longueur, 12 mill.; largeur, 9.5 mill. 

R. D. — Je ne puis rapporter cette coquille au L. gibbosula, qui a toujours la 
surface lisse ; ses autres caractères la rapprochent, au contraire, de cette espèce et, 
si je n'en avais vu qu'un seul individu, je l'aurais prise pour une simple variété du 
type. Je la dédie au sympathique Secrétaire de notre Société. 

Loc. Le Ruel, trois valves (pi. II, fig. 6-8), coll. Cossmann. 

3 e section. Hère, Gabb, 1866. 

Coquille orbiculaire, plus ou moins globuleuse, striée concentri- 
quement, ayant une courte lunule tellement enfoncée qu'elle rétrécit 
le bord cardinal entre la dent latérale antérieure et le crochet. 
Gabb ajoute que la dent cardinale est bien développée, mais on ne 
doit pas attacher à ce caractère plus d'importance que dans les autres 
sections et on peut classer dans les Hère des Lucina à lunule très 
enfoncée, qui ont une charnière obsolète. D'ailleurs, ainsi que le fait 
remarquer Stoliczka, la profondeur de cette lunule ne suffit pas pour 
justifier la création d'un genre distinct des Lucina. Type : L. Rich- 
Ihofeni, Gabb. 
16. — L. Barbieri, Desh. (p. 651, pi. XLIII, fig. 1-5). E. I.-E. M. 

Aj. loc. Hérouval, coll. Chevallier et Bourdot ; Cuise, coll. Dollfus et de Boury; 
Saint-Gobain, coll. Bourdot. 



MÉMOIRES 31 

4 e section. Cavilucina, Fischer mss, 1887. 

Coquille arrondie, lisse ou sillonnée, à lunule petite et enfoncée 
comme celle des Hère, à charnière dépourvue de dents. Type : L. sul- 
cata, Lamk. 

17. — L. elegans, Defr. (p. 638). E. M.-E. S. 
Syn. L. Baudoni, Desh. p. 639, pi. XLIII, fig. 20-22. 

R. D. — Quoiqu'elle soit bien différente de la L. sulcata par sa forme et par son 
aspect extérieur, elle appartient au même groupe par sa lunule profonde et subtri- 
gone, garnie d'un rebord anguleux. Elle descend jusque dans le calcaire grossier 
inférieur; je l'ai recueillie à Monts, près de Liancourt, dans les couches glauco- 
nieuses à polypiers et à bryozoaires, et elle existe dans 1 eocène inférieur de Belgique. 
Je réunis à cette espèce le L. Baudoni, qui n'en est qu'une variété locale; l'unique 
individu que l'on connaît paraît avoir une forme moins orbiculaire, parce que, 
comme j'ai pu. le constater, le bord supérieur est un peu cassé en avant du crochet; 
abstraction faite de' cette petite mutilation, j'ai vu des individus presque semblables 
dans la plupart des localités, et il serait impossible de les séparer du type. 

Aj. loc. En Bretagne, Saffré (fide Vasseur). En Belgique, Bruxelles, coll. Coss- 
mann ; Aeltre, dans l'étage panisélien, coll. Vincent. 

18. — L. sulcata, Lamk. (p. 639). E. I.-E. M.-E. S. 

Obs. — La lunule est tellement rétrécie qu'elle est tout à fait 
sous le crochet, à la place de la dent cardinale. 

Aj. loc. Hérouval, coll. Chevallier, de Laubrière et Bourdot. 

19. — L. Levesquei, d'Orb. (p. 667, pi. XLI, fig. 18-21). E. I. 
R. D. — Se distingue de la précédente par sa surface lisse. 

20. — L. bipartita, Defr. (p. 659). E. I.-E. M. 
R. D. — On la distingue de la précédente, même quand elle est décortiquée, par 

sa forme plus profonde, plus dilatée en arrière, et surtout par son impression mus- 
culaire plus horizontale. 

Aj. loc. Hérouval, coll. de Boury et Bourdot; Cuise, coll. de Boury. 

21. — L. Bernayi, nov. sp. PI. II, fig. 4-5. E. M. 
L. testa depressa, orbiculari, postice rotundata, antice ovali et attenuata; umbo- 

nibus erectis et acutis; lunula brevissima, profunde excavata; cardine edentulo, 
dentibus lateralibus vix obsolète perspicuis ; sulcis interstitia subœquantibus ; cica- 
triciel a anteriore lata. 

Coquille déprimée, orbiculaire, largement arrondie en arrière, 
plus étroite et plus ovale en avant ; crochets à peu près au milieu, 
droits, élevés, pointus, surplombant une petite lunule hémisphérique 
qui échancre le bord cardinal ; celui-ci est lisse, sans trace de dents 
cardinales, et les dents latérales sont, sur la valve gauche, à peine 
indiquées par une petite cicatrice ; sur la valve droite, la dent posté- 



32 SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

rieure est pointue et bien visible; nymphe courte et peu saillante. 
Surface extérieure couverte de gros sillons égaux aux cordons 
arrondis qu'ils séparent et disparaissant sur le crochet; corselet à 
peine indiqué par un léger pli rayonnant du côté anal. Impression du 
muscle antérieur peu allongée et très large ; impression palléale voi- 
sine du bord. 

Dim. Longueur, 8.5 mill.; largeur, 7.75 mill. 

R. D. — Il est impossible de considérer cette coquille comme une variété du 
L, sulcata; elle est trop aplatie et ornée de trop gros sillons. 

Loc. Chaumont, type figuré (pi. II, fig. 4-5), coll. Bernay et Chevallier; Parnes, 
coll. Chevallier. 

5 e section. Dentilucina, Fischer, 1887. 

Syn. Lucina, Lamk., 1801 (non 1799). 

Le type est le L. Jamaicensis, qui a la charnière complètement 
développée et très puissante, une forme orbiculaire et globuleuse, la 
surface ornée de lamelles et marquée d'une large dépression anale. 

22. — L. ambigua, Defr. (p. 648). E. M. 
Syn. L. hosdenacensis, Desh., p. 650, pi. XL, fig. 11-14. 

R. D. — On pourrait croire que cette espèce n'est qu'une forme très adulte de 
la suivante, et sa grande taille ne serait pas une raison pour l'en séparer; cependant, 
ses stries lamelleuses et écartées constituent un caractère spécifique d'une certaine 
valeur; elles existent déjà quand la coquille n'a pas plus de 25 millimètres de 
diamètre, comme je l'ai constaté sur des individus de Grignon que m'a obligeamment 
communiqués M me Loustau. Quant au L. hosdenacensis, que Deshayes hésitait à 
séparer du L. saxorum, je le trouve identique au L. ambigua par ses lamelles 
courtes et serrées, mal reproduites sur la figure. 

23. — L. saxorum, Lamk. (p. 648). E. M.-E. S. 
L. saxorum, Dufour, Et. des foss. des sables éoc, p. 25. 

Aj. loc. En Bretagne, Saffré (fide Dufour et Vasseur). 

24. — L. proxima, Desh. (p. 649, pi. XLI, fig. 1-5). E» ï. ; 
Syn. i. secunda, Desh., p. 650, pi. XLI, fig. 4-6. 

— Frauscher, 1866, TJntereocàn der Nordalpen, p. 133. 

R. D. — Cette espèce est toujours plus convexe que la précédente, et ce caractère 
sufîit à la distinguer, abstraction faite de la différence des gisements ; elle a aussi 
une lunule un peu plus grande et des dents latérales en général plus visibles ; 
quant au L. secunda, ce n'est qu'une variété accidentelle et type. Deshayes regrettait 
de l'en avoir séparée. 

Aj. loc. Dans les Alpes, le Kressenberg (fide D r Frauscher). 

25. — L. sparnacensis, Desh. (p. 651, pi. XLIV, fig. 31-34). E. I, I. 
R. D. — Cette espèce ne se distingue de la précédente que par des caractères 



MÉMOIRES 33 

fugitifs; elle paraît plus courte et plus épaisse; mais si elle était moins rare, on la 
réunirait probablement au L. proxima. 

26. — L. Prevosti, Desh. (p. 678, pi. XLI, fig. 31-32). E. I. I. 
R. D. — On la distingue du L. saxorum par ses dents latérales bien marquées 

et par sa forme subquadrangulaire ; du L. inœquilateralis , par ses crochets placés 
moins en arrière et par la troncature de son bord postérieur. 

27. — L. mutata, Desh. (p. 679, pi. XLI, fig. 7-9). E. I. I. 
R. D. — Très voisine de la précédente, elle a cependant le bord palléal plus 

arrondi, la forme un peu plus haute, la surface interne obscurément rayormée; elle 
n'a pas les cicatricules du L. sparnacensis et a les dents latérales mieux marquées. 

28. — L. concava, Defr. (p. 681). E. I. 
R. D. — On distingue sans peine cette espèce du L. proxima, non seulement 

par sa forme plus profonde et par ses dents latérales bien développées, mais encore 
par sa surface ligamentaire moins creuse, par son contour antérieur plus arrondi, 
par sa forme moins gibbeuse, plus déclive en arrière des crochets ; l'impression du 
muscle antérieur est aussi un peu moins allongée. 

29. — L. Michelini, Desh. (p. 680, pi. XLV, fig. 1-3). E. I. 
R. D. — C'est probablement une variété de la précédente ; elle est plus régulière, 

plus transverse et moins bombée. 

30. — L. eoncentrica, Lamk. (p. 652). E. I. I.-E. M.-E. S. 
Obs. — Cette espèce a existé au niveau des sables de Bracheux ; 

j'en ai un individu, parfaitement caractérisé, d'un diamètre de 
27 millimètres, ayant une ornementation et une charnière identiques 
à ceux du calcaire grossier ; il reste à découvrir cette espèce dans les 
sables de Guise, pour combler la lacune existant à ce niveau. 

Aj. loc. Abbecourt, Damery, coll. Cossmann; le Fayel, coll. Baudon. 

31. — L. emendata, Desh. (653, pi. XL, fig. 25-27). E. M. 
R. D. — Se distingue de la précédente par ses lamelles plus serrées, moins régu- 
lières ; par la double rangée de cicatricules rayonnantes qui accompagne, à distance, 
la lunule, et surtout par ses dents cardinales beaucoup plus petites. 

32. — L. detrita, Desh. (p. 654, pi. XL, fig. 7-10). E. S. 
R. D. — Se distingue des deux précédentes par ses stries serrées, disparaissant 

au milieu de la surface dorsale et vers les crochets, par sa dent latérale postérieure. 
Aj. loc. Crênes, coll. Morlet. 

33. — L. concinna, Desh. (p. 654, pi. XL, fig. 4-6). E. I. I* 
R. D. — On la distingue aisément des espèces voisines par sa charnière édentée 

ou munie de dents peu développées; elle aurait plus d'affinités avec le L. elegans, 
dont la rapproche sa lunule enfoncée ; mais elle est plus transverse et plus plate. 

34. — L. planulata, Desh. (p. 655, pi. XL, fig. 1-3). E. I. I. 
R. D. — Se distingue des précédentes par sa charnière mieux développée, par sa 

forme moins équilatérale et par la position de ses crochets, plus en arrière. Elle a les 
stries plus fines que le L. grata et la saillie des crochets moindre que le L. uncinatd, 

TOME XXII, 1887 3 



34 SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

35. — L. grata, Defr. (p. 655). E. I. I. 
R. D. — On la distingue sans peine du L. conccntrica, par ses lamelles moins 

écartées et par sa charnière moins épaisse ; plus voisine du L. emendata par sa 
taille, par ses lamelles serrées et par sa forme générale, elle est un peu moins 
bombée et elle a la charnière beaucoup moins forte, sans trace de dents latérales. 
Aj. loc. Fresneau-Montchevreuil, coll. Chevallier. 

36. — L. Gravesi, Desh. (p. 656, pi. XLIV, fig. 29-30). E. I. I. 
R. P. — Quand elle est usée et que sa surface se décortique, les sillons rayon- 
nants persistent même après la disparition des sillons concentriques. 

37. — L. uncinata, Defr. (p. 657). E. I. I. 

R. D. — Dans l'est du bassin de Paris, à Châlons-sur-Vesle, les stries s'espacent 
davantage et deviennent sublamelleuses. 

*38. — L. decipiens, Desh. (p. 680, pi. XLII, fig. 1-3). E. I. I. 

R. D. — Elle n'est pas striée comme le L. uncinata et elle se distingue, comme 
lui, par sa forte charnière ; elle a le côté antérieur plus dilaté et la troncature 
postérieure plus oblique que le L. Prevosti. 

39. — L. prona, Desh. (p. 658, pi. XLIV, fig. 1-4). E. I. I. 

R. D. — Reconnaissable à sa grande lunule, à sa forme subquadrangulaire, à sa 
surface lisse et à sa charnière plus développée. 

*40. — L. subtrigona, Desh. (p. 658). E. I. I 

R. D. — Je ne crois pas que l'on ait jamais retrouvé cette espèce, qui n'était peut 
être fondée que sur un jeune individu du L. uncinata. 

*41. — L. spisula, Desh. (p. 659, pi. XLIII, fig. 17-19). E. M 

42. — L. brevifulcrata, nov. sp. PI. II, fig. 11-12. E. I.-E. M 

L. testa lœvigata, tenui, orbiculari, inœqiàlatcrali, antice paululum producta 
et rotundata, postice subtruncata ; umbonibus prominulis, Jiaud acutis, oppositis; 
cardine profunde emarginato, dentibus duobus, posteriore late bifido, anteriore 
obliquo, lateralibus fere nullis; fulcro brevissimo, dentiformi; cicatricula antica 
angusta, obliquiter ac transversim elongata. 

Petite coquille mince, orbiculaire, inéquilatérale quand elle est 
jeune, le côté antérieur étant alors égal aux deux tiers de la lon- 
gueur, plus équilatérale quand elle avance en âge; côté postérieur 
subanguleux, déclive en arrière des crochets, légèrement tronqué et 
perpendiculaire au bord palléal, qui est médiocrement convexe. Sur- 
face lisse, obscurément marquée de sillons d'accroissement irrégu- 
liers; corselet à peine indiqué par. une légère dépression rayonnante. 
Crochets placés en arrière, droits, proéminents, opposés et peu 
pointus. Charnière étroite portant deux dents sur la valve droite ; la 
dent antérieure est oblique, étroite et courte, appliquée contre le bord 
supérieur ; la dent postérieure est largement bifide ; l'intervalle est 
profondément échancré par une fossette étroite destinée à l'unique 



MÉMOIRES 35 

dent de l'autre valve; nymphe excessivement courte, étroite, sem- 
blable à une dent; dents latérales à peu près nulles, à peine indi- 
quées par une déviation du rebord de la coquille. Impression du 
muscle antérieur très étroite, oblique et descendant jusqu'au tiers de- 
là longueur, en travers de la surface, qui est terne, sauf une bande 
luisante comprise entre deux lignes parallèles au bord palléal. 

^ _ ( 6.75 mill. . ( 6 mill. Parnes. 

Dim. Longueur: ,, ; largeur : .. Trj 

(11 — (11 — Hérouval. 

R. D. — Cette coquille n'est évidemment pas adulte, mais je ne vois aucune autre 
espèce dont on puisse la rapprocher, à cause de la brièveté de sa nymphe ; elle est 
inéquilatérale comme le L. Mayeri, mais elle n'est pas aussi épaisse au même dia- 
mètre et elle n'a pas de dents latérales. 

Loc. Les Boves, deux valves droites (pi. II, fig. 11-12), coll. Chevallier; Vaudan- 
court, coll. de Boury. Hérouval, coll. de Boury. 

43. — L. Dautzenbergi, nov. sp. PL II, fig. 9-10 et fig. A. E. M. 

L. testa rotundata, disciformi,inœquilaterali } antice circulari,posticesubangulata 
ac obtuse plicata ; umbonibus acutis, proerninentibus ; lunula lœvigata, lanceolata, 
haud excavata ; sulcis regularibus et imbricatis ; dentibus cardinalibus in valvula 
sinistra valde divergentibus ; dentibus lateralibus vix perspicuis ; fulcro elongato ; 
cicatricula antica perlonga, recta. 

Coquille arrondie, discoïde, inéquilatérale, demi-circulaire en 
avant, convexe sur le bord palléal, anguleuse en 
arrière, où le contour fait un coude plus ou moins 
brusque; pli postérieur peu profond, mais bien 
marqué, correspondant à un second angle très effacé 
du contour palléal. Crochets droits, gonflés, peu 
pointus et plutôt déprimés ; lunule lisse, lancéolée, 
bien limitée; corselet très étroit, occupant toute la 
partie déclive du bord supérieur. Surface ornée de 
sillons réguliers et imbriqués, plus relevés au delà 
du pli postérieur et vaguement croisés par des rayons fJTa. 

obsolètes. Charnière composée de deux dents très Lucina Dautzenber 9 L 
divergentes sur la valve gauche et séparées par une large fossette, 
destinée à recevoir la dent épaisse et médiane de l'autre valve ; dents 
latérales peu écartées, petites et courtes, la postérieure à peine 
visible, l'antérieure un peu plus pointue. Impression du muscle 
antérieur peu distincte, allongée en ligne droite presque jusqu'au 
tiers de la longueur ; impression palléale formant une zone étroite et 
brillante, médiocrement écartée du bord. 

Dim. Longueur, 19.5 mill.; largeur, 17 mill. 





36 SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

R. D. — Elle se distingue du L. Mayeri par sa forme plus ronde et par ses 
dents latérales moins bien marquées. Je ne vois aucune autre espèce avec laquelle 
on puisse la confondre. 

Loc. Chaumont, types figurés (fig. A.), coll. Bernay (pi. II, fig. 9-10), coll. 
Baudon, coll. de Boury; Parnes, coll. Bernay; Fontenai, coll. Bezançon. 

44. — L. insequilateralis, Desh. (p. 677, pi. XLIV, fig. 9-11). E. I. I. 
Aj. loc. Toussicourt, coll. de Laubrière. 

45. — L. Mayeri, Desh, (p. 677, pi. XLV, fig. 4-6). E. S. 

R. D. — Elle est encore plus inéquilatérale que la précédente et elle a le côté 
postérieur plus déclive. J'en possède une valve qui mesure 7.5 millimètres sur 6. 

46. — L. hermonvillensis, Desh. (p. 660, pi. XL, fig. 15-18). E. M.-E. S. 
L. scalaris, Dufour, 1881, Et. des foss. des sables éoc, p. 25 (non Defr.). 

L. hermonvillensis, Frauscher, 1886, Untereoc. derNordalp., p. 130, pi. IX, fig. 2. 

R. D. — Plus ronde que le L. saxorum, elle s'en distingue aussi par ses dents 
latérales; ses stries, bien différentes des lamelles du L. emendata, ne permettent 
pas de la confondre avec cette espèce ni avec le L. ambigua (L. hosdenacensis) , qui 
a, d'ailleurs, les crochets bien plus saillants. 

Aj. loc. En Bretagne, Saffré (fide Vasseur, confondue par Dufour avec le 
L. scalaris). Dans les Alpes, le Kressenberg, Steinbach. 

47. — L. scalaris, Defr. (p. 660). E. I. I. 

48. — L. Hœrnesi, Desh. (p. 661, pi. XLIII, fig. 6-9). E. M. 
R. D. — Se distingue aisément des précédentes par les fins sillons longitudinaux 

qui ornent sa surface externe. 

Aj. loc. Tranchée de Yilliers, coll. Cossmann. 

49. — L. squamula, Desh. (p. 681). E. I. 
R. D. — Se distingue par ses lamelles écartées et par sa forme aplatie. 

50. — L. bicristata, nœ. sp. PI. VII, fig. 2-3. E. I. I. 

L. testa minuta, depressa, inœquilaterali, ojitice longiore ac ovali, postice decliti 
et truncata; umbone acuto, erecto; sulcis rcgularibus postice bicristatis, super 
angulum et super marginem posteriorem; lunula lœmgoia, carinata; cardine 
bidentato ; dentibus lateralibus vaJde impressis; cicatricula antica parum clongata. 

Petite coquille aplatie, assez épaisse, inéquilatérale, plus allongée 
et largement ovale, arrondie en avant, déclive en arrière du crochet 
et tronquée du côté anal; bord palléal peu arqué. Ornementation 
composée de sillons réguliers et serrés, plus larges que les côtes qu'ils 
séparent, surtout vers les bords, et formant sur l'angle postérieur et 
sur le bord supérieur une double crête de rugosités saillantes, de 
deux en deux sillons. Lunule lisse, profonde, carénée. Charnière 
bien développée, comportant deux dents cardinales séparées par une 
fossette triangulaire et deux dents latérales équidistantes et profon- 



MÉMOIRES 37 

dément marquées, reçues dans des fossettes qui s'allongent sous le 
rebord supérieur. Impression antérieure ovale et peu allongée. 

Dim. Longueur, 4 mill.; largeur, 3.5 mill. 

R. D. — Je ne puis considérer cette petite coquille comme un jeune individu du 
L. inœquilateralis •; elle a des sillons, une lunule profonde, une double crête, qu'on 
n'observe pas dans cette dernière espèce ; elle se rapprocherait plutôt du L. sqv.amula, 
mais elle n'a pas de lamelles, et sa forme est tout à fait différente. 

Loc. Chenay, une valve gauche (pi. VII, fig. 2-3), coll. Plateau. 

51. — L. Requieni, Lévesque (p. 662, pi. XLI, fig. 28-30;. E. I. 
Syn. L. decorata, Desh., 1857, p. 661, pi. XLIY, fig. 26-28 [non S. Wood). 

L.prepta, Bayan, 1873, Et. sur coll. Éc. des Mines, II, p. 128. 

Obs. — Le nom decorata ayant été employé, dès 4851, par 
Wood, Bayan a changé le nom de l'espèce de Guise; mais ce chan- 
gement n'était pas nécessaire, car je ne vois pas de différences 
sérieuses entre cette espèce et le L. Requieni; comme cette dénomi- 
nation, adoptée par Deshayes, existait dans les collections bien avant 
la rédaction de son ouvrage, il me paraît rationnel de conserver le 
nom de Lévesque, bien qu'il soit placé deux pages plus loin. 

R. D. — Les jeunes individus de cette espèce se distinguent de L. seminulum 
par leurs stries lamelleuses, par leur forme plus orbiculaire et plus plate. 

Aj. loc. Hérouval, toutes les collections; Saint-Gobain, coll. Cossmann. En 
Belgique, dans l'étage yprésien, coll. Vincent. 

52. — L. difficilis, Desh. (p. 663, pi. XLII, fig. 7-9). E. I. 
R. D. — Bien moins orbiculaire que la précédente, elle est plus convexe et ses 

stries sont plus écartées, moins régulières ; enfin, elle n'a pas les bords crénelés. 

Aj. loc. Cuise, coll. Cossmann. 
*53. — L. notata, Desh. (p. 663, pi. XLII, fig. 32-35). E. I. I. 

R. D. — D'après la figure, cette espèce paraît se distinguer de la précédente par 
son impression musculaire antérieure, qui est plus courte, et par sa dent latérale 
antérieure, qui est plus rapprochée du crochet. 

*54. — L. crenularis, Desh. (p. 665, pi. XLII, fig. 20-22). E. I. 

R. D. — Paraît se distinguer par ses stries fines et par sa forme convexe; mais il 
serait possible que ce ne fût qu'une forme jeune du L. Requieni, qui est variable. 

55. — L. umbilicata, Desh. (p. 665, pi. XLI, fig. 25-27). E. I. I. 
L. umbilicata, Frauscher, 1886, Untereoc. der Nordalp., p. 134, pi. IX, fig. 6. 
Aj. loc. Prouilly, coll. Bezançon. Dans les Alpes, très douteuse. 

56. — L. minuta, Desh. (p. 662). E. I. I. 

R. D. — Ce n'est peut-être qu'une monstruosité de la précédente, épaissie et 
encroûtée par accident. 

57. — L, Foucardi, Desh. (p. 666, pi. XLI, fig. 14-17). E. I, I.-E. I, 



38 SOCIÉTÉ ROYALE MAL4C0L0GIQUE DE BELGIQUE 

R. D. — Moins régulière que les précédentes, plus atténuée en avant, tronquée 
du côté postérieur et ayant le bord supérieur déclive en arrière du crochet. 

Aj. loc. Bracheux, coll. Cossmann; Chenay, coll. de Laubrière. 

58. — L. microdonta, Desh. (p. 667, pi. XLI, fig. 22-24). E. I. 

R. D. — Se distingue de la précédente par sa charnière bien moins développée, 
par sa forme plutôt voisine de celle du L. gibbosula, et par ses stries plus lamelleuses, 
plus écartées, effacées vers les crochets. 

59. — L. albella, Lamk. (p. 668). E. M.-E. S. 
Syn. L. concreta, Desh., p. 668, pi. XLIII, fig. 23-26. 

L. sublobata, Desh., p. 669, pi. XLIII, fig. 10-12. 

L. concreta, Dufour, 1881, Et. des foss. des sables éoc, p. 26. 
R. D. — Une espèce aussi variable et aussi répandue que le L. albella présente 
toujours des anomalies qu'on aurait tort de prendre pour des espèces distinctes ; 
ainsi quand la surface interne est encroûtée, Deshayes en fait le L. concreta : ce n'est 
pas mon avis, car j'ai trouvé, dans la plupart des localités, des individus plus ou 
moins épaissis, marqués d'une cicatricule oblique, qu'il est impossible de séparer du 
type. Quant au L. sublobata, on ne peut même pas dire que c'est une variété locale 
du L. albella, car il existe à Grignon des individus semblables à ceux d'Hermon- 
ville et qui ont le corselet plus profond encore; leur charnière et l'impression de 
leur muscle antérieur sont identiques à ceux du type ; quant à l'ornementation et aux 
crénelures, Deshayes a indiqué quelles variaient même sur le type de l'espèce. 

Aj. loc. Le Ruel, toutes les collections; Chaussy, coll. Bernay. En Bretagne, 
Saffré (fide Vasseur et Dufour). 

*60. — L. lobulata, Desh. (p. 670, pi. XLII, fig. 23-25). E. M. 

R. D. — Peut-être cette espèce n est-elle qu'une variété accidentelle de la précé- 
dente ; ce n'est qu'en réunissant un grand nombre d'individus que l'on pourrait 
constater si le développement anormal de son corselet est un caractère constant. 

61. — L. Bouryi, nov. sp. PL II, fig. 13-14. E. S. 

L. testa minuta, parum convexa, orbiculari, subœquilaterali , antice rotundata, 
postice truncata et angulata; umbonibus prominuits; margine superiore postice 
declivi et rectilineari ; lunula profunda, elongata; sulcis tenuibus densisque extus 
striata, ad marginem lamellis echinata ; cardine angusto, dentibus vix perspicuis ; 
cicatricula antica brevissima. 

Petite coquille mince, peu convexe, orbiculaire, presque équilaté- 
rale ; côté antérieur un peu excavé en avant des crochets et largement 
arrondi, de même que le bord palléal; côté postérieur anguleux et 
tronqué perpendiculairement à l'axe longitudinal ; cette troncature 
fait un angle net avec le contour déclive et rectiligne du bord supé- 
rieur en arrière des crochets. Ceux-ci sont pointus, saillants et droits, 
accusés par une lunule profonde, étroite et allongée; corselet large 
et creux, limité par un angle obtus auquel correspond la troncature 
anale. Surface ornée de fins sillons, serrés et réguliers, qui devien- 



MÉMOIRES 39 

nent lamelleux aux extrémités et se terminent, sur le bord du contour 
supérieur, par des pointes tuberculeuses qui donnent à ce contour un 
aspect hérissé tout à fait caractéristique, analogue à celui du L. spi- 
nifera des terrains tertiaires supérieurs. Bord cardinal très étroit, 
muni, sous le crochet, de deux petites dents divergentes; quant aux 
dents latérales, elles sont à peu près invisibles sur la valve gauche, 
la seule qui me soit connue. Impression du muscle antérieur exces- 
sivement courte, obliquement courbée en travers. 

Dim. Longueur, 3.5 Mil.; largeur, 3.5 mill. 

R. D. — On ne peut considérer cette espèce comme une variété du L. (libella; 
elle s'en distingue, au premier abord, non seulement par l'aspect hérissé de son 
contour supérieur, mais aussi par la brièveté de son impression musculaire. 

Loc. Le Ruel, deux valves gauches (pi. II, fig. 13-14), coll. de Boury; Marines, 
coll. Bezançon. 

62. - L. inornata, Desh. (p. 670, pi. XLIII, fig. 33-35). E. S. 
R. D. — Sa surface lisse et convexe, sa forme arrondie la distinguent du L. albella , 

63. — L. latebrosa, Desh. (p. 671, pi. XLII, fig. 29-31). E. I. 
Syn. L. cannabina, Desh., p. 672, pi. XLII, fig. 26-28. 

R. D. — Se distingue de la précédente par ses bords imperceptiblement crénelés 
et par ses dents latérales mieux marquées ; elle est plus ronde et plus globuleuse 
que le L, albella. Quant au L. cannabina, il ne représente pour moi que le jeune 
âge du L. latebrosa, tout au plus une variété locale, spéciale au gisement de Mercin. 
Cette espèce n'est pas toujours lisse ; quelquefois, sur les bords, apparaissent des 
stries qui donnent à la coquille une ressemblance avec la figure du L. seminulum. 

Aj. loc. Aizy, Cuise, coll. Cossmann, Bezançon et Morlet; Saint-Gobain, Gisors, 
coll. Dollfus. 

64. — L. pusilla, Desh. (p. 671, pi. XLIII, fig. 30-32). E. M.-E. S. 
Syn. L. striatella, Desh., p. 673, pi. XLIII, fig. 27-29. 

R. D. — Je réunis au type la variété striatella, qui a seulement les lamelles un peu 
plus écartées ; comme cet écartement varie sur le même individu, il est aisé d'en 
conclure que ces différences tiennent à l'âge de la coquille ; les bords sont crénelés 
dans les deux espèces, et, quant à la charnière, celle des individus à lamelles écartées 
est quelquefois plus mince que celle des individus à stries serrées. On la distingue 
aisément des deux précédentes par son ornementation ; elle est plus globuleuse et elle 
a les crochets placés plus en arrière que le L. inornata. 

Aj. loc. La Ferme de 'l'Orme, Grignon, Fontenai, coll. Bezançon; Saint-Félix, 
Ully-Saint-Georges, coll. Morlet; Chaumont, coll. Bernay. Le Guépelle, un seul 
individu très âgé (5.5 mill.), coll. Bernay. 

65. — L. turgidula, Desh. (p. 674, pi. XLIII, fig. 13-16). E. M. 

R. D. — On la distingue de la précédente par quelques caractères constants, par 
sa forme plus aplatie, par ses lamelles qui ne persistent que sur le corselet, plus large 



40 SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

et plus sinueux; elle est plus globuleuse que le L. albella et s'en distingue par ses 
lamelles du côté anal . 

Aj. loc. Damery, coll. Cossmann. En Bretagne, Saffré [fide Vasseur). 

66. — L. seminulum, Desh. (p. 673, pi. XLIV, fig. 5-8). E. I. I.-E. I. 
R. D. — Cette espèce est extrêmement rare à Hérouval; on la confond générale- 
ment avec le L. latebrosa, quoiqu'elle s'en distingue par son ornementation régu- 
lière. Il est plus difficile de la séparer du L. pusilla, dont elle n'est peut-être qu'une 
variété ; cependant ses stries sont constamment plus serrées et elle a une forme un 
peu moins inéquilatérale. A Abbecourt, où le L. seminulum, n'est pas rare, on 
pourrait le confondre avec les jeunes individus du L. umbilicata; cependant ces 
derniers sont plus aplatis, plus orbiculaires, ils ont le corselet moins bien accusé et 
les stries moins lamelleuses, surtout sur ce corselet, enfin ils ont les crochets placés 
plus au milieu que ne le sont ceux du L. seminulum. En résumé, après avoir sup- 
primé cette espèce, j'ai dû la rétablir pour ne pas étendre outre mesure les varia- 
tions des espèces voisines, ce qui m'eût conduit à en supprimer un plus grand 
nombre encore. On peut aussi rapprocher de cette espèce une coquille du paléocène 
de Copenhague, que M. von Kœnen a nommée L. planistria; autant que je puis en 
juger par la figure, elle présente une grande ressemblance avec le L. seminulum ; 
mais l'auteur a cru devoir décrire comme nouvelles la plupart des espèces recueillies 
dans ce gisement, où les coquilles sont d'ailleurs en médiocre état de conservation . 

67. — L. ventricosa, Watelet (p. 675, pi. XLIV, fig. 12-16). E. I. 
R. D.- — Je conserve cette espèce, qui se distingue des précédentes par une forme 

plus équilatérale, par ses crochets placés plus au milieu, protubérants et opposés, 
enfin par sa dent cardinale extrêmement petite. Extrêmement rare. 

Aj. loc. Hérouval, coll. Chevallier. 
*68. — L. nana, Desh. (p. 674, pi. XLII, fig. 10-12). E. I. I. 

R. D. — Autant qu'on peut en juger sur la figure, elle se distingue par ses 
lamelles rares et écartées, ainsi que par les fortes dentelures qui garnissent le bord 
palléal; dans la description, Deshayes dit, au contraire, que ce bord est finement 
crénelé; peut-être y a-t-il exagération de la part du dessinateur. 

69. — L. intusplicata, nov. sp. PL II, fig. 17-18. E. S. 

L. testa haud tenui, minutissima, globulari ; lunula profunde excavata ; 
umbonibus valde prominulis et incrassatis ; striis densis; cardine bidentato y 
dentibus lateralibus crassulis ; margine late crenulato, plicis internis notato. 

Très petite coquille, épaisse malgré sa taille infime, globuleuse, 
arrondie; lunule profondément excavée, accusant bien la saillie du 
crochet, qui est protubérant, épais, obtus et incliné du côté antérieur, 
lequel est un peu plus long que l'autre. Surface extérieure ornée 
de stries fines, régulières, peu profondes et assez écartées; du côté 
postérieur se dessine un étroit corselet auquel ne correspond aucune 
troncature du contour anal. Charnière épaisse, composée de deux 
dents cardinales obliques et divergentes et de deux fortes dents la té- 



MÉMOIRES 41 

raies écartées du crochet; contour du bord cardinal profondément 
entaillé entre les dents cardinales et la dent latérale postérieure. 
Bord palléal épais, fortement crénelé par des plis écartés qui se pro- 
longent à l'intérieur au delà de l'impression palléale. 

Dim. Largeur, 1.5 mill.; hauteur, 1.75 mill. 

R. D. — J'ai séparé cette coquille du L.pusilla, auquel je l'avais d'abord rapportée ; 
elle s'en distingue par sa forme haute et courte, par ses crénelures plissées et larges, 
par sa forte charnière, enfin par son ornementation, qui n'est pas du tout lamelleuse. 

Loc. Valmondois, une seule valve droite (pi. II, fig. 17-18), coll. Cossmann. 

70. — L. tabulata, Desh. (p. 676, pi. XLV, fig. 17-21). E. M.-E. S. 

R. D. — Aucune autre espèce n'est ornée de ses plis étages et caractéristiques; 
elle est encore plus élevée et plus triangulaire que la précédente. 

Aj. loc. Nanteuil-le-Haudouin, coll. Bezançon. 

6 e section. Gyclas, Klein, 1759 (m Stoliczka, 1870). 

Syn. Lucinella, Monterosato, 1884. 

Coquille obronde, convexe, en général symétrique, ornée de sil- 
lons strigillés et subimbriqués ; lunule bien limitée ; corselet étroit, 
échancré pour l'insertion d'un ligament qui est visible même quand 
les valves sont closes ; charnière composée de deux dents cardinales 
très obsolètes et de deux dents latérales saillantes, inégalement dis- 
tantes du crochet, la postérieure bien plus écartée que l'antérieure ; 
impression du muscle antérieur relativement peu allongée, s'arrêtant 
au-dessus de la moitié de la hauteur. 

Obs. — Les noms de Klein sont ordinairement laissés de côté, 
puisque cet auteur n'a pas établi de nomenclature régulière ; si je 
reprends ce nom pour une des sections du genre Lucina, de préfé- 
rence au nom Divaricella, proposé, en 1880, par von Martens, c'est 
que l'application en avait déjà été faite auparavant, notamment 
par Stoliczka, en 1870, au groupe dont il s'agit. 

71. — L. pulchella, Ag. (p. 629). E. M. 
L. pulchellciy Dufour, 1881, Et. des foss. des sables éoc, p. 23. 

Obs. — Deshayes n'indique pas exactement quel est le type de 
cette espèce; son premier ouvrage mentionnait un certain nombre de 
variétés, dont la plupart ont été érigées en espèces distinctes, dans le 
Supplément. Par droit de priorité, le type de cette espèce est évi- 
demment le L. divaricata de Lamarck, que l'on trouve à Grignon et 
surtout à Mouchy, et qui atteint une taille plus considérable que ses 



42 SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

congénères ; on verra plus loin que j'en sépare une forme beaucoup 
plus globuleuse qui se trouve dans les mêmes gisements. Le L. pul- 
chella n'est pas tout à fait orbiculaire et il est peu convexe; sa forme 
un peu inéquilatérale est due à ce que le côté postérieur est légère- 
ment tronqué et plus atténué que le côté antérieur ; mais les crochets 
sont placés exactement au milieu de la longueur ; quant au bord car- 
dinal, il s'épaissit avec l'âge, et la dent cardinale s'oblitère en même 
temps; la bifurcation des stries externes se fait sous un angle net, 
sans aucune brisure ; enfin, le bord palléal est simple. Je ne connais 
cette espèce que dans le calcaire grossier. 

Aj. loc. En Bretagne, Saffré (fide Vasseur et Dufour, ce dernier prétend y avoir 
recueilli aussi le L. discors?). 

72. L. discors, Desh. (p. 630, pi. XLVII, fig. 25-27). E. I. I.-E. I. 

Obs. — M. Chelot (Bull, de la Soc. géol. de Fr. t 1885, 3 e série, 
t. XIII, p. 194) propose à tort de restituer à cette espèce le nom 
subdivaricata, d'Orb. Cette espèce n'est pas la seule du groupe des 
Cyclas (et non Strigilla, comme l'écrit M. Chelot) qu'on trouve à ce 
niveau : il peut y avoir doute, et le nom qu'a proposé d'Orbigny, sans 
description sérieuse et sans figure, n'a pas de valeur. 

R. D. — Aussi aplatie que la précédente, plus inéquilatérale, parce que le crochet 
n'est pas placé au milieu, que le bord supérieur est déclive en arrière du crochet 
et que le côté postérieur est plus court et largement tronqué. Le bord palléal est 
simple, le bord cardinal est profondément bifide et la surface extérieure porte un 
angle assez prononcé qui limite la région anale ; enfin, ce qui caractérise cette espèce, 
c'est que la bifurcation des stries divergentes ne se fait pas sous un angle net; il y a 
toujours une sorte de palier, plus ou moins marqué, selon l'âge de la coquille. 

Aj. loc. Hondainville, coll. Baudon. 

73. — ■ L. Bourdoti, Cossmann. PL II, fig. 19-20. E. M. 
(Journ. de Conchyl., avril 1882, p. 115, pi. V, fig. 3.) 

Petite coquille déprimée, inéquilatérale, courte et anguleuse en 
arrière; côté antérieur largement arrondi, formant les deux tiers delà 
longueur; crochets saillants, pointus, droits, opposés; bord lunu- 
laire excavé; lunule allongée, circonscrite par une strie profonde; 
stries imbriquées, serrées, obliques en arrière, déviées vers le quart 
antérieur sans angle net; charnière très étroite, avec une petite dent 
cardinale obsolète et deux dents latérales. Impressions des muscles 
placées très haut; impression palléale écartée du bord. 

Dim. Longueur, 4.25 mill.; largeur, 3.75 mill.; épaisseur d'une valve, 1.25 mi 11. 
R. D. — Plus inéquilatérale que les jeunes individus du L. discors d'Hérouval, 



MÉMOIRES 43 

cette espèce s'en distingue surtout par la saillie de ses crochets droits et pointus ; 
elle est bien plus transverse, bien plus plate et bien plus inéquilatérale que les 
jeunes individus du L. pulchella. 

Loc. Chaumont-en-Vexin, une valve (pi. II, fig. 19-20) ; Fercourt, coll. Cossmann. 

74. — L. ermenonvillensis, d'Orb. (p. 631, pi. XLVII, fig. 31-33). E. S. 
R. D. — Se distingue du L. discors par sa forme équilatérale, orbiculaire, dénuée 

de troncature postérieure, par la cicatrice oblique qui marque sa surface interne, 
enfin par l'angle plus net que font ses stries ; on ne peut la confondre avec le 
L. pulchella, qui est moins régulier et dans lequel le point de partage des stries est 
placé plus en avant. 

75. — L. Rigaulti, Desh. (p. 631, pi. XLVII, fig. 28-30). E. I.-E. M.-E. S. 

R. D. ■ — Se distingue aisément de toutes les précédentes, quel que soit l'étage 
dans lequel on la recueille, par les crénelures fines, mais cependant visibles sur les 
individus frais, que porte le bord palléal et qu'on n'observe sur aucune de ses con- 
génères du bassin de Paris ; l'écartement des stries et leur effacement vers le point 
de partage ne sont pas des caractères aussi sûrs que celui que j'indique là. La 
coquille est, d'ailleurs, épaisse, régulière, très convexe et, par sa forme, on peut 
déjà la séparer avec assez de facilité du L. discors dans les sables inférieurs, du 
L. pulchella dans le calcaire grossier et du L. ermenonvillensis dans les sables 
moyens, car elle a parcouru toute la série de ces étages, ce qui fait qu'on ne 
pourrait la caractériser par son gisement stratigraphique. 

Aj. loc. Aizy, coll. Cossmann ; Hérouval, coll. de Boury; Grignon, Fercourt, 
coll. Cossmann; Le Ruel, coll. Cossmann. En Belgique, Bruxelles, coll. Cossmann, 

7 e section. Loripinus, Monterosato, 1884. 

Coquille mince, globuleuse, généralement inéquilatérale, édentée, 
caractérisée par la position anormale du ligament, qui s'enfonce et 
reste caché quand les valves sont closes. 

R. D. — Ce groupe se distingue des véritables Loripes par la position du ligament, 
qui n'échancre pas au même degré le bord cardinal, pour s'enfoncer à l'intérieur de 
la coquille ; en outre, les Loripinus ont le test plus mince et la charnière complète- 
ment dépourvue de dents. 

76. — L. sphœricula, Desh. ( P . 643, pi. XLV, fig. 7-10). E. M. 
R. D. — C'est la plus bombée et la plus rare des espèces de ce groupe; elle a le 

côté antérieur beaucoup plus étroit que l'autre et les crochets placés aux deux 
cinquièmes de la longueur du côté antérieur ; elle atteint une longueur de 10 milli- 
mètres sur 9 de hauteur (coll. Chevallier) ; l'épaisseur de chaque valve est égale aux 
deux cinquièmes de la longueur. 

77. — L. parnensis, Desh. (p. 643, pi. XLV, fig. 11-13). E. M.-E. S. 
R. D. — Se distingue de la précédente par sa forme moins bombée, plus orbicu- 
laire et plus équilatérale ; l'épaisseur de chaque valve est égale aux deux septièmes 
de la longueur. Quant aux crochets, ils sont placés presque au milieu de la longueur. 

Aj. loc. Le Guépelle, coll. Baudon. 



44 SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

78. — L. Conili, de Raine. PL IL fig. 15-16. E. I. 
(Bull, de la Soc. géol. de Fr., 3 e série, t. V, 1877, p. 330, pi. IV, fig. 3.) 

Coquille globuleuse, plus étroite en avant qu'en arrière ; crochets 
placés presque au milieu de la longueur ; surface extérieure à peine 
marquée de stries d'accroissement, ornée de rayons obsolètes noyés 
dans l'épaisseur du test et s'arrêtant à une dernière costule qui limite 
une large dépression anale. Bord cardinal dénué de dents; surface 
ligamentaire assez large, placée sous le bord supérieur; impression 
du muscle antérieur relativement courte. 

Dim. Longueur, 14 mill.; largeur, 13mill. 

R. D. — Cette espèce ne se distingue du L. sphœricula que par des caractères 
peu certains ; elle est moins bombée, puisque l'épaisseur de chaque valve n'atteint 
que le tiers de la longueur; elle est un peu plus équilatérale et le bord supérieur est 
plus rectiligne et moins creusé en avant des crochets ; elle est un peu plus bombée 
et moins régulièrement orbiculaire que la précédente. 

Loc. Hérouval, toutes les collections ; type figuré (pi. II, fig. 15-16), coll. Coss- 
mann; Cuise, coll. Cossmann, de Boury, Dollfus ; Jaulzy, coll. Bezançon. 

79. — L. tenuis, Desh. (p. 644, pi. XLV, fig. 14-16). E. M.-E. S. 
R. D. — Beaucoup plus aplatie que les trois précédentes. 

Aj. loc. Mouchy, coll. Cossmann; Caumont, coll. de Laubrière. 



XX e famille. GALEOMMIDJE. 



Obs. — L'opinion de Gray, rejetée par Deshayes, a été reprise et 
amendée par Stoliczka (loc. cit., p. 267). Cet auteur classe dans une 
famille séparée de celle des EBYCINIDJE les coquilles plus ou moins 
bâillantes dont la charnière est obsolète et dont le ligament a, par 
suite, une position souvent mal définie. Seules, les coquilles des 
Scintilla feraient, en partie, exception à cette diagnose, puisque leurs 
dents cardinales sont bien développées et que leur ligament se place 
dans une fossette distincte; mais elles sont bâillantes, et la fossette 
elle-même est plus étroite et plus oblique que celle des ERYCINID^E : 
on peut donc admettre les Scintilla dans la famille des GALEOM- 
MID/E, qui comprendrait ainsi les genres suivants : Libratala, 
Pease; Passya, Deshayes; Galeomma, Turton; Thyreopsis, H. Ad. 
et enfin un genre nouveau que Deshayes connaissait, qu'il n'a pas 



MÉMOIRES 4o 

décrit, mais qu'il a nommé dans sa collection, en le plaçant à tort près 
des Pandora, le genre Ludovicia, que j'ai conservé sous ce nom. 

R. D. — C'est surtout par les caractères de l'animal, parla forme du manteau et 
du pied, que cette famille se distingue de la famille suivante. 

83 e genre. LUDOVICIA, Deshayes (in coll.). 

L. testa œquivalvi, lœmgata, ienui. obliqua, dilatata, ovato-triangulari, 
depressa, lenticulari, paulidum hiantula, umbonibus haud prominidis, acu- 
tissimis; cardine angusto, in valvula dextra dente unico obsoleto, sine fulcro 
nec fossida; cicatriculis haud perspicuis . 

Coquille équivalve, lisse, mince, oblique, ovale, subtrigone, 
déprimée, lenticulaire, un peu bâillante du côté postérieur, crochets 
très petits, sans aucune saillie, pointus; bord cardinal extrêmement 
mince, portant, sur la valve droite, sous le crochet, une petite dent 
obsolète, empâtée dans le bord et qui s'oblitère avec l'âge; l'autre 
valve ne montre absolument aucune trace de dent ; on n'y distingue 
ni fossette, ni nymphe pour le ligament qui devait s'étendre à plat sur 
le bord cardinal. A l'intérieur, les impressions des muscles et du 
manteau sont tout à fait indécises ; si je n'avais étudié les deux valves 
de cette singulière coquille, j'aurais pu croire qu'il s'agissait d'un 
gastropode. 

R D. — Ce genre a quelques caractères des Libratula, mais sa, charnière est 
dépourvue de crénelures et ne montre pas de fossette médiane. Quoi qu'il en soit, 
on ne peut le classer dans les Pandoridœ, car les deux valves sont égales et n'ont 
pas du tout la charnière des Pandora; la contexture du test ressemble, au contraire, 
à celle des Galeomma. 

1. — L. squamula, nov. sp. PI. Iï, fig. 21-22. E. M. 

Pour caractériser l'espèce qui sert de type au genre Ludovicia, il 
suffit d'ajouter quelques mots à la diagnose de ce genre. Elle est 
mince comme une écaille déprimée, surtout vers les bords, très 
inéquilatérale, les crochets étant placés au quart de la longueur, du 
côté antérieur, largement dilatée en arrière, atténuée et arrondie en 
avant. Quoique les crochets soient sans saillie, on distingue, en 
examinant avec un fort grossissement le crochet de très jeunes 
exemplaires de la valve gauche, une sorte de nucléus spiral qui doit 
se détacher ou se résorber avec l'âge. Surface extérieure lisse, peu 
brillante, ne portant que des stries d'accroissement excessivement 
fines; du côté antérieur, on remarque une assez large dépression qui 
part du crochet et s'étend jusqu'au bord, limitée par un pli peu 



46 SOCIÉTÉ ROYALE MÂLACOLOG1QUE DE BELGIQUE 

profond. Surface interne obscurément rayonnée, brillante et 
vernissée. 

Dim. Longueur, 15 mil!»; largeur, 12 mill. 

Loc. Parnes, très rare; types figurés (pi. II, fig. 21-22), coll. Bernay; même 
localité, coll. de Boury, Chevallier, Bourdot; Essômes, coll. de Laubrière; tranchée 
de Villiers, coll. Dautzenberg. 

84 e genre. PASSYA, Deshayes, 1858 (}). 

1. — P. Eugenei, Desh. (p. 690, pi. X, fig. 7-11). E. S. 

Loc. Toujours localisée au Fayel, je ne la connais d'aucun autre gisement. 

85 e genre. SCINTILLA, Deshayes, 1856. 

R. D. — Les Scintilla sont si voisines des Sportella par leur forme et par leur 
charnière, que l'auteur du genre a lui-même fait une confusion en décrivant une 
véritable Scintilla sous le nom de Sportella angusta. Cependant, on distingue 
toujours les Scintilla par la fossette ligamentaire située au dehors de l'emplacement 
qu'occuperait la nymphe, si c'était une Sportella; quant à la dent latérale postérieure, 
elle est parfois très peu visible et les dents cardinales sont à peu près disposées de 
la même manière dans les deux genres. Type : S. Cumingi, Desh. 

1. — S. parisiensis, Desh. (p. 699, pi. XLIX, fig. 10-12). E. S. 
Obs. — Coquille convexe, légèrement bâillante en arrière, bord 

palléal peu courbé, souvent rectiligne, et même concave sur le type de 
la collection Bernay ; crochets placés à peu près aux deux cinquièmes 
de la longueur, du côté antérieur; dent cardinale se composant d'un 
tubercule court, placé à l'origine d'un large sillon qui divise la partie 
antérieure du bord cardinal ; fossette ligamentaire large, échancrée 
sur la lame cardinale ; impression du muscle antérieur courte 
placée très haut vers la cavité du crochet. 

Aj. Loc. Valmondois, le Guépelle, coll. Bernay. Je signalerai un fragment de 
Cuise, trop incomplet pour qu'on puisse le rapporter sûrement à cette espèce (coll. 
de Boury). 

2. — S. angusta [Desh.] (p. 598, pi. XLIX, fig. 1-3). E. S. 
Obs. — Cette espèce n'est pas une Sportella, comme le croyait 

Deshayes; ainsi qu'on peut le voir sur la figure que j'en donne 
(pi. Il, fig. 23), elle a une fossette et une dent latérale obsolète qui 
la classent dans le genre Scintilla. Elle a le bord palléal presque 

(') Le genre Passya est décrit à la page 688 et, d'après MM. Dollfus et Ramond 
(Bibliog . conchyl. tert. Par., p. 18) le fascicule publié en 1860 ne commence qu'à 
la page 705. 



MÉMOIRES 47 

rectiligne, les crochets placés au tiers de la longueur, du côté 
antérieur, et une forme plus atténuée en avant qu'en arrière, ce qui 
la rend peu symétrique. 

r_ £). — Se distingue de la précédente, non seulement par sa forme étroite et 
moins triangulaire, mais par l'effacement de la dent latérale postérieure, par sa 
convexité moindre, par l'absence de bâillement du côté anal, par l'impression 
du muscle antérieur qui descend beaucoup plus bas et qui est bilobée, enfin par 
sa fossette triangulaire bien mieux dessinée, le bord cardinal étant à peine échancré 
en ce point. 

Loc. Le Fayel, valve droite figurée (pi. II, fig. 23), coll. Chevallier. 

3. — S. ambigua {% Desh. (p. 700, pi. XLIX, fig. 13-15). E. M.-E. S. 
R. D. — On la distingue du S. parisiensis par sa forme plus allongée et plus 

symétrique, du S. angusta par sa forme ovale et plus large ; la charnière présente, 
sur la valve gauche, en arrière de la fossette, un petit renflement oblong qui ne 
représente ni une nymphe, ni une dent latérale; l'impression du muscle antérieur 
est placé moins haut que celle du S. parisiensis et elle est moins bilobée que celle du 
S. angusta. 

Aj. loc. Parnes, coll. Chevallier. 

4. — S. halitus [Desh.] (p. 721, pi. LI, fig. 7-9). E. M. 
Obs. — Deshayes a placé cette espèce dans le genre Erycina, 

mais elle a tout à fait la forme des Scintilla et sa charnière, 
examinée de près, s'écarte de celle des Erycina. J'ai cru utile de rec- 
tifier la description de cette espèce et de la figurer (pi. II, fig. 24-26), 

Jolie coquille mince, translucide, inéquilatérale ; côté antérieur 
à peu près égal aux deux cinquièmes de la longueur ; côté postérieur 
largement dilaté et légèrement tronqué ; bord palléal peu courbé, 
parallèle au bord supérieur en arrière des crochets, qui sont petits, 
aigus et peu saillants. Charnière étroite, composée : 1° sur la valve 
gauche, d'une très petite dent oblique, en avant de laquelle se déve- 
loppe, le long du bord, un petit contrefort lunulaire, d'une fossette 
oblique, lunaire et allongée et d'une saillie dentiforme sur le bord 
postérieur; 2° sur la valve droite, d'une petite dent cardinale un 
peu plus grosse que celle de l'autre valve, en avant de laquelle le 
bord supérieur se dédouble et forme un sillon destiné à recevoir le 
contrefort lunulaire delà valve gauche, d'une fossette très étroite et 
d'une dent latérale postérieure, courte et triangulaire, parfaitement 
distincte. Impressions musculaires petites et étroites; impression 
palléale très voisine du bord. 

(') Non S. ambigua, Nyst, in Wood, Suppl. of the Crag moll. 1874, p. 125. 



48 SOCIÉTÉ ROYALE MÀLACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

Dim. Longueur, 13.5 mill.; largeur, lOmill. 

R. D. — Large comme la précédente, elle se rapproche plutôt, par sa fossette, 
du «S. parisiensis, qui est plus étroit et plus équilatéral. 

Loc. Grignon, types figurés (pi. II, fig. 24-26), coll. de M me Loustau; même 
localité, coll. de Boury et Bourdot; Parnes, coll. Bourdot. 

5. — S. minuta, nov. sp. PL II, fig. 27-29. E. M. 

«S 1 , testa minima, trigonida, antice ac postice rotundata, inferne parum incur. 
vota ; umbonibus paulo prominulis ; cardine angusto, unidentato, fossula parva 
notato ; dente laterali haudperspicuo. 

Très petite coquille subtrigone, arrondie aux extrémités, peu 
courbée et presque rectiligne sur le bord palléal ; crochets un peu 
saillants, obtus, placés en arrière du milieu de la longueur; bord 
cardinal extrêmement étroit, portant une dent saillante sur chaque 
valve, et en arrière, une fossette ligamentaire ayant la forme 
d'une cuvette arrondie à laquelle correspond une échancrure du bord 
cardinal ; je ne vois pas de trace de dent latérale, mais le bord 
cardinal est large et épais en arrière de la fossette. Surface interne 
luisante, vernissée, montrant à la loupe des rayons obsolètes plus 
serrés et plus fins que ceux qui caractérisent d'autres espèces. 

Dim. Longueur, 4 mill.; largeur, 2.5 mill. 

R. D. — Cette petite coquille n'est probablement pas adulte; je ne l'aurais donc 
pas décrite sous un nom nouveau, si j'avais pu la considérer comme une variété de 
l'une des précédentes ; mais elle s'en distingue par sa forme triangulaire, par son 
crochet placé un peu en arrière et par sa surface interne très finement rayonnée. 

Loc. Parnes, une valve droite (pi. II, fig. 27-28), coll. Cossmann ; même localité, 
deux valves opposées, la gauche figurée (fig. 29), coll. Bernay; une valve gauche, 
coll. de Boury. 

6. — S. (?) texta, nov. sp. PL IV, fig. 22-23. E. M. 

S. testa minuta , globidosa, ovata, fere œquilaterali; umbone parum producto, 

obtuso ; cardine emarginato, dente unico in valvula dextra, pyramidali, acuto ; 

striis radiantibus ténuissimis ac decussatis ; cicatriculis et inipressione pallii^cix 

perspicuis. 

Petite coquille globuleuse, ovale, obronde, presque équilatérale, 
les deux extrémités étant arrondies, le côté postérieur un peu plus 
atténué; bord palléal régulièrement courbé ; crochet peu proéminent, 
obtus, placé presque au milieu de la longueur, donnant à la coquille 
une forme légèrement triangulaire, parce que les deux côtés du bord 
supérieur sont également déclives. Surface extérieure ornée de très 
fines stries rayonnantes, extrêmement serrées, profondément gravées 
dans le test et élégamment treillissées par des stries d'accroissement 



MÉMOIRES 49 

non moins fines ; charnière étroite et courte, échancrée en arrière du 
crochet par une petite fossette profonde et triangulaire, qui n'est 
presque pas plus large que la dent cardinale ; celle-ci est pyrami- 
dale, pointue, saillante et épaisse, bien détachée du bord antérieur. 
Surface intérieure terne, ne laissant pas apercevoir les impressions 
des muscles et du manteau. 

Dim. Longueur, 4 mill.; largeur, 3.25 mill. 

R. D. — La charnière de cette coquille est voisine de celle des Scintilla; mais la 
forme, l'ornementation, la convexité s'écartent tout à fait de celles des autres espèces 
de même genre ; je ne l'y place donc qu'avec doute. 

Loc. Chaussy, une valve droite (pi. IV, fig. 22-23), coll. Chevallier. 

86 e genre. HINDSIELLA, Stoliczka, 1870 (incertœ sedis). 

Syn. Hindsia, Desh., 1858, p. 693 {non H. et A. Adams, 1850). 
Vasconia, Fischer 1873. 

Obs. — En créant le genre Hindsia, Deshayes ne s'est pas aperçu 
que ce nom avait été antérieurement employé; Stoliczka (loc. cit., 
p. 266) a rectifié, avant le D r Fischer, ce double emploi et a pro- 
posé, pour les coquilles de Féocène parisien, le nom Hindsiella, qu'il 
y a lieu d'adopter. Cet auteur fait, d'ailleurs, observer que ce genre 
n'est pas à sa place dans les ERYGIMDJE; le ligament est externe et 
s'applique sur une nymphe bien distincte ; ce serait donc plutôt parmi 
les GLOSSIDM, à la suite des Anisodonta (sect. Fulcrella), qu'il fau- 
drait probablement classer les Hindsiella-, j'ai même décrit (fasc. I, 
p. 143, pi. II, fig. 29-30) un Anisodonta suicatina très voisin, 
par sa forme extérieure, des Hindsiella. Je n'ai pas fait cette rectifi- 
cation de classement pour deux raisons : d'abord parce que je m'en 
suis aperçu après la terminaison du premier fascicule de ce catalogue, 
ensuite parce que l'animal des Hindsiella est inconnu et que, dans 
ces conditions, il n'est guère certain que ce genre soit mieux à sa 
place parmi les GLOSSIDM que parmi les GALEOMMIDJE, où je le 
laisse provisoirement. 

1. — H. arcuata [Lamk.] (p. 695, pi. LUI, fig. 32-35). E. M.-E. S. 
Aj. loc. Essômes, sables moyens, coll. de Laubrière; le Fayel, coll. Boury. 

2. — H. inaequilobata [Desh.] (p. 695, pi. LUI, fig. 36-38). s. I. 
R. D. — J'ai remarqué, outre les caractères distinctifs cités par Deshayes, que cette 

coquille était toujours ternie par la fossilisation, tandis que la précédente reste 
brillante. 

tome xxn, 1887 4 



50 SOCIÉTÉ ROYALE MÀLACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

3. — H. pustulosa [Desh.] (p. 696, pi. LUI, fig. 29-31). E. M. 

Aj. loo. Houdan, coll. Bezançon. 

4. — H. parisiensis [de Raine.]. PI. II, fig. 30-31. E. S. 
[Bull, de la Soc. géol. deFr., 1884, 3 e série, t. XII, p. 340, pi. XII, fig. 2.) 

Décrite d'après un fragment, cette espèce est méconnaissable, le 
dessinateur l'ayant reproduite comme si elle était entière ; la descrip- 
tion elle-même est incomplète et doit être refaite : 

Coquille assez variable, plus ou moins allongée, arrondie à ses 
extrémités, légèrement sinueuse sur la région dorsale et inéquilaté- 
rale, le côté antérieur étant un peu plus court que l'autre. Bord pal- 
léal à peine excavé par une dépression dorsale large et bifide ; région 
anale limitée par un angle obtus et décurrent. Surface ornée d'un 
guillochage très régulier de côtes obliques et, courbes, dont l'entre- 
croisement découpe des granulations saillantes et arrondies. Cro- 
chets pointus, dominant une ligne cardinale épaisse, sur laquelle on 
aperçoit deux petites dents divergentes, à peine saillantes ; en avant 
et en arrière s'étend, le long du bord, un sillon allongé. Impressions 
musculaires pyriformes ; impression palléale peu éloignée du bord et 
sinueuse comme lui. 

Dim. Longueur, 2.5mill.; largeur, 1.5mill. 

R. D. — Voisine, par son ornementation, de l'espèce précédente, celle-ci s'en 
distingue par sa dépression plus large et moins profonde, par son bord palléal peu 
sinueux, enfin par le sillon antérieur de son bord cardinal. Elle n'a pas la même 
ornementation que YA.jsulcatina. 

Loc. Le Ruel, deux valves (pi. II, fig. 30-31), coll. de Raincourt (communiqué 
par l'École des Mines). 

5. — H. lobata [Desh.] (p. 696, pi. LUI, fig. 23-25). E. M. 

Obs. — Je signale une erreur de la légende des planches, repro- 
duite au renvoi du texte; les figures qui correspondent exactement à 
la description, tant à cause des rides d'accroissement et de la .côte 
existant au fond de la dépression médiane, que pour la grandeur 
des impressions musculaires, sont les figures 23 à 25, et non 26 à 28. 

R t d, — On la distingue du H. inœquilobata par la grandeur et la forme rectan- 
gulaire du lobe antérieur, par la côte qui occupe le fond de la dépression dorsale. La 
valve gauche porte deux petites dents, comme l'espèce suivante. 

Aj. loc. La Ferme de l'Orme, coll. Bezançon (il est probable qu'il y a aussi pour- 
la localité une erreur commise par Deshayes, et que le type emprunté à la collection 
Caillât venait de Grignon et non de Mouchy, que n'avait pas dû visiter Caillât). 

6. — H. lata [Desh.} (p. 697, pi. LIH, fig. 26-28). E. M. 



MÉMOIRES 51 

Obs. — A cette espèce correspondent les fig. 26 à 28, et non les 
fig. 23 à 25, comme l'indique à tort la légende de la pi. LUI. 

R. D. — Plus large, moins profondément échancrée que la précédente; elle est 
plus lisse et elle a les impressions musculaires plus petites. 

Aj. loc. Chaussy, coll. Bernay; Essômes, coll. de Laubrière. 



XXI e famille, ERYCINIDJE. 



87 e genre. LEPTON, Turton, 1822. 

Coquille plate, presque symétrique, ayant la surface généralement 
ornée; charnière large, à échancrure médiane. Type : Solen squa- 
mosus, Mont. M. Monterosato a proposé le genre Neolepton, 1884, 
pour les espèces obliques, striées concentriquement (type : L. sulca- 
tulum) ; je ne crois pas que ces différences vaillent même la création 
d'une section distincte. 

1. — L. textile, Desh. (p. 692, pi. XLÏX, fig. 27-30). E. M.-E. S. 
R. D. — C'est le côté antérieur qui est le plus court et le plus étroit, et non le 

côté postérieur, comme l'indique à tort Deshayes, L'ornementation dé cette espèce 
couvre rarement toute la surface dorsale des valves ; il arrive même souvent qu'une 
partie de cette surface, presque la totalité, est lisse ou simplement sillonnée d'accrois- 
sements irréguliers et que les lames guillochées qui ont valu son nom à cette espèce 
ne se montrent que sur les bords ; la transition se fait alors brusquement. 

Aj. loc. Chaussy, coll. Bernay. Le Fayel, coll. Chevallier. 

2. — L. nitidissimum, Desh. (p. 692, pi. XLIX, fig. 33, 34, 36, 38). E. M. 

R. D. — Il est très difficile d'apercevoir les stries qui ornent cette espèce, mais 
on les devine à l'aspect terne et fibreux de sa surface; à l'inverse de la précédente, 
elle a le côté antérieur un peu plus long que l'autre et se rapproche par là des 
Erycina le plus symétriques ; elle est plus allongée que le L. textile. 

Aj. loc. La Ferme de l'Orme, coll. Cossmann ; Essômes, coll. de Laubrière; 
Chaussy, coll. Bernay; Septeuil, coll. Bourdot. 

3. — L. Isevigatum, Desh. (p. 693, pi. XLIX, fig. 31, 32, 35;. E. î. 
R. D. — Elle a les plus grands rapports avec le L. textile, mais elle n'a pas la 

même ornementation et ses crochets sont placés plus au milieu ; elle est presque 
symétrique, mais le côté antérieur est un peu plus atténué. 

Aj. loc. Cuise, coll. de Boury; Aizy, coll. Bezançon. 

4. — L. pusiolum [Desh.] (p. 726, pi. LU, fig. 1-3). E. S. 



52 SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

Obs. — Deshayes pressentait que cette espèce était plutôt un Lepton 
qu'une Erycina. L'individu de Valmondois que je rapporte à cette 
espèce est très aplati : il mesure 3.5 sur 2.5 millimètres; ce sont 
à peu près les proportions indiquées sur la figure; mais le texte 
mentionne, sans doute à tort, 2 sur 2 millimètres. 

Aj. loc. Valmondois, coll. Bernay ; Caumont, coll. de Laubrière. 

88 e genre. ERYCINA, Lamarck, 1804. 

Coquille généralement ovale, plus ou moins équilatérale ; char- 
nière composée de deux dents latérales écartées et d'une dent cardi- 
nale voisine de la dent antérieure, séparée de la postérieure par une 
fossette triangulaire qui échancre le bord cardinal et qui s'étend 
obliquement en arrière du crochet. 

Obs. — La diagnose que je viens de donner est établie d'après 
Y Erycina pellucida, qui est le seul type qu'on puisse prendre du 
genre de Lamarck, quand on en élague les Syndosmya et les autres 
coquilles qu'il y confondait. En limitant ainsi les caractères des 
Erycina, on arrive à cette conclusion que ce genre n'existe pas dans 
la nature actuelle ; YE. Geoffroyi, que quelques auteurs y rapportent, 
appartient au genre Kellia, qui s'en distingue, comme on le verra 
plus loin, par de bons caractères. 

R. D. — La charnière des Ericyna est excessivement voisine de celle des Lepton; 
elle est cependant plus étroite ; les dents latérales font, pour ainsi dire, partie du 
bord supérieur, tandis que, dans le genre Lepton, il y a une fossette séparative qui 
les en écarte à tel point que ces dents sont quelquefois placées à une distance du bord 
égale au cinquième de la largeur. Il y a aussi moins de symétrie dans la charnière 
des Erycina que dans celle des Lepton, la dent antérieure étant, en général, plus 
rapprochée du sommet que l'autre et tendant déjà à occuper une position que Ton 
peut qualifier de sémilatérale, position qui s'accentue surtout dans les espèces du 
genre Kellia. Enfin, la fossette ligamentaire est moins médiane et n'échancre*pas 
autant la cavité du crochet. Quant à l'ornementation, elle n'a pas le même caractère 
que celle des Lepton, et ne comporte que rarement des stries rayonnantes. 

1. — E pellucida, Lamk. (p. 723). E. M. 

Obs. — Cette espèce doit être considérée comme le véritable type 
du genre Erycina, de Lamarck. Assez épaisse, peu luisante à l'exté- 
rieur, ovale, transverse, subtriangulaire par la saillie de ses crochets 
qui sont presque médians, elle a le côté antérieur un peu plus lar- 
gement arrondi que le côté postérieur; charnière bien développée, 
plus étroite sur la valve gauche que sur la valve droite, comme cela 



MÉMOIRES 53 

a lieu dans toutes les Erycina ; dents latérales longues et triangu- 
laires ; dent cardinale courte et oblique sur la valve gauche ; fossette 
étroite et profonde ; impression du muscle postérieur large et déve- 
loppée, placée un peu plus bas que l'autre ; impression palléale écartée 
du bord. Il existe, dans les sables du Fayel, une variété un peu plus 
courte et plus médiane. L'E. pellucida étant imparfaitement repro- 
duite dans le premier ouvrage de Deshayes, j'en donne une nouvelle 
figure (pi. II, fig. 32-33), d'après des individus de la Ferme de 
l'Orme, coll. Bezançon. 

Aj. loc. Chaumont, coll. Chevallier; Chaussy, coll. Bernay et Bezançon. 

2. — E. arcta, Desh. (p. 723, pi. LU, fig. 33-36;. E. M. 

R. D. — Très voisine de la précédente ; on ne l'en distingue que par sa forme un 
peu moins triangulaire, moins équilatérale et par ses dents latérales plus courtes. 

Aj. loc. Fontenai (Eure), coll. Bezançon; Chaussy, coll. Bezançon et Bernay; 
Vaudancourt, coll. de Boury ; Grignon, coll. Cossmann et Morlet ; Essômes, coll. 
de Laubrière. 

3. — E. grignonensis, Desh. (p. 724, pi. LI, fig. 10-12). E. M. 

Syn. E. vesicularis, Recluz, in Desh., p. 723 [an ead. sp.?). 

R. D. — Très voisine des deux précédentes et surtout de YE. arcta, quand elle 
n'a pas acquis tout son développement, elle est plus inéquilatérale et plus allongée ; 
elle a aussi le côté postérieur atténué, marqué extérieurement d'un pli obtus auquel 
ne correspond aucune troncature du contour; en outre, quand elle avance en âge, 
elle devient complètement ovale, très convexe, et c'est probablement cet état 
adulte que Recluz a voulu désigner sous le nom à'E. vesicularis, avec une description 
insuffisante, sans la figurer et sans citer son gisement. 

Aj. loc. La Ferme de l'Orme, Septeuil, coll. Bezançon; Fillerval i'Oise), coll. 
Cossmann; Parnes, coll. Bernay, Chevallier et Cossmann; Chaussy, coll. Bernay; 
Vaudancourt, coll. Bernay et de Boury. 

4. — E. Defrancei, Recluz (p. 710, pi Ll, fig. 31-34). E. M. 

R. D. — Cette espèce n'est pas rare à Parnes; il est probable qu'on l'a con- 
fondue avec YE. arcta; elle s'en distingue par sa forme plus allongée, plus inéqui- 
latérale; sa largeur est égale aux troiscinquièmesde sa longueur, et son côté antérieur 
est égal aux sept onzièmes de la longueur. Elle a le côté antérieur plus atténué que 
le postérieur; mais ce qui la distingue surtout de YE. grignomnsis, c'est la charnière 
de sa valve droite qui est beaucoup plus mince. 

Aj. loc. Saint-Félix, Fontenai, coll. Bezançon; Chaussy, coll. Chevallier et 
Bernay; Chaumont, coll. Bourdot; Essômes, coll. de Laubrière. 

5. — E. latens, Desh. (p. 712, p. LI, fig. 24-27). E. M.-E. S. 

R. D. — Elle a les deux extrémités également arrondies et le côté antérieur moins 
atténué que l'espèce précédente; mais, ee qui l'en distingue surtout, c'est sa charnière 
bien plus étroite que celle de l'espèce précédente et le peu d'épaisseur de son test; 



54 SOCIÉTÉ ROYALE MÀLACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

elle a les crochets bien moins saillants que YE. grignonensis , le côté postérieur moins 
atténué et plus arrondi. 

Aj. loc. Essômes, coll. de Laubrière ; Parnes, coll. Bernay et Bourdot, Le Fayel, 
coll. Chevallier. 

6. — E. striatissima, Desh. (p. 714, pi. LT, fig. 38-41). E. M. 

R. D. — Voisine de YE. Defrancei, striée comme elle, quoique plus finement, elle 
s'en distingue surtout par sa forme moins ovale, plus pointue en avant, par suite de 
la déclivité du bord supérieur; elle est aussi plus convexe : elle est moins orbicu- 
laire que la précédente, plus convexe et elle a la charnière plus développée. 

Aj. loc. Grignon, la Ferme de l'Orme, coll. Bezançon. 

7. — E. rectilinearis, nov. sp. PI. III, fig. 3-5. E. M. 

E. testa lucida, subtrigona, valde inœquilaterali, postice rotundata, antice 
attenuata ac superne rectilineari, margine palliali parum incurvato ; umbonibus 
liaud prominulis ; cardine perangusto, dente cardinali minimo, dentibus latcra- 
libus tenuibus, in valvula sinistra vix perspicuis . 

Jolie petite coquille mince, fragile, subtrigone et très inéquilaté- 
rale; côté postérieur court, arrondi; côté antérieur égal aux cinq 
huitièmes de la longueur totale, atténué, presque pointu, par suite de 
la déclivité du bord supérieur, qui, en avant du crochet, est complè- 
tement recti ligne et fait un angle avec le contour antérieur, vers 
l'extrémité de la coquille; bord palléal peu courbé; crochets obtus, 
peu saillants; région lunulaire lancéolée, circonscrite par une légère 
dépression; surface brillante, ornée de stries d'accroissement excessi- 
vement fines et de quelques grosses rides d'accroissement assez écartées. 
Charnière très étroite, portant une toute petite dent cardinale et des 
dents latérales minces et allongées que l'on distingue, sur la valve 
gauche, seulement par une étroite rainure du bord. Impressions 
musculaires placées assez haut, peu visibles ; surface interne vague- 
ment rayonnée sur les bords. 

Dim. Longueur, 4.25 mill.; largeur, 3.25 mill. 

R. D. — Au premier abord, j'ai confondu cette espèce avecl'i?. striatissima, dont 
je ne connaissais pas le type ; mais elle a une forme plus triangulaire et elle se dis- 
tingue par son bord supérieur tout à fait rectiligne, tandis que la précédente, si j'en 
juge par la figure et par les individus de Grignon qui paraissent s'y rapporter, est un 
peu plus ovale, moins pointue ; la charnière de notre espèce est aussi plus mince que 
celle dessinée à la figure 40. 

Loc. Mouchy, deux valves opposées (pi. III, fig. 3-5), coll. Baudon. 
*8. — E. irregularis, Recluz (p. 719, pi. LI, fig. 4-6). E. M. 

R. D. — Elle est plus large, plus épaisse et plus aplatie que les précédentes; sa 
forme générale est subquadrangulaire. Je ne l'ai vue dans aucune collection. 



MÉMOIRES 55 

9. — E. Obsoleta, Desh. (p. 720, pi. LUI, fîg. 16-19;. E. M. 
R. D. — Très plate, finement striée, régulièrement arrondie, cette espèce est 

beaucoup moins inéquilatérale que les précédentes et forme la tête d'un embranche- 
ment qui dérive de YE. arda; elle paraît toutefois un peu plus arrondie que cette 
dernière et ses crochets sont placés plus en arrière. Elle n'est pas très rare à 
Fercourt; j'en possède huit valves provenant de cette localité. 

Aj. loc. La Ferme de l'Orme, coll. Cossmann ; Chaussy, coll. Bernay; Essômes, 
coll. de Laubrière. 

10. — E. parvula, Desh. (p. 711, pi. LUI, fig. 1-3). E. S. 
R. D. — Plus bombée que la précédente, marquée en arrière d'un pli anguleux 

tout à fait caractéristique, elle aies dents latérales bien développées, plus courtes et 
plus larges que ne l'indique la description de Deshayes. Par sa convexité et par sa 
charnière, elle se rapprocherait davantage de YE. slriatissima ; mais elle est plus 
régulièrement ovale et moins inéquilatérale ; elle est moins allongée et plus équila- 
térale que YE. Defrancei. 

Aj. loc. Jaignes, coll. Cossmann; Essômes (éoc. sup.)> coll. de Laubrière et 
Bezançon ; Verneuil, Marines, coll. Bezançon; le Guépelle, coll. Bernay, Baudon et 
de Boury, le Fayel, coll. Chevallier. 

11. — E. ruellensis, mm. sp. PI. III. fig. 11-13. E. S. 
E. tenta minuta, nitida, parum convexa, oblonga, valde inœquilaterali , latere 

postico attenuato, obliquiter subtruncato ; latere antico rotundato, margine palliait 
vioo curvilineari ; cardine crassissimo, dente cardinali obliquo, fossula lata, den- 
tibus lateralibus trigonis, maximis, acutis, in valvula dextra sulco lato a margine 
separatis ; cicatriculis rotundis, grandibus, valde impressis. 

Petite coquille peu convexe, épaisse, oblongue, très inéquilaté- 
rale; côté antérieur arrondi, égal aux deux tiers de la longueur; 
côté postérieur plus atténué, déclive en arrière du crochet, sub- 
tronqué et obliquement anguleux vers le bas ; bord paliéal à peine 
courbé, presque parallèle au bord supérieur; crochets pointus, sans 
saillie. Surface lisse et brillante. Charnière très épaisse, même sur 
la valve gauche; dent cardinale oblique et assez* courte, accompagnée 
d'une fossette ligamentaire large et profonde; dents latérales très 
développées, triangulaires, pointues à leur extrémité, séparées du 
bord, sur la valve droite, par un large sillon destiné à recevoir les 
dents calleuses de la valve gauche. Impressions musculaires profon- 
dément gravées dans le test, arrondies, grandes et placées assez bas ; 
impression palléale écartée du bord. 

Dim. Longueur, 4.5mill.; largeur, 3 rnill. 

R. D. — Il est impossible de rapporter cette coquille à YE. parvula, dont elle a 
un peu la forme ; inéquilatérale comme celle-ci, elle est bien plus aplatie, plus 
allongée encore et elle a le bord paliéal moins courbé, la charnière plus épaisse et 
les dents latérales moins cachées par le bord supérieur, plus semblables à celles d'un 



56 SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

Lepton. Quant à YE. Bernayi, il est beaucoup plus larg^, inoins inéquilatéral et il 
a la charnière bien moins développée. Notre espèce a la forme des Laubriereia, 
mais elle s'en distingue par sa charnière, qui est bien celle des Erycina. 

Loc. Le Ruel, cinq valves (pi. III, fig. 11-13), coll. Bernay; coll. de Boury. 

12. — E. Foucardi, Desh. (p. 721, pi. LU, fig. 10-13). E. I. 
Syn. E. squama, Desh., p. 720, pi. LUI, fig. 20-21. 

Obs. — Deshayes avait indiqué la réunion probable de ces deux 
espèces ; je conserve le nom Foucardi, quoique ce soit le second dans 
l'ordre des descriptions, parce que Deshayes a lui-même désigné 
YE. squama comme une forte variété de l'autre espèce, qui est d'ail- 
leur variable comme toutes les espèces répandues. 

R. D. — Ses sillons, sa forme aplatie, tronquée et courte en arrière, son bord 
palléal peu courbé, sont caractéristiques et ne permettent pas de la confondre avec 
Ti?. obsoleta, qui est l'espèce la plus voisine. 

Aj. loc. Jaulzy, coll. Morlet. 

13. — E. longidentata, Desh. ( v . 722, pi. LU, fig. 27-29). E. I. 

R. D. — Ce n'est pas seulement par l'absence de sillons sur la surface dorsale qu'on 
distingue cette espèce de la précédente, mais encore par sa forme plus régulière, 
plus équilatérale, moins tronquée en arrière ; quant à la charnière, elle est à peu 
près la même dans les deux espèces. 

Aj. loc. Cuise, coll. Cossmann, Bezançon et de Boury; Aizy, coll. Cossmann. 

14. — E. transversaria, nov. sp. PI. III, fig. 9-10. E. S. 
E. testa lœmgata, parum convexa, ovato-transversa, subœquilaterali , angulo 

obsoleto postice notata, umbonibus haud prominulis ; dente cardinali minuto, 
obliquo ; dentibus lateralibus crassis, parum remotis. 

Coquille médiocrement convexe, ovale, allongée dans le sens 
transversal, presque également arrondie à ses extrémités, quoique 
le côté postérieur soit cependant un peu plus atténué ; crochets sans 
saillie, déprimés, placés à très peu près au milieu de la longueur de 
la coquille; surface extérieure lisse, terne, marquée en arrière d'un 
angle décurrent très obsolète. Charnière assez épaisse, composée 
d'une toute petite dent cardinale, obliquement placée en avant d'une 
fossette profonde et triangulaire, et de deux fortes dents latérales 
peu écartées, bien visibles, même sur la valve gauche. Impressions 
des muscles arrondies, placées assez bas à l'intérieur des valves. 

Dim. Longueur, 5.5 mill.; largeur, 4.25 mill. 

R. D. — Plus équilatérale que YE. longidentata, cette espèce se rapproche un peu 
de YE. grignonensis ; elle a cependant les crochets. placés plus au milieu, le côté anté- 
rieur moins largement arrondi et elle est moins convexe : quant kYE. Lamarcki, il est 
bien plus triangulaire et plus court ; YE. Bernayi est plus inéquilatéral, plus 
quadrangulaire et a le bord palléal bien moins arqué. 



MÉMOIRES 57 

Loc. Le Fayel, assez rare (pi. III, fig. 9-10), coll. Chevallier; même localité, coll. 
Bourdot. Valmondois, coll. Bernay. 

15. — E. trigonularis, Desh. (p. 722, pi. L, fig. 18-20). E. M.-E. S. 
R. D. — On le reconnaît aisément à sa forme triangulaire, à sa charnière courte 

et épaisse, à son bord palléal à peine courbé. 

Aj. loc. Parnes, coll. Bourdot; Essômes, coll. de Laubrière ; Chaussy, coll. 
Bernay; Vaudancourt, coll. de Boury. 

16. — E. parisiensis, Recluz (p. 718, pi. LU, fig. 17-19). E. M. 
R. D. — Remarquable par sa forme haute, aplatie, obronde et triangulaire, par 

ses dents courtes, saillantes et presque semilatérales ; le côté antérieur est plus 
allongé que l'autre, mais il est loin d'atteindre les deux tiers de la longueur, comme 
l'indique Deshayes. La valve gauche porte, comme l'autre, des dents fortes et voisines 
du crochet, avec une fossette ligamentaire très peu profonde, presque superficielle. 
Elle n'est pas excessivement rare à Parnes, où M. Bernay a recueilli un certain 
nombre d'exemplaires des deux valves. Elle se distingue des jeunes individus de 
YE. pellucida par sa forme anguleuse du côté postérieur et par sa charnière courte. 
Aj. loc. Montainville, coll. Morlet. 

17. — E. Bernayi, Desh. (p. 717, pi. L, fig. 1-4). E. S. 
Obs. — Cette espèce est commune au Guépelle dans une couche 

de peu d'épaisseur, où les coquilles ont une couleur violette. La 
figure donnée par Deshayes représente à tort (je l'ai vérifié sur le 
type) une coquille équilatérale, et la description lui attribue, avec 
raison, un côté antérieur égal aux trois cinquièmes de la longueur ; 
elle est, en effet, inéquilatérale, et le crochet, pointu, mais petit et 
peu gonflé, est placé bien en arrière de la ligne médiane. J'ai figuré 
une valve droite (pi. X, fig. 34-35). 

R. D. — On pourrait la confondre avec YE. par vida, qui se trouve aussi au 
Guépelle ; mais elle s en distingue par son bord palléal presque r ( ectiligne, par une 
forme subquadraugulaire et non ovale, par ses crochets plus petits, moins gonflés, 
par ses dents latérales plus étroites, plus écartées, moins courtes. 

Aj. loc. Le Guépelle, type figuré (pi. X, fig. 34-35), coll. Bernay; même localité, 
coll. Bezançon, de Boury et Morlet; Verneuil, coll. Morlet. 

18. — E. calyculata, Baudon (p. 716, pi. LU, fig. 37-40). E. M. 

R. D. — Se distingue par sa forme subquadrangulaire et par la troncature obtuse de 
son contour anal ; elle est bien plus équilatérale que YE. parisiensis et bien moins 
arrondie que YE. obsoleta, qui a, d'ailleurs, le crochet plus saillant et placé plus en 
arrière; enfin, elle est subquadrangulaire et non pas triangulaire comme YE. pel- 
lucida et elle a, en outre, les dents latérales plus voisines du crochet. 

Aj. loc. Fillerval (Oise), coll. Cossmann ; Saint- Félix, coll. Baudon, Château- 
Rouge, coll. Morlet. 

19. — E. affinis, Desh. (p. 716, pi. LU, fig. 4-6). E. I. 
R. D. — Orbiculaire et symétrique quand elle est jeune, cette espèce très variable 



58 SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

s'allonge et devient inéquilatérale quand elle avance en âge: il est donc difficile 
d'indiquer par quels caractères elle se distingue de ses congénères ; elle n'a pas le bord 
palléal aussi courbé que l'indique la figure de l'ouvrage de Deshayes. Elle est plus 
haute, plus large, un peu moins inéquilatérale que YE'. ïongidcntata que l'on ren- 
contre dans les mêmes gisements : cependant, pour quelques individus d'Aizy, on 
éprouve un réel embarras quand il s'agit de les attribuer isolément à l'une ou à l'autre 
de ces espèces; elle est moins inéquilatérale et plus aplatie que YE. Bcmayi. 
Aj. loc. Cuise, coll. Cossmann ; Hérouval, coll. Chevallier et de Boury. 

20. — E. prisca, deLaitb., mss. PL III, fig. 16-18. E. I. I. 
E. testa tenui, fragili, ovato-oblonga, transversa, subœquilaterali ; laterc antico 

paulo longiore, poslico Jatiore, eequaliter obtuso; umbonibus.proeminentibus, acutis, 
parum dbliquis ; margine cardinali angustà, in utraque valvula unidentato; den- 
tibus lateralibus in valvula dext ta crassiuscvlis, in sinistre, simplici frics, obsoletis ; 
cicatricidis muscularibus minimis, margine reffîotis. 

Coquille mince, fragile, ovale-oblongue, subéquilatérale, presque 
symétrique; côté antérieur un peu plus long que l'autre et très obtus; 
côté postérieur un peu plus large et terminé par une courbure demi- 
circulaire. Crochets pointus, assez proéminents; surface lisse, étagée 
par quelques accroissements. Bord cardinal très étroit, présentant, 
sur chaque valve, une dent cardinale redressée, saillante sur la valve 
droite, obsolète et un peu oblique dans la gauche; dents latérales 
beaucoup plus prononcées dans la valve droite que dans l'autre; 
impressions musculaires placées assez haut clans l'intérieur des valves; 
il est impossible d'en reconnaître la forme certaine. 

Dim. Longueur, 7 mill.; largeur, 5 mill. 

R. D. — Se rapproche surtout de YE. affinis, mais elle est plus large, plus équila- 
térale et surtout plus triangulaire ; les dents latérales sont, sur la valve droite, 
beaucoup plus épaisses. 

Loc. Chàlons-sur-Vesle, type figuré (pi. III, fig. 16-18), coll. de Laubrière. 

21. — E. Recluzi, Desh. (p. 715, pi. LI, fig. 17-20). E. M. 
R. D. — Elle est plus régulièrement elliptique que les précédentes et elle a le 

bord palléal plus courbé ; je ferai remarquer, d'après un individu que je possède v de 
Parnes, que le bord cardinal est un peu plus échancré que ne l'indique la figure 
donnée par Deshayes. 

A.j. loc. Essômes, coll. de Laubrière. 

22. — E. tenuicula, Desh. (p. 724, pi. L, fig. 28-30 et 42 . E. M. 
Obs. — La valve gauche porte une dent antérieure c.urte, sail- 
lante et triangulaire, une dent postérieure étroite, allongée et écartée, 
enfin, une très petite dent cardinale. 

R. D. — Plus arrondie et bien plus large que YE. Recluzi, elle i les crochets 
plus saillants et plus gonflés, le bord cardinal profondément échancré ; c î la distingue 
de YE. arda par une forme plus symétrique. 



MÉMOIRES 59 

23. — E. Lamarcki, Recloz p. 725, pi. LU, fig. 30-32. E. S. 
R. D. — Elle a quelques rapports avec YE. / mais elle oins 

inéquilatérale et un peu moins haute: elle a la forme plus triangulaire, plus 
courte et plus inéquilatérale que YE. pelluctda, auquel elle ressemble beaucoup. 

Aj. loc. Le Guépelle, coll. Bernay, Bezançon et Baudon : - Fayel, coll. Cheval- 
lier : Verneuil, coll. Morlet ; le Ruel, coll. Bernay. 

24. — E radiatula, Desh. p. 1 '-. pi. Lffl, fig. 10-12 . E. M. 

Obs. — La charnière de cette espèce ne permet pas de la clas i 
ailleurs que dans le genre Erycina; ses stries rayonnantes, visibles 
surtout quand le test est usé, ne sont pas une anomalie aussi grande 
qu'on pourrait le croire; avec un très fort grossissement, on en 
constate l'existence sur plus d'une espèce d'Erycina ; ces stries sont 
seulement ici plus fortement gravées que dans les aut: 

R. D. — La coquille est large et haute comme les précédentes, et elle a les 
croche:.? très saillants ; mais elle est inéquilatérale, le côté antérieur étant plus 
allongé que le postérieur, qui est marqué d'un pli rayonnant très accentué. Je figure 
une valve droite de Houdan (pi. III, fig. 12;, coll. Morlet. 

Aj. loc. Vaudancourt, coll. Bernay 

25. — E. semipecten, non. sp. Pi. ILT, fig. 14-15. E. I. I.-E. M. 
E. testa obliqua, inœqutlaû subtrigont . . 

: posticc idato, margine païïiali laie : . nulis 

parum acv.tis ; cariais anti 

denticulantibus ; plicis postïcis nonnullis obi 'ofunde 

ginato; dente cardinali pofrecto,acuto, dentibus îateralîbi 

Petite coquille lisse, subtriangulaire par la saillie du crochet, un 
peu oblique dans son ensemble, inéquilatérale; côté antérieur égal 
aux cinq neuvièmes de la longueur, plus atténué par suite de la décli- 
vité de son bord supérieur : côté postérieur largement arrondi, de 
même que le bord palléal, auquel il se relie par une courbe régulière. 
Surface extérieure marquée, sur le àos, :1e stries d'accroissement 
peu visibles, portant en avant quatre petites carènes rayonnantes qui 
forment des gradins aplatis et subimbriqués auxquels correspondent 
des échancrures du contour inféro- antérieur ; à l'arrière, on distingue 

('■) J'avais d'abord rapporté à cette espèce une coquille du bruxellien, que ina 
autrefois donnée M. Vincent, sous le nom d'E. orbicularis. Elle est arrondie, ovale, 
elle a les crochets peu saillants et presque médians ; eUe ne se rapproche de YE. radia- 
tula que par ses stries rayonnantes, son pli postérieùi et - charnière épaisse. Je 
ne crois pas qu'on puisse la confondre avec l'espèce du bassin de Paris et je propose 
pour elle le nom E. Vincenti. Je la figure, d'ailleurs, pour que le lecteur piiiï 
apprécier les différences qui la séparent de YE. radiatula pi. III, fig. 19-2 



60 SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

vaguement quelques plis rayonnants très obsolètes, qui ne modifient 
pas le contour postérieur. Crochets peu pointus, un peu saillants; 
charnière portant, sur la valve droite, une dent très saillante qui se 
dresse perpendiculairement au plan de la coquille et en arrière de 
laquelle la fossette ligamentaire, oblique et très allongée, échancre 
le bord jusque sous le crochet ; dents latérales allongées et inégales ; 
l'antérieure, plus courte, ne commence qu'à une certaine distance du 
crochet; l'autre, très longue, surmonte la fossette du ligament et 
s'étend jusqu'à la moitié du contour postérieur. Impressions des 
muscles peu visibles; les crêtes extérieures se répètent obscurément 
sur la surface interne. 

Dim. Longueur, 4.5 mill.; largeur, 4 mill. 

R. D. — Cette singulière coquille s'écarte des autres Erycina par l'ornementation, 
tout à fait anormale de sa surface; je l'aurais classée dans le genre suivant, si elle 
n'avait exactement la charnière et la forme des Erycina. 

Loc. Chaumont, une valve droite (pi. III, fig. 14-15), coll. Chevallier. Chenay, 
une valve gauche, coll. de Laubrière. 

*26. — E. (?) passyana, Desh. (p. 709, pi. LU, fig. 7-9). E. I. 

Obs. — Je ne connais pas le type de cette espèce, de sorte que je 
ne puis me prononcer sur son classement générique. D'après la 
description, elle aurait une charnière iï Erycina, à dents latérales 
allongées, avec une petite dent cardinale; la figure 7 représente, au 
contraire, une charnière qui a quelque affinité avec celle des Kellia. 
La forme de cette coquille est cependant inéquilatérale et plus courte 
en arrière, ce qui n'a jamais lieu dans les Kellia ; d'autre part, la sur- 
face extérieure (fig. 8) porte quelques plis rayonnants très obsolètes, 
dont le texte ne fait pas mention. En présence de ces caractères 
hybrides et contradictoires, on ne pourrait se prononcer qu'en étu- 
diant l'unique valve qui a servi de type à Deshayes. 

89 e genre. KELLIA, Turton, 1822. 

Coquille suborbiculaire ou subtrigone, inéquilatérale, ayant le côté 
antérieur plus court que l'autre ; charnière composée de deux dents 
semilatérales, inégalement distantes du crochet, la dent antérieure 
étant placée presque sous le crochet et formant un talon saillant qui 
limite l'échancrure de la fossette ligamentaire; quelquefois il existe 
une seconde dent cardinale très rapprochée de la dent antérieure; 
fossette peu allongée, surtout sur la valve droite, et formant sur le 



MÉMOIRES 61 

bord cardinal une échancrure arrondie, placée sous le crochet et dont 
le plan est souvent à peine plus bas que celui de la lame cardinale. 
Le type est l'espèce vivante Mya suborbicularis, Mont. , d'après Wood 
qui, dans son Supplément (Crag. MolL, p. 120), a rectifié l'indication 
qu'il avait primitivement donnée dans le corps de l'ouvrage. 

R. D. — Les caractères qui séparent ce genre des Erycina paraissent, au premier 
abord, si peu tranchés, que plus d'un conchyliologue — et notamment Stoliczka 
(loc. cit., p. 263) — a réuni les deux genres. D'autres, comme Weinkauff (Conch. 
d. Mittelm., p. 180), proposent de conserver le nom Kellia pour les espèces 
vivantes, et Erycina pour les espèces fossiles. Cette conclusion n'est qu'à moitié 
exacte : on a vu, à propos du genre Erycina, que la diagnose de Lamarck ne doit 
être appliquée qu'à des espèces fossiles ; mais la réciproque est loin d'être vraie, car 
il existe, dans le bassin de Paris, un certain nombre d'espèces qui sont à peu près 
identiques au Kellia suborbicularis et au K. Geoffroyi. Les différences qui existent 
dans la charnière de ces espèces, quand on les compare à YE. pellucida, me parais- 
sent suffisantes pour motiver la séparation du genre Kellia; en effet, elles ont des 
dents semilatérales, et non des dents latérales ; la dent cardinale, quand il y en a 
une, n'a pas la forme globuleuse et saillante de celle des Erycina; enfin, la fossette 
ligamentaire est plus arrondie, moins profonde et ne se creuse pas autant en pointe 
triangulaire sous le crochet. La forme générale de la coquille peut elle-même servir, 
à première vue, à distinguer les deux genres : les Erycina sont orbiculaires et, 
quand elles ne sont pas équilatérales, c'est le côté antérieur qui est le plus long; au 
contraire, les Kellia sont plutôt subtriangulaires ou obrondes et le côté antérieur est 
généralement le plus court. J'ai subdivisé ce genre en cinq sections. 

l re section. Kellia, sensu stricto. 

Forme triangulaire ; charnière munie d'une dent cardinale rudi- 
mentaire; surface unie; c'est à cette forme que se rapporte le 
K. Geoffroyi vivant dans la Méditerranée . 

1. — K. subtriangularis [Desh.J (p. 706, pi. L, fig. 34-37). E. S. 
Obs. — Équilatérale, ayant le bord palléal à peu près rectiligne 

et la surface brillante, cette espèce a bien la charnière des Kellia, 
avec une dent cardinale rudimentaire sur la valve gauche et, au delà 
des dents semilatérales, deux sillons longitudinaux qui se prolongent 
jusqu'aux extrémités du bord supérieur. Il y a peu d'espèces où les 
dents antérieures soient aussi rapprochées ; sur la valve droite, elles 
sont presque parallèles, l'antérieure perpendiculaire au bord ; il y a 
plus de divergence sur la valve gauche, mais elles sont moins écartées 
que dans les autres espèces du même groupe. 

Aj. loc. Verneuil, coll. Morlet; le Fayel, coll. Chevallier. 

2. — K. SOlidula [Desh.] (p. 707, pi. L, fig, 31-33). E. S. 



62 SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

Obs. — La surface extérieure porte souvent, vers le bord palléal, 
quelques plis onduleux très obsolètes. 

R. D. — Triangulaire comme la précédente, cette espèce est beaucoup plus haute 
et a, en général, les crochets placés plus en avant; sur la valve droite, les dents sont 
plus écartées, et sur la valve gauche, la dent cardinale est bien plus saillante, tandis 
que la dent semilatérale antérieure est presque confondue avec la saillie du bord 
supérieur; enfin, les sillons marginaux sont moins allongés, moins profonds. J'ai 
figuré, du Guépelle, la valve gauche qui n'est point dessinée dans l'ouvrage de 
Deshayes (pi. III, fig. 23), coll. de Boury. 

Aj. loc. Le Fayel, coll. dé Boury et Bernay. 

3. — K. signata [Desh ] (p. 708, pi. LU, fig. 20-22). E. M. 
Obs. — La figure 21 de l'ouvrage de Deshayes ne représente pas la 

petite dent cardinale rudimentaire dont il est fait mention dans la 
description; je ne la vois pas, d'ailleurs, sur les individus de Ghau- 
mont et d'Ully-Saint-Georges, que je rapporte à cette espèce, quoi- 
qu'ils n'aient pas absolument la. forme dessinée à la figure 21 ; ils 
paraissent moins tronqués en arrière, plus triangulaires et répondent 
mieux à la description, quoiqu'ils portent, à l'intérieur, des stries 
rayonnantes. Il en résulte que la forme d'après laquelle j'ai établi 
les rapports et différences est intermédiaire entre la description et la 
figure données par Deshayes pour YE. signata ; aussi il m'a paru 
nécessaire de reproduire la valve droite (pi. III, fig. 27). 

R. D. — Elle est encore plus haute et plus convexe que le K. solidula, moins 
équilatérale et plus convexe que le K. œquilateralis . 

Aj. loc. Parnes, valve figurée (pi. III, fig. 27), coll. Bernay. 

4. — K. sequilateralis, nov. sp. PI. IV, fig. 1-3. E. S. 
K. testa nitida, tenui, œquilaterali, trigona; umbonibus liaud prominidis ; 

marginc palliait paululum convexo; cardine angusto, dente cardinali vix per- 
spicuo, dentibus semilateralibus remotis; impressione pallii margini proxima. 

Coquille mince, fragile, presque équilatérale et régulièrement 
triangulaire, les crochets peu saillants étant placés peu en avant de 
la ligne médiane et les extrémités étant également arrondies ; bo v rd 
palléal un peu convexe; surface extérieure brillante, marquée de 
stries d'accroissement fines et irrégulières. Charnière composée : 
1° sur la valve gauche, d'un rudiment de dent cardinale, d'une toute 
petite dent semilatérale antérieure et d'une longue dent postérieure 
presque confondue avec le bord ; 2° sur la valve droite, de deux dents, 
dont l'antérieure, perpendiculaire au bord, est placée sous le crochet, 
tandis que l'autre, mince et courbée en forme de massue, s'écarte 
obliquement vers le côté postérieur et se termine par un bouton sail- 



MÉMOIRES 63 

lant. Impressions des muscles arrondies et placées extrêmement haut 
à l'intérieur des valves; ligne palléale très rapprochée du bord. 

Dim. Longueur, 6.5 milL; largeur, 6.5 mill. 

R. D. — Je ne me suis décidé à séparer cette espèce qu'en constatant l'impossi- 
bilité de la rapporter à aucune des précédentes : elle est plus équi latérale que le 
K. solidula, bien plus haute que le K. subtriangularis ; elle a le bord pailéal plus 
courbé que ces deux espèces ; enfin sa charnière est bien différente, plus ouverte que 
celle du K. subtriangularis, dénuée de la dent saillante du K. solidula, et ayant la 
dent semilatérale de la valve droite placée directement sous le crochet ; enfin elle est 
plus aplatie et plus équilatérale que le K. signata. 

Loc. Le Ruel, peu commune; types figurés (pi. IV, fig. 1-2), coll. Cossmann ; 
fig. 3), coll. de Boury; Crênes, coll. Morlet. 

5. — K. Laubrierei, nov. sp. PI. III, fig. 35-36. E. I. 

K. testa lœvigata, convexa, ovato-trigona, obliqua, inœquilaterali , antice atte- 
nuata, postice late rotundata; umbone-obtuso, parum prominulo, antice producto, 
margine palliali parum incurvato, incrassato ; cardine mediocriter emarginato , 
dente cardinali obtusiusculo, dentibus semilateralibus brevibus; cicatriculis rotun- 
datis, alte impressis. 

Coquille convexe, ovale, un peu triangulaire, inéquilatérale, 
oblique; côté antérieur un peu plus grand que le tiers de la longueur, 
ovale et plus atténué que le côté postérieur, qui est assez largement 
arrondi, sans être anguleux ni tronqué; crochet petit, peu saillant, 
obtus, incliné en avant; bord pailéal peu courbé, épaissi, à l'inté- 
rieur de la valve,, par un rebord qui va se joindre au bord cardinal. 
Surface extérieure lisse, brillante, marquée de stries irrégulières 
d'accroissement; charnière portant, sur la valve gauche, la seule qui 
soit connue, trois dents : l'antérieure semilatérale, courte, oblique, 
saillante et pointue; la médiane obtuse et se confondant avec la lame 
cardinale; la postérieure semilatérale, peu allongée, semblable aune 
nymphe, limitant une fossette ligamentaire à peine creusée et très 
étroite; de part et d'autre de ces dents, le bord supérieur est divisé 
par un sillon superficiel qui fait le tour de la valve. Impressions 
musculaires arrondies, placées très haut ; surface intérieure rayonnée. 

Dim. Longueur, 6.5 mill.; largeur, 5.5 mill. 

R. D. — Plus convexe que le K. solidula, plus arrondie que le K. subtriangularis , 
elle se distingue du K. signata par sa forme plus orbicuîaire et par ses stries moins 
marquées à l'intérieur du test. 

Loc. Liancourt, une valve (pi. III, fig. 35-36), coll. de Laubrière. 

6. — K. Chevallieri, nov. sp. PL III, fig. 39-40. E. S. 

K. testa complanata, lucida, tenui, ovato-transversa, obliqua, inœquilaterali; 



64 SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOCxIQUE DE BELGIQUE 

umbone parum prominulo ; cardine minutissimo, tridentato; dentibus anterioribus 
proximis ; dente postico elongato, angusto. 

Petite coquille déprimée, mince, ovale, allongée dans le sens trans- 
versal, oblique et inéquilatérale, plus courte du côté antérieur, qui 
n'occupe que le tiers de la longueur, subtronquée du côté postérieur; 
crochet peu proéminent, formant un petit bouton obtus, incliné en 
avant. Surface extérieure lisse, polie, très brillante, un peu angu- 
leuse vers la région anale. Charnière extrêmement étroite, munie, 
sur la valve gauche, la seule qui soit connue, de trois dents : les 
deux antérieures très rapprochées, presque parallèles, pointues et 
saillantes, quoique très petites ; la postérieure allongée contre le bord 
supérieur ; fossette ligamentaire à peu près nulle. Impressions des 
muscles peu visibles. 

Dim. Longueur, 5.5 mill.; largeur, 4.5 mill. 

R D. — Il est impossible de rapporter cette espèce à aucune des précédentes ; elle a 
une forme cyrénoïde tout à fait particulière; sa charnière la rapproche du groupe 
des Pythina; mais elle ne porte pas de trace de plis rayonnants; ses dents sont 
d'ailleurs très peu développées et sa fossette est presque nulle. 

Loc. Le Fayel, une valve (pi. III, fig. 39-40), coll. Chevallier. 

7. — K. elliptica, nov. sp. PI. IV, fig. 11-12. E. M. 

K. testa ovato-transversa, mediocriter convexa, antice ac postice rotundata; 
umbone fere mediano, parum prominulo; intus et extus nitida, obsoletissime 
radiata; cardine angusto, emarginato ; in valvula sinistra dente anteriore trans- 
verso, bilobato; dente semilaterali postico elongato, recto. 

Petite coquille ovale, transverse, médiocrement convexe, arrondie 
sur le bord palléal et à ses extrémités, ayant le côté antérieur un peu 
plus atténué que l'autre et les crochets peu proéminents, placés à peu 
près au milieu de la longueur, formant une petite saillie obtuse sur le 
bord supérieur qui est régulièrement arqué. Surface extérieure bril- 
lante, obscurément marquée de très fins rayons, qu'il faut presque 
deviner, même à la loupe. Charnière très étroite comportant, sur la 
valve gauche, une forte dent transverse bilobée en avant de l'échan- 
crure cardinale ; les deux lobes sont divergents ; en arrière de la fos- 
sette, s'étend une dent semilatérale, peu saillante, droite et allongée. 
Surface interne vaguement rayonnée ; impressions musculaires 
grandes et allongées. 

Dim. Longueur, 4.5 mill.; largeur, 3.5 mill. 

R. D. — La forme équilatérale et ovale de cette espèce lui fait une place à part 
dans le groupe des Kellia; elle a l'aspect d'une Erycina, mais elle n'en a pas la 
charnière ; elle n'a pas les plis externes qui caractérisent les espèces du groupe 



MÉMOIRES 65 

suivant et, en particulier, le K. pauciplicata, avec lequel on pourrait la confondre, 
quoiqu'elle soit plus ovale et plus équilatérale. 

Loc. Les Boves, une valve gauche (pi. IV, fig. 11-12), coll. Chevallier; Parnes, 
deux valves gauches, coll. Bernay. 

2 e section. Pythina, Hinds, 1844. 

Coquille subtrigone, ornée de sillons divariqués et rayonnants; 
charnière composée, sur la valve droite, de deux dents et, sur la valve 
gauche, de trois dents; les dents postérieures sont semilatérales et 
très voisines du crochet; le bord cardinal est, entre elles, très fortement 
échancré pour l'insertion du ligament. Type : P. Deshayesi, Hinds. 

R. D. — Conformément à l'opinion de M- Tryon, et contrairement à celle de 
Stoliczka, je ne fais des Pythina qu'une simple section du genre Kellia, dont le nom 
est, d'ailleurs, antérieur : le K. solidula a une charnière à peu près identique à celle 
du P. ovoïdes et quelques traces de plis rayonnants qui marquent la transition d'un 
groupe à l'autre. 

8. — K. eoceenica [de Raine.]. PL III, %. 24-26. E. S. 

(Bull, de la Soc. géol. de Fr., 1884, 3 e série, t. XII, p. 341, pi. XII, fig. 1.) 

Coquille subtrigone, plus courte en avant qu'en arrière, arrondie et 
également atténuée à ses extrémités; bord palléal presque rectiligne; 
crochets peu saillants, obtus, placés aux trois huitièmes de la 
longueur, du côté antérieur. Surface ornée : 1° de très fines ponc- 
tuations, qu'on n'aperçoit qu'avec un fort grossissement; 2° de six à 
huit larges sillons bifurques, divariqués et rayonnant vers les extré- 
mités, sans atteindre le sommet et sans s'étendre sur le milieu de la 
surface dorsale. Charnière composée : 1° sur la valve droite, de 
deux dents semilatérales très rapprochées, l'antérieure presque sous 
le crochet, la postérieure obliquement inclinée et plus allongée ; entre 
elles, s'échancre une large fossette ligamentaire; 2° sur la valve 
gauche, de trois dents, la médiane tuberculeuse et courte, l'anté- 
rieure oblique et assez courte, séparée de l'autre par une petite 
fossette triangulaire, la postérieure écartée, allongée, semilatérale, 
séparée de la médiane par l'échancrure ligamentaire. Impressions 
musculaires arrondies, placées très haut; impression du manteau 
écartée du bord, non frangée, comme l'indique à tort la figure du 
Bulletin de la Société géologique de France. 

Dim. Longueur, 7.5 mill.; largeur, 5.5 mill.; ces proportions diffèrent un peu de 
celles indiquées par l'auteur (8 sur 5) ; la figure qu'il en donne est inexacte et 
représente une coquille trop haute. 

TOME XXII, 1887 5 



66 SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

R. D. — Très voisine de l'espèce vivante, celle-ci ne s'en distingue que par sa 
forme moins inéquilatérale et par son côté antérieur plus atténué. 

Loc. Le Ruel, toutes les collections; types figurés (pi. III, fig. 24-26), coll. Cossmann. 

9. — K. ovoides, nov. sp. PI. III, fig. 21-22. E. S. 
K. testa grandi, ovata, inœquilaterali, antice jpaulo angustiore et attenuata, 

postice rotundata ; margine pdlliali incurvato; umbonibus obtusis antice declinatis; 
extus lœvigata et plicis obtusis radiatim ad marginem notata; cardine angusto; 
dentibus cardinalibus antice duobus, in valvula sinistra, dente posteriore elongato 
et triangulari; fossula minima emarginata ; cicatricula postica magna, antica 
circulari et parva . 

Belle coquille, assez épaisse, grande pour le genre auquel elle 
appartient; ovoïde et convexe, inéquilatérale, plus courte et un peu 
plus atténuée du côté antérieur ; côté postérieur largement arrondi ; 
bord palléal curviligne et cependant peu convexe ; crochet obtus et 
arrondi, placé au tiers de la longueur du côté antérieur. Surface 
extérieure lisse, brillante, marquée de stries irrégulières d'accrois- 
sement et de larges plis obsolètes, rayonnants, visibles surtout du 
côté postérieur et vers la région palléale, dont ils festonnent le 
contour; ces plis se répètent vaguement à l'intérieur de la coquille 
et correspondent à des rayons tracés sur la surface interne du test. 
Charnière composée, sur la valve gauche, la seule connue, de trois 
dents, les deux antérieures voisines et divergentes comme les 
branches d'un À, la postérieure semilatérale, triangulaire, saillante, 
parallèle au bord et séparée des deux autres par une petite fossette 
située au fond d'une large échancrure de la lame cardinale. Impres- 
sions musculaires inégales, l'antérieure petite et circulaire, la posté- 
rieure large, allongée et irrégulière; ligne palléale écartée du bord. 

Dim. Longueur, 14.5 mill.; largeur, 11.5 mill. 

R. D. — Plus large et plus ovale que la précédente, cette espèce s'en distingue 
encore par sa surface lisse, par ses plis plus nombreux, persistant davantage sur le 
milieu du dos, par ses rayons internes et par ses dents cardinales plus divergentes. 

Loc. Valmondois, trois valves gauches (pi. III, fig. 21-22), coll. Bernay; 
le Fayel, coll. Bourdot. 

10. — K. pauciplieata [Desh.] (p. 706, pi. L, fig. 26-27). E. M. 

R. D. — Un peu plus triangulaire et plus convexe que le K. ovoides, cette 
espèce s'en distingue par ses plis effacés et à peine marqués ; sa surface est même 
souvent tout à fait unie. En outre, la charnière de la valve gauche, que j'ai dessinée 
(pi. XI, fig. 28), montre deux dents antérieures extrêmement petites, à peine visibles, 
tandis qu'elles sont bien développées dans l'espèce précédente ; la valve droite a aussi 
une charnière moins saillante que ne l'est ordinairement celle des Pythina. Le 
K. pauciplieata se rapprocherait donc plutôt des Kellia du premier groupe ; mais 



MÉMOIRES 67 

elle est plus triangulaire que le K. Laubrierei, moins haute que le K. signata, plus 
convexe que les trois espèces des sables moyens et elle a les dents de la valve droite 
plus écartées. 

Aj. loc. Chaumont, coll. Chevallier; Chaussy, coll. Bernay ; Parnes, type figuré 

(pi. XI, fig. 28). 

11. — K. laticosta, nov. sp. PI. IV, fig. 6-7. E. M. 

K. testa minuta, tenuissima, parum conveoca, fere symmetrica, rotundata, 

nonnullis sulcis radiantibus et remotis late undulata; cardine angustissimo, 

mediocriter emarginato. 

Petite coquille très mince, transparente, médiocrement convexe, 
obronde, presque équilatérale et symétrique, ayant cependant le bord 
supérieur un peu moins relevé en avant qu'en arrière du crochet; 
celui-ci est obtus, à peine proéminent et placé à peu près au milieu 
de la longueur. Le principal caractère réside dans l'existence d'un 
petit nombre de larges plis ou sillons rayonnants, séparés par des 
côtes arrondies et obsolètes ; cette ornementation se répète à Tinté- 
rieur sous la forme d'ondulations régulières. Charnière excessivement 
étroite, comportant, sur la valve gauche, la seule qui me soit con- 
nue, deux très petites dents semilatérales, inégales et inéquidistantes, 
séparées par une échancrure peu développée. Je ne puis, à cause du 
peu d'épaisseur du test, distinguer les impressions. 

Dim. Longueur, 2.75 mill.; largeur, 2.25 mill. 

R. D. — Par ses larges plis, cette espèce me paraît devoir être placée dans le 
groupe des Pythina, quoiqu'elle ait plutôt la forme des espèces du groupe suivant ; 
je ne connais malheureusement pas la valve gauche, et le nombre des dents sur 
cette valve permettrait seul de trancher cette question douteuse. 

Loc. Parnes, une valve (pi. IV, fig. 6-7), coll. Chevallier. 

3 e section. Divarikellia, nov. sect. 

J'ai séparé dans cette section les Kellia obliques, orbiculaires, con- 
vexes, dont la surface interne porte des plis rayonnants plus ou 
moins visibles, tandis que la surface externe est parfaitement lisse et 
brillante ; charnière courte et peu développée, bien échancrée, dénuée 
de dents cardinales. Type : K. nitida, Caillât. 
12. — K. essomiensis, nov. sp. PI. III, fig. 32-34. E. M. 

K. testa minutissima, tenui, translucida, orbiculari, obliqua, inœquilaterali ; 
cardine emarginato, bidentato; costulis internis regularibus, radiantibus, mar- 
ginem crenulantibus . 

Jolie petite coquille pectinoïde, très mince et transparente, médio- 
crement convexe, orbiculaire, oblique, un peu plus allongée dans le 



68 SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

sens transversal que dans le sens de la hauteur, ayant le côté anté- 
rieur un peu plus court et plus atténué que l'autre; charnière étroite, 
bien échancrée, munie de deux dents semilatérales, presque confon- 
dues avec le bord ; crochet pointu, à peine saillant. Surface externe, 
lisse et brillante ; surface interne ornée de vingt-cinq à trente côtes 
rayonnantes, régulières, partant du crochet pour aboutir au bord 
palléal sur lequel elles découpent d'élégants festons. 

Dim. Longueur, 2.25 mill.; largeur, 2 mill. 

R. D. — Elle est très voisine du K. nitida et, si je n'en avais vu qu'une valve, je 
l'aurais rapportée à cette espèce, à titre de variété locale ; cependant, elle est plus 
transverse, plus oblique, ses côtes sont moins nombreuses, mieux marquées, et elle 
a le bord palléal festonné, ce qui n'a pas lieu dans le K. nitida; enfin, lechancrure 
de sa charnière est plus largement ouverte. Elle est moins oblique et moins aplatie 
que le K. obliqua, et elle a des plis plus réguliers et plus serrés. 

Loc. Essômes, types figurés (pi. III, fig. 32-34), coll. de Laubrière. 

13. — K. nitida [Caillât] (p. 705, pi. L, fig. 5-7). E. I.-E. M. 

Obs. — Cette espèce est désignée sous le nom de E. nitidula 
dans la légende des planches et le renvoi aux figures indiqué dans 
le texte est manifestement erroné; c'est aux figures 5 à 7 de la 
planche L qu'il faut se rapporter. 

R. D. — On la reconnaît à sa forme haute, subtriangulaire, quoique arrondie, à 
ses côtes internes nombreuses, serrées, peu visibles. Je rapporte à cette espèce une 
très petite valve de Saint-Etienne, près Pierrefonds, qui en a tous les caractères. 

Aj. loc. Saint-Etienne (éocène inférieur), coll. Cossmann; Hérouval, coll. 
Bourdot. Chaussy, coll. Bernay; Saint-Félix, coll. Baudon. 

14. — K. obliqua [Caillât] (p. 705, pi. L, fig. 8-11). E. M. 
Obs. — Cette espèce est désignée sous le nom ô!E. pectinula 

dans la légende des planches et le renvoi aux figures indiqué dans 
le texte est manifestement erroné ; je rectifie ci-dessus cette erreur. 

R. D. — On la distingue de la précédente par sa forme . plus transverse, plus 
orbiculaire, plus oblique, plus inéquilatérale, et par ses côtes plus écartées. 

Aj. loc. Chaussy, coll. Bernay; Vaudancourt, coll. de Boury et Baudon; 
Essômes, coll. de Laubrière ; Chaumont, coll. Chevallier. En Bretagne, le Bois- 
Gouët ( fide Vasseur). 

15. - K. Caillati [Desh.] (p. 704, pi. LI, fig. 13-16). E. M. 

Obs. — Charnière composée de deux dents semilatérales, très 
inégaies, inéquidistantes, très petites sur la valve gauche, plus déve- 
loppées sur la valve droite. Forme particulièrement oblique, rappe- 
lant celle des Montacuta. Surface interne rayonnée par des stries 
excessivement fines et serrées. 



MÉMOIRES 69 

R. D. — Plus ovale, plus large, plus haute et moins inéquilatérale que la 
précédente, elle s'en distingue aussi par l'aspect rayonné de sa surface interne. 

Aj. loc. Chaussy, coll. Bernay; Parnes, coll. Chevallier; Houdan, coll. Morle 
et Cossmann. 

16. — K. breviuscula [Desh.] (p. 727, pi. L, fig. 21-24). E. M. 
Syn. Erycina modiolina, Desh., p. 727, pi. LU, fig. 23-26. 

R. D. — . Cette coquille est la plus oblique de toutes les Kellia; la charnière y 
est réduite à l'état rudimentaire ; sur la valve gauche, que Deshayes a figurée comme 
une espèce distincte, on distingue à peine deux petites dents confondues avec le bord 
cardinal ; l'échancrure ligamentaire a exactement l'amplitude de l'angle formé par 
les deux parties de ce bord. Je ne vois pas de différences entre cette espèce et 
YE. modiolina, qui en est seulement la valve opposée. 

Aj. loc. Chaussy, coll. Bernay. 

4 e section. Planikellia, nov. sect. 

Je classe dans ce groupe les Kellia aplaties, orbiculaires, généra- 
lement ornées, à l'extérieur, de stries rayonnantes, quelquefois lisses, 
dont la charnière épaisse est à peine échancrée, la fossette ligamen- 
taire comprise entre les deux dents semilatérales étant située sur le 
même plan que le bord cardinal. Type : Erycina radiolata, Lamk. 

17. — K. radiolata [Lamk.] (p. 709). E. M. 
Obs. — Les rayons ne commencent souvent à apparaître que 

quand la coquille est adulte, les crochets restant lisses. Charnière 
extrêmement étroite, composée de deux dents inégales, très divergentes, 
s'élevant sur une lame cardinale sans échancrure ; la fossette forme 
seulement, entre les dents, une dépression un peu plus profonde que 
les sillons marginaux situés au delà de ces dents. J'ai figuré les 
détails de cette charnière, imparfaitement rendue dans le premier 
ouvrage de Deshayes (pi. III, fig. 43-44). 

Aj. loc. Chaussy, toutes les collections ; Vaudancourt, coll. de Boury. 

18. — K. texta, nov. sp. PI. IV, fig. 8-10. E. I.-E. S. 
K. testa depressa, obliqua, transversa, inœquilaterali, umbonibus acutis, antice 

productis, utrinque subangulatis ; margine palliali fere recto; radiis tenuissimis 
striisque incrementi regularïbus ac densis, extus decussata; cardine bidentato, in 
valvula sinistra parum emarginato, in valvula dextra fossula super ficiali notato ; 
cicatriculis alte impressis, linea palliali margine valde proxima. 

Jolie coquille aplatie, allongée dans le sens transversal, oblique et 
souvent inéquilatérale ; côté antérieur régulièrement ovale, à peine 
égal aux deux septièmes de la longueur sur certains individus, tandis 
que, sur d'autres, il dépasse les trois huitièmes; côté postérieur obli- 



70 SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

quement déclive en arrière des crochets et plus atténué que l'autre ; 
crochets petits, pointus, un peu saillants sur le bord supérieur, 
dirigés du côté antérieur et limités par deux angles obtus qui s'effa- 
cent rapidement; bord palléal à peu près rectiligne. Surface exté- 
rieure ornée d'un grand nombre de stries rayonnantes, finement 
gravées dans le test, et de stries d'accroissement très serrées qui 
dominent vers les crochets, tandis que les rayons s'accentuent, sur- 
tout vers les bords; le milieu de la surface est élégamment treil- 
lissé ou poncticulé par cet entrecroisement. Charnière composée de 
deux dents très voisines du sommet, courtes, épaisses, séparées par 
une fossette à peine échancrée sur la valve gauche, et superficielle sur 
la valve droite ; bord cardinal assez large ; sillons longitudinaux de 
chaque côté des dents. Impressions des muscles placées haut; impres- 
sion palléale voisine du bord ; surface interne obscurément rayonnée. 

_ T (7 mill.; . ( 5 mill. 

Dim. Longueur :'. '' largeur : > ~~ 

( o.o — ( o.Zd — 

R. D. — Plus oblique et plus inéquilatérale que le K. radiolata, cette espèce 
a des rayons plus fins, plus serrés et entrecroisés de stries plus régulières. 

Loc. Hérouval, type figuré (pi. IV, fig. 10), coll. Baudon ; même localité, 
variété moins oblique (fig. 8-9), coll. Chevallier, coll. de Boury. Le Fayel (?), coll. 
Chevallier. Cette espèce n'est pas connue dans le calcaire grossier. 

19. — K. orbicularis [Desh.j (p. 710). e. M. 
Obs. — La surface extérieure de cette espèce porte de fins rayons 

burinés dans le test, qui se répètent obscurément à l'intérieur. La 
charnière porte : 1° sur la valve droite, une petite dent tuberculeuse 
sous le crochet et une dent semilatérale allongée, aplatie sur le 
bord, séparée de la précédente par une fossette triangulaire et 
superficielle; 2° sur la valve gauche, une dent cardinale peu sail- 
lante, en avant de laquelle le bord cardinal porte un petit renfle- 
ment dentiforme, et en arrière une crête oblique et saillante formant 
la dent postérieure et semilatérale; la lame cardinale est à peine 
échancrée. J'ai reproduit cette charnière (pi. III, fig. 37-38). 

Aj. loc. Vaudancourt, coll. Bezançon et de Boury ; Chaussy, coll. Bezançon et 
Bernay ; Essômes, coll. de Laubrière ; Fontenai, coll. Bezançon. 

20. — K. undulata [Lamk.] PL XII, fig. 4-5. E. M. 
Syn. Erycina undulata, Lamk., 1806, knn. du Mus., VII, p. 52, pi. XIX, fig. 6. 

— crassidens, Desh., 1858, p. 715, pi. LUI, fig. 4-6. 

— diversa, Desh., p. 718, pi. LUI, fig. 7-9. 

Obs. — Espèce de Lamarck omise par Deshayes, et de laquelle il 
a fait deux espèces distinctes. Elle est remarquable par l'épaisseur et 



MÉMOIRES 71 

la largeur de sa lame cardinale, qui ne présente pas cTéchancrure ; 
les dents y sont posées l'une sous le crochet, l'autre en arrière et 
obliquement. La forme de la coquille est variable, plus ou moins 
arrondie : c'est ce qui me décide à réunir YErycina diversa à YE. 
crassidens ; enfin Deshayes n'a pas mentionné les faibles plis ondu- 
leux, plus ou moins persistants suivant les individus, qui ornent la 
surface extérieure et qui festonnent même le bord palléal, de la même 
manière que ceux du K. ovoïdes. Les impressions des muscles sont 
grandes, rondes et placées très haut à l'intérieur des valves. 

R. D. — J'avais d'abord pensé, en raison de ces plis, que cette espèce devait être 
réunie au K. pauciplicata , mais cette dernière est bien plus triangulaire, plus 
globuleuse et plus inéquilatérale que le K. crassidens, et sa charnière la place dans 
un autre groupe. D'autre part, on ne peut confondre le K. crassidens avec l'espèce 
précédente, qui est plus oblique, plus ronde et qui a des rayons gravés sur le test, 
au lieu de plissements onduleux. 

Aj. loc. Fercourt, une valve droite (pi. IV, fig. 4-5), coll. Goossens, coll. 
Cossmann ; Essômes, coll. de Laubrière. 

21. — K. Baudoni [Desh.] (p. 710, pi. LI, fig. 21-23). E. M. 
Syn. Erycina bracteola, Desh., p. 717, pi. LI, fig. 28-30. 

Obs. — Je réunis à cette espèce, comme une simple variété, YEry- 
cina bracteola, qui n'en diffère que par ses dents un peu plus allon- 
gées. Arrondie, lisse et aplatie, cette espèce a le côté antérieur un peu 
plus court et plus atténué que l'autre ; on distingue, à l'intérieur des 
valves, la trace très obsolète de stries rayonnantes excessivement fines. 
La lame cardinale n'est pas échancrée et la fossette ligamentaire y 
occupe une position tout à fait superficielle ; cette espèce appartient 
donc au groupe Planikellia, bien que sa surface soit lisse et brillante. 

Aj. loc. Parnes (type et var. bracteola), coll. Chevallier; Vaudancourt, coll. de 
Boury et Baudon; Chaussy, coll. Bernay. 

22. — K. symmetriea [Desh.] (p. 714, pi. LI, fig. 35-36). E. M. 
H. D. — Peut-être cette espèce n'est-elle qu'une variété de la précédente; elle 

ne s'en distingue, en effet, que par sa forme plus^ allongée, moins arrondie sur le 
bord palléal, qui est rectiligne; elle est, d'ailleurs, moins symétrique que le 
K. Baudoni et a les crochets placés plus en avant. 

Aj. loc. Fontenai, coll. Bezançon; Chaussy, coll. Bernay. 

5 e section. Anomalokellia, nov. sect. 

Je classe dans ce groupe une espèce des sables de Bracheux, que 
j'ai autrefois décrite sous le nom iï Erycina catalaunensis . Si elle a la 
forme dés Kellia proprement dites, elle a, sur la valve gauche, deux 



72 SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

dents cardinales divergentes plus développées et une fossette ligamen- 
taire presque nulle ; l'absence de fossette et de plis divergents ne 
permet pas de la placer dans le groupe des Pythina; enfin, elle a la 
lame cardinale plate et large des Planikellia , mais elle s'en distingue 
par les trois dents de sa valve gauche, ainsi que par sa forme géné- 
rale : elle forme donc un groupe distinct des autres sections. 
23. — K. catalaunensis [Cossmann]. PL III, fig. 29-31. E. I. I. 

Journ. de Conchyl., avril 1883, p. 159, pi. VI, fig. 5. 

Erycina catalaunensis, Cossmann. 

Coquille variable, mince, fragile, sub triangulaire, plus ou moins 
allongée dans le sens transversal, presque équilatérale, ayant le côté 
antérieur un peu plus court et aussi arrondi que l'autre, le bord pal- 
léal très peu courbé et les crochets légèrement inclinés en avant. 
Charnière composée : 1° sur la valve gauche, de deux petites dents 
cardinales divergentes, d'une fossette courbe à peine échancrée et 
d'une dent latérale postérieure assez écartée, se terminant par une 
pointe triangulaire ; 2° sur la valve droite, d'une petite dent cardinale 
pénétrant dans la fossette située entre les deux dents de l'autre valve, 
et d'une dent latérale à l'extrémité d'un sillon cardinal qui surmonte 
la fossette ligamentaire. Impression palléale assez écartée du bord. 

Dim. Longueur, 5milL; largeur, 4 mill. 

R. D. — Moins triangulaire et plus équilatérale que le K. soïidula, elle se 
distingue du K. signata par sa forme plus ovale, par sa charnière presque dénuée 
de fossette et munie d'une petite dent cardinale. 

Loc. Châlons-sur-Vesle, quatre valves (pi. III, fig. 29-31), coll. Cossmann; 
Chenay, trois valves, coll. de Laubrière. 

90 e genre. LAUBRIEREIA, nov. gen. 

L. testa minuta, ovata, inœquilaterali, latere postico bremssimo; umbonibus 
obtusis ; cardine profunde emarginato ; dente antico sub apicem ; dentibus late- 
ralibus haud perspicuis. 

Petite coquille ovale, inéquilatérale, ayant le côté postérieur très 
court, les extrémités arrondies, le crochet sans saillie; bord car- 
dinal profondément échancré, en arrière d'une dent cardinale, peu 
distincte du bord antérieur, fossette ligamentaire étroite et oblique ; 
dents latérales invisibles, remplacées par un épaississement du bord 
supérieur. Type : Erycina emarginata, Desh. 

R. D. — J'ai d'abord rapporté cette coquille au genre Bornia, PhiL; mais elle 
n'a pas la même charnière et, si la dent cardinale antérieure ressemble à celle du 



MÉMOIRES 73 

B. corbuloides, il n'existe pas, en arrière de la fossette, la seconde dent qui caractérise 
le genre de Philippi. D'autre part, malgré l'affinité de forme que cette coquille 
présente avec quelques Erycina très inéquilatérales, il ne me paraît pas possible 
de classer dans les Erycina des valves dénuées de dents latérales. J'ai donc formé cette 
nouvelle coupe générique, dédiée à M. de Laubrière, et représentée dans l'éocène 
par quatre espèces, dont trois sont nouvelles. Ces lignes étaient écrites lorsque 
M. le D r Fischer me fît remarquer qu'il existait, sous le nom Neœromya, Gabb (Proc. 
Acad. nat. Se, Philadelphie, 1872, p. 274, pi. X, fig. 4), un genre créé pour une 
petite coquille tertiaire extrêmement voisine de la nôtre. La forme est identique, 
mais la charnière comporte deux dents latérales qui n'existent jamais dans les 
Laubriereia ; en outre, l'échancrure cardinale ne paraît pas y être aussi développée. 
Je conserve donc le genre Laubriereia et je suis d'avis que le genre Neœromya doit 
être classé dans les Erycinidœ et non dans les Anatinidœ, comme l'a proposé Gabb, 
bien à tort. Peut-être cette coquille est elle-même simplement une Erycina. 

1. — L. emarginata [Desh.] (p. 712, pi. LUI, fig. 13-15). E. M. 

Obs. — Deshayes ne connaissait qu'une valve gauche de cette 
espèce rare, et il pensait que, comme cela a lieu pour quelques 
Erycina, la valve droite devait avoir une charnière mieux déve- 
loppée. Mais, pas plus que l'autre, cette valve ne porte trace de dents 
latérales ; la dent cardinale y est seulement un peu plus distincte du 
bord, comme dans le genre Scintilla. 

Aj. loc. La Ferme de l'Orme, une valve droite (pi. IV, fig. 13), coll. Bezançon; 
Damery, Essômes, coll. de Laubrière. 

2. — L. cycloides, nov. sp. PI. III, fig. 41-42. E. S. 

L. testa lucida, substriata, ovata, inœquilaterali, margine superiore utrinque 
declivi, lateribus rotundatis, margine palliati incurvato; umbonibus haud promi- 
nulis ; cardine angusto, sub apicem emarginato; dente anteriore acuto; cicatriculis 
brevibus, ovalibus. 

Petite coquille ovale, arrondie dans son ensemble, quoique la 
déclivité du bord supérieur, de part et d'autre du crochet, lui donne 
un peu l'aspect triangulaire; forme inéquilatérale, le côté antérieur 
étant égal aux quatre neuvièmes de la longueur totale ; bord palléal 
très convexe, surtout au milieu ; extrémités arrondies et à peu près 
égales. Surface extérieure brillante, marquée de stries irrégulières 
d'accroissement; crochets déprimés, sans saillie. Charnière composée, 
sur la valve gauche, la seule que je connaisse, d'une dent cardinale 
aiguë et rattachée au bord antérieur, d'une fossette triangulaire et 
courte, entaillée sous le crochet et en arrière de laquelle le bord car- 
dinal fait une légère saillie ; il est impossible de distinguer la moindre 
trace de dents latérales, le bord épaissi sur toute sa longueur n'est 
même pas plus calleux aux abords de la fossette que sur le reste de 



74 SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

son contour. Impressions des muscles petites et ovales, placées très 
haut; impression palléale voisine du bord. 



^ _, ( 4.omill.; . 3.o mill., tvpe. 

Dim. Longueur : largeur : .~\. 

(7 — ( 5.5 — indrv 



individu de Nanteuil. 
R. D. — Beaucoup plus courte, plus large et plus arrondie que la précédente, 
cette espèce est aussi moins inéquilatérale, moins convexe, et elle a les crochets 
moins gonflés. J'y rapporte, avec doute, un individu de Nanteuil, qui a la charnière 
un peu détériorée et le bord palléal peu courbé ; il ne me parait pas assez caractérisé 
pour servir de type à une espèce distincte. 

Loc. Chéry-Chartreuve, deux valves gauches (pi. III, fig. 41-42), coll. de 
Laubrière; Nanteuil-le-Haudouin, un individu douteux, coll. Bezançon. 

3. — L. CUltellus, nov. sp. PI. IV, fig. 14-15. E. M. 

L. testa nitida, tenui, minutissima, angusta, elongata, valde inœquilaterali, 
latere postico paululum attenuato, marginibus super ne ac inferne parallelis, 
umbonibus parum prominidis ; cardine late emarginato; dente acuto. 

Petite coquille mince, diaphane, brillante, étroite, allongée dans 
le sens transversal et très inéquilatérale ; côté postérieur égal au 
quart de la longueur, un peu plus atténué que le côté antérieur; bord 
supérieur parallèle, en avant des crochets, au bord palléal qui est 
presque rectiligne; crochets peu saillants, écrasés sur la charnière. 
Bord cardinal très largement et profondément échancré sous le cro- 
chet; en avant de cette échancrure, se dresse une dent aiguë, bien 
détachée et semblable à celle d'une Scintilla ; absence de dents laté- 
rales. Impressions des muscles et du manteau peu visibles, à cause 
de la minceur du test. 

Dim. Longueur, 3.25 mill.; largeur, 1.75 mill. 

R. D. — Je ne connais qu'une toute petite valve gauche de cette espèce; mais 
elle se distingue, à première vue, du L. emarginata par sa forme étroite et allongée ; 
pour une largeur de 7 millimètres, celle-ci aurait 13 millimètres de longueur, et 
l'autre 10 millimètres seulement. 

Loc. Chaussy, une valve (pi. IV, fig. 14-15), coll. Bernay. 

4. — L. goodallina, nov. sp. PL IV, fig. 16-18. E. M. 

L. testa minuscula, convexiuscula, valde inœquilaterali, obliqua, latere antico 
producto, rotundato, latere postico brevissimo , subtruncato; margine palliait 
incurvato ; umbonibus prominidis; cardine late emarginato , dente cum margine 
confuso; cicatriculis bene et dite impressis ; linea palliali remota. 

Très petite coquille oblique, convexe, très inéquilatérale, ayant le 
côté antérieur allongé et arrondi, le côté postérieur extrêmement 
court, obtusément tronqué et subanguleux, le bord palléal forte- 
ment courbé et les crochets un peu saillants, quoique obtus et ter- 



MÉMOIRES 75 

minaux. Surface extérieure lisse, marquée de stries d'accroissement 
qui lui donnent l'aspect fibreux. Charnière de la valve droite profon- 
dément échancrée par une large fossette en avant de laquelle se 
dresse une petite dent calleuse, confondue avec le bord antérieur; 
en arrière de cette fossette courbe, le bord s'épaissit légèrement, mais 
sans donner naissance à une véritable dent latérale ; sur la valve 
gauche, la dent cardinale paraît manquer, peut-être accidentelle- 
ment. Impressions des muscles bien marquées, placées très haut; 
ligne palléale écartée du bord. 

Dim. Longueur, 2.5 mill.; largeur, 1.75 miU. 

R. D. — Cette petite coquille a tout à fait la forme des GoodaUia ; sans sa char- 
nière, on la classerait dans ce genre ; on la distingue aisément des précédentes, qui 
sont beaucoup moins inéquilatérales ; le L. cultellus a le bord palléal moins curviligne. 

Loc. Chaussy, deux valves droites et une gauche (pi. IV, fig. 16-18), coll. Bernay. 

91 e genre. LAS.<EA, Leach, 1827 [in Brown). 

Syn. Poronia, Recluz, 1843. 

Coquille oblongue, arrondie, inéquilatérale, ayant le côté anté- 
rieur plus long, finement striée; charnière composée de deux larges 
dents divergentes, entre lesquelles se loge le ligament, dans une 
fossette dirigée du côté le plus court. 

Obs. — Le nom Lasœa, Leach, doit être préféré, quoique l'au- 
teur l'ait laissé manuscrit, au nom Poronia, Recluz, parce que, 
dès 1827, Brown désignait sous ce nom, d'après Leach, le Car- 
dium rubrum, Mont. 

R. D. — Les coquilles de ce genre s'écartent complètement des Erycina par leur 
charnière échancrée jusqu'au sommet et dénuée de dents cardinales, sur la valve 
droite; les dents divergentes, plutôt semilatérales que latérales, n'ont pas la 
disposition de celles des KeUia, et la coquille a une forme trop oblique et trop inéqui- 
latérale pour qu'on puisse la rapprocher du genre Lepton ; enfin les dents sont plus 
divergentes que celles des Bornia. 

1. — L. dentiens [Desh.] (p. 726, pi. L, fig. 15-17;. E. M. 

Obs. — J'ai pu, grâce à l'obligeance de M. le D r Baudon, étudier 
le type de cette rare espèce, et m'assurer qu'elle porte une charnière 
très voisine de celle des Lasœa. La dent antérieure a son contour 
échancré, de manière à simuler une dent cardinale; or, Stoliczka 
(loc. cit., p. 265) indique précisément ce dédoublement de la dent 
antérieure de la valve gauche du L. rubra ; il y a donc identité 



76 SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

de charnière entre notre espèce éocène et le type vivant. J'ai figuré 
une valve gauche (pli XIÏ, fig. 12), dont la charnière est, comme cela 
arrive presque toujours dans les Erycinidœ, moins développée que 
celle de la valve droite. 

Aj. loc. La Ferme de l'Orme (pi. IV, fig. 19), coll. Morlet. 
2. — L. donaciformis [Desh.] (p. 725, pi. L. fig. 12-14). E. M. 

Obs. — Comme l'espèce précédente, celle-ci a un renflement 
caractéristique de la dent semilatérale antérieure, qui présente deux 
pointes successives. L'individu de Ghaussy que j'ai sous les yeux 
est plus étroit et plus allongé que ne semblerait l'indiquer la figure 
donnée par Deshayes. 

R. D. — Elle est moins triangulaire et mieux tronquée en arrière que la précé- 
dente ; elle a l'échancrure apiciale moins largement ouverte, parce que la dent 
postérieure, plus courte, fait une saillie plus considérable. 

Aj. loc. La Ferme de l'Orme, coll. Morlet. 

92 e genre. GOODALLIOPSIS, de Raincourt et Munier-Chalmas. 

[Journal de Conchyliologie, 1863, p. 195.) 

Coquille oblongue, inéquilatérale ; charnière composée de deux 
dents cardinales, subantérieures et divergentes sur chaque valve; 
cartilage interne logé, en arrière de ces deux dents, dans une petite 
échancrure qui entaille le bord jusqu'au sommet ; dent latérale pos- 
térieure très forte et très allongée. 

R. D. — Les caractères de ce genre se rapprochent beaucoup de ceux des 
Erycinidœ et s'écartent complètement de eeux des Goodallia; ce genre vient se 
placer à côté des Montacuta, qui ont la même forme courte en avant, mais dont la 
charnière est tout à fait différente. 

1. — G. terminalis [Desh.] (p. 713, pi. L, fig. 38-41). E. M. 

Syn. Goodalliopsis Orbignyi, de Raine, et Mun.-Ch., Journ. de Conchyl., 1863, 
p. 195,.pl. VIII, fig. 3. 

Obs. — Classée à tort dans le genre Erycina , la coquille de 
Chaussy appartient au genre Goodalliopsis par sa charnière. La 
surface extérieure porte des sillons concentriques, au lieu des stries 
obliques que Deshayes a signalées. Quant à la forme de cette coquille, 
elle est variable; j'en possède une valve, de Chaussy, qui a une forme 
un peu anguleuse en avant et dont le bord palléal n'est pas régulière- 
ment arrondi. La charnière et les stries étant identiques à celles du 
type, je n'ai pas considéré cette différence de forme comme suffisante 
pour justifier la création d'une espèce distincte. 



MÉMOIRES 77 

M. Douvillé m'ayant communiqué les types qui ont servi à établir 
le G. Orbignyi, de Raine, et Mun.-Ch., j'ai constaté que cette petite 
coquille est identique à YE. terminalis; les auteurs ont méconnu la 
fossette qui existe, dans les deux valves, sous le crochet et n'ont pas 
signalé les sillons réguliers et concentriques qui ornent la surface. 
Il est impossible de classer leur genre dans les ASTARTIDJE, et, 
d'ailleurs, l'espèce fait double emploi avec celle de Deshayes. 

Aj. Loc. Fercourt, (pi. V, fig. 12-13), coll. de l'Ecole des mines. 

93 e genre. MONTAGUTA, Turton, 1822. 

Petite coquille ovale, oblongue, inéquilatérale, lisse ou ornée de 
stries rayonnantes ; charnière composée de deux dents semilatérales, 
égales, divergentes, entre lesquelles est une profonde échancrure pour 
l'insertion du ligament qui est consolidé par un osselet minuscule. 

Type : Mya bidentata, Mont. 

* 

R. D. — Ce genre est très voisin des Kellia; cependant la dent semilatérale anté- 
rieure est plus développée, plus oblique, et l'échancrure ligamentaire est plus pro- 
fonde que dans aucune des sections du genre Kellia ; d'ailleurs, pour les espèces 
vivantes, l'existence d'un osselet ou ligament est un caractère distinctif important 
qui échappe, lorsqu'on compare des fossiles ; la forme est à peu près semblable, et le 
côté antérieur est le plus court dans les coquilles de ces deux genres. 

i. — M. tenuissima, nov. sp. PI. IV, fig. 19-20. E M. 

T. testa nitida, minuta, tenuissima, translucida, obliqua, transversa, inœqui- 

laterali; latere antico brevissimo ; umbonibus parum prominulis ; margine palliali 

fere recto, paululum excavato ; cardine bidentato, late emarginato; cicatriculis 

rotundis. 

Très petite coquille, transparente, excessivement mince, oblongue 
dans le sens transversal, oblique et inéquilatérale; côté antérieur 
égal au tiers de la longueur, extrémités arrondies; bord supérieur 
également déclive des deux côtés du crochet ; bord palléal rectiligne 
et même un peu excavé. Surface extérieure brillante, dénuée de 
stries; crochet à peine proéminent, obtus; charnière comportant, sur 
chaque valve, deux dents assez fortes, rapprochées, courtes et 
presque égales, creusées de fossettes et comprenant entre elles une 
profonde échancrure ligamentaire, qui s'enfonce jusque sous le cro- 
chet. Impressions des muscles petites et arrondies. 

Dim. Longueur, 3.5mill.; largeur, 2 mill. 

R. D. — Cette espèce a l'aspect des Planikellia, mais elle s'en écarte par sa char- 
nière échancrée et par ses dents semblables à celles des Lasœa ; cependant elle a le 



78 SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

côté antérieur plus court, tandis que c'est le contraire dans les espèces de ce dernier 
genre. Je l'ai comparée au bidentata, Mont., espèce vivant sur les côtes de la Toscane 
et dont je dois la communication à M. Dautzenberg; je n'y ai trouvé que des diffé- 
rences spécifiques ; la forme générale et la charnière sont identiques. 

Loc. Chaumont, deux valves (pi. IV, fig. 19-20], coll. Cossmann; Parnes, une valve 
droite, coll. d'Orbigny, au Muséum, communiquée par M. Morlet; Essômes, coll. 
de Laubrière; Vaudancourt, coll. de Boury. 



XXII e famille. CYAMIDJE, 



Obs. — Gréée par Philippi pour les genres Cyamium et Kelliella, 
cette famille n'a pas été conservée par la plupart des auteurs ; je 
trouve cependant qu'elle forme une division rationnelle, car elle 
comprend des coquilles bien différentes des ERYCINIDJE, non seule- 
ment par leur charnière, mais surtout par leur ligament qui est 
externe et ne se loge pas dans une fossette sous le crochet. Des deux 
genres que comporte cette famille, un seul se trouve, à l'état fossile, 
dans le bassin de Paris, le genre Kelliella. 

94 e genre. KELLIELLA, Sars, 1870 ( ] ). 

Syn. Hippagus, Desh., 1860, I, p. 809 (non Lea). 

Allopagus, Stoliczka, 1870, Cret. pelec. of South India. 

Obs. — La coquille que Deshayes rapporte au genre Hippagus, de 
Lea, n'a pas le moindre rapport avec l'Jï. isocardioides de l'éocène 
de Claiborne (Alabama), qui est le type de ce genre. La coquille des 
États-Unis, que j'ai sous les yeux , a l'épiderme marqué de stries 
rayonnantes et la surface nacrée sous cet épiderme, tandis que l'es- 
pèce du bassin de Paris a la surface laiteuse, brillante et ornée de 
stries d'accroissement ; l'espèce américaine est allongée dans le sens 
de la hauteur, tandis que la nôtre est arrondie ou subquadrangulaire 
comme un grain de chènevis ; la charnière est, là-bas, dépourvue de 
dents, ici, au contraire, munie de deux dents absolument disposées 

( 1 ) Je crois que le genre Kelliella est antérieur, comme date, à Allopagus, qui n'a 
dû paraître, en réalité, qu'en 1871; en tous cas, il est mieux défini que le genre de 
Stoliczka, qui s'est borné à rectifier un nom fondé sur une description tout à fait 
inexacte. 



MÉMOIRES 79 

comme celles du Kelliella miliaris. En effet, la figure que Deshayes 
a donnée pour YHippagus leanus représente un individu mutilé qui 
n'a plus qu'une dent : il y en a deux sur les individus entiers, et ces 
deux dents qui chevauchent l'une sur l'autre sont courtes et arron- 
dies ; enfin, l'impression du muscle antérieur est ronde dans notre 
espèce, au lieu d'être allongée comme celle de l'espèce de Glaiborne, 
que Stoliczka classe dans les UNGULINIDJE en y ajoutant une 
espèce nouvelle. Cet auteur aurait donc eu raison de donner le nom 
Allopagus à la coquille parisienne, si celle-ci n'appartenait pas en 
réalité au genre Kelliella, de Sars; ce qui fixe son classement, aupa- 
ravant très incertain. 

1. — K. Leana [Desh.] (p. 810, pi. LI, fig. 1-3). B. M. 

Obs. — J'ai figuré (pi. VII, fig. 4) une valve droite de cette 
espèce, d'après un excellent individu de Grignon, que m'a commu- 
niqué M. de Laubrière. 

R t d. — Cette espèce se distingue du K. Bœttgeri, Meyer (de l'éocène de Jackson, 
Mississipi), par sa forme quadrangulaire ; l'autre est subtrigone et plus convexe. 
Aj. loc. Château-Rouge, coll. Bezançon. 



XXIII e famille. SOLEMYIDM. 



Obs. — Deshayes n'a classé dans cette famille que le genre 
Solemya; d'autres auteurs, guidés par des analogies de formes, y 
font entrer, au contraire, un certain nombre de genres paléozoïques. 
Stoliczka n'énumère pas moins de dix genres dans les SOLEMYIDJE ; 
M. Tryon n'en admet que deux. 

95 e genre. SOLEMYA, Lamarck, 1818. 

1. — S. Cuvieri, Desh. (p. 731, pi. VII, fig. 16-17). E. M.-E. S. 

R. D. — Facilement reconnaissable à sa forme plate, ovale, à ses sillons rayon- 
nants et obsolètes, à sa surface terne. 

Aj. loc. Chaumont, coll. Bourdot; Chaussy, coll. Bernay ; Septeuil, coll. Coss- 
mann. Marines, le Guépelle, coll. Cossmann; le Fayel, coll. Bourdot; Moisselles, 
coll. Dollfus. 

2. — S. Blainvillei, Desh. (p. 732, pi. XV, fig. 15-17). E. I. I.-E. I. 

R. D. — Moins allongée, plus ovale et plus large (?) que la précédente, elle paraît 



80 SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

s'en distinguer par la saillie de sa nymphe et par l'absence de stries rayonnantes. 
Cependant, comme il s'agit de coquilles très fragiles, qu'il est à peu près impossible 
d'obtenir entières, il est permis de se demander si ces différences justifient la sépara- 
tion de ces deux espèces ; l'individu que je possède des sables de Cuise est presque 
intermédiaire entre les deux formes. 

Aj. loc. Cuise, coll. Cossmann. 
3. — S. angusta [Desh.] (p. 732, pi. XV, fig. 12-14). E. M.-E. S. 

R, D. — La figure 13 est peu exacte ; la coquille a les bords tout à fait parallèles 
et c'est ce qui la distingue des deux précédentes, outre qu'elle est beaucoup plus 
étroite et plus allongée (7 mill. de longueur, pour 2 mill. de largeur); enfin, en avant 
du crochet, c'est-à-dire du côté le plus long, le bord supérieur s'enroule sur lui-même 
et prend un aspect épaissi que l'on ne remarque pas dans les autres espèces. 

Aj. loc. Essômes, Damery, coll. de Laubrière. Le Fayel, coll. Chevallier. 



XXIV e famille. CRASSATELLIDM. 



Le genre GRASSATELLA n'est plus aujourd'hui le seul que l'on 
classe dans cette famille ; on y classe également les genres Ptychomya, 
Pronoe, Anthomya, Crassatellina , Eriphyla, qui sont, pour la plu- 
part, de la période crétacée. 

96 e genre. GRASSATELLA, Lamarck, 1799. 

1. — G. plumbea [Chemn.] (p. 737). E. I.-E. M.-E. S. 

C. plumbea, Frauscher, 1886, TJntereoq. d. Nordalp., p. 115. 

Aj. loc. Le Fayel, coll. Chevallier. Le Kressenberg (fide Frauscher). 

2. — C. Thallavignesi, Desh. (p. 738, pi. XIX, fig. 20-22). E. I. 
C. Thallavignesi, Frauscher, 1886, Untereoc. d. Nordalp., p. 120. 

R. D. — Peut-être cette espèce n'est-elle qu'une variété locale de la précédente ; 
cependant le C. plumbea des sables inférieurs a ordinairement une forme allongée 
dans le sens transversal, qui est absolument l'opposé de la forme haute et courte du 
C. Thallavignesi; pour les réunir, il faudrait donc admettre une de ces anomalies 
ancestrales que j'ai déjà signalées à, propos du Tellina pseudodonacialis : deux 
formes bien dissemblables, coexistant et venant, à une époque ultérieure, se fondre 
dans une forme mixte. Si donc on ne prend pas le parti, peut-être un peu radical, de 
donner trois noms distincts, il faut faire un choix parmi les deux formes des sables 
inférieurs et conserver le nom plumbea à celle qui s'écarte le moins de celle du cal- 
caire grossier ; c'est pourquoi je suis d'avis de maintenir le C. Thallavignesi. L'indi- 
vidu que je possède d'Aizy est presque aussi haut que large. 






MÉMOIRES 81 

Aj. loc. Jaulzy, coll. Bezançon. Le Kressenberg (fide Frauscher). 
*3. — G. salsensis, d'Arch. (p. 739, pi. XIX, fig. 15-16). E. I. 

R. D. - - Elle paraît se distinguer des deux précédentes par le contour sinueux 
de sa lame cardinale et elle est plus atténuée du côté postérieur ; elle est moins 
équilatérale et plus quadrangulaire que le C. Thallavignesi. Cependant Desbayes 
n'en connaissait qu'une valve : c'est peu pour une forme aussi voisine du C. plumbea. 

4. — G. scutellaria, Desh. (p. 740). E. I. I. 

R. D. — Plus plate et plus équilatérale que le C. plumbea. celle-ci s'en distingue 
encore par ses stries fines et régulières ; néanmoins, elle est plus voisine encore du 
type du calcaire grossier que de la variété des sables de Cuise. Rare entière. 

5. — C. parisiensis, d'Orb. (p. 740, pi. XX, fig. 1-2). E. M.-E. S. 

R. D. — Elle se sépare complètement des précédentes par l'existence d'une petite 
côte rayonnante, au milieu de la région anale, caractère que l'on observe invariable- 
ment sur tout un groupe d'espèces sillonnées ou lamelleuses, telles que les suivantes ; 
celle-ci a le bord supérieur bien plus relevé, en arrière du crochet, que les autres. 

Aj. loc. Parnes (65 mill. sur 45 mill.), coll. Chevallier. Marines, coll. Cossmann ; 
le Fayel, coll. Chevallier. 

6. — G. sinuosa, Desh. (p. 741). E. M. 
R. D. — Plus haute, plus triangulaire, plus bossue que la précédente, elle s'en 

distingue par la saillie considérable de la dent de sa valve droite, par ses sillons qui 
cessent brusquement à l'angle de la région anale, enfin par l'existence d'une petite 
dépression qui accompagne et remplace même complètement la côte médiane de cette 
région. Je ne cite pas dans la synonymie les coquilles d'Angleterre que S. Wood rap- 
porte avec doute à cette espèce [Eoc. bivalv., p. 168, pi. XXIII, fig. 3 et 9) ; la figure 3 
représente une tout autre coquille ; quant à l'individu de la figure 9, il a bien la 
forme du C. sinuosa, mais il n'en a pas les sillons, et comme il vient de Barton, c'est- 
à-dire d'une couche bien supérieure à la base du calcaire grossier, je crois que ce 
doit être une espèce différente, plus voisine du groupe du C. plumbea. M. Fraus- 
cher cite cette espèce au Kressenberg ; mais il me paraît y avoir une erreur de 
détermination . 

7. — C. gibbosula, Lamk. (p. 741;. E. M. 
C. gibbosula, Wood, 1870, Eoc. bivalv., p. 165, pi. XXIII, fig. 15. 

— Frauscher, 1886, Untereoc. d. Nordalpen, p. 113, pi. VIII, fig. 11. 

R. D. — Facilement reconnaissable à sa forme allongée dans le sens transversal, 
très inéquilatérale, et à ses lamelles qui persistent sur la région anale. Il existe une 
seconde côte tuberculeuse et rayonnante, près de la limite du corselet. 

Aj. loc. En Angleterre, Bracklesham [fide Wood). En Belgique, Bruxelles, coll. 
Vincent. Dans les Alpes, le Kressenberg (très douteuse). 

8. — C. distincta, Desh. (p. 742, pi. XX, fig. 20-21). E. M. 
R. D. — Pour distinguer cette espèce de la précédente, Deshayes n'a indiqué 

qu'un seul caractère, qui est d'ailleurs inexact : les lamelles, absolument semblables, 

continuent, dans celle-ci comme dans l'autre, au delà de la côte anale ; mais elle est 

plus allongée, plus régulière que le C. gibbosula; l'impression du muscle postérieur 

tome xxii, 1887 G 



82 SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

est placée beaucoup plus bas ; la lamelle est plus étroite et plus allongée, les créne- 
lures du bord sont bien moins marquées ; enfin la dent bifide de la valve droite est 
inclinée plus obliquement en avant. 
Aj. loc. Grignon, coll. Bezançon. 

9. — C. bellovacensis, Desh., em. (p. 742). E. 1. 1. 

Syn. C. nuda, de Ryck. in Dewalque, Revue foss. land., p. 161. 
C. inciliata, de Ryck. in Dewalque, ibid., p. 162. 

R. D. — Sa forme aplatie la distingue du C. sinuosa, auquel elle ressemble un 
peu par ses sillons qui s'effacent même avant d'atteindre l'angle postérieur. 

10. — C. lamellosa, Lamk. (p. 746). E. M. 
Obs. — Cette espèce forme la tête d'un troisième embranchement 

comprenant ces coquilles plates, sillonnées ou lamelleuses et dénuées 
de côtes rayonnantes sur la région anale ; elles ont les deux dents 
de la valve droite extrêmement minces et rapprochées, la fossette liga- 
mentaire superficielle et très large. 
il. — C. curata, Desh. (p. 743, pi. XX, fig. 6-8). E. M. 

R. D. — Plus large, plus courte que la précédente, tronquée plus transversale- 
ment du côté postérieur, ayant le bord supérieur moins déclive, moins excavé et plus 
dilaté en arrière des crochets. 

Aj. loc. En Bretagne, le Bois-Gouët (fide Vasseur). 

12. — C. compressa, Lamk. (p. 744, pi. XX, fig. 9-11). E. M. 
Syn. C. compressa, Wood, 1870, Eoc. bivalv., p. 164, pi. XXIII, fig. 5. 

— (?) var. humileia, Edw. mss., in "Wood, id., fig. 1. 

R. D. — Voisine de la précédente, ornée cependant de lamelles plus serrées, 
surtout vers les bords, elle est, en outre, moins inéquilatérale et elle a le côté anté- 
rieur à peine plus court que l'autre ; le côté postérieur est moins largement tronqué ; 
la région lunulaire est plus allongée et plus carénée. La figure qu'en donne Wood 
ressemble beaucoup à nos individus de Grignon ; mais la variété humileia mériterait, 
à mon avis, de former une espèce distincte, ou peut-être une variété du C. Sowerbyi, 
Edw., qui est très variable. 

13. — G. Desmaresti, Desh. PI. IV, fig. 24. E. S. 
(Bull, de la Soc. géol. de Fr., 1866, 2 e série, t. XXIII, p. 337, pl. VII, fig. 3.) 

Coquille oblongue, transverse, déprimée, inéquilatérale, obtuse en 
avant, obliquement tronquée en arrière, marquée, de ce côté, d'un 
angle oblique et décurrent, ornée de lamelles étroites régulières, 
écartées, abord tranchant, brusquement coudées sur cet angle; côté 
antérieur plus court, égal au tiers de la largeur, déclive sur le bord 
supérieur ; crochets petits, opposés, obtus, peu obliques. 

Dim. Longueur, 30 mill.; largeur, 20 mill. 

R. D. — Voisine du C. lamellosa, cette espèce est plus large en avant, plus étroite 
en arrière ; elle a presque la même forme que le C. compressa, mais elle s'en dis- 



MÉMOIRES 83 

tingue par son ornementation. Deshayes la compare encore au C. intermedia, Nyst ; 
mais celle-ci est plus triangulaire et a les crochets pointus et plus saillants, la région 
anale presque libre. Quant au C. sulcata, il est plus convexe, plus court et a des 
lamelles bien moins tranchantes. 

Loc. Montmartre, Argenteuil (pi. IV, fig. 24); copie de la figure donnée par 
Deshayes; mais, sur un individu d'Argenteuil que ma communiqué M. Dollfus, 
j'ai constaté que la forme est beaucoup moins allongée (17 mill. sur 12 mill.); 
Ludes, coll. Eck. 

14. — C. dilatata, Desh. (p. 744). E. I.-E. M. 
Syn. C. plicatUis, Desh., p. 745, pi. XVIII, fig. 26-27. 

— Frauscher, 1886, Untereoc. d. Nordalp., p. 115. 

R. D. — Plus haute, moins allongée que la précédente, cette espèce a la région 
anale plus, étroite et les dents plus allongées, plus obliques vers le côté antérieur. 
Le type, de Damery, est presque rond et a les crochets placés au milieu de la 
longueur; la var. plicatilis est, en général, plus triangulaire et plus grossièrement 
sillonnée; mais, comme la charnière est identique et qu'il y a des individus, à 
Damery, qui peuvent être rapportés indifféremment à 1 une ou à l'autre de ces deux 
formes, je n'en fais qu'une seule espèce. Les jeunes individus à lamelles écartées, 
que l'on trouve à Hérouval ou à Liancourt, dans les sables de Cuise, sont identiques 
à la portion du C. dilatata qui est voisine du crochet, mais je n'y ai jamais recueilli 
d'individus adultes : il n'est donc pas absolument certain que cette espèce ait vécu 
dans les sables de Cuise. Elle ne paraît pas exister en Angleterre, comme le pensait 
Deshayes : Wood a seulement figuré sous le nom C. Sowerbyi (var. obesa) une 
coquille de même aspect, mais plus convexe. 

Aj. loc. Hérouval (an eadem sp.?), coll. Cossmann ; Liancourt, coll. de Laubrière. 
Saint-Félix (var. plicatilis), coll. Cossmann ; Essômes (ead. var.), coll. de Laubrière. 

15. — C. SUlcata [Solander] (p. 747, pi. XX, fig. 12-14). E. S. 
C. sulcata, Wood, 1870, Eoc. bivalv., p. 170, pi. XXIII, fig. 11. 

— var. gradata et ensiformis, Wood, id., fig. 4 et 7. 

R. D. — Reconnaissable à ses sillons larges et écartés, à ses troncatures cardi- 
nales qui ressemblent à des dents latérales, et à sa forme convexe. 

Aj. loc. Marines, le Ruel, toutes les collections ; Montjavoult, coll. Chevallier. 

16. — C. rostrata, Desh. (p. 748). E. M. E. S. 

Obs. — Le nom rostralis a été indûment substitué par Deshayes, 
dans son second ouvrage, au nom primitif rostrata. 

R. D. — Sillonnée comme la précédente, elle s'en distingue par sa forme bien 
plus aplatie, par sa lunule et son corselet plus étroits et lancéolés, par son bord 
supérieur moins excavé et plus rectiligne en arrière des crochets ; il n'y a pas de 
simulacre de dents latérales et la ligne palléale, au lieu d'aboutir normalement â 
l'impression du muscle postérieur, décrit un petit crochet qui ressemble à un sinus. 

17. — G. donacialis, Desh. (p. 746, pi. XX, fig. 15-17). E. S. 
R. D. — Ornée de sillons bien plus fins que la précédente, sillons qui persistent 

souvent au-delà de l'angle postérieur; aussi plate, moins inéquilatérale, elle a aussi 



84 SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

le crochet plus obtus. Elle est plus transverse et moins triangulaire que le C. plicata, 
Sow., qui se trouve, en Angleterre, au même niveau; mais on ne peut nier qu'il y 
ait une grande affinité entre ces deux espèces que je n'oserais séparer sans l'autorité 
de Wood, qui connaissait le C. donacialis et qui cependant ne l'a pas réuni au C pli- 
cata; elle est plus élargie en arrière et plus équilatérale que le C. nystana, d'Orb. 

Aj. loc. Le Ruel, coll. de Boury. 

18. — C. tenuistriata, Desh. (p. 748). E. M. 

C. tenuistriata ?Dufour, .1881, Et. des foss. des sables éoc, p. 19. 

— Frauscber, 1886, Untereoc. d. Nordalpen, p 119, pi. IX, fig. 10. 

R. D. — Reconnaissable à sa forme quadrangulaire, le bord supérieur étant 
parallèle au bord palléal, qui est peu courbé ; elle a, par suite, le côté postérieur 
plus élargi que la précédente ; en outre, la dent médiane de la valve droite est plus 
large et plus épaisse; quant au C. nystana, d'Orb., sur lequel Deshayes conservait 
des doutes, cette espèce est du wemmelien et a une forme plus courte, le bord palléal 
plus arrondi, le bord supérieur plus déclive. 

Aj. loc. Monts, coll. Cossmann. En Bretagne, Cambon (fide Dufour). Dans les 
Alpes, Kressenberg (douteuse). 

19. — G. grignonensis, Desli. (p. 748. pi. XX, fig. 3-5). E. M. 
C. grignonensis, Wood, Eoc. bivalv., p. 166, pi. XXIII, fig. 8. 

— var. planiuscula, Edw. in Wood, id., pi. XXIV, fig. 12. 

R. D. — Plus allongée que la précédente, plus atténuée et mieux rostrée du côté 
postérieur, elle ressemble plutôt au C. donacialis ; mais elle a le rostre plus allongé 
et un peu courbé ; elle est moins triangulaire et plus allongée que le C. plicata. La 
variété que signale Deshayes est celle de Parnes, qui se relie au C. tenuistriata. 

20. — C. propinqua, Watelet (p. 749, pi. XX, fig. 18-19). E. I. 
Syn.C. subtumida? d'Orb., 1850, Prod., II, p. 323, n° 479 (non Sphenia). 

Chelot, 1885, Bull, delà Soc. géol. deFr., 3 e s., t. XIII, p. 195. 
C. propinqua ? Frauscher, 1886, Untereoc. d. Nordalp., p. 117, pi. VIII, fig. 15. 

Obs. — Voici encore une rectification faite à tort par M. Chelot, 
car la coquille que d'Orbigny a séparée du C. plumbea peut aussi 
bien, par la brève description du Prodrome, être prise pour un jeune 
individu de la variété des sables de Guise que pour l'espèce nommée 
par Watelet. Le nom subtumida peut d'autant moins prévaloir sur le 
nom propinqua que, par erreur, ce n° 479 se trouve porté comme 
Sphenia, tandis que le genre Crassaiella est à la page 321. 

R. D. — Ressemble au C. donacialis et au C. grignonensis ; elle est moins inéqui- 
latérale que celle-ci et plus sinueuse en arrière que l'espèce des sables moyens ; ce 
sont là de faibles différences, mais elles sont constantes et s'appliquent à des individus 
qu'on ne trouve pas au même niveau, de sorte qu'il n'y a pas d'inconvénients à 
maintenir la distinction. 

Aj. loc. Hérouval, toutes les collections. En Belgique, Aeltre, coll. Cossmann. 
Dans les Alpes, Kressenberg ^douteuse, ressemble plutôt au C. grignonensis). 



MÉMOIRES 85 

21. — G. trigonata, Lamk. (p. 751). B. I.-E. M.-E. S. 
Syn. C. triangularis , Lamk., 1805, p. 214, vélin IX, fig. 6. 

C. trigonata, Dufour, 1881, Et. des foss. des sables éoc., p. 19. 

R. D. — Wood a décrit, sous le nom C. bartonensis [loc. cit., p. 163, pi. XXIV, 
fig. 7), une espèce voisine de la nôtre, mais paraissant moins nettement tronquée, 
plus triangulaire par la saillie des crochets et munie d'une charnière plus épaisse; 
j'ai sous les yeux des individus du Fayel (coll. Chevallier) qui se rapprochent beau- 
coup de cette forme ; je ne les considère cependant que comme une variété du type, 
car ils n'ont pas les lamelles aussi écartées que celles de l'espèce anglaise. Le 
C. pumilio est encore plus trigone ; quant aux nombreux individus de Wemmel, en 
Belgique, séparés dans les listes de MM. Vincent et Rutot sous les noms C. Woodi 
et C. wemmeliensis, ils me paraissent bien voisins du type du C. trigonata, qui est 
d'ailleurs très variable. Jai vu, de Chaumont (coll. Chevallier), une variété presque 
ovale, comme le Venus texta, une autre très plate et transverse, à sillons très écartés. 

Aj. loc. Le Bois-Gouôt (fide Vasseur et Dufour). 

22. — G. lsevigata, Lamk. (p. 750). E. M.-E. S. 
R. D. — Ce n'est pas seulement par l'absence de stries que cette espèce se distingue 

de la précédente, mais aussi par une forme beaucoup plus transverse, moins trian- 
gulaire, par la moindre saillie de ses crochets. Quelques individus portent des stries 
obsolètes au milieu de la surface dorsale. 
Aj. loc. Le Fayel, coll. Chevallier. 



XXV e famille. ASTARTWM. 

97 e genre. CARDITA, Bruguière, 1789. 

Obs. — Il n'y a pas de caractères certains pour séparer les Car- 
dita des Venericardia ; la forme seule pourrait tout au plus justifier 
l'adoption de groupes ou de sous-genres ; comme la charnière ne 
varie guère que par l'inclinaison des dents, précisément à mesure 
que la coquille s'allonge, on ne pourrait attribuer à ces sections la 
valeur de coupes génériques que si l'organisation de l'animal subis- 
sait, en même temps, des modifications importantes. Or, ainsi que 
le fait remarquer Stoliczka (loc. cit., p. 282), dans l'état actuel de 
la science, les matériaux manquent pour affirmer qu'à ces différences 
de forme des coquilles correspondent des différences dans la structure 
de l'animal. Je me borne donc à établir des sections. 

l re section. Venericardia, Lamarck, 1801. 
Forme arrondie ou subtrigone; deux dents obliques et très 



86 SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

inégales sur chaque valve; impression du muscle antérieur en forme 
de haricot, impression du muscle postérieur plus arrondie; côtes 
rayonnantes plus ou moins ornées; bords fortement crénelés. Type : 
Cardita imbricata, Lamk. 

1. C. planicosta, Lamk. (p. 756*. E. I-E. M.-E. S. 

Syn. C. mitis, Lamk., p. 757. 

C. planicosta, Wood, 1870, Eoc. bivalv., p. 150, pi. XXI, fig. 5 ('). 

R. D. — Deshayes a pressenti qu'il faudrait réunir ces deux espèces; le nombre 
des côtes du C. planicosta est trop variable pour que l'on puisse se fonder sur ce 
caractère pour séparer ces espèces ; les jeunes individus du type ont des crénelures 
qui sont exactement celles du C. mitis. 

2. — C. pectuncularis, Lamk. (p. 758) E. 1. 1. 

C. pectuncularis., Frauscher, 1886, TJntereoc. d. Nordalp., p. 110. 

R. D. — Par sa taille, elle représente le C. planicosta dans l'étage des sables de 
Bracheux ; mais elle est orbiculaire et ses côtes bombées et sillonnées en travers ne 
peuvent se confondre avec les côtes plates et lisses de l'espèce précédente. 

Aj. loc. Villers-sur-Coudun, coll. Goossens. Dans les Alpes, Kressenberg. 

3. — C. multicostata, Lamk. (p. 758). E. 1. 1. 
C. multicostata, Frauscher, 1886. TJntereoc. d. Nordalp.,^. 109, pi. VIII, fig. 3. 

R. D. — Se distingue des jeunes individus de l'espèce précédente par le nombre de 
ses côtes, qui sont presque partout divisées en trois, par sa forme plus oblique et plus 
déprimée en arrière. 

Aj. loc. Dans les Alpes, Kressenberg [fide Frauscher). 

4. — C. imbricata [Gmelin] (p. 759). E. I.-E. M. 
C. imbricata, Wood, 1870, Eoc. bivalv., p. 147, pi. XXI, fig. 10. 

— Frauscher, 1886, TJntereoc. d. Nordalp., p. 108, pi. VIII, fig. 5. 

Obs. — Cette espèce est donnée dans Linné comme étant de 
Gmelin, sous le nom Venus imbricata. 

Aj. loc. Chaussy, coll. Bernay. En Angleterre, Bracklesham (fide Wood). Dans les 
Alpes, Kressenberg (fide Frauscher, douteuse). 

5. — C. eudsedala, Bayan, nom. mut. E. I. 
C. Conradi, Desh., 1858, p. 759, pi. LXIII, fig. 5-8 (non Shuttleworth, 1856). 
C. eudœdala, Bayan, 1873, Et. sur coll. École des Mines, II, p. 129. 

R. D. — Très voisine de la précédente, elle a des côtes souvent plus nombreuses 
et ornées de crénelures plus serrées, plus transverses; la région anale est plus tron- 
quée, plus sinueuse et les dents cardinales sont plus obliques. Le nom a dû être 
changé par Bayan pour cause de double emploi, Shuttleworth ayant, dans le Journal 
de Conchyliologie, donné le nom de Conrad à une espèce vivante de la Floride. 

(') Je ne cite pas en synonymie le C. mitis figuré par Wood ; c'est une espèce bien 
distincte du C. planicosta et pour laquelle il y a lieu de proposer un autre nom : 
C. selseyensis, nob. 



MÉMOIRES 87 

6. — C. complanata, Desh. (p. 760). E. S. 
R. D. — Beaucoup plus ronde et plus aplatie que le C. imbricata, elle a des 

côtes plus étroites, ornées de tubercules plus écartés. 

Aj. loc. Le Fayel, coll. Chevallier; Crênes, coll. Morlet. 

7. — C. acuticostata, Lamk. (p. 760). E. M.-E. S. 
C. acuticostata, Frauscher, 1886, Untereoc. d. Nordalpen, p. 105. 

R. D. — Cette espèce ne parait pas exister en Angleterre ; la coquille que Wood y 
rapporte, avec doute, ressemble au C. squamosa; quant à la variété asperrima, elle 
me paraît plutôt voisine du C. carinata, Sow., et celle-ci diffère du C. acuticostata non 
seulement par le nombre des côtes, mais par sa forme plus étroite et plus allongée 
en arrière ; j T ai placé sur la figure qu'en donne Wood un individu qui s'y applique 
exactement du côté antérieur et auquel il manque 3 ou 4 mill. en arrière pour 
atteindre le contour de la figure. 

Aj. loc. Dans les Alpes, Kressenberg [fide Frauscher). 

8. — C. profunda, Desh. (p. 769, pi. LXI, fig. 1-5). E. M.-E. S. 
R. D. — Elle a un peu la forme du C. acuticostata ; mais elle est moins tronquée 

en arrière et elle a les côtes ornées d'écaillés très saillantes et très relevées qui occu- 
pent toute la largeur de la côte, tandis que, dans l'autre espèce, celles-ci n'occupent 
que le tiers de cette largeur. Les dernières côtes postérieures dardent des tuber- 
cules encore plus saillants, posés sur des côtes très étroites .et généralement 
déviées dans le sens de leur longueur. Elle est beaucoup moins transverse, plus haute, 
plus ronde, autrement ornée que le C. carinata. 

Aj. loc. Grignon, une valve, coll. Bezançon. Caumont, coll. de Laubrière. 

9. — C. angusticostata, Desh. (p. 761). E. I.-E. M. 
Syn. C. crenularis, Desh., p. 762, pi. XL. fig. 18-20. 

C. angusticostata, Frausch., 1886. Unter.d. Nordalp.,^. 106, pi. VIII, fig. 7. 

R. D. — On la distingue aisément du C. imbricata par sa forme obronde et 
surtout par ses côtes très écartées, deux fois plus étroites que leurs intervalles. Je ne 
puis voir de différences entre le type de cette espèce et l'unique valve d'Hérouval, que 
Deshayes a séparée sous le nom crenularis ; c'est la même forme, la même charnière, 
la même ornementation, le même nombre de côtes. Cette espèce se rencontre, 
d'ailleurs, à Hérouval, dans l'éocène inférieur et il est possible que Deshayes ait fait 
erreur en l'attribuant au calcaire grossier dans ce gisement. 

Aj. loc. Dans les Alpes, Kressenberg [fide Frauscher). 

10. — G. catalaunensis, de Laub. mss. Pi. V, fig. 10-11 E. I. I. 

C. testa minima, crassula, subglobosa, oblongo-transversa, valde inœquilaterali , 
subquadrangulari ; latere antico angusta, super ne declivi; postico latiore, truncato; 
margine superiore inferiori parallelo; costulis viginti duo, convexis, angustis, 
squamulosis, posticis paulo serratis, interstitia lœvigata œquantibus ; umbonibus 
proeminentibus , obliquis, acutis ; lunula lœvigata, subtriangulari ; car dîne 
crassiusculo, calloso, in valvula sinistra bidentato ; fulcro prœlongo ; marginibus 
regulariter crenulatis. 

Petite coquille épaisse, oblongue, transverse, inéquilatérale, sub- 



88 SOCIÉTÉ ROYALE MALÀCOLOGIQUE DE BELGIQUE 

quadrangulaire ; côté antérieur étroit, subanguleux, excavé en avant 
du crochet; côté postérieur large, subtronqué perpendiculairement; 
bord supérieur horizontal en arrière du crochet; bord inférieur peu 
courbé, presque parallèle à l'autre; crochets assez proéminents, 
pointus, obliques; lunule petite, lisse, subtriangulaire, un peu ren- 
flée au centre et limitée par une strie obsolète. Surface extérieure 
subglobuleuse, déprimée et subanguleuse en arrière, ornée de vingt- 
deux côtes étroites, saillantes, garnies de petits tubercules écailleux, 
subimbriqués, qui se redressent en partie et deviennent épineux du 
côté anal. Bord cardinal large et calleux, muni de deux dents 
inégales sur la valve gauche (la seule connue), l'antérieure petite, 
triangulaire, pointue au sommet et presque perpendiculaire ; la pos- 
térieure longue, assez épaisse et saillante à l'extrémité, séparée de la 
première par une profonde fossette ; nymphe allongée. Impression du 
muscle antérieur grande, subréniforme ; impression postérieure 
subtriangulaire, peu marquée et très rapprochée du bord supérieur. 

Dim. Longueur, 4 mill.; largeur, 3 mill. 

R. D. — Cette petite espèce se distingue par sa forme pointue, excavée en avant; 
on ne peut la confondre avec le C. eudœdala, qui a le bord palléal plus arqué. 
Loc. Châlons-sur-Vesle, une valve gauche (pi. V, fig. 10-11), coll. de Laubrière. 

11. — C. aizyensis, Desh. (p. 762, pi. LXI, fig. 32-34). E. I. 
C. aizyensis, Frauscher, 1886, Untereoc. d. Nordalp., p. 107. 

R. D. — Se distingue du C. eudœdala, non seulement par le nombre moindre de 
ses côtes (20 à 24 au lieu de 30), mais surtout par sa forme moins quadrangulaire, 
dénuée de la dépression et de la troncature sinueuse qui caractérise l'autre espèce ; 
on la reconnaît à sa forme oblique, obronde, peu dilatée en arrière du crochet qui 
est placé au cinquième de la longueur, du côté antérieur ; l'ornementation des côtes 
est variable : les crénelures serrées se changent quelquefois en gros tubercules; cette 
dernière variété se trouve à Hérouval (coll. Bezançon.) 

Aj. loc. Creil, coll. Bezançon. Dans les Alpes, Kressenberg {fi.de Frauscher). 

12. — C. Prevosti, Desh. (p. 765, pi. LXIII, fig. 1-4;. E. I.-E. M. 
R.. D. — Très voisine de l'espèce précédente, elle s'en distingue par une forme 

moins oblique et moins convexe, moins dilatée en arrière des crochets, qui sont placés 
au quart de la longueur, du côté antérieur ; par ses côtes un peu plus nombreuses, 
plus étroites, enfin, par sa charnière moins haute, moins épaisse, comportant, sur la 
valve gauche, une dent antérieure bien plus rapprochée delà lunule, et sur la valve 
droite, une dent médiane beaucoup moins épaisse et bien plus oblique. Elle est trop 
arrondie et trop peu oblique pour qu'on puisse la confondre avec le C. eudœdala, qui 
a les côtes bien plus serrées et plus nombreuses. J'ai vu, dans la coll. Bezançon, un 
individu qui, par accident, s'est développé en hauteur et est moins dilaté dans le 
sens transversal ; mais l'ornementation et la charnière sont semblables au type. 
Aj. loc. En Belgique, Aeltre, coll. Vincent. 



MÉMOIRES 89 

*13. — C. aliéna, Desh. (p. 763, pi, LXI, fig. 28-31). E. I. 

R. D. — Elle est voisine du C. angusticostata (var. crenularis) ; cependant elle 
paraît s'en distinguer par ses côtes plus larges, ornées de tubercules plus épais et 
par l'échancrure profonde de sa lame cardinale. M. Frauscher la cite au Kressenberg, 
mais sa présence m'y paraît douteuse. 

14. — C. Davidsoni, Desh. (p. 764, pi. LX, fig. 10-12). E. S. 

Syn. C. divergens, Desh., p. 764, pi. LX, fig. 13-14 et pi. LXI, fig. 9.11. 
C. Davidsoni, Wood, 1871, Eoc. bivalv., p. 145. pi. XXII, fig. 17. 
— Dufour, 1881, Et. des f os s. des sables éoc, p. 21. 

R. D. — Je n'ai pu séparer le C. divergens du C. Davidsoni ; le nombre des côtes, 
la convexité, l'obliquité de la forme générale varient également dans les deux espèces ; 
à l'inverse des citations de localités qu'a faites Deshayes, j'ai remarqué que les 
coquilles qui ont les côtes le plus écartées sont précisément celles de la base des 
sables moyens, et que celles qui ont le plus de côtes se trouvent à Ver et au Guépelle ; 
la charnière n'offre pas de différences qui justifient la séparation des deux espèces. 

Aj. loc. Marines, coll. Bezançon ; le Ruel, coll. Cossmann ; Argenteuil, Méry, 
Ermont, dans les marnes du gypse, coll. Dollfus. En Bretagne (fide Dufour). 

15. — C. serrulata, Desh. (p. 767, pi. LX, fig. 25-27). E. M. 

R. D. — Deshayes compare cette espèce au C. imbricata, qui ne lui ressemble pas; 
par sa forme aplatie, je la rapproche plutôt du C. Davidsoni, quoiqu'elle ait un 
peu plus de côtes et des crénelures bien plus serrées; elle est aussi plus oblique. 

Aj. loc. En Bretagne, le Bois-Gouët {fide Vasseur). 

16. — C. ambigua, Desh. (p. 767, pi. LX, fig. 28-31). E. M. 
R. D. — Moins oblique et beaucoup moins aplatie que le C serrulata, elle a une 

forme moins dilatée, des crochets plus saillants et plus cordiformes, des côtes plus 
saillantes, ornées de crénelures plus fortes ; d'autre part, elle est plus oblique que le 
C. sulcata, elle a le côté antérieur moins excavé en avant des crochets, les côtes 
ornées de crénelures moins tuberculeuses. 

Aj. loc. Saint-Félix, Fontenai, Grignon, coll. Bezançon. 

17. — C. sulcata [Soland.] (p. 768). E. S. 
C. sulcata, Wood, 1871, Eoc. bivalv., p. 152, pi. XXII, fig. 1. 

R. D. — Le type de l'espèce, qu'on trouve à Barton, est globuleux, à crochets 
élevés, obliquement saillants du côté antérieur et porte seize à dix-huit côtes tripar- 
tites, égales à leurs interstices, arrondies, ornées de grosses crénelures serrées, qui en 
occupent toute la largeur. Elle est moins dilatée en arrière, plus triangulaire, plus 
haute et, en général, plus convexe que le C. Davidsoni ; cependant, comme le fait 
remarquer Wood, il existe, même à Barton, des individus qui sont sur la limite des 
deux espèces ; dans le bassin de Paris, ces individus douteux se rencontrent surtout 
au Guépelle, à Ver, ou a Beauchamp ; à la base des sables moyens, la distinction 
entre les formes aplaties, à côtes écartées, aiguës, et les formes globuleuses à côtes 
plus arrondies, est plus tranchée et plus facile à établir ; si l'on examine la charnière, 
on trouve que celle du C. sulcata est toujours plus forte, composée de dents moins 
obliques. Quelques individus de Marines et du Ruel ont une forme excessivement 



90 SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

haute, très étroite, qui n'a plus rien de commun avec le C. Davidsoni ; je les considère 
comme une simple variété du C. sulcata. 

18. — G. pulchra, Desh. (p. 771, pi. LXI, fig. 25-27). E. M.-E. S. 

Syn. C. crebrisuïcata (?) Edw. in Wood, 1871, Eoc. bivalv., p. 144, pi. XXII, 
fig. 2, 4 et 8. 

Coquille convexe, épaisse, oblique, obronde, ayant le côté anté- 
rieur égal au quart de la longueur; vingt à vingt-quatre côtes 
serrées, rectangulaires, portant de nombreuses crénelures tubercu- 
leuses, que séparent des intervalles ridés, égaux aux côtes ou un peu 
plus étroits; lunule ronde, lisse, un peu concave. 

R. D. — Voisine du C. sulcata, elle s'en distingue par ses côtes bien plus serrées, 
plus nombreuses, à pans coupés, séparées par des intervalles étroits, très profonds, 
et différemment ornées; elle est bien moins aplatie et moins dilatée que le 
C. serrulata, qui a la même forme oblique ; enfin le C. Davidsoni est plus aplati et 
a les côtes bien plus écartées. 

Aj. loc. Le Fayel, très abondante; Valmondois, coll. Bezançon ; Marines, coll. 
Cossmann. Fontenai, la Ferme de l'Orme, Saint-Félix, coll. Bezançon; Grignon, 
coll. Cossmann. Dans le Cotentin, Hauteville, coll. Cossmann. En Angleterre, 
Bramshaw et Huntbridge (an ead. sp. ?). 

19. — C. propinqua, Desh. (p. 766, pi. LX, fig. 15-17). E. S. 
C. propinqua, Dufour, 1881, Et. desfoss. des sables eoc, p. 21. 

R. D. — Elle a, en général, une forme transverse, plus allongée que la figure 
ne l'indique et qui permet de la distinguer des précédentes et du C. imbricata; le 
bord palléal est peu courbé et la coquille affecte une forme subquadrangulaire que 
n'ont jamais le C. Davidsoni ni le C. sulcata. 

Aj. loc. En Bretagne, la Close (fîde Dufour). 

20. — C. pusilla, Desh. (p. 766, pi. LXI, fig. 12-15). E. S. 
R. D. — Ses côtes peu saillantes, presque effacées, à ornementation obsolète, sa 

petite taille et sa forme oblique la font reconnaître au premier coup d'oeil ; elle est 
commune dans la couche jaunâtre du Guépelle. 

21. — C. squamosa, Lamk. (p. 770). E. M. 

C. acuticosta% Wood, 1871, Eoc. bivalv., p. 142, pi. XXII, fig. 5 (ex parte). 

R. D. — On la distingue par des tubulures rectangulaires, relevées, à intervalles 
réguliers, sur toute la largeur des côtes ; celles-ci, au nombre de dix-huit, sont un 
peu plus petites que leurs intervalles, qui ne sont ridés que sur le tiers de leur 
largeur, entre deux pans inclinés rejoignant la base des crénelures. Elle ne peut 
être confondue avec le C. ambigua, qui n'a pas de tubulures aussi saillantes, ni avec 
le C. sulcata, qui est moins transverse et qui a des côtes plus larges, ornées de 
crénelures très serrées. Je rapporte à cette espèce le C. acuticostata , de Bracklesham, 
qui en a tout à fait l'aspect. 

Aj. loc. En Bretagne, le Bois-Gouët (fi.de Vasseur). En Angleterre, Bracklesham 
(d'après la figure donnée par Wood, sous un autre nom). 



MÉMOIRES 91 

22. — C. asperula, Desh. (p. 771). E. M. 

R. D. — Obronde et peu convexe, cette espèce est, à Chaumont, un peu plus 
élevée et moins dilatée, dans le sens transversal, que ne le sont les individus du 
calcaire grossier moyen de Parnes ; ces différences ne sont ni assez sensibles ni 
assez constantes pour justifier la création d'une espèce distincte. 

Aj. loc. Saint-Félix, coll. Cossmann et Bezançon ; Parnes, coll. Bezançon. En 
Bretagne, le Bois-Gouët (fide Vasseur). 

23. — G. elegans, Lamk. (p. 772). E. M. 
C. elegans, Wood, 1871, Eoc. bivalv., p. 146, pi. XXII, fig. 16. 

R. D. — Se distingue de la précédente par sa forme plus oblique, moins dilatée 
en arrière du crochet, par ses côtes plus écartées et moins nombreuses ; on en 
compte vingt à vingt-deux pour vingt-neuf à trente-trois dans l'autre espèce ; les 
écailles qui ornent ces côtes sont bien moins saillantes que celles du C. squamosa, 
et un peu moins serrées que celles du C. asperula. 

24. — C. ornata, Desh. (p. 772. pi. LXI, fig. 16-20). E. M. 
C. ornata? Dufour, 1881, Et. desfoss. des sables éoc., p. 22. 

R. D. — Extrêmement voisine de la précédente, elle ne s'en distingue que par 
le nombre de ses côtes, qui est plus grand ; ses crénelures sont aussi serrées que 
celles du C. asperula; mais sa forme est oblique comme celle du C. elegans et non 
dilatée en arrière du crochet; elle est même subquadrangulaire, le contour palléal 
n'étant pas tout à fait arrondi. Je ne crois donc pas qu'on puisse la considérer 
comme une variété du C. elegans. 

Aj. loc. En Bretagne, Cambon [fide Dufour). 

25. — C. onerata, Desh. (p. 773, pi. LXI, fig. 20-24). E. M. 
C. onerata? Dufour, 1881, Et. des foss. des sables éoc, p. 22. 

R. D. — Outre son ornementation , composée de crénelures qui descendent 
eoncentriquement dans les intervalles des côtes et qui contribuent à treillisser la 
surface, elle se reconnaît à son aspect cordiforme, à sa dépression anale, à la saillie 
de ses crochets infléchis en avant. 

Aj. loc. Chaumont, Saint-Félix, coll. Cossmann. En Bretagne, le Bois-Gouët 
(fide Dufour et Vasseur). 

26. — C. guttifera, nov. sp. PI. IV, fig. 32-33. E. M. 
C. testa minuta, paululum gibbosa, subobliqua, inœquilaterali ; umbone acuto, 

producto; latere antico attenuato, latere postico late rotundato, superne declivi; 
lunula brevi, angusta, lœvigata; costulis circa 27, guttulis depressis regulariter 
ornatis et quasi decussatis ; cardine in valvula sinistra bidentato, dente postico 
crasso, brevi. 

Petite coquille un peu gibbeuse en arrière, déprimée en avant, 
comme un Cardium, ayant la forme légèrement oblique et inéquilaté- 
rale; crochet placé un peu en avant, pointu et saillant; côté anté- 
rieur atténué, rétréci, un peu plus court que le côté postérieur, qui 
est largement arrondi et déclive sur le bord supérieur ; lunule petite, 



92 SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

courte, étroite et lisse. Surface ornée d'environ vingt-sept côtes 
larges, plates et séparées par un étroit sillon; sur ces côtes, sont 
régulièrement distribuées des gouttelettes aplaties, qui se suivent 
comme si elles avaient été découpées par des stries concentriques et 
arrondies ensuite ; cette ornementation est plutôt celle des Cardium 
que des Cardita. Charnière assez forte, portant, sur la valve gauche, 
deux dents divergentes, la postérieure assez courte et épaisse. 

Dim. Diamètre, 2 mill. 

R. D. — Cette petite coquille a la forme du C. onerata, mais elle a une orne- 
mentation absolument différente et bien caractéristique. 

Loc. Parnes (les Boves), une valve gauche (pi. IV, fig. 32-33), coll. Chevallier; 
La Ferme de l'Orme, coll. Bezançon. 

27 ( , ). — C. eaumontiensis, Desh. (p. 774, pi. LXI, fig. 6-8). E. S. 

C. eaumontiensis, Dufour, 1881, Et. desfoss. des sables éoc, p. 22. 

R. D. — Se distingue par sa forme haute et triangulaire, par ses côtes nom- 
breuses et serrées, ornées de fines crénelures. 

Aj. loc. Nanteuil-le-Haudouin, coll. Bezançon. En Bretagne (fi de Dufour). 

2 e section. Miodon, Carpenter, 1864. 

Coquille astartoïde, triangulaire, souvent oblique; charnière com- 
posée : 1° sur la valve droite, d'une dent cardinale postérieure, d'une 
dent latérale antérieure ; 2° sur la valve gauche, de deux dents, cardi- 
nales et d'une petite dent latérale antérieure; à ces dents, s'ajoute 
souvent une dent latérale postérieure rudimentaire. Type : C. pro- 
long ata, Carp. 

R. D. — Ce groupe mérite d'être séparé de celui des Venericardia ; Deshayes 
l'avait pressenti et avait mis à part les coquilles de cette section, sans les désigner 
par un nom distinct, en faisant seulement remarquer qu'elles ressemblent plus à 
des Astarte qu'à des Cardita; les crénelures du bord sont en nombre égal aux côtes. 

28. — C. cuneata, Cossmann. PL V, fig. 5-6. E. I.-E. M. 

(Journ. de ConcJujL, oct. 1882, p. 287, pi. XIV. fig. 3). 

( l ) C. rugi fer a, nov. sp. (pi. IV, fig. 28-29;. Je désigne sous ce nom une coquille 
de Wemmel, que m'a autrefois envoyée M. Vincent, sous le nom de C. pulchra, 
et que j'avais, à tort, identifiée au C. elegans. Elle est bien plus équilatérale, ornée 
de vingt-deux côtes un peu plus grandes que leurs interstices, arrondies, peu sail- 
lantes, ornées de rides serrées qui se distinguent bien des crénelures du C. elegans; 
ces rides persistent dans les intervalles et donnent à la surface un aspect tout à fait 
caractéristique. On ne peut la confondre avec le C. pulchra, qui est plus oblique et 
qui a des côtes plus saillantes, ni avec le C. arnbigua, qui a les côtes crénelées et 
saillantes, ni enfin avec le C. serrulata, qui a la forme oblique et les côtes plus 
étroites que leurs intervalles. 



MÉMOIRES 93 

Petite coquille triangulaire, convexe, presque équilatérale, ayant 
les crochets pointus, saillants, gonflés et obliquement dirigés du côté 
antérieur, qui est un peu plus court et rendu sinueux par la convexité 
d'une grande lunule lisse, bien limitée ; côté postérieur déclive en 
arrière des crochets et anguleux au point d'intersection avec le bord 
palléal qui est fortement arqué. Surface ornée d'environ vingt- trois 
côtes peu saillantes, légèrement arrondies, crénelées et séparées par 
des intervalles beaucoup plus étroits qui ont l'apparence ponctuée. 
Charnière composée : 1° sur la valve gauche, de deux petites dents 
divergentes presque égales, d'une dent latérale antérieure à l'extré- 
mité de la lunule et d'une fossette postérieure très étroite et très 
allongée; 2° sur la valve droite, d'une dent triangulaire, large et 
peu oblique, encadrée de deux fossettes étroites, d'une dent latérale 
postérieure, confondue avec le bord et à peine perceptible, enfin, d'une 
forte fossette antérieure pour recevoir la dent latérale lunulaire de la 
valve opposée. Les impressions des muscles sont placées aux angles 
que fait le contour à chaque extrémité. Les crénelures du bord palléal 
correspondent aux côtes rayonnantes de la surface dorsale. 

Dim. Longueur et largeur, 3.5 mil!. 

R. D. — Quoique cette coquille appartienne, par sa charnière et par sa forme 
trigone, au groupe des Miodon, elle ne peut guère être comparée aux espèces sui- 
vantes, à cause de sa forme convexe et de la prédominance de ses côtes longitudi- 
nales ; les individus de Parnes paraissent un peu moins globuleux, mais ils ont bien 
tous les autres caractères du type des sables de Cuise. 

Loc. Hérouval, assez répandue, types figurés (pi. V, fig. 5-6), coll. Cossmann; 
Sapicourt, coll. Bezançon et de Laubrière; Cuise, coll. Cossmann; Jaulzy, coll. 
Bezançon ; Vailly, coll. Dollfus ; Parnes, coll. Bernay; Essômes, coll. de Laubrière. 

29. — C. decussata, Lamk. (p. 778). E. I.-E. M.-E. S. 
Obs. — Cette espèce a vécu dans les sables moyens; elle y pré- 
sente même un cas assez fréquent de monstruosité, certaines parties 
de la surface étant treillissées comme le type, tandis que d'autres 
portent des côtes bifides et crénelées séparées par de larges sillons. 

Aj. loc. Acy, coll. Cossmann; Crênes, le Ruel (monstruosité), coll. Bezançon et 
de Laubrière. 

30. — G. Bezançoni, nov. sp. PI. IV, fig. 30-31. E. M. 

C. testa minuta, orbiculari, parum convexa, postice depressa et subtruncata; 
umbone acuto, antice producto ; lunula perconvexa , singulari; costulis 28 inter- 
stitia subœquantibus , lamellis concentrais super et inter costulas clathratis ; in 
valvula sinistra cardine bidentato, dentibus valde inœqualibus ; dentibus latera- 
Jibus optime notatis; cicatriculis maximis, ovalibus marginatis. 



94 SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

Petite coquille orbiculaire, obronde, peu convexe, sauf vers le 
sommet; région anale déprimée; contour postérieur obliquement 
tronqué, déclive en arrière du crochet; côté antérieur arrondi, bord 
lunulaire échancré par la saillie anormale d'une lunule convexe, 
obronde et d'ailleurs très courte, limitée par un sillon profond. 
Crochets pointus, saillants, obliquement dirigés vers le côté antérieur, 
qui est un peu plus court que l'autre. Surface ornée de vingt-huit 
côtes subtriangulaires, presque égales à leurs intervalles et traver- 
sées, ainsi que ceux-ci, par de courtes lamelles dont la courbure est 
en sens inverse des accroissements. Charnière composée, sur la valve 
gauche, la seule connue, de deux dents cardinales inégales, très 
divergentes et de deux dents latérales, l'antérieure pointue, plus 
près du crochet, au bout de Téchancrure lunulaire, la postérieure 
allongée à l'extrémité de la nymphe. Impressions des muscles assez 
grandes et ovales, marquées par un rebord aplati du côté extérieur. 

Dim. Diamètre , 6 mill. 

R. D. — Elle a tout à fait la même forme que le C. decussata, mais son ornemen- 
tation est complètement différente et sa lunule est beaucoup plus développée ; en 
outre, la dent cardinale postérieure est plus étroite et plus allongée. 

Loc. La Ferme de l'Orme, une valve gauche (pi. IV, fig. 30-31), coll. Bezançon; 
Parnes, une valve gauche, coll. Chevallier. 

31. — C. radiolata, Desh. (p. 779, pi. XLIII, fig. 9-11). E. M. 

R. D. — Bien plus oblique et plus inéquilatérale que les précédentes, celle-ci 
s'en distingue par sa forte dent latérale antérieure. 

Aj. loc. Fontenai, coll. Bezançon ; Chaumont, coll. Bernay ; Parnes, coll. Chevallier. 

32. — C. modica, Desh. (p. 780, pi. LXIII, fig. 15-17). E. I.-E. M.-E. S. 

Syn. Donax obliqua, Lamk., pi. XXII, fig. 4 (excl. texte). 

Obs. — Cette espèce était connue de Lamarck, qui l'a figurée sous 
le nom de Donax obliqua, tandis que le texte correspondant à ce nom 
donne, au contraire, la description du Goodallia obliqua. Il y a donc 
lieu de conserver le nom donné par Deshayes. 

R. D. — Ce n'est peut-être qu'une forte variété de l'espèce précédente ; elle s'en 
distingue moins par son ornementation que par sa forme oblique, plus étroite, 
encore moins arrondie, et à peu près rectiligne en avant des crochets, qui sont 
placés plus en arrière que dans le C. radiolata; ses stries concentriques, un peu 
plus écartées, se chargent souvent d'ondulations bien visibles, tandis que les côtes 
du C. radiolata disparaissent quelquefois ; il serait donc inexact de dire que l'une 
des espèces est costulée et que l'autre est seulement sillonnée. M. Bezançon m'a 
communiqué, de Grignon, un individu qui mesure 4.5 mill. de longueur sur 
4 mill. de largeur. 



MÉMOIRES 95 

Aj. loc. Hérouval, coll. Baudon. Fontenai, l'Orme, coll. Bezançon ; Chaumont, 
coll. Bernay et Chevallier; Rosières, coll. Bezançon; le Ruel, coll. de Laubrière. 

33. — C. astartoides, Desh. (p. 779, pi. LXIII, fig. 12-14). E. M. 
R. D. — Plus équilatérale et plus trigone que les deux précédentes; crochets 

saillants et pointus, limités, de part et d'autre, par des bords déclives et rectilignes 
faisant entre eux un angle d'environ 90°; ses sillons concentriques ne sont jamais 
traversés par des côtes ou des ondulations concentriques, comme dans le C. rnodica. 
Aj. loc. La Ferme de l'Orme, coll. Bezançon; Coincourt, coll. Baudon. 

34. — C. dameriacensis, nov. sp. PL IV, fig. 34-35. E. M. 
C. testa trigona, alla, œquilaterali, parum obliqua; umbonibus superne pro- 

ductis, acutis ac redis ; margine palliait valde incurvato ; sulcis concentricis 
regidaribus, obsolète ac radiatim punctatis ; lunula magna, perconveoca, optime 
notata; cardine crassissimo, in valvula sinistra bidentato ; dentibus lateralibus 
callosis, remotis. 

Petite coquille triangulaire, bien plus haute que large, presque 
équilatérale, à peine oblique, ayant les crochets droits, médians, 
proéminents, aigus, dominant une grande lunule lisse, marquée par 
un profond redan; bord palléal très arqué. Ornementation composée 
de sillons concentriques, séparés par de larges intervalles aplatis et 
ponctués avec régularité par des côtes rayonnantes qui n'apparaissent 
qu'au fond des sillons, ce qui donne à la surface un aspect caracté- 
ristique. Charnière épaisse et très large, composée, sur la valve 
gauche, de deux dents étroites, orientées dans le sens de la hauteur, et 
de deux dents latérales, calleuses et placées loin du crochet, presque 
à la moitié de la hauteur de la coquille. Bord palléal crénelé. 

Dim. Hauteur, 3.5 milL; largeur, 3 mill. (à peine). 

R. D. — Cette espèce est bien plus élevée que la précédente et les deux parties 
du bord supérieur font un angle de 60°, au lieu de 90° ; elle a, d'ailleurs, des ponc- 
tuations ou costules rayonnantes dont le C. astartoides est dépourvu ; elle est bien 
plus plate que l'espèce suivante et n'a ni la même forme, ni la même ornementation. 

Loc. Damery, deux valves gauches (pi. IV, fig. 34-35), coll. Bezançon. 

35. — C. atomus, Desh. (p. 780, pi. LXIII, fig. 18-20). E. M.-E. S. 
R. D. — Reconnaissable à sa forme triangulaire, convexe, oblique, à ses côtes 

qui n'apparaissent que vers les bords. 

Aj. loc. Fontenai, coll. Bezançon; Vaudancourt, coll. Bourdot. Rosières, coll. 
Bezançon. 

3 e section. Glans, Mégerle, 1814. 

Forme allongée, subquadrangulaire ; dents cardinales comme celles 
des Venericardia et, en outre, une dent latérale postérieure allongée 
et étroite. Type : C. trapezia, Linné. 



96 SOCIÉTÉ ROYALE MALACÔLOGIQUE DE BELGIQUE 

36. — C. calcitrapoides, Lamk. (p. 770). E. M.-E. S. 

C. calcitrapoides, Dufour, Et. des foss. des sables éoc, p. 21. 

R. D. — On reconnaît de suite cette espèce à sa forme subquadrangulaire, 
dilatée en arrière du crochet ; ses côtes, au nombre de vingt-deux à vingt-cinq, sont 
saillantes, égales à leurs interstices, ornées de crénelures plus ou moins serrées sur 
les côtes médianes; en arrière, les dernières côtes, le plus souvent celle qui sépare 
la dépression anale, se chargent d'écaillés pointues, relevées et prolongées comme 
des dards. La charnière porte très visiblement, surtout sur la valve gauche, la dent 
latérale postérieure qui caractérise les espèces de cette section. J'ai vu, de Chaussy 
(coll. Bernay), une variété obronde, à grosses côtes obtusément crénelées; mais, en 
alignant des individus de Grignon, j'ai pu composer une série de passages successifs 
du type à cette forme. 

Aj. loc. Auvers, coll. Bernay; Crênes, coll. Morlet. Dans le Cotentin, Haute- 
ville, coll. Cossmann. En Bretagne, la Close (fide Dufour). 

37. — C. densecostata, noo. sp. PL V, fig. 3-4. E. I. 
Syn. C. calcitrapoides , Cossmann, Journ. de Conckyl., oct. 1882, p. 293. 

Coquille convexe, qu.adrangulaire, très dilatée en arrière des cro- 
chets cordifomes et pointus, qui sont placés au septième de la lon- 
gueur, du côté antérieur, quand on prend ces mesures parallèlement 
aux bords supérieur et palléal. Troncature anale occupant toute la 
hauteur de la coquille; convexité maximum de la surface dorsale 
correspondant à une ligne qui part des crochets pour atteindre l'angle 
inférieur du contour palléal ; lunule lisse, ovale, superficielle. Orne- 
mentation composée de trente-cinq côtes rayonnantes, étroites, égales 
à leurs interstices, portant de petites crénelures arrondies, subim- 
briquées; les dernières côtes postérieures s'écartent, quelques-unes 
présentent une dénivellation bien visible sur les individus adultes et, 
enfin, la troisième ou la quatrième avant la dernière, se charge de 
quelques dents de scie crénelées, écartées et relevées comme les dards 
du C. calcitrapoides. Bord cardinal très étroit; charnière composée, 
sur la valve gauche, de deux dents cardinales très inégales, l'anté- 
rieure semblable à un point sous le crochet, la postérieure Rallon- 
geant contre la nymphe, et d'une dent latérale qui fait suite à celle- 
ci; sur la valve droite, la dent cardinale est très allongée et quant à 
la dent latérale postérieure, elle fait partie du bord supérieur, où 
elle forme une saillie triangulaire. 

Dim. Longueur, 8mill.; largeur, 7.5 mill. 

R. D. — J'avais d'abord rapporté cette espèce à la précédente; mais, dans le 
calcaire grossier, on ne trouve jamais de variété qui se rapproche de cette coquille; 
celle que Deshayes a signalée a le même nombre de côtes que le type, tandis qu'ici, 
il y a une différence de moitié en sus, sans formes intermédiaires qui puissent établir 



MÉMOIRES 97 

la transition ; elle est, d'ailleurs, plus courte, plus haute et plus dilatée en arrière, 
beaucoup plus inéquilatérale, et elle a les dents de la valve gauche plus inégales. 
Loc. Saint-Gobain, cinq valves, dont deux soudées, types figurés (pi. V, fig. 3-4), 
coll. Cossmann ; Hérouval, toutes les collections ; Gisors, coll. Dollfus. 

4 e section. Cardita, Bruguière (in Lamk., 1799). 

Coquille oblongue, très inéquilatérale, ornée de côtes rayonnantes 
et squameuses; charnière composée de dents cardinales sem- 
blables à celles des espèces de la section précédente, et de dents laté- 
rales obsolètes. Type : C. cahjculata. Brug. 

R. D. — Ce groupe pourrait, sans inconvénient, être réuni au précédent; on ne 
peut guère séparer les coquilles fossiles de l'une ou l'autre de ces sections que par 
leur forme, qui entraîne une modification dans la disposition des dents, dont le 
nombre reste le même; Adams prétend, il est vrai, que la dent postérieure est 
bifide, mais il aura probablement pris la nymphe pour la seconde partie de la dent. 

38. — C. aspera, Lamk. (p. 777). E. M.-E. S. 
R. D. — La forme étroite, allongée, extrêmement inéquilatérale de cette espèce 

la classe, au premier abord, dans le groupe des Cardita; sa charnière est également 
différente de celle des groupes précédents ; sur la valve gauche, la dent cardinale 
antérieure est extrêmement étroite et divergente; on distingue, en outre, des cica- 
trices destinées à recevoir les dents latérales de la valve opposée ; celles-ci sont peu 
visibles et se confondent avec les saillies produites, sur le bord supérieur, par l'extré- 
mité des côtes qui ornent la surface. 

Aj. loc. Marines, le Ruel, toutes les collections; Essômes, coll. de Laubrière. En 
Bretagne, le Bois-Gouët (fide Vasseur). 

39. — G. squamatina, Desh. (p. 777, pi. XLIX, fig. 15-17). E. M. 
R. D. — Se distingue de la précédente par ses côtes plus nombreuses et moins 

saillantes et par sa forme plus courte, plus régulièrement bombée, par ses crochets 
placés encore plus en avant et par sa charnière plus mince. 

Aj. loc. Essômes, coll. de Laubrière. 

40. — G. œquicostata, riov. sp. PI. V, fig. 1-2. E. S. 
C. testa rhumboidea, intumescente, umbonïous antice productis, acutis, mar- 

ginibus superiore et palliait, par allelis; lunula profunda, cordiformi; costis 75 
aut 46 cr assis, œqualïbus, convexis, interstitiis minoribus et transversim crenatis, 
separatis ; cardine crasso, dente triangulari in valvula dextra maximo; dente 
laterali postico in valvula sinistra valde perspicuo. 

Belle coquille variable, quadrangulaire, rhomboïdale, gonflée 
surtout vers le crochet, dont la pointe se dirige en avant et se termine 
au septième de la longueur du côté antérieur ; bords supérieur et 
palléal parallèles; côté postérieur tronqué transversalement; côté 
antérieur atténué et arrondi ; lunule profonde, cordiforme, produi- 
sant, surtout quand la coquille est jeune, une déviation du bord 

TOME XXII, 1887 7 



98 SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

supérieur. Ornementation composée de quinze ou seize côtes con- 
vexes, épaisses, ornées de crénelures transverses et serrées, égales 
entre elles, un peu plus larges que leurs interstices, qui sont ridés. 
Charnière épaisse, portant sur la valve droite une grande dent trian- 
gulaire, un peu excavée en dessous, précédée d'une fossette contre la 
face antérieure de laquelle s'applique une lamelle distincte du bord ; 
la dent latérale postérieure est peu distincte, tandis que, sur l'autre 
valve, la fossette destinée à la recevoir est bien marquée. Impres- 
sions musculaires allongées, la postérieure placée très haut. 

c 21 mill.; / 17 mill., le Ruel, valve droite. 

& (4 — ( 3.5 — Valmondois, valve gauche. 

R. D. — Beaucoup plus large et plus courte que les deux précédentes, cette 
espèce s'en distingue par ses côtes égales et crénelées. 

Loc. Le Ruel, deux valves droites (pi. XIII, fig. 1-2), coll. Bernay; Valmondois, 
une petite valve gauche, coll. Cossmann. 

98 e genre. GOOSSENSIA, Cossmann, 1885. 

(Journ. de Conchyl., 1885, p. 112.) 

Coquille irrégulière, inéquilatérale, ornée de côtes rayonnantes et 
de lamelles concentriques, distribuées avec plus ou moins de régula- 
rité; crochets petits, obliquement dirigés du côté antérieur; char- 
nière composée de deux dents cardinales sur la valve gauche, 
d'une seule dent sur la valve droite et de deux dents latérales inéga- 
lement écartées. Nymphe calleuse et bien développée. Impression du 
muscle antérieur ovale et allongée, impression postérieure arrondie ; 
impression palléale entière. Bord palléal orné de crénelures plus 
fortes vers le milieu qu'aux extrémités et ne correspondant pas aux 
côtes rayonnantes. 

R. D. — Par sa forme et par sa charnière, ce genre a les plus grands rapports 
avec les espèces de la dernière section du genre précédent ; je ne l'aurais même con- 
servé que comme une section du grand genre Cardita, s'il ne s'en distinguait par un 
caractère important : le défaut de concordance entre les crénelures du bord palléal 
et les côtes de la surface dorsale ; les crénelures des Cardita sont produites par les 
côtes et en nombre égal à celles-ci ; dans les G-oossensia, les crénelures sont, comme 
celles des Astarte, serrées et nombreuses, inégalement distribuées sur le contour et 
tendent parfois à disparaître totalement. L'ornementation diffère aussi de celle des 
Cardita, en ce sens que les lamelles concentriques sont continues, ne cessent pas dans 
les intervalles des côtes et dominent même, sur quelques individus, au point qu'ils 
ressemblent extérieurement à des Chama. Par ces raisons, j'ai conservé ce genre, et 
l'ai classé auprès des Cardita. 



MÉMOIRES 99 

1. — G. irregularis [Desh.]. PL V. fig. 16-18 E. M. 
Syn. Cardita irregularis, Desh., p. 776, pi. LX, fig. 4-6. 

Goossensia pUcatuloides> Cossm., 1885, Journ. Conch., p. 118, pi. V, fig. 7. 

Obs. — C'est à tort que j'ai donné un nouveau nom spécifique à 
cette espèce, qui était connue de Deshayes par une seule valve; 
aujourd'hui, l'on en connaît plusieurs et la description très incom- 
plète de cet auteur peut être rectifiée. Quoique la coquille soit, en 
général, très irrégulière, quelquefois aplatie, quelquefois bossue 
comme une Saxicava et presque tordue sur elle-même, le côté anté- 
rieur étroit et un peu anguleux est toujours le plus court; le côté 
postérieur, plus large, est tronqué par deux brisures successives. 
Trois des eostules rayonnantes, du côté postérieur, sont plus écartées 
et plus fortes, et correspondent à ces angles du contour; entre elles 
s'intercalent des côtes de même dimension que celles du milieu et 
du côté antérieur, qui s'effacent avant d'atteindre le crochet. Les 
lamelles, plus écartées du côté postérieur, forment, en passant sur les 
trois côtes principales, de petites épines articulées et elles se serrent 
du côté antérieur. Les crénelures du bord palléal disparaissent tout 
à fait en avant et diminuent progressivement du côté postérieur. 

Loc. Chaumont, couche rouge, valve gauche (pi. V, fig. 16-17); variété bossue 
(fig. 18), coll. Goossens, coll. de Boury, Bourdot ; Parnes, coll. de Laubrière. 

2. — G. insculpta [Desh.] (p. 777, pi. LX, fig. 7-9). E. M. 
R. D. — Pour cette espèce, comme pour la précédente, Deshayes n'a eu à sa dis- 
position qu'une seule valve et encore elle n'était pas adulte. J'ai été tenté de la réunir 
à l'espèce précédente, qui est très variable et avec laquelle elle a beaucoup de rap- 
ports; mais j'y ai constaté l'existence de crénelures plus régulières, plus grosses et 
plus persistantes que sur le G. irregularis ; en outre, quand elle atteint toute sa 
taille, les lamelles prennent un développement anormal, en donnant à la coquille 
l'aspect extérieur d'une Chama ; j'ai figuré un individu de Chaussy qui présente ce 
caractère (pi. V, fig. 7-9), coll. Bernay. Enfin, elle a constamment la forme plus 
étroite et plus allongée que l'espèce précédente, qui, d'ailleurs, ne se rencontre qu'à 
un niveau stratigraphique moins élevé. 

99 e genre. GOODALLIA, Turton, 1822. 

Obs. — La diagnose de ce genre a été refaite par Deshayes, qui Fa 
appliquée à un groupe d'espèces éocènes, bien différentes de celles 
que Turton a voulu désigner et qui sont de vraies Astarte. 

Par une erreur difficile à expliquer, Stoliczka dit que les crochets 
des espèces de ce genre sont placés du côté antérieur ; c'est le con- 
traire qui a lieu : le côté postérieur est le plus court, comme on 



100 SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

peut s'en convaincre en consultant la position de la nymphe; je ne 
connais pas de Goodallia ayant des dents latérales, même obsolètes, 
comme le donnerait à supposer la diagnose de Deshayes ; il est pos- 
sible qu'il ait voulu désigner la nymphe. 

1. — G. miliaris [Lamk.] (p. 783, pi. XVIWs, fig. 31-33). E. M. 

R. D. — C'est la plus pointue, la plus oblique et la plus étroite de toutes les 
Goodallia parisiennes ; le plus grand diamètre est celui qu'on obtient en reliant, en 
biais, le crochet au sommet de la courbe de jonction entre le bord antérieur et le 
bord palléal; ce diamètre est presque le double du diamètre perpendiculaire. 

Aj. loc. Essômes, coll. de Laubrière. 

2. - G. obscura [Lamk] (p. 784). E. M.-E. S. 

Syn. G. obliqua [Lamk.] m Desh., p. 786. 

R. D. — Les figures que Deshayes a données de ces deux espèces, dans son pre- 
mier ouvrage, me paraissent tout à fait semblables, je ne vois pas de raisons pour 
les séparer. Elles ont toutes deux une vague ressemblance avec des Lucina, à cause 
de la position de leur crochet recourbé et de leur région lunulaire excavée. 

Aj. loc. Jaignes, coll. Cossmann ; Chaussy, coll. Chevallier; Essômes, coll. de 
Laubrière. En Bretagne, le Bois-Gouët (fide Vasseur). 

3. — G. laevigata, Desh. (p. 784, pi. LXIII, fig. 24-26). E. I.-E. M. 

Syn. G. incrassata, Desh., p. 785, pi. LIX, fig. 18-20. 
G. sulcatina, Desh., p. 785, pi. LXIII, fig. 21-23. 

R. D. — Extrêmement voisine de l'espèce précédente, arrondie comme elle, celle-ci 
s'en distingue, non seulement par ses proportions plus allongées, mais encore parce 
qu'elle a le bord antérieur et supérieur plus convexe et moins excavé, de sorte que 
les crochets ne paraissent pas aussi saillants. Le G. incrassata est absolument iden- 
tique au G. lœvigata et il me serait impossible de séparer les individus de la même 
taille, provenant soit de Chaurnont, soit d'Hérouval. Quant au G. sulcatina, dont 
Deshayes ne connaissait qu'une seule valve, ce n'est qu'une variété, un peu mieux 
sillonnée, du G. lœvigata qui, surtout quand il atteint une grande taille (7 mill. de 
longueur sur 5 mill. de largeur, coll. Bernay), porte des sillons bien visibles sur les 
bords, plus effacés sur la région des crochets. 

4. — G. producta, no», sp, PL IV, fig. 36-38. E. S. 
G. testa lœvigata, obliqua, subtrigona, valde inœquilaterali , latere postico bre- 

vissimo, subtruncato ; latere antico producto, attenuato; margine superiore obli- 
quiter declivi ; cardine in valvula sinîstra unidentato, in valvula dextra bidentato ; 
fulcro brevi parum prominulo. 

Petite coquille lisse, oblique, triangulaire, très inéquilatérale, 
ayant le côté antérieur très court, un peu tronqué et cependant 
arrondi dans son ensemble ; côté antérieur allongé, atténué, limité 
par un bord supérieur déclive et presque rectiligne ; charnière com- 
posée d'une seule dent épaisse sur la valve gauche, et de deux petites 






MÉMOIRES 101 

dents divergentes sur la valve droite, la postérieure obscurément 
bifide. Impression palléale médiocrement écartée du bord. 

Dim. Longueur et hauteur, 2.75 mill. 

R. D. — Après avoir réuni des espèces existantes, je ne me suis décidé à 
donner un nom nouveau à celle-ci que faute de pouvoir la rapporter à aucune des 
précédentes; elle n'a pas la forme étroite et pointue du G. miliaris ; je ne puis la 
considérer comme une variété du G. obscur a, qui a aussi vécu à l'époque des sables 
moyens, parce qu'elle est moins arrondie et qu'elle a le bord supérieur plus oblique- 
ment déclive en avant des crochets ; quand on la compare au G. lœmgata, on trouve 
qu'elle est plus haute et plus oblique et que son grand axe n'est pas perpendiculaire 
à la troncature postérieure ; elle a à peu près la forme générale du G. terminalis, 
mais son test n'est pas aussi mince et sa surface n'est pas anguleuse du côté posté- 
rieur ; enfin, on ne peut la confondre avec le G. herouvalensis, qui est une espèce 
large et beaucoup moins inéquilatérale. 

Loc. Valmondois, abondante (pi. IV, fig. 36-38), coll. Bernay ; Auvers, coll. 
Cossmann ; Verneuil, Crênes, coll. Bezançon. 

5. — G. herouvalensis, Desh. (p. 786, pi. LXIII, fig. 27-28). E. I. 

R. D. — Bien plus courte et plus large que le G. lœmgata, qui se trouve dans le 
même gisement, celle-ci affecte une forme subtrigone qui est caractéristique ; le côté 
postérieur est tronqué transversalement et la surface dorsale porte un angle anal bien 
marqué ; la figure n'indique pas suffisamment ces caractères. 

Aj. loc. Saint-Etienne, près Pierrefonds, coll. Cossmann. 

6. — G. terminalis, Desh. (p. 787, pi. LXIII, fig. 30-32). E. M. 
R. D. — Plus oblique et plus inéquilatérale que la précédente, cette espèce se 

distingue du G. lœmgata par son angle dorsal et par sa troncature postérieure, par 
la translucidité de son test et par sa forme convexe. Elle est moins triangulaire et 
beaucoup plus grande que le G. miliaris. 

Aj. loc. Fay-sous-Bois, coll. Cossmann; Chaussy, coll. Bernay et Cossmann. 

100 e genre. LUTETIA, Deshayes, 1860. 

1. — L. umbonata, Desh. (p. 789, pi. LIX, fig. 12-14). E. I. 
R. D. — A son apparition dans l'éocène inférieur, le genre Lutetia débute par une 

forme profonde, ovale, subquadrangulaire, dont le sommet est projeté du côté 
antérieur et dont la charnière est épaisse. 

Aj. loc. Cuise, Hérouval, toutes les collections ; Saint-Gobain, coll. Cossmann. 

2. — L. parisiensis, Desh. (p. 789, pi. XVpis, fig. 34-37). . E. M. 
R. D. — En passant dans l'éocène moyen, la forme des Lutetia reste inéquilatérale, 

mais moins quadrangulaire, le côté postérieur est plus atténué et la profondeur des 
valves est moindre; enfin, la lunule est moins bien circonscrite. 
Aj. loc. Essômes, coll. de Laubrière. 

3. — L. deficiens, Cossmann. PI. IV, fig. 39-41. E. S. 
(Journ. de Conchyl., avril 1885, p. 117, pi. V, fig. 6.) 



102 SOCIÉTÉ ROYALE MALÀCOLOGIQUE DE BELGIQUE 

Petite coquille convexe, orbiculaire, presque équilatérale; côté 
antérieur légèrement tronqué, côté postérieur peu arrondi et plus 
atténué; crochet saillant donnant l'aspect triangulaire au contour 
supérieur de la coquille, qui est plus haute que large. Surface exté- 
rieure brillante marquée de stries d'accroissement un peu fibreuses. 
Bord cardinal étroit, portant : 1° sur la valve droite, trois dents 
minces, l'antéro-supérieure divergeant du crochet, l'antéro-inférieure 
parallèle à la charnière, la troisième plus épaisse s'écartant oblique- 
ment vers la nymphe; 2° sur la valve gauche, une dent antérieure 
bilobée dans le sens longitudinal et une dent oblique postérieure. 
Lunule peu distincte, non circonscrite par une strie et simplement 
indiquée par une petite dénivellation arrondie. Impressions muscu- 
laires placées très haut ; impression palléale écartée du bord. 

Dim. Longueur, 2 mill.; hauteur, 2.25 mill. 

R. D. — Se distingue des deux précédentes par sa forme bien moins inéquila- 
térale, haute et arrondie, par sa charnière plus étroite et par la convexité de ses 
valves, qui est moindre. 

Loc. Le Guépelle, types figurés (pi. IV, fig. 39-41), coll. Bernay et coll. Cossmann; 
le Ruel, coll. de Laubrière et Cossmann ; Crênes, Marines, coll. Bezançon ; Valmon- 
dois, coll. Bernay ; Gland, coll. de Laubrière. 

101 e genre. WOODIA, Deshayes, 1860. 

1. — W. crenulata, Desh. (p. 792, pi. LIX, fig. 9-11). E. M.-E. S. 
W. crenulata? Wood, 1871, Eoc. bivalv., p. 160, pi. XXV, fig. 11. 

R. D. — Se distingue par sa forme subtransverse et aplatie, par son bord 
palléal peu courbé, portant dés crénelures presque invisibles. La coquille de Barton, 
figurée par Wood, a la plus grande ressemblance avec la nôtre. 

Aj. loc. Le Fayel, toutes les collections (elle y est beaucoup moins rare que dans 
le calcaire grossier); le Ruel, coll. Bernay; Jaulgonne, éocène super., coll. de 
Laubrière. En Angleterre, Barton (fide Wood). 

2. — W. marginalis, Desh. (p. 792, pi. LIX, fig. 1-4). E. I. 
R. D. — Plus haute et plus droite que la précédente, elle a le bord palléal 

coudé par une troncature oblique, qui n'existe pas dans le W. crenulata ; elle est 
aussi beaucoup plus convexe et elle a, sur la valve gauche, la dent postérieure 
moins confondue avec la nymphe, sur la valve droite, la grande dent plus oblique. 

3. — W. profunda, Desh. (p. 793, pi. LIX, fig. 5-8). E. I. 
R. D. — Abondante à Aizy, c'est la plus globuleuse des trois espèces ; cependant 

elle a une forme bien voisine de celle de l'espèce précédente ; elle ne s'en distingue 
guère que par sa charnière, qui porte, sur la valve gauche, une dent antérieure bien 
plus profondément bifide ; il est permis de se demander si ce seul caractère est 
suffisant pour séparer deux espèces. 



MÉMOIRES 1 03 

102 e genre. PÀRISIELLA, nov. gen. 

P . testa subtrigona, latere antico breviori, cardine bidentato, dentibus latera- 
libus posticis, fulcro rugoso, externo, cicatriculis notatis, impressione pallii haud 
sinuosa. 

Petite coquille un peu triangulaire, très inéquilatérale, ayant le 
côté antérieur plus court que l'autre ; charnière composée de deux 
dents cardinales et d'une dent latérale sur chaque valve; nymphe 
rugueuse sur laquelle s'étalait un ligament externe, enfermé entre 
la suture des valves; impressions musculaires bien marquées; pas 
de sinus palléal. 

R. D. — Cette petite coquille ne manque pas d'analogie avec les Cardinia; mais 
sa fossette cardinale rappelle celle des Astarte, dont elle a aussi la forme ; de sorte 
que l'on peut la classer aussi bien dans la famille où je la place que dans 
celle des CARDINIIDyE, exclusivement paléozoïque. 

1. — P. amhigua, nov. sp. PL VII, fig. 32-34. E. M. 

P. testa minutissima, Icevigata, depressa, crassiuscula, subtrigona, inœquila- 
terali; latere antico brevissimo, postico ovato; umbone obtuso; dentibus cardinalibus 
in valcula dextra duobus, valde inœqualibus, dente mediano bilobato ; in valvula 
dextra, fossula mediana lata, dente anteriore acuto, dente posteriore lamellari ; 
dente laterali, postico remoto, brevi ac obsoleto; fulcro rugoso, supra marginem 
elato ; cicatriculis optime impressis. 

■Très petite coquille, ornée de fins sillons d'accroissement, aplatie, 
épaisse, subtrigone, inéquilatérale, ayant le côté antérieur très court 
et subtronqué, le crochet étant presque d'aplomb au-dessus du bord 
antérieur, côté postérieur plus allongé, ovale et atténué; crochet 
obtus, à peine saillant; bord palléal peu arqué. Charnière composée : 
1° sur la valve gauche, de deux dents cardinales divergentes, iné- 
gales et très rapprochées, l'antérieure presque confondue avec le 
bord, la médiane bilobée et formant un talon largement triangulaire; 
entre les deux s'étend une fossette étroite et profonde; 2° sur 
la valve droite, de deux dents minces et formant un accent circon- 
flexe très ouvert, entre lesquelles s'étend une large fossette recevant 
la dent bilobée de l'autre valve ; dent antérieure extrêmement sail- 
lante et pointue, appuyée sur un contrefort antérieur qui limite la 
rainure destinée à recevoir la dent étroite de l'autre valve; dent 
postérieure étroite et rapprochée du bord. Dents latérales petites, 
obsolètes, très écartées, séparées des dents cardinales par une 
nymphe rugueuse, mal définie, étalée sur le bord supérieur. Impres- 
sions musculaires bien marquées, surtout la postérieure, que limite 



104 SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

un rebord analogue à celui que l'on constate dans la plupart des 
Aslarte. Impression palléale entière, autant que j'ai pu m'en assurer 
en faisant miroiter cette petite coquille sous l'objectif. 

Dim. Longueur, 1.75 mill.; largeur, 1.50 mill. 

Loc. La Ferme de l'Orme; les deux valves (pi. VII, fig. 32-34). 



XXVI e famille. UNIONIDJE. 



Obs. — Tandis que certains auteurs exagéraient le nombre des 
genres compris dans cette famille, d'autres, tels que Lea et Deshayes, 
ont réuni ces genres en un seul, en y admettant seulement des subdi- 
visions fondées, soit sur l'aspect de la surface externe, soit sur la 
forme de la charnière. Ce dernier parti me paraît le plus sage, sous 
la réserve de quelques amendements; ainsi, je crois que les Anodonta 
méritent de former plus qu'un groupe, un véritable genre, distinct 
des Unio, auxquels je réunirais, à titre de sous-genre, les Margari- 
tana, qui n'en diffèrent que par l'absence d'une dent postérieure net- 
tement marquée. Les deux espèces que Deshayes classait parmi les 
Anodonta sont, l'une au moins, des Margaritana. 

103 e genre. UNIO, Philipsson, 1788. 

l re section. Margaritana, Schumacher, 1817. 

1. — U. Cordieri [Ch. d'Orb.] (p. 800, pi. LXXII, fig. 1-2). E. I. I. 

Syn. Anodonta Cordieri, Sandb., 1872, Land u. Sûssw. Conchyl., p. 179. 

Obs. — La valve droite porte une forte dent saillante, épaisse, 
crénelée sur sa face antérieure, et le bord cardinal est, en arrière, for- 
tement échancré pour recevoir la dent de l'autre valve. Les fragments 
sur lesquels j'ai étudié cette disposition appartiennent bien à l'espèce 
de d'Orbigny; on les reconnaît à leur forme allongée, étroite, très 
inéquilatérale, ayant le bord palléal légèrement excavé; j'ai figuré 
l'un de ces fragments. Sandberger la classe dans les Mutela. 

Aj. loc. Cuis, sous les lignites, types figurés (pi. V, fig. 9), coll. Bezançon. 
*2. — U. antiquus [Ch. d'Orb.] (p. 801, pi. LXXIï, fig. 3-4). E. I. I. 

R. D. — Peut-être cette espèce n'est-elle qu'une variété de la précédente ; on 
n'en connaît pas la charnière, mais tout porte à croire que ce n'est pas une A nodonta 
et qu'il y a des dents à cette charnière . 



MÉMOIRES 405 

2 e section. Unio, sensu stricto. 

3. — U. Michaudi, Desh. (p. 802, pi. LXII, fig. 1-5). E. I. I. 
Syn. U. Michaudi, Sandb., 1872, Landu. Sûssw. Conchyl., p. 177, pi, VIII, fig. 1 . 

— ? Wood, 1876, Eoc. bivalv., Suppl., p. 1, pi. A, fig. 6. 
R. D. — On la reconnaît aisément à sa forme convexe, plutôt qu'à ses propor- 
tions, qui sont variables ; le fragment que Wood rapporte à cette espèce n'y 
ressemble que très imparfaitement. 

4. — U. truncatosus, Michaud (p. 803, pi. LXII, fig. 6-8). E. I. I. 

Syn. U. truncatosus, Sandb., 1872, Landu. Sïcssw. Conch., p. 178, pi. VIII, fig. 2. 

R. D. — Bien plus aplatie que la précédente, elle s'en distingue aussi par la 
direction des crénelures perpendiculaires au bord cardinal. 

Aj. loc. Monthelon, coll. Dollfus et Cossmann. 

5. — U. Wateleti, Desh. (p. 804, pi. LXII, fig. 9-13). E. I. I. 

Syn. U. Wateleti, Sandb., 1872, Landu. Sùssw. Conch., p. 179, pi. VIII, fig. 3. 

R. D. — Plus mince, plus allongée que les deux précédentes, elle est caracté- 
risée par les rides concentriques qui ornent ses crochets et qui manquent sur ses 
congénères du bassin de Paris. Wood a séparé, sous le nom U. subpar attela, Edw. 
(Eoc. bivalv., p. 135, pi. XX, fig. 13), la coquille que Prestwich rapportait avec 
doute à cette espèce ; la figure qu'il en donne a cependant la plus grande analogie 
avec les individus des environs de Soissons, sauf le bord palléal plus courbé. 



XXVII e famille. NUCULID&. 



Coquille inéquilatérale, ayant le côté antérieur allongé, le côté 
postérieur subtronqué, nacrée à l'intérieur, ayant le ligament interne 
contenu dans un petit cuilleron oblique et l'impression palléale 
entière. Cette famille comprend les Nucula et les Acila; d'après 
Stoliczka et Fischer, il faudrait y joindre les genres Sarepta et 
Ctenodonta (== Tellinomya, Hall), que d'autres auteurs classent dans 
les ARCÎDM. J'en sépare les LEDIDM à cause de leur sinus. 

404 e genre. NUCULA, Lamarck, 1799. 

1. — N. subovata, d'Orb. (p. 818). E. M. 

N. subovata, Frauscher, 1886, Untereoc, d. Nordalpen, p. 102. 

R. D. — Reconnaissable à sa forme ovale, allongée, aplatie, à son grand corselet 
convexe, limité par une dépression large et profonde, qui produit une sinuosité, en 
aboutissant au bord postérieur, à son cuilleron étroit, allongé, à demi caché sous 



106 SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

le bord palléal. Autant que je puis en juger par la figure, l'espèce de Barton, que 
Wood a décrite sous le nom N. ampla, Edw., et la variété contigua, ont la plus 
grande ressemblance avec notre espèce. 

Aj. loc. Sandricourt, coll. Morlet. En Belgique, Nil-Saint-Vincent, coll. Coss- 
mann (legit M. Vincent). Dans les Alpes, Kressenberg. 

2. — N. bisulcata, Sow. PL V. fig. 19-20. E. S. 
N. bisulcata, J. Sow. mDixon, 1850, Geol. ofSussex, p. 93et 170, pi. II, fig. 13. 

— Morris, 1854, Catal. of British foss., p. 217. 

— Wood, 1864, Eoc. bivalv., p. 109, pi. XVIII, fig. 13. 

Grande coquille déprimée, allongée dans le sens transversal, ovale 
par sa forme générale, atténuée à ses deux extrémités et moins iné- 
quilatérale que la plupart de ses congénères ; lunule séparée par un 
profond sillon et souvent divisée au milieu par un second sillon 
obsolète ; le contour supéro-antérieur porte une sinuosité correspon- 
dant à cette lunule; corselet mal défini, court et peu excavé. Char- 
nière portant en avant une série de neuf dents assez épaisses, 
auxquelles succèdent subitement huit ou neuf dents bien plus serrées, 
qui n'occupent, jusqu'au crochet, qu'un espace égal à la moitié de 
celui qu'occupent les neuf premières ; dents postérieures au nombre 
de cinq ou six seulement, les deux plus écartées épaisses, les autres 
très petites ; l'individu que je décris est mutilé sous le crochet et je 
ne puis donner la forme du cuilleron. Impression du muscle posté- 
rieur allongée en forme de haricot ; impression antérieure subqua- 
drangulaire, placée assez bas; bord palléal non crénelé. 

Dim. Longueur, 20 mill.; largeur, 13 mill. 

R. D. — Il est aisé de distinguer cette espèce du N. subovata, par sa forme 
allongée, plus pointue à ses extrémités, par l'absence de corselet, par sa lunule bien 
marquée et par ses bords entiers. L'individu du Fayel que je viens de décrire 
ressemble tout à fait à la description que Wood a donnée du N. bisulcata : il en a la 
forme et les dimensions, il présente le même aplatissement, il a aussi les bords lisses 
et la lunule extrêmement développée ; cependant Wood indique l'espèce de Barton 
comme ayant le test épais, tandis qu'au contraire, notre coquille est mince. 

Loc. Le Fayel, un individu un peu détérioré (pi. V, fig. 19-20), coll. Bezançon. 
En Angleterre, Barton, Bracklesham. 

3. — N. Bronni, Desh. (p. 817, pi. LXIV, fig. 9, 10, 12 et 15). E. M. 
R. D. — Elle a une certaine ressemblance, par sa forme et surtout par son 

corselet, avec le N. subovata, mais sa convexité l'en distingue ; elle est aussi plus 
triangulaire. Deshayes l'a séparée du iV. parisiensis en indiquant qu'elle est plus 
convexe, qu'elle porte des stries rayonnantes, mais il a omis d'ajouter qu'elle a un 
cuilleron plus arrondi, plus court et plus saillant ; en outre, elle a le corselet bien 
moins tronqué, plus convexe et isolé par une large dépression qui modifie le contour. 
Aj. loc. Fontenai, coll. Bezançon. 



MÉMOIRES 107 

4. — N. parisiensis, Desh. (p. 819). E. M. 
JV. parisiensis? Bell., 1875, Monograf. délie nuculidi terz., p. 9. 

— Frauscher, 1886, Untereoc. d. Nordalpen, p. 101, pi. VII, fig. 3. 

R. D. — Il est aisé de séparer, à première vue, cette espèce du N. subovata; elle 
est plus triangulaire, plus convexe ; elle a le corselet plus plat, mieux tronqué, et le 
bord postérieur rectiligne ; enfin, son cuilleron est un peu plus large et plus saillant. 
Parmi les espèces figurées et brièvement décrites par Wood, il y en a plus d'une qui 
se rapproche de celle-ci ; mais, à défaut des types originaux, il est difficile, dans un 
genre où les variations sont si peu sensibles, de tirer des conclusions bien certaines 
de la comparaison des figures : le N. Disooni, Edw., de Bracklesham, a bien la 
même forme que notre espèce et pourrait lui être réunie ; le N. prœlonga, Edw., est 
plus allongé ; le N. protracta, Edw., paraît avoir une forme un peu moins régulière; 
enfin, le N. similis, Sow., est plus trigone et plus élevé, il a aussi le cuilleron moins 
oblique, s'étendant moins sous le bord supérieur, le corselet plus excavé. Aux Etats- 
Unis, dans Téocène de l'Alabama, il existe une espèce très voisine du N . parisiensis , 
c'est le N. magnifica, Conrad. 

Aj. loc. Mioglia, d'après Bellardi ; mais l'existence de cette espèce dans le mio- 
cène inférieur de Ligurie me paraît douteuse. Dans les Alpes, Kressenberg. 

5. — N. mixta, Desh. (p. 819, pi. LX1V, fig. 1-4). E. M.-E. S. 
N. mixta, Frauscher, 1886, Untereoc. d. Nordalpen, p. 100. 

R. D. — En comparant cette espèce au JV. similis, Sow., Deshayes a omis d'indi- 
quer les caractères qui la distinguent de la précédente : elle est plus haute, moins 
allongée ; sa charnière porte, sous le crochet, en avant du cuilleron, une fossette sur 
la valve droite, une saillie dentiforme sur la valve gauche, qu'on n'observe pas sur 
l'autre espèce ; enfin, la coquille de Damery porte des stries sous-cutanées bien 
plus apparentes que celles du N. parisiensis. 

Aj. loc. Saint-Germain-en-Laye, coll. Bernay ; Essômes, coll. de Laubrière. 

6. — N. terminalis, Desh. (p. 821, pi. LXIV, fig. 5-8). E. M. 
R. D. — On pourrait croire que ce n'est qu'une variété déformée du N. subovata ou 

du N. Bronni; mais, outre qu'elle est représentée, à la base du calcaire grossier, 
par d'assez nombreux individus, elle a une charnière un peu différente, un cuilleron 
plus développé, précédé, sous le crochet, d'une seconde fossette qui manque dans l'autre 
espèce; elle a, d'ailleurs, le corselet marqué d'une dépression qui n'existe jamais 
dans le N. parisiensis; on peut donc la conserver comme espèce distincte . 
Aj. loc. Berville, Seraincourt, coll. de Boury. 

7. — N. lunulata, Nyst (p. 820). E. S. 
R. D. — Elle se distingue aisément du N. parisiensis par son corselet profondé- 
ment excavé, par sa lunule déprimée, par sa forme moins haute, plus ovale et plus 
allongée, par ses dents moins nombreuses en arrière du crochet ; d'autre part, elle 
n'a pas la forme ovale et aplatie du N. subovata, ni la forme triangulaire et déjetée 
du N. terminalis, ni enfin le cuilleron court et saillant du JV. Bronni. En Angle- 
terre, le N. sphenoidea, Edw., paraît avoir la même forme, mais il est peut-être un 
peu plus convexe; le N. lissa, Edw., de Barton, paraît plus comprimé et muni 
d'une lunule moins creuse. 

Aj. loc. Le Ruel, coll. de Boury. En Bretagne, le Bois-Gouët (fi.de Vasseur). 



108 SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

8. — N. similis,' Sow. PI. V, fig. 23-24. E. S. 
Syn. N. similis, J. Sow., 1819, Min. Conchyl., pi. CXCII, fig. 10. 

N. trigona, J. Sow., ibid. fig. 5. 

N. similis, Morris, 1854, Cotai. Brit. foss. p. 218. 

— Wood, 1862, Eoc. bivalv., p. 118, pi. XVIII, fig. 11. 

— (?) G. Vincent, 1886, Liste des coq. du tongr. inf., p. 13, n° 175. 

Coquille triangulaire, médiocrement convexe, généralement lisse 
et seulement marquée de quelques gradins concentriques qui indi- 
quent les arrêts de l'accroissement de la coquille ; région anale tron- 
quée et anguleuse ; côté antérieur presque pointu par suite de la 
déclivité rectiligne du bord supérieur, en avant des crochets; corselet 
limité par un angle obtus qu'accompagne une légère dépression ; 
lunule peu distincte; charnière composée d'une série de dents qui, 
en avant du crochet, changent brusquement de grosseur ; cuilleron 
subdivisé, sur chaque valve, en deux fossettes inégales, que sépare 
une lamelle oblique; impression des muscles ovale et superficielle. 

Dim. En France, longueur, 14mill.; largeur, 11 mill. 

R. D. — Il est impossible de confondre cette espèce triangulaire avec le N. lunu- 
lata, qui est transverse et assez ovale dans son ensemble ; je la croyais d'abord nou- 
velle, mais j'ai reconnu qu'elle présentait la plupart des caractères de la coquille, 
commune à Barton, que Sowerby a décrite et à laquelle Wood réunit, à titre de 
variété du jeune âge, le N. trigona. Nos individus du Ruel ressemblent plus à cette 
variété qu'au type, dont ils n'atteignent ni la taille ni l'épaisseur; on les distingue du 
N. parisiensis par leur forme plus haute et plus triangulaire, par leur lunule, que 
limite une dépression plus tronquée et moins allongée ; quant au N. rnixta, il a le 
bord supérieur moins rectiligne en avant, la forme plus convexe et plus épaisse, le 
crochet moins incliné en arrière. En ce qui concerne la présence de cette espèce 
dans le tongrien inférieur du Limbourg, je laisse la responsabilité de cette citation à 
M. Vincent, qui aura probablement comparé de bons individus de ces espèces faciles 
à confondre, même quand elles sont dans un bon état de conservation. 

Loc. Le Ruel, toutes les collections; types figurés (pi. V., fig. 23-24), coll. Coss- 
mann; Marines, coll. Bezançon; Valmondois, coll. Bernay; Auvers, coll. de Boury. 
En Belgique, dans l'étage tongrien ( ? fide G. Vincent). 

9. — N. fragiïis, Desh. (p. 821). E. I. I.-E. I. 

Syn. N. Levesquei, d'Orb., 1850, Prod., II, p. 325, n° 514. 

N. fragiïis, Chelot, 1885, Bull. Soc. géol. de Fr. , 3 e série, XIII, p. 196. 

— Frauscher, 1886, Untereoc. d. Nordalp., p. 100, pi. XII, fig. 10. 

(var. major). 

R. D. — Elle ressemble beaucoup au N. terminalis ; mais, dans cette dernière, 
les dents diminuent graduellement de grosseur, au lieu de présenter l'anomalie qu'a 
constatée Deshayes pour le N. fragiïis, c'est-à-dire l'arrêt de la décroissance à la 
hauteur du cuilleron ; en outre, celle-ci porte des stries rayonnantes bien apparentes, 



MÉMOIRES 109 

qu'on soupçonne à peine sur l'autre espèce. Elle se distingue des autres Nucula du 
calcaire grossier par sa forme terminale, écourtée en arrière; elle a le corselet sail- 
lant du N. subovata, sans avoir la forme ovale de cette espèce ; elle est moins convexe 
que le N. Bowerbanki, Sow. C'est avec raison que M. Chelot a identifié avec cette 
espèce la coquille que d'Orbigny a ultérieurement nommée N. Levesquei. 

10. — N. Woodi, Cossmann, nom. mut. PI. V, fig. 21-22. E. S. 
N. subtransver sa (?) Wood, 1862, Eoc. bivalv., p. 120, pi. XIX, fig. 13 (non Nyst). 

Coquille médiocrement convexe, oblongue, transverse, très inéqui- 
latérale; côté antérieur extrêmement court, tronqué par un corselet 
un peu convexe, qu'isole une dépression étroite produisant, sur le 
contour, une sinuosité très nette; lunule accentuée par une large 
dépression à laquelle correspond également une petite troncature 
oblique du bord antéro-supérieur. Crochets pointus, peu saillants, 
placés à l'aplomb de la troncature du corselet. Rayons gravés dans 
l'épaisseur du test, peu visibles sur la surface dorsale, plus accentués 
en avant, où ils s'arrêtent brusquement sans atteindre la région lunu- 
laire. Dents sériales décroissant jusqu'au sommet; bord palléal crénelé. 

Dim. Longueur, 10 mill.; largeur, 7.5mill. 

R. D. — L'espèce anglaise que Wood rapporte, non sans hésitation, au N. subtrans- 
versa de Kleyn Spauwen, en diffère complètement et ressemble, au contraire, à 
une coquille, rare à Valmondois, à laquelle je propose de donner le nom de l'auteur 
anglais : aussi allongée que le N. subtransver sa, elle est moins ovale et elle a la 
lunule plus déprimée, produisant une sinuosité sur le contour antérieur ; elle a aussi 
le corselet mieux tronqué et dénué des stries lamelleuses qui caractérisent l'espèce 
de Belgique. Si on la compare au N. lunulata, auquel elle ressemble par sa lunule, 
on trouve qu'elle est moins haute et plus allongée, qu'elle a le corselet mieux tronqué 
et qu'elle s'en distingue par ses stries rayonnantes cessant subitement en avant. 

Loc. Valmondois, trois valves (pi. V, fig. 21-22), coll. Bernay. En Angleterre, 
White-Cliff bay (fide Wood). 

11. — N. capillacea, Desh. (p. 823, pi. LXIV, fig. 21-23). E. M. 

R. D. — On la reconnaît à sa forme aplatie, à ses lamelles croisées de stries 
rayonnantes très fines et très régulières, à ses dents serrées et peu nombreuses. 

Aj. loc. Chaussy, coll. Bernay. 

12. — H. minor, Desh. (p. 823, pi. LXIV, fig. 17-20). E. M.-E. S. 
N. minor, Wood, 1862, Eoc. bivalv., p. 114, pi. XVIII, fig. 10. 

R. D. — Cette petite espèce a la même taille et à peu près la même forme que la 
précédente ; elle est, comme elle, ornée de sillons concentriques et, quoi qu'en, dise 
Deshayes, de stries rayonnantes excessivement fines ; on les distingue cependant avec 
assez de facilité, même sans tenir compte de la différence des gisements ; celle-ci est 
plus convexe, plus trigone, un peu plus oblique et elle a une charnière plus épaisse, 
composée de dents plus grosses. 



110 SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

Aj. loc. Beauchamp, coll. Bezançon. En Angleterre, Bracklesham (fide Wood). 
En Bretagne, le Bois-Gouët {fide Vasseur). 



XXVIII e famille. NVCUlAmDM. 



Coquilles à dents sériales, munies ou dénuées d'une fossette interne 
pour le ligament; impression palléale sinueuse. L'existence de ce 
sinus me paraît justifier la création d'une famille distincte de celle des 
NUCULIDJE, et comprenant les genres : 4° (ligament interne) Nucu- 
lana, Yoldia; 2° (ligament externe) Malletia, Tyndaria. 

105 e genre. NUGULANA, Link, 1807 ( x ). 

Coquille ovale, plus au moins rostrée en arrière, épidermée; sur- 
face sillonnée concentriquement ou obliquement ; fossette ligamentaire 
placée sous le crochet, entre deux séries de dents ; lunule et corselet 
lancéolés; ligne palléale sinueuse. Type : N. emarginata. Le nom 
Leda, Schum. (1817), postérieur à Nuculana, Link (1807), a d'ail- 
leurs été donné par Koch à un genre d'arachnides. Certains auteurs, 
en particulier Seguenza, ont divisé ce genre en sections fondées sur la 
forme ou l'ornementation de la coquille ; mais les différences sont si 
faibles que je n'ai pu utiliser ces divisions pour sectionner le classement 
de nos espèces parisiennes, et je les laisse en un seul groupe. 

1. — N. striata [Lamk.] (p. 829). E. I.-E. M. 
Leda striata, Frauscher, 1886, Untereoc. d. Nordalp., p. 103, pi. VI, fig. 23. 

R. ,D. — Reconnaissable à sa forme presque symétrique, un peu pointue en 
arrière, marquée, de ce côté, d'une dépression extérieure, large et obtuse. A son 
apparition dans les sables de Cuise, cette coquille a une forme un peu plus étroite, 
mais semblable au type par tous les autres caractères. 

Aj. loc. Liancourt, coll. de Laubrière. En Bretagne, le Bois-Gouët (fide Vasseur). 

2. — N. costulata [Desh.J (p. 829, pi. LXV, fig. 8-10). E. S. 
Syn. Leda costulata, Wood, 1862, Eoc. bivalv., p. 125, pi. XVII, fig. 3. 

R. D. — Se distingue de la précédente par sa forme plus inéquilatérale, plus 
étroite, moins rostrée et moins aiguë en arrière, par ses sillons plus écartés. ■ 

Aj. loc. Valmondois, coll. Bernay; Caumont> coll. de Laubrière. En Belgique, 
Wemmel, coll. Cossmann (legitM. Vincent). En Angleterre, Bracklesham (fide Wood). 

(*) L'ouvrage de Link, à Rostock, a été complètement brûlé et c'est d'après Môrch, 
qui en possédait un exemplaire, que la rectification doit être faite. 



MÉMOIRES 111 

3. — N. prisca [Desh.] (p. 830, pi. LXV, fig. 15-17). E. I. I.-E. I. 

Syn. Leda prisca, Wood, 1862, Eoc. bivalv., p. 128, pi. XVII, fig. 4. 

R. D. — Plus courte et moins équilatérale que les deux précédentes, elle n'a pas 
le côté postérieur aussi bombé en arrière des crochets que l'indique la figure donnée 
par Deshayes ; elle se distingue surtout par sa surface dénuée de sillons concentri- 
ques et marquée seulement de quelques stries d'accroissement. Quant à l'espèce 
anglaise figurée sous ce nom par Wood, elle pourrait bien en être distincte, car elle 
paraît avoir une dépression postérieure et une forme pointue en arrière que l'on ne 
remarque pas sur la coquille de Châlons-sur-Vesle. 

Aj. loc. Bracheux, Abbecourt, coll. Cossmann ; Saint-Martin-aux-Bois, coll. 
Dollfus ; Aizy, coll. de Laubrière. En Angleterre, Highgate, Barton (?) (fide Wood). 

4. — N. galeottiana [Nyst] (p. 830, pi. LXVI, fig. 1-3). E. M.-E. S. 
Syn. Leda galeottiana, Wood, 1862, Eoc. bivalv., p. 126, pi. XVII, fig. 2. 

— (?) G. Vincent, 1886, Liste des coq. dutongr. inf., p. 13, n° 170. 

R. D. — Voisine du N. striata par ses sillons réguliers et par la convexité de son 
bord palléal, elle s'en distingue par le rostre pointu qui termine son côté postérieur, 
en se recourbant vers le haut, disposition qu'accuse encore une légère sinuosité du 
bord supérieur. M. G. Vincent dit avoir reconnu cette espèce parmi les coquilles du 
tongrien inférieur du Limbourg belge : ne serait-ce pas plutôt le N. gracilis, dont 
la présence à ce niveau s'expliquerait plus aisément ? 

Aj. loc. Chambors, coll. Chevallier. Le Ruel, Marines, toutes les collections ; le 
Fayel, coll. Chevallier. En Belgique, Nil- Saint- Vincent, coll. Cossmann (legit 
M. Vincent) ; dans le tongrien inférieur (fide Vincent). 

5. — N. tumidula [Cossmann]. PL V, fig. 28-29. E. S. 
Syn. Leda tumidula, Cossmann, Joum, de Conchyl., 1886, p. 86, pi. II, fig. 6. 

Jolie petite coquille, gonflée, oblongue, subtrigone, un peu rétré- 
cie, quoique^ovale du côté antérieur, rostrée et pointue en arrière, 
ayant le bord palléal très arqué dans la partie correspondant à la 
forte convexité de la coquille, sinueux et arqué dans celle qui corres- 
pond à la dépression large et profonde précédant la carène rostrale. 
Crochets peu saillants, placés à peu près au milieu de la longueur; 
lunule à peine visible, presque linéaire; corselet lisse, large, aussi 
long que la partie postérieure de la coquille, limité par une carène 
aiguë et partagé par une petite côte qui disparaît avant l'extrémité 
postérieure ; surface ornée de stries fines et régulières qui ne conti- 
nuent pas sur le corselet. Bord cardinal interrompu, sous le crochet, 
par une profonde fossette ; la partie postérieure s'élargit et porte douze 
dents; sur la partie antérieure, qui est plus étroite, on en compte 
quinze, décroissant à mesure qu'elles se rapprochent de la fossette. 
Impression palléale voisine du bord, avec un petit sinus. 

Dim. Longueur, 6milL; largeur, 3.5 mill. 



112 SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

R. D. — Voisine diriV. galeottiana, qui se trouve en abondance dans les mêmes 
gisements, celle-ci s'en distingue, à première vue, par sa forme plus convexe et par 
son rostre mieux marqué, par la sinuosité du bord palléal ; le N. gracilis, de 
l'oligocène, a la sinuosité rostrale placée plus en arrière et la forme moins bombée ; 
le N. minima |So\v.] a la forme plus allongée, les crochets moins saillants et le 
rostre moins découpé. 

Loc. Le Ruel, toutes les collections; types figurés (pi. V, fig. 28-29), coll. Coss- 
mann; Marines, coll. Cossmann. 
6. — N. lsevigata [Watelet]. PI. V, fig. 25-27. E. I. 

Syn. Leda lœvigata, Watelet, 1868, Bull. Soc. archéol. Soissons, p. 145. 

Leda cochlearella, Cossmann, 1883, Journ. de Conchyl., p. 160, pi. VI, fig. 6. 

Très petite coquille, peu convexe, ovale dans sa forme générale, 
fortement rostrée en arrière et arrondie du côté antérieur; bec anal 
peu pointu, séparé du bord palléal par une profonde sinuosité, à 
laquelle correspond, sur la surface dorsale, une dépression assez 
creuse qui part du crochet. Celui-ci est petit, à peine saillant ; le 
bord supérieur est rectiligne et déclive de part et d'autre. Surface 
lisse, brillante, marquée seulement de quelques stries d'accroisse- 
ment vers le bord palléal ; charnière formée de deux séries de dents 
très serrées entre lesquelles se trouve, sous le crochet, une petite 
fossette triangulaire. Impressions musculaires petites et écartées; 
impression palléale voisine du bord, à peine tronquée en arrière. 

Dim. Longueur, 2.25 mill.; largeur, 1.5 mill. 

R. D. — J'avais décrit cette espèce, ne connaissant pas le travail que Watelet a 
publié en 1868, sur quelques nouveaux pélécypodes des sables inférieurs; la descrip- 
tion qu'il en donne n'a pas* été accompagnée des planches annoncées dans le texte : 
c'est donc seulement par les caractères indiqués dans cette description que j'ai pu 
vérifier l'identité de son espèce et de la mienne. Elle se distingue de la précédente 
par sa forme moins convexe, par sa surface brillante et par son bec anal moins 
pointu, plus court; le L. minima, Sow., qui est également lisse, est moins bien 
rostre et a le bord supérieur plus bombé en arrière du crochet. 

Loc. Cuise, type figuré (pi. V, fig. 25-27), coll. Cossmann ; coll. Bezançon, Bourdot, 
Dollfus, de Boury, Tuniot ; Laversine (fide Watelet). 



XXIX e famille. ARCIDM. 



On pourrait diviser cette famille en deux groupes : l'un pour les 
coquilles voisines des Pectunculus , l'autre pour celles qui se rattachent 
aux Arca. 



MÉMOIRES 113 

106 e genre. NUGINELLA, Wood, 1848. 

Obs. — Le nom Nuculina, d'Orb., a été conservé par M. Fischer 
(Man. de conchyl, p. 979) comme antérieur (1845) au nom de 
Wood ; mais on ne peut l'admettre, car, ainsi que l'indique Deshayes 
(p. 825), ce nom avait été employé par Agassiz pour désigner la 
famille des NUCUL1DJE, et ensuite par de Filippi, pour un genre 
voisin des Cypris. Ce genre se caractérise par la présence d'une dent 
latérale postérieure allongée et lamelliforme et par la continuité de 
la série des dents cardinales, non interrompues sous le crochet. 

1. — N. miliaris [Desh.] (p. 826). E. I.-B. M. 

Syn. N. suessoniensis, Watelet, 1870, Catal. des sables infér. 

R. D. — Watelet a proposé de séparer comme espèce nouvelle la coquille des 
sables de Cuise ; après une attentive comparaison d'un grand nombre d'individus, je 
ne vois pas de différences sérieuses ni constantes entre ceux du calcaire grossier et 
ceux des sables inférieurs. 

Aj. loc. Cuise, coll. Cossmann, Dollfus, de Laubrière et de Boury ; Saint- 
Etienne, près Pierrefonds, coll. Cossmann; Pierrefonds, Hérouval, coll. Baudon et 
de Boury. 

2. — N. ovalina, nov. sp. PI. VI, fig. 14-15. E. I. I. 

N. testa, ovata, antice paululum truncata, transversim elongata, umbone 
obtuso, margine cardinali superne recto, dentibus sex divergentibus ; dente laterali 
elongato. 

Petite coquille ovale, lisse, subglobuleuse, allongée dans le sens 
transversal, un peu tronquée du côté antérieur, atténuée en arrière, 
ayant le bord palléal presque parallèle au bord supérieur ; crochet 
obtus, peu saillant, situé presque à l'aplomb de la troncature anté- 
rieure. Lunule peu développée, indiquée par une faible dépression. 
Bord cardinal assez étroit, limité, sous le crochet, par une ligne 
droite, portant six dents inégales et rayonnantes, ainsi qu'une dent 
postérieure assez allongée. 

Dim. Longueur, 2 mill.; largeur, 1.5 mill. 

R. D. — J'ai séparé cette espèce du N. miliaris, bien que je n'en connusse qu'une 
valve et que l'autre espèce existât dans les sables de Cuise ; mais celle-ci en diffère 
par de bons caractères : sa forme d'abord, qui est beaucoup plus ovale, moins trian- 
gulaire et plus allongée ; sa troncature est beaucoup moins arrêtée, beaucoup moins 
longue ; sa charnière est plus étroite et coupée sous le crochet, échancrée à l'inté- 
rieur des valves. 

Loc. Jonchery, une valve droite (pi. VI, fig. 14-15), coll. de Laubrière. 
tome xxn, 1887 8 



114 SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

107 e genre. TRINACRIA, Mayer, 1868. 

Syn. Trigonocœlia, Desh. [non Nyst et Gai.). 

Obs. — Deshayes a appliqué à tort le nom créé par Nyst et Galeotti 
pour les coquilles pectunculiformes, identiques aux Limopsis, à celles 
qui ont la forme triangulaire. M. Mayer a corrigé cette erreur (MolL 
tert. du Mus. de ZuriGh, III, p. 62), et il a donné le nom Trinacria 
aux coquilles de ce genre. 

1. — T. cancellata [Desh.] (p. 838, pi. LXIV, fig. 31-35). E. M.-E. S. 

Syn. Trigonocœlia cancellata, Wood, 1862, Eoc. bivalv., p. 106, pi. XIX, fig." 12. 

Trinacria cancellata, Mayer, 1868, Moll. tert. du Mus. de Zur., III, n° 171, 

p. 123. 

R. D. — M. Mayer dit que cette espèce passe, à la longue, au T. deltoidea; quant 

à moi, je n'ai jamais éprouvé de difficulté à l'en séparer; elle est plus triangulaire 

et treiilissée sur toute sa surface, tandis que l'autre espèce ne porte généralement de 

côtes rayonnantes qu'en avant ou au delà de la carène ; en outre, le T. cancellata a 

une forme plus allongée, moins convexe, moins équilatérale, les crochets moins 

saillants : en résumé, il n'est pas possible de confondre ces deux espèces. 

Aj. loc. Ducy, coll. Cossmann ; Marines, coll. de Boury ; Essômes, éocène supé- 
rieur, coll. de Laubrière. En Angleterre, Huntingbridge (fîdeWood). 

2. — T. crenata, nov. sp. PI. V, fig. 34-35. E. S. 
T. testa, minuta, crassa, conveociuscula, trigona, umbone prominulo, antice 

rotunda, postice rostrata et acuta, extus elegantissime clathrata ; costulis anticis, 
remotis et granulosis, carina postica, marginata et transversim rugata; cardine 
crassissimo, fossula elata, cochleariformi, dentibus quater vel quinque, utrinque 
notato ; margine anteriore crenato; cicatriculis grandibus , valde impressis. 

Petite coquille épaisse, un peu convexe, trigone, à crochet saillant, 
obliquement incliné en arrière ; côté antérieur largement arrondi et 
festonné; côté postérieur aigu, rostre et déclive; surface élégamment 
treiilissée par des sillons rayonnants et concentriques; en avant, les 
rayons se transforment en six ou sept côtes qui s'écartent, gros- 
sissent et se chargent de granulations correspondant aux stries trans- 
verses ; carène anale formant un bourrelet saillant et rectiligne, ridé 
par les stries d'accroissement'; au delà de cet angle, l'aire postérieure 
est plane et finement treiilissée. Rord cardinal épais, court, échancré 
sous le crochet par une large fossette en forme de cuiller et portant, 
de chaque côté, quatre ou cinq dents disposées en demi-cercle. Rord 
palléal festonné, en avant, par six ou sept grosses crénelures qui 
s'effacent vers le milieu ; impressions bien marquées et assez grandes. 

Dim. Longueur, 5 mill.; largeur, 3.5 mill. 



1 



MÉMOIRES 115 

R. D. — Se distingue de la précédente par sa forme plus courte, plus épaisse, par 
sa charnière disposée en hauteur et munie d'un petit nombre de dents, par les fortes 
crénelures de son extrémité antérieure, par sa carène saillante, etc. On ne peut la 
considérer comme une variété de l'espèce suivante, qui n'a ni les bords crénelés, ni 
la carène en bourrelet. 

Loc. Valmondois, deux valves (pi. V, fig. 34-35), coll. Bernay. 

3. — T. deltoidea [Lamk.J (p. 840). E. M.-E. S. 
Syn. Trinacria deltoidea, Mayer, 1868. Moll. tert. du Mus. de Zurich, III, n° 172, 

p. 123. 
Trigonocœlia deltoidea, Dufour, 1881, Et. des foss. des sables éoc, p. 33. 

R. D. — L'espèce d'Angleterre qu'a figurée Wood n'est pas notre T. deltoidea et 
ressemble plutôt au T. curvirostris ; quant à la variété lœmgata que M. Mayer cite 
comme venant de Montagny, je me suis assuré qu'elle ne pouvait être séparée du 
type, qui est très variable. La surface est généralement ornée de stries régulières et 
profondes, croisées de quelques costules rayonnantes qui ne dépassent pas le tiers de 
la longueur, sur la région antérieure ; quelques individus sont très finement treillissés 
sur le milieu de la surface dorsale ; mais ce ne sont pas les séries de ponctuations du 
T. cancellata; l'aréa anale, au delà de la carène, porte aussi des sillons rayonnants, 
quelquefois très obsolètes ; la forme générale reste toujours trigone, anguleuse, peu 
inéquilatérale, le crochet étant placé presque au milieu de la longueur. 

Aj. loc. En Bretagne, Cambon (fîde Vasseur); la Close [fide Dufour). 

4. — T. insequilateralis [d'Orb.] (p. 839, pi. LXIV, fig. 27-30). 

E. I. I.-E. I.-E. M. 
Trinacria inœquilateralis , Mayer, 1868, Moll. tert. du Mus. de Zurich, p. 123, 
n° 170. 

R. D. — Voisine, par sa forme, de l'espèce précédente, elle s'en distingue par son 
obliquité et sa convexité, par l'absence de côtes rayonnantes et parla petitesse de sa 
charnière. A Houdan, dans la tranchée du chemin de fer, je n'ai jamais recueilli que 
le T. deltoidea ; peut-être la citation de l'espèce de Cuise à ce niveau est-elle due à une 
erreur de détermination, et n'y rencontre-t-on que la variété lisse. Quoi qu'il en soit, 
le T. inœquilateralis existait déjà à l'époque des lignites, les individus qui s'y trou- 
vent sont identiques à ceux de Cuise. M. Frauscher la cite au Kressenberg, mais la 
figure qu'il en donne représente tout autre chose que notre espèce. 

Aj. loc. Hérouval, coll. de Boury. Rilly, coll. Bezançon ; Dormans, coll. Coss- 
mann ; Chierry, Bazoches, coll. de Laubrière. 

5. — T. curvirostris [Cossmann]. PI. V, fig. 36-37. E. M.-E. S. 

Syn. Trigonocœlia deltoidea, Wood, 1862, Eoc.èivalv., p. 105, pi. XIX, fig. 11. 
— curvirostris, Cossmann, 1882, Journ. de Conchyl., p. 117, 

pi. V, fig, 4. 

Petite coquille lisse, médiocrement épaisse, triangulaire, cunéi- 
forme, inéquilatérale; côté antérieur arrondi, égal aux deux cin- 
quièmes de la longueur ; côté postérieur formant un bec pointu dont le 
contour présente, sur le bord palléal, une sinuosité caractéristique. 



116 SOCIÉTÉ ROYALE MALAC0L0GIQUE DE BELGIQUE 

Crochets petits, aigus, peu proéminents; carène anale non crénelée, 
accentuée par une légère dépression dorsale et séparant une région 
plate sur laquelle on distingue quelques rayons très obsolètes; dents 
cardinales au nombre de cinq en avant et de sept en arrière ; fossette 
ligamentaire à peine visible. 

Dim. Longueur, 6 mill.; largeur, 4 mill. 

R. D. — Beaucoup moins convexe que les précédentes, ayant aussi les crochets 
bien moins saillants, notre espèce se distingue du T. deltoidea par l'absence de côtes 
rayonnantes en avant, et du T. inœquilateralis par sa surface dénuée de sillons régu- 
liers d'accroissement ; son bec courbé la sépare également, non seulement des espèces 
précédentes, mais encore du T. média que l'on trouve dans les mêmes gisements. 
C'est bien cette espèce que Wood rapportait, avec doute, au T. deltoidea. J'ai 
constaté qu'elle existait déjà dans le calcaire grossier. 

Loc. Marines, le Ruel, toutes les collections; type figuré de Marines (pi. V, 
fig. 36-37), coll. Cossmann; Montagny, coll. Morlet. Houdan, coll. Bezançon. En 
Angleterre, Barton, Hordle [fide Wood). 

6. — T. média [Desh.] (p. 839, pi. LXV, fig. 5-7). E. S. 
T. média, Mayer, 1868, Moll. tert. du Mus. de Zurich, III, p. 124, n° 173. 

R. D. — Espèce caractérisée par la troncature de son extrémité anale qui, au lieu 
d'être pointue, comme cela a lieu dans toutes les précédentes espèces, est obtuse et 
même un peu arrondie, par suite du renflement que dessine le bord supérieur ; treil- 
lissée beaucoup plus finement que le T. cancellata, elle s'en distingue par sa forme 
moins triangulaire. 

7. — T. plesiomorpha, Cossmann. PI. V, fig. 30-33. E. I. 
{Journ. de Conchyl., 1886, p. 88, pi. II, fig. 5.) 

Petite coquille triangulaire, inéquilatérale, arrondie et largement 
ovale du côté antérieur, pointue, carénée et déclive en arrière; cro- 
chets placés à peu près au milieu de la longueur, petits, opposés, à 
peine inclinés en arrière ; surface extérieure ornée de très fines stries 
et de quelques gradins d'accroissement ; carène anale assez nette, non 
tranchante ; bord cardinal régulièrement courbé, portant cinq ou six 
dents rayonnant de chaque côté de la fossette médiane. 

Dim. Longueur, 4 mill.; largeur, 2.5 mill. 

R. D. — Se distingue de la précédente par sa forme non tronquée en arrière, par 
son bord supérieur plus déclive et par sa surface non treillissée; moins triangulaire, 
moins haute et plus transverse que le T. deltoidea, elle n'a pas ses côtes rayon- 
nantes ; elle n'a pas le large corselet, la carène élevée et tranchante, la forme inéqui- 
latérale et trigone du T. inœquilateralis ; enfin, elle ressemble moins à une Arca 
que le T. Baudoni, qui se trouve aussi à Hérouval. 

Loc. Cuise, une valve droite (pi. V, fig. 30-31), coll. Cossmann; plusieurs valves 
coll. Morlet; Hérouval, une valve gauche (fig. 32-33), coll. Cossmann. 






MÉMOIRES 117 

8. — T. crassa [Desh.] (p. 841, pi. LXV, fig. 1-4). E. S. 
T. crassa, Mayer, 1868, Moll. tert. du Mus. de Zurich, III, p. 122, n° 168. 

R. D. — On la reconnaît à sa forme trapue et épaisse, courbée dans son ensemble, 
à ses impressions musculaires profondément marquées, à sa carène obtuse et arquée. 
M. Mayer la cite à Hermonville, dans le calcaire grossier. 

Aj. loc. Méry-sur-Oise, coll. Dollfus. 

9. — T. Baudoni, Mayer (*). PI. V, fig. 40-41. E. I. 
Syn. Trinacria Baudoni, Mayer, 1868, Moll. tert. du Mus. de Zurich, III, 

p. 121, n° 167. 
Trigonocœlia arcaoides, Wat., 1868, Bull. Soc. archéol. Soissons, II, p. 140. 

— — Watelet, 1870, Catal. des sables infér. 

— Ferrandi, de Raine, 1877, Bull. Soc. géol. de Fr., 3 e série, 

V, p. 331, pi. IV, fig. 6. 
Trinacria Baudoni, Chelot, 1885, Bull. Soc. géol. de Fr., 3 e s., XIII, p. 196. 

Petite coquille transverse, subtrigone, ayant à peu près la forme 
d'une Arca, presque équilatérale, arrondie en avant, peu atténuée 
et peu pointue en arrière ; carène anale très obtuse et arquée ; surface 
ornée de très fines stries rayonnantes, visibles sur les individus frais ; 
crochets obtus, à peine obliques en arrière; lame cardinale étroite, 
peu arquée, portant cinq ou six dents de chaque côté de Féchancrure 
médiane, qui est à peine indiquée ; impressions musculaires superfi- 
cielles, grandes et allongées. 

Dim. Longueur, 4mill.; largeur, 2.75 mill. 

R. D. — On la distingue à première vue par sa forme subquadrangulaire et par 
sa surface treillissée; décrite, mais non figurée, par Mayer et ensuite par Watelet, 
cette espèce est cependant plus reconnaissable d'après le texte de ces auteurs que 
parles quelques lignes et la figure qu'en a données M. de Raincourt. 

Loc. Hérouval, très commune ; types figurés (pi. XIII, fig. 40-41), coll. Cossmann. 
Liancourt, coll. de Laubrière ; Visigneux [fide Watelet). 

10. — T. mixta, Mayer. PI. V, fig. 38-39. E. S. 
Syn. Trinacria mixta, Mayer, 1868, Moll. tert. du Mus. deZur.,111, p. 122, n° 169. 

Trigonocœlia Friteli, de Raine, 1885, Bull. Soc. géol. de Fr., 3 e série, XIII, 
p. 473, pi. XV, fig. 9. 

Petite coquille large et déprimée, subquadrangulaire, largement 
arrondie en avant, subtronquée et atténuée en arrière; crochet à 
peine proéminent, placé à peu près au milieu de la longueur ; angle 
anal obtus, arqué, s'effaçant presque avant d'atteindre le bord palléal ; 

(') La priorité n'est pas douteuse; l'avant-propos du mémoire de M. Mayer est 
daté du 2 juillet 1868, tandis que la communication de Watelet a été faite à la 
séance du 9 novembre de la Société; ni l'un ni l'autre n'ont figuré l'espèce. 



118 SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

lame cardinale médiocrement large, à peine arquée, portant cinq 
dents en arrière et sept en avant de la fossette, qui est relativement 
grande et profonde. Impressions très grandes et bien marquées. 

Dim. Longueur, 6 mill.; largeur, 4 mill. 

R. D. — C'est la plus aplatie de toutes les espèces de ce genre ; elle est plus large 
et moins triangulaire que le T. média du même gisement; comme la précédente, 
elle a été décrite par M. de Raincourt, qui ne connaissait pas le travail antérieur de 
M. Mayer. Quoiqu'elle ne soit pas accompagnée d'une figure, la description très 
reconnaissable qu'en a donnée ce dernier auteur crée, en sa faveur, un droit incon- 
testable de priorité. 

Loc. Le Ruel, très rare (pi. V, fig. 38-39), coll. Cossmann ; Marines, coll. Bezançon. 

108 e genre. LIMOPSIS, Sassi, 1827. 

Syn. Trigonocœlia, Nyst, 1835, Bull. acad. Brux., p. 289. 
Pectunculina, d'Orb., 1844, 
Trigonocœlia, Mayer, 1868, Moll. tert. du Mus. deZur., III, p. 62. 

Obs. — M. Mayer a adopté le nom de Nyst, de préférence à celui 
de Sassi, qu'il qualifie de vox barbara; cette raison ne me paraît pas 
suffisante pour sacrifier les droits de priorité ; il y a bien d'autres 
noms acceptés de tous, quoiqu'ils soient formés d'un mot latin et d'un 
mot grec latinisé. Type : L. aurita Br. 

1. — L. granulata [Lamk.] (p. 842). E. I.-E. M.-E. S. 
Syn. Limojosis granidata, Wood, 1862, Eoc. bivalv., p. 103, pi. XVII, fig. 10. 

Trigonocœlia granulata, Mayer, 1868, Moll. tert. du Mus. de Zurich, III, 

p. 117, n° 154. 
Limopsis granulata, von Kœnen, 1869, Ueber tertiàroerstein. v. Kiew, p. 590. 

R. D. — Cette espèce est très variable : Deshayes a signalé des formes s'écartant 
du type, non seulement par la convexité et l'épaisseur du test, mais aussi par la dispo- 
sition curviligne des dents de la charnière. Les individus d'Hérouval appartiennent 
bien à cette espèce et non à la suivante. 

Aj. loc. Dans le bassin tertiaire de Kiew, Budzak (fide von Kœnen). 

2. — L. lentiformis, Desh. (p. 843, pi. LXXII, fig. 10-12). E. I. 
Syn. Trigonocœlia lentiformis, Mayer, 1868, Moll. tert. du Mus. de Zurich, 

p. 117, n° 153. 

R. D. — Se distingue de la précédente par sa forme aplatie et par son ornemen- 
tation composée de stries concentriques très finement treillissées, et dénuée des côtes 
rayonnantes et granuleuses qui caractérisent l'autre espèce ; elle a aussi les contours 
plus lisses et munis d'un rebord aplati qui n'existe pas au même degré dans le 
L. granulata. Je ne cite pas cette espèce en synonymie dans le bassin de Bretagne, 
comme l'a fait M. Dufour, sans doute par suite d'une erreur de détermination : 
M. Vasseur se contente d'indiquer Limopsis sp. 

Aj. loc. Hondainville, coll. Baudon, 



MÉMOIRES 119 

3. — L. altéra, Desh. (p. 844, pi. LXXII, fig. 13-15). E. I.-E. M. 

R. D. — Cette espace forme la tête d'un groupe non moins remarquable par la 
troncature et la dépression de son côté postérieur que par la disposition des dents 
de la charnière, qui sont perpendiculaires en arrière de la fossette, et horizontales 
en avant, ainsi que par les côtes bien marquées aux extrémités de la surface interne. 

Aj. loc. Chaumont, coll. Bernay et Chevallier. 

4. — L. nana [Lamk.] (p. 845). E. M.-E. S. 
Syn. Trigonocœlia nana, Mayer, 1868, Moll. tert. du Mus. de Zur. , p. 1 20, n° 164. 

Limopsis concentrica, Stan. Meunier, 1879, La Nature, n° 294, p. 101. 

R. D. — Se distingue de la précédente par le contour tronqué de son côté antérieur, 
qui est obliquement déclive au lieu d'être arrondi ; elle est plus petite, plus oblique, 
plus triangulaire et plus convexe. Cependant, à Chaumont, on trouve des individus 
qui se rapportent aussi bien à l'une qu'à l'autre de ces espèces, ce qui prouve qu'elles 
sont voisines. Le L. aviculoides, Conrad, de l'Alabama, a une forme voisine de 
celle-ci, mais elle est plus équilatérale et elle porte des sillons plus réguliers sur la 
surface. L'espèce de M. Stanislas Meunier est identique au type. 

Aj. loc. Caumont, le Fayel, coll. de Laubrière. 

5. — L. chonioides, nov. sp. PI. VI, fig. 1-3. E. I. 
L. testa convexiuscula, obronda, postice subtruncata; umbonibus haud promi- 

nulis; fossuïa, trigona, grandi; dentïbus utrinque sex numerosis ac proximis ; 
costulis internis fere in medio sitis. 

Petite coquille convexe, obronde, légèrement oblique et un peu 
tronquée du côté postérieur; surface externe corrodée, laissant aper- 
cevoir quelques traces de stries ; crochet gonflé, mais peu saillant, 
dont la pointe est au sommet d'une fossette superficielle, parfaitement 
régulière et trigone, partageant en deux parties inégales une aréa située 
dans un plan oblique par rapport au plan du bord cardinal ; celui-ci est 
divisé en deux régions par une échancrure dont la plus grande pro- 
fondeur est en avant de la fossette : la région anale porte six dents 
serrées, parallèles entre elles et perpendiculaires au bord; la région 
antérieure, qui se prolonge obliquement le long du bord, au delà de 
l'aréa, porte six dents serrées et presque horizontales. La surface 
intérieure est marquée de six à huit côtes proéminentes, situées entre 
les deux tiers et le milieu de la largeur, du côté postérieur. 

Dim. Longueur, 7 mill.; largeur, 7 mill. 

R. D. — 11 est impossible de confondre cette coquille avec les deux espèces pré- 
cédentes ; elle est moins triangulaire et plus obronde surtout que le L. nana; elle a 
des dents plus nombreuses et plus serrées, une aréa plus large, une fossette mieux 
dessinée que le L. altéra; enfin, elle est surtout caractérisée par ses côtes internes 
placées au milieu ou à peu près, au lieu qu'elles rayonnent aux extrémités dans les 
deux autres espèces : je la crois donc bien distincte. 



120 SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

Loc. Saint-Gobain, deux valves (pi. VI, fig. 1-2), coll. Cossmann; Cuise (fig. 3). 
coll. de Boury. 

6. — L. perobliqua, nov. sp. PL VI, fig. 4-5. E. M. 
L. testa sublœvigata, mediocriter convexa, perobliqua, latere postico producto, 

truncato; margine superiore rectilineari ; latere antico rcgulariter circulari; 
umbone minuto, prominulo; cardine angusto, paululum emarginato, dentibus 
quater utrinque notato ; radiis internis; margine palliali crenulato. 

Petite coquille médiocrement convexe, extrêmement oblique, lar- 
gement tronquée du côté postérieur, qui se prolonge obliquement en 
formant un angle d'environ 120° avec la ligne du bord supérieur; 
contour antérieur largement arrondi; crochet petit, pointu, proémi- 
nent. Surface extérieure à peu près lisse, marquée de quelques sil- 
lons d'accroissement peu réguliers et de rayons écartés, burinés dans 
le test. Bord cardinal étroit, échancré sous le crochet, ne portant 
aucune trace de fossette, muni, de chaque côté, de quatre dents, 
horizontales en arrière, verticales en avant. Surface intérieure mar- 
quée de rayons qui s'arrêtent brusquement à distance de la troncature 
anale et qui produisent, sur le bord, des crénelures allongées. 

Dim. Longueur du grand diamètre oblique, 5 mill.; largeur, 3.5 mill. 

R. D. — La forme oblique et semi-elliptique de cette coquille la distingue, au 
premier abord, du L. nana, qui est subquadrangulaire, bien moins oblique, et dont 
la surface est moins bien rayonnée à l'extérieur. 

Loc. Parnes, une valve (pi. VI, fig. 4-5), coll. Chevallier. 

7. — L. Gysseyi [de Raine.]. PL VI, fig. 16-18. E. M. 
Syn. Arca Gysseyi, de Raine, 1876, Bull. Soc. géol. de Fr., 3 e s., IV, p. 290, 

pi. VI, fig. 7. 
Limopsis Gysseyi, Tryon, 1884, Structural and syst. Conchyl., III, p. 259, 
pi. CXXX, fig. 36-37. 

Petite coquille peu convexe, oblique, subquadrangulaire, presque 
aussi haute que large, ayant le bord palléal un peu arqué, les côtés 
presque également tronqués; crochets obtus, à peine saillants au-des- 
sus d'une aire étroite, au centre de laquelle est une profonde petite 
fossette dénuée de sillons. Lame cardinale arquée, portant quatre ou 
cinq dents à peine obliques en avant, trois dents tout à fait couchées 
en arrière. Bords lisses, impressions des muscles peu visibles. 

Dim. Longueur, 2.25 mill.; largeur, 2 mill. 

R. D. — On la distingue du L. nana par sa forme quadrangulaire, subtransverse 
et bien moins haute, par sa charnière dénuée de dents sur une longueur bien plus 
grande, par sa surface non striée. Il est impossible de la laisser dans le genre Arca, 
où M. de Raincourt lavait à tort classée. 

Loc. Septeuil, coll. de Raincourt; Fillerval, deux valves (pi. VI, fig. 16-18), coll. 
Cossmann. 



MÉMOIRES 121 

109 e genre. AXIN/EA, Poli, 1791. 

Syn. Pectuncidus, Lamk., 1799. 

Obs. — Huit années de priorité me paraissent établir un droit 
suffisamment certain pour que l'on préfère le nom donné par Poli, 
à celui de Lamarck, quelque habitude que l'on ait d'employer ce der- 
nier nom. C'est dans l'ouvrage de Stoliczka que j'ai relevé cette cor- 
rection (loc. cit. , p. 334) ; M. Tryon, dans son manuel, se borne à citer 
Axinœa en synonymie; M. Fischer en fait une section pour les 
coquilles lisses, réservant le nom Pectuncidus aux coquilles ornées 
de côtes. Mais il me paraît bien difficile d'admettre, d'après l'aspect 
de la surface, des sections dans un genre où les espèces se distinguent 
à peine les unes des autres. J'ai suivi, pour rénumération des espèces, 
l'ordre de leur apparition géologique. 

l re section. Axinœa, sensu stricto. 

1. — A. terebratularis [Lamk.] (p. 852). E. I. I. 

Syn. Pectuncidus terebratularis, Mayer, 1868, Moîl. tert. du Mus. de Zurich, 
III, p. 98, n° 106. 
P. novaillensis, Mayer, ibid., p. 101, n° 104. 
P. terebratularis, Wood, 1862, Eoc. bivalv., p. 101, pi. XVI, fig. 6. 

R. D. — M. Mayer dit avec raison que cette espèce esta la tête d'un groupe de 
coquilles épaisses et globuleuses, à forte charnière, auquel appartient le Pectuncidus 
obovatus du tongrien ; entre ces deux espèces, très écartées par leur âge géologique, 
il parait y avoir, dans le bassin de Paris, une lacune que comble imparfaitement le 
P. alpinus, Mayer, du Kressenberg, et le P. globosus, de Bracklesham. Cette 
espèce est très variable : j'ai un individu d'Abbecourt qui ne porte que trois courtes 
dents aux extrémités d'une aréa cardinale très large et sillonnée ; ceux de Châlons- 
sur-Vesle ont, au contraire, cinq ou six dents qui se relient, sous le crochet, par de 
petites crénelures fines et serrées ; dans ces conditions, on ne peut faire qu'une simple 
variété du Pectuncidus novaillensis, créé par M. Mayer pour six échantillons de 
Noailles, dont le test était moins épais et la forme moins bombée, accident habituel 
aux fragiles coquilles de cette localité, écrasées dans la couche où on les recueille. 

2. — A. paucidentata [Desh.] (p. 852, pi. LXXIII, fig. 16-17). B. I. I. 

Syn. Pectuncidus paucidentatus , Mayer, 1868, Mail. tert. du Mus. de Zurich, 
III, p. 98, n° 107. 

R. D. — Espèce que M. Mayer désigne, à tort, comme se trouvant à Chàlons-sur- 
Vesle et à Noailles ; elle reste confinée dans l'étage des lignites et se reconnaît, non 
pas à ses dents ni à sa taille (ce qui expliquerait l'erreur commise par M. Mayer), 
mais à ses crochets moins recourbés et surtout à son contour extérieur moins angu- 
leux aux deux extrémités du bord cardinal; elle a les côtés supérieurs bien plus 
déclives et plus arrondis : ce caractère est constant. Deshayes cite cette espèce en 



122 SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

Angleterre, à Woolwich ; mais Wood n'en fait pas mention, c'est donc probablement 
le résultat d'une erreur de détermination qu'a faite Deshayes. 

*3. — A. tenuis [Desh.] (p. 858, pi. LXXIII, fig. 10-11). E. I. 

Syn. Pectunculus tenuis, Mayer, 1868, Moll. tert. du Mus. de Zurich, III, 

p. 104, n° 122. 

R. D. — Je ne connais pas cette espèce, localisée dans un horizon très étroit, où 

les coquilles sont silicifiées ; en confondant avec elle les variétés B et C de l'A. poly- 

morpha, M. Mayer a probablement commis une erreur que réédite M. Frauscher. 

4. — A. angustidens [Watelet] (p. 859, pi. LXXIII, fig. 14-15). E. I. 

Syn. Pectunculus angustidens, Mayer, 1868, Moll. tert. du Mus. de Zurich, III, 

p. 101, n° 115. 
R. D. — Se distingue de la précédente et des variétés de l'A. polymorpha par la 
position élevée de ses dents étroites et serrées, jamais interrompues sous le crochet ; 
il existe, entre cette arcade crénelée et le bord inférieur de la lame cardinale, un 
espace lisse que l'on ne retrouve développé au même degré sur aucune de ses congé- 
nères des mêmes gisements. 

5.— A. polymorpha [Desh.] (p. 855, pi. LXXI, fig. 10-11; pi. LXXIÏ, 

fig. 5-6, 16-17; pi. LXXIII, fig. 3-7, 12-13). E. I. 

Syn. Pectunculus pohjmorphus, Mayer, 1868, Moll. tert. du Mus. de Zurich, 

III, p. 102, n° 116. 
— — Frauscher, 1886, Untereoc. d. Nordalp, p. 94. 

R. D. — Les nombreuses variétés que Deshayes a séparées sous les noms suivants : 
Wateleti, expansus, angusticardo, heterodon, acuminatus, microsoma, ne sont 
que des modifications peu importantes d'une forme typique, caractérisée par l'inter- 
ruption des dents sous le crochet, par de fortes crénelures au bord palléal et par une 
ornementation composée de stries longitudinales et concentriques, régulièrement 
ondulées par des dépressions rayonnantes. 

6. — A. humilis [Desh.] (p. 859, pi. LXXIII, fig. 8-9). E. I. 
R. D. — Se distingue de la précédente non seulement par son ornementation, 

mais par ses dents non interrompues sous le crochet et par les crénelures plus fines 
de son bord palléal : ces deux caractères la rapprocheraient de Y A . tenuis, mais elle 
s'en distingue par le peu d'espace qui reste lisse entre les dents et le contour du bord 
cardinal ; elle a aussi les dents moins nombreuses et moins serrées que cette dernière 
espèce; peut-être n'est-ce que le jeune âge d'une des variétés de l'A. polymorpha. 
Aj. loc. Saint-Gobain, coll. Cossmann. 

7. — A. plumsteadiensis [Sow.]. PL VI, fig. 6-7. E. I. 
Syn. Pectunculus plumsteadiensis, Sow., Min. Conch., 1813, pi. XXVII, fig. 3. 

— — Wood, 1862, Eoc. bivalv., p. 98, pi. XVI, fig. 6. 

Coquille orbiculaire, assez convexe, presque équilatérale, ayant le 
bord postérieur légèrement tronqué suivant une ligne inclinée à 45° 
avec le bord -supérieur; crochets petits, peu proéminents; surface 
ornée de trente-huit à quarante côtes étroites, séparées par des 
intervalles larges et concaves, et treillissées par des stries régulières 



MÉMOIRES 123 

et bien gravées ; aire ligamentaire très restreinte; charnière portant, 
de chaque côté, une dizaine de dents obliques qui se rejoignent sous 
le crochet et qui sont plus rapprochées du bord de la lame cardinale 
que du bord supérieur de la coquille ; impressions musculaires limi- 
tées chacune par une côte interne ; crénelures très fortes pour la taille. 

Dim. Longueur, 18 mill.; hauteur, 16 mill. 

R, D. — Il est impossible de rapporter cette coquille à aucune des variétés de 
l'A. polymorpha, qui n'a jamais de côtes saillantes; d'autre part, l'A. dispar a les 
côtes bien plus serrées, moins régulières et n'a pas de stries concentriques, burinées 
et espacées comme le sont celles-ci ; enfin l'A. deleta a une forme plus oblique, des 
crochets plus saillants, une ornementation encore plus accusée. 

Loc. Vailly, une seule valve (pi. VI, fig. 6-7), coll. Bezançon. 

8. - A. pseudopulvinata [d'Orb.] (p. 854, pi. LXXI, fig. 7-9). E. I. 
Syn. Pectunculus emendatus, Mayer, 1868, Moll. tert. du Mus. de Zurich, III, 

p. 105, n° 123. 

R. D. — Il n'est pas aisé d'indiquer par quels caractères cette espèce se distingue 
de l'A. humilis ; peut-être est-elle un peu plus bombée et a-t-elle la charnière plus 
large. M. Mayer a changé le nom de cette espèce, sous le prétexte que le mot 
pseudopulvinatus est formé moitié de grec, moitié de latin ; cette étymologie est, 
en effet, incorrecte, mais elle n'est pas entachée de barbarisme, et ce n'est pas une 
raison suffisante pour changer un nom. 

Aj. loc. Hondainville, coll. Baudon ; le Roquet, coll. de Boury. 

9. — A. dispar [Defr.] (p. 849). E. M.-E. S. 
Syn. Pectunculus dispar, Mayer, 1868, Moll. tert. du Mus. de Zurich, III, 

p. 108, n° 133. 

— Morleti, Mayer, ibid., p. 108, n° 134. 

— dispar, Frauscher, 1886, Untereoc. d. Nordalp., p. 94. 

R. D. — Se distingue des précédentes par ses côtes serrées et plus saillantes, sur- 
tout par la troncature oblique de son côté supéro-postérieur ; quelques jeunes indi- 
vidus sont même tout à fait transverses : j'en ai -un de Chaumont qui mesure 
15 millimètres de longueur sur 10.5 de hauteur; crochet peu saillant, test mince, 
forme peu globuleuse, ce sont là les caractères les plus constants. Quant à la variété 
du Guépelle, que M. Mayer a séparée sous le nom Morleti, je ne la crois pas 
distincte du type ; si ses côtes paraissent plus écartées que dans le type, c'est que les 
individus décrits ne sont pas adultes, car j'ai observé que, vers les bords, de nouvelles 
côtes s'intercalent entre les premières. 

Aj. loc. En Bretagne (fîde Vasseur). Dans les Alpes, le Kressenberg. 

10. — A. pulvinata [Lamk.] (p. 853). E. M.-E. S. 
Syn. Pectunculus pidvinatus, Wood, 1862, Eoc. bivalv., p. 99, pi. XVI, fig. 2. 

— — Mayer, 1868, Moll. tert. du Mus. de Zurich, III, 

p. 105, n° 126. 

— — Frauscher, 1886, Untereoc. d. Nordalp., p. 95, 

pi. VI, fig. 22. 



124 SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

R. D. — Reconnaissable à sa forme épaisse, globuleuse et toujours oblique ; elle 
a les dents moins nombreuses et plus épaisses que l'A. dispar, interrompues sous le 
crochet; la troncature anale est située bien plus bas et c'est ce qui contribue à 
donner à la coquille une forme générale oblique, que n'a pas l'autre espèce. Dans sa 
liste des fossiles tongriens de Belgique, M. Vincent cite cette espèce : ne serait-ce 
pas le résultat d'une erreur de détermination d'autant plus compréhensible qu'il 
s'agit de coquilles très voisines les unes des autres ? 

Aj. loc. En Bretagne (fîde Vasseur). D;ms les Alpes, Mattsee. 

11. — A. subangulata [Desh.] (p. 860, pi. LXXII, fig. 7-8). E. S. 
Pectunculus médius, Desh., p. 861, pi. LXXI, fig. 1-3. 

— subangulatus , Mayer, 1868, Moll. tert. du Mus. de Zurich, III, 

p. 106, n° 127. 

R. D. — Même à Auvers, où elle se trouve avec la précédente, celle-ci s'en dis- 
tingue par sa forme plus transverse et par sa troncature anale encore plus oblique ; 
contrairement à ce qu'écrit Deshayes, les crénelures du bord palléal sont très 
inégales, plus fortes au milieu qu'aux extrémités; dans l'A. puïvinata, au contraire, 
elles restent à peu près égales sur tout le contour inférieur ; ce sont là, il est vrai, 
les caractères indiqués par Deshayes pour la variété, mais le type est tellement 
identique à l'A . puïvinata, que je ne puis attribuer le nom subangulata qu'à la variété 
transverse. Quant au Pectunculus médius, je ne crois pas qu'il soit possible de le 
séparer de l'A. subangulata; Deshayes n'indique pas les caractères distinctifs, les 
deux figures sont aussi semblables qu'on peut l'imaginer, l'une représentant un indi- 
vidu frais, l'autre un individu usé. 

12. — A. depressa [Desh.] (p. 861). E. S. 
Pectunculus depressus, Mayer, 1868, Moll. tert. Mus. Zurich, III, p. 102, n°117. 

R. D. — Reconnaissable à sa forme oblique, subtriangulaire, déprimée, au pli 
saillant qui sépare l'impression du muscle postérieur, à ses dents interrompues 
sous le crochet et occupant presque toute la largeur de la lame cardinale. 

13. — A. dissimilis [Desh.] (p. 862, pi. LXXI, fig. 4-6). E. S. 
Pectunculus symmetricus, Desh., p. 863, pi. LXXI, fig. 12-13, 

— dissimilis, Mayer, 1868, Moll. tert. Mus. Zurich, III, p. 102, n° 118. 
R. D. — Moins épaisse et plus orbiculaire que la précédente, dont elle se 
rapproche par sa forme déprimée, elle a la charnière très étroite et ses dents se pro- 
longent sans interruption sous le crochet. Deshayes ne se dissimulait pas que le 
Pectunatlus symmetricus n'en était qu'une variété ; aussi, à l'exemple de M. Mayer, 
je le réunis à l'A . dissimilis, dont on ne saurait le distinguer. 

2 e section. Gnisma ( t ), Mayer, 1868. 

Obs. — Dans le troisième cahier de ses études sur les Mollusques 
tertiaires du Musée de Zurich, M. Mayer a séparé avec raison, sous 
le nom Cnisma, le Pectunculus nuculatus, Lamk., qui n'a ni la forme, 

*) KviT/za, petite miette. 



MÉMOIRES 125 

ni les bords crénelés, ni la charnière des autres Axinœa. Je serais 

même disposé à admettre cette coupe comme genre, s'il existait des 

Cnisma vivants et qu'on pût en étudier l'animal. 

14. — A. nueulata [Lamk.] (p. 863). E. M. 

Syn. Pectunculus nuculatus, Mayer, 1868, Moll. tert. du Mus. de Zurich, III, 

p. 117, n° 152. 
R. D. — Petite coquille reconnaissable à sa forme oblique et à ses grosses dents. 

110 e genre. ARCA, Linné, 1758. 

Obs. — Les coquilles appartenant à ce genre sont nombreuses et 
variables dans leur forme; elles n'ont guère qu'un caractère commun, 
une charnière composée de dents sériales et rapprochées, et surmontée 
d'une aréa ligamentaire qui porte des sillons chevronnés, quelquefois 
perpendiculaires au bord cardinal ; les autres différences, qui portent 
sur la forme, l'ornementation ou la présence d'une fossette ligamen- 
taire, peuvent servir de base à la division de ce genre en sections, 
pour la plupart desquelles Gray a créé des noms distincts. 

l re section. Arca, sensu stricto. 

1. — A. biangula, Lamk. (p. 867). E. I.-E. M.-E. S. 

Syn. A. biangula, Wood, 1862, Eoc. bivalv., p. 80, pi. XIV, fig. 1. 

— Mayer, 1868, Moll. tert. du Mus. de Zurich, III, p. 64, n° 4. 

— Frauscher, 1886, Untereoc. d. Nordalp., p. 87, pi. VI, fig. 20. 

Ors. — On distingue, dans cette espèce, le type et deux variétés 
que Deshayes a caractérisées en détail dans son second ouvrage ; à 
ces trois formes, Wood propose d'ajouter une quatrième variété, la 
variété Branderi, spéciale au gisement de Barton, dans laquelle la 
région du pied est plus haute et plus large que dans les individus de 
Bracklesham ; les grosses côtes y sont généralement séparées par une 
petite côte intermédiaire et treillissées par des accroissements bien 
visibles. Je possède, de Guise, un individu presque complet qui 
mesure 20 millimètres de longueur sur 8 de largeur et qui atteste 
que cette espèce a vécu dans les sables inférieurs. 

Aj. loo. Cuise, une valve droite, coll. Cossmann ; le Roquet, coll. de Boury. 
Ludes [fide Mayer) ; le Ruel, Cresnes, coll. Bernay. 

2. — A. minuata, Desh. (p. 869, pi. LXV, fig. 20-23). E. I.-E. M.-E. S. 
Syn. A. minuata, Mayer, 1868, Moll. tert. du Mus. de Zurich, III, p. 65, n° 6. 

Ors. — La nomenclature tolère ce nom, quoique ce soit un barba- 
risme; d'ailleurs, si on voulait l'amender, on risquerait de tomber 



\ ù 26 SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

dans la synonymie déjà embrouillée de VA. minuta et il faudrait 
alors retirer à Deshayes la paternité de cette espèce. 

R. D. — J'ai conservé cette espèce, qui ne se distingue des variétés de la précé- 
dente que par un seul caractère, la grosseur relative de ses côtes rayonnantes, 
festonnées par des lamelles transverses assez écartées ; ce caractère n est bien 
rendu que sur le grossissement (fig. 23) qu'en a donné Deshayes. Elle est, en 
général, plus large et moins étroite que l'A. biangula, au même âge ; elle est, d'ail- 
leurs, rare, sauf à Hérouval, et cette provenance, citée par erreur comme étant du 
calcaire grossier supérieur, fait descendre l'espèce dans l'éocène inférieur. 

Aj. loc. En Bretagne, Cambon (/?de Vasseur). 
3. — A. laudunensis, Desh. (p. 870, pi. LXIX, fig. 10-13). E. I. 

R. D. — Je ne connais que par an individu très usé cette espèce, qui, d'après la 
figure, paraît avoir les crochets placés plus au milieu que la précédente, avec une 
forme aussi large et une ornementation à peu près semblable ; les bords des valves 
sont, en outre, festonnés de crénelures, qui manquent à l'A. minuata. 

Aj. loc. Sapicourt, coll. de Laubrière. 
4.— A. disjuncta, Desh. (p. 871, pi. LXVIII, fig. 30-32 et pi. LXIX, 
fig. 14-16). E. I. I.-E. I. 

Syn. A. disjuncta, Mayer, 1868, Moll. tert. du Mus. de Zurich, III, p. 63, n° 1. 

R. D. — Se distingue de la précédente par son ornementation plus fine, même sur 
la valve gauche, par le nombre des crénelures internes du bord anal, qui se réduisent 
à deux, correspondant à une côte postérieure plus forte que les autres, par la 
dépression médiane de sa surface dorsale, enfin par le peu de largeur de l'aréa liga- 
mentaire que rétrécissent les crochets, presque en contact quand les valves sont 
closes. Elle est, à Hérouval, beaucoup plus rare que l'A. minuata, avec laquelle on 
la confond généralement. Je rapporte à cette espèce un individu que je possède 
d'Abbecourt et qui n'en diffère que par sa forme un peu plus étroite que ne l'est 
ordinairement la valve gauche. 

Aj. loc. Abbecourt, coll. Cossmann. Saint-Gobain, coll. Cossmann ; Liancourt, 
coll. Bezançon. 

2 e section. Acar, Gray, 4847. 

Valves grossièrement cancellées, carénées du côté postérieur; cro- 
chets enroulés sur eux-mêmes, non pointus ; aréa ligamentaire très 
étroite et enfoncée; bord cardinal étroit. 

5. — A.lamellosa, Desh. (p. 872, pi. LXIX, fig. 4-9). E. I. I.-E. I.-E. M.-E. S. 
Syn. A. Lyelli(ï) Wood, 1862, Foc. bivalv., p. 87, pi. XV, fig. 12 et 13. 

A. lamellosa, Mayer, 1868, Moll. tert. du Mus. de Zurich, III, p. 76, n° 40. 
R. D. — Appartenant au petit nombre de celles qui ont vécu à tous les âges de 
l'éocène, cette espèce se distingue par la forme toujours acuminée de son extrémité 
antérieure et par les crénelures de ses bords, interrompues seulement, en avant, 
sur une partie du contour palléal. Elle est, d'ailleurs, très variable dans ses propor- 
tions et même dans son ornementation ; la prédominance des lamelles transverses et 



MÉMOIRES 127 

écartées n'est pas toujours aussi accentuée qu'on pourrait le penser d'après l'examen 
des figures données par Deshayes. Autant que je puis en juger par les figures de 
l'ouvrage de Wood, c'est à cette espèce, et non à la suivante, qu'on doit rapporter 
les individus d'Angleterre : l'auteur propose, à tort, de la réunir à l'A. Lyelli, il y a 
des caractères différentiels dont la constance justifie la séparation de l'A. lamellosa. 
Aj. loc. Chenay, coll. deLaubrière; Hérouval, coll. Cossmann ; Liancourt, coll. 
de Laubrière ; Fontenai, coll. Bezançon, En Angleterre, Barton, Collwell (fide'Wood). 

6. — A. Lyelli, Desh. (p. 873;. E. S. 
Syn. A. contorta, p. 873, pi. LXV, fig. 29-32. 

R. D. — On la distingue, à première vue, de la précédente, par son ornementa- 
tion composée d'un treillis beaucoup plus fin ; elle a les côtes rayonnantes, plus 
serrées et séparées par des intervalles plus étroits ; en général, les lamelles sont 
moins saillantes, mais cela peut tenir au degré d'usure du test. Je réunis à cette 
espèce l'A. contorta, dont la forme irrégulière a surtout frappé Deshayes ; l'orne- 
mentation de cette espèce est identique à celle de l'A. Lyelli, et la forme de cette 
dernière est trop variable pour qu'on puisse y attacher de l'importance. Cependant 
je ne partage pas l'avis de M. Mayer, qui (loc. cit., p. 77) assimile cette espèce à l'A. 
clathrata du terrain tertiaire supérieur. Par ses côtes espacées et épaisses, cette 
dernière se rapproche beaucoup plus de l'A. lamellosa que de l'A. Lyelli, avec 
laquelle elle n'a pas d'autre rapport que d'appartenir à la même section. 

Aj. loc. Marines, le Ruel, toutes les collections. 

3 e section. Barbatia, Gray, 1840. 

Le type est l'A . barbata : c'est le groupe qui est représenté par le 
plus grand nombre d'espèces dans le bassin de Paris. 

7. — A. SUbrudis, d'Orb. nom. mut. E. M.-E. S. 
Syn. A. rudis, Desh., p. 874 (non A. rudis, Sow.). 

A. scabrosa, Mayer, 1868, Moll. tert. du Mus. de Zurich, Ilf, p. 80, n° 51. 

Obs. — La modification proposée par d'Orbigny doit être accep- 
tée; le nom Arca rudis employé par Sowerby, en janvier 1824, est 
antérieur à celui que Deshayes a donné à l'espèce du bassin de Paris. 

R. D. — M. Mayer réunit cette espèce à l'A. scabrosa Nyst, du tertiaire supé- 
rieur; dès l'instant que l'on néglige les différences qui existent entre le type de 
l'éocène et celui des faluns, il n'y a pas de raisons pour admettre celles qui 
distinguent l'espèce de Touraine de l'A. nivea, Chemn., espèce vivante , et l'on 
arrive à cette conclusion que l'espèce du bassin de Paris vit encore dans les mers 
actuelles. Je crois, au contraire, que ce sont là trois espèces bien distinctes et que 
les caractères différentiels, tirés de l'ornementation, ont assez de constance pour 
justifier cette séparation, qui n empêche pas, d'ailleurs, qu'on considère, si l'on veut, 
l'A. subrudis comme l'ancêtre de TA. nivea. 

Aj. loc. Mouy, Trye, coll. Baudon. Crênes, coll. Bernay. 

8. — A. Morlieri, Desh. em. (p. 874, p. LXV, fig. 18-19). E. I. 
Syn. A. Morlieri, Mayer, 1*868, Moll. tert. du Mus. de Zurich, III, p. 79, n°44. 



128 SOCIÉTÉ ROYALE MALÀCOLOGIQUE DE BELGIQUE 

Obs. — Cette espèce a été dédiée, non pas à M. Morière, mais au 
docteur Morlier (sec. Watelet); le nom inscrit par Deshayes était 
erroné et nécessitait une rectification. 

R. D. — Se distingue de la précédente par la finesse de son ornementation et 
par le chevronnement irrégulier de ses sillons ligamentaires ; sur l'individu de Cuise 
que m'a communiqué M. de Boury, ces sillons s'emboîtent encore bien moins régu- 
lièrement que sur celui qu'a fait figurer Deshayes. 

9. — A. filigrana, Desh. (p. 875). E. M.-E. S. 

Syn. A. filigrana, Mayer, 1868, Molï. tert. du Mus. de Zurich, p. 79, n° 46. 
A. Morleti, Mayer, ilrid., p. 79, n° 47. 

R. D. — Large comme la précédente et moins inéquilatérale encore, celle-ci s'en 
rapproche par son aréa ligamentaire irrégulièrement chevronnée; elle a cependant 
une ornementation plus régulière, formée de côtes plus serrées, et elle se distingue, 
en outre, par la présence, à l'arrière, de quelques côtes plus écartées et bifides ; la 
région anale n'est pas limitée par un angle net: enfin, le rapport de la largeur à la 
longueur est de deux à trois. Je réunis à cette espèce l'A. Morleti, que M. Mayer 
a décrit, sans le figurer, et qui ne me paraît pas en différer. 

Aj. loc. Essômes, coll. de Laubrière; le Ruel, Crènes, coll. Bernay. 

10. — A. SCUlptata, Desh. (p. 876). E. M. 
Syn. G. sculptata, Mayer, 1868, Moll. tert. du Mus. de Zurich, III, p. 79, n° 45. 
R. D. — Plus étroite et plus inéquilatérale que la précédente (le rapport de la 

largeur à la longueur varie d'un demi à trois cinquièmes); elle s'en distingue, en 
outre, par ses dents plus nombreuses et par son aréa ligamentaire plus étroite, 
sillonnée de chevrons plus réguliers ; l'ornementation est différente, surtout quand 
la coquille est jeune et bien conservée ; les côtes longitudinales sont, en effet, cou- 
pées par des lamelles principales, écartées d'un millimètre environ, et dans l'inter- 
valle, par trois à cinq incisions transverses, qui produisent des granulations plus 
petites que les rugosités existant à l'intersection des lamelles. Celles-ci s'arrêtent, en 
arrière, à un angle assez net, qui n'existe pas dans l'A. filigrana, et au delà de cet 
angle rayonnent quatre grosses côtes non bifides, moins écartées que celles de l'autre 
espèce. Avec lage, cette fine ornementation s'oblitère et l'A. sculptatane se recon- 
naît plus guère qu'à sa forme élancée et à sa charnière. 

11. — A. Baudoni, noo. sp. PI. VI, fig. 8-9. E. I. 

A. testa depressa, mœquilaterali, elongato-transversa, aiitice angustiore, postice 
elatiore, truncata et subcarinata ; umbonibus involutis ; costuïis granulatis, in 
medio paululum densioribus, ultra carinam qidnque remotis ; area angusta; 
dentibus, haud numerosis, parvis, obliquis; cicatriculis cdte impressis ; marginibus 

val de crenulatis, 

Jolie coquille déprimée, allongée, inéquilatérale, arrondie, plus 
étroite en avant, élargie, tronquée et carénée en arrière ; bord palléal 
presque parallèle au bord supérieur; crochets obliques, enroulés, 
faisant sur ce bord une légère saillie, large et obtuse. Surface ornée 



MEMOIRES 129 

d'un grand nombre de côtes rayonnantes, rendues fortement granu- 
leuses par des stries d'accroissement écartées, assez serrëes sur le 
milieu du dos et grossissant à mesure qu'elles avoisinent l'extrémité 
antérieure et la carène anale ; celle-ci est formée par une côte plus 
saillante que toutes les autres; au delà de cette carène, la région 
anale excavée porte cinq côtes écartées, d'abord plus minces que les 
dernières côtes dorsales et grossissant un peu vers le bord supérieur. 
L'aréa ligamentaire est très étroite; le bord cardinal, peu large, est 
rectiligne et se termine par des angles très nets ; il porte un nombre 
de dents relativement peu considérable, cinq seulement en avant, 
dix-huit en arrière du crochet, les dernières très obliques. Impres- 
sions musculaires bien gravées, placées assez haut ; bords fortement 
crénelés, les crénelures des extrémités sont plus écartées. 

Dm. Longueur, 14 rnill.: larsreur. 7 mill. 

R. D. — J'avais d'abord placé cette espèce dans le voisinage de l'A- îniemipl 
laquelle elle ressemble par sa forme et un peu par son ornementation; elle s'en dis- 
tingue aisément par sa troncature, par sa carène, par ses côtes plus fortes, plus 
écartées et ornées de granulations bien plus grossières ; enfin, elle a des dents bien 
plus nombreuses, non interrompues sous le crochet. Elle a plus d'analogie avec 
l'A. sculptata jeune, mais elle est plus étroite et elle n'a pas la même ornementation. 

Loc. Hérouval, trois valves droites (pi. VI, fig. 8-9;, coll. Baudon ; une valve 
droite, coll. Boutillier. 

12. — A. sabuletorum, Desh. (p. 877, pi. LXX, fig. 1-2 . E. S. 

R. D. — D'après la figure, cette rare espèce paraît se distinguer de celles qui 
suivent par sa forme inéquilatérale et par le bec obtus de son côté postérieur. Toutefois, 
l'individu du Guépelle que je rapporte à cette espèce est plus arrondi en arrière : 
il est caractérisé par l'ornemeEtation des côtes postérieures, qui portent de pe'itrs 
granulations allongées, posées obliquement par rapport à la direction de la côte et 
formant ainsi des rangées guillochées par l'intersection des accroisseme:.:;. 

13. — A. insignis, Desh. (p. 876, pi. LXY, fig. 27-28 . E. M. 
R. D. — Belle espèce, régulièrement granuleuse, reconnaissable par sa forme 

inéquilatérale, peu convexe, bien arrondie à ses extrémités, et par sa charnière com- 
posée de dents très serrées, placées sur une lame cardinale qiù fait une saillie carac- 
téristique du côté antérieur. Ce dernier caractère n'est pas indiqué sur la figure de 
Deshaves, qui représente un individu mutilé ; mais je l'ai constaté sur une magnifique 
paire de valves que m'a communiquée M. Chevallier. 

14. — A. auversiensis, Desh. (p. 877, pi. LXX, fig. 10-12). E. S. 
Syn. A. auversiensis, Mayer, 1868, JIoU. tert. du Mus. de Zur. , III, p. 89. n° 70. 
R. D. — Comme le fait' remarquer M. Mayer, cette espèce se rapproche plus, par 

son ornementation, de l'A. barbota que l'A. harbatula; elle a, avec l'espèce vivante, 
un caractère commun : c'est la présence, de cinq en cinq côtes, d'ime strie un peu 
plus profonde, encadrée de deux costules plus fortes que les autres: elle est. 

TOME XXII, 1S ; ~ 



130 SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

i 

d'ailleurs, un peu plus large que l'A. barbatula et elle porte un plus grand nombre 
de stries rayonnantes ; ces stries ne sont pas séparées par de larges espaces bifides, 
comme dans l'A. appendiculata, et la coquille a les extrémités du bord cardinal bien 
plus arrondies. A Valmondois, cette espèce devient très irrégulière, tout en conser- 
vant son ornementation caractéristique. 

15. — A. barbatula, Lamk. (p. 879). E. M.-E. S. 

Syn, A. barbatula, Mayer, 1868, Moll. tert. du Mus. de Zurich, III, p. 89, n°69. 

R. D. — Cette espèce se reconnaît à l'écartement de six ou sept côtes granuleuses, 
plus saillantes du côté postérieur, entre lesquelles sont intercalées deux ou trois 
costules plus fines, relevées par des lamelles transverses, subimbriquées. Quant à 
l'effacement des sillons sur la partie antérieure de l'aréa ligamentaire, ce caractère 
existe aussi dans l'espèce précédente. J'ai, de la tranchée de Villiers, un individu qui 
mesure 43 millimètres de longueur sur 20 de largeur. 

Aj. loc. Marines, Le Ruel, toutes les coll. En Bretagne, leBois-Gouët(/2<2e Vasseur). 
16. — A. appendiculata, Sow., nom. mut. E. M.-E. S. 

Syn. A. appendiculata, J. Sow., 1820, Min, Conch., III, p. 135, pi. CCLXXVI, 
fig. 3. 

A. duplicata, J. Sow., 1824, ibid., pi. CDLXXIV, fig. 1. 

A. planicosta, Desh., 1826, Coq.foss., I, p. 204, pi. XXXII, fig. 1-2. 

A. sulcicosta, Nyst, 1843, Coq. et polyp. foss., p. 257, pi. XVIII, fig. 9. 

A. planicosta, Desh., 1860, An. sans vert., I,'p. 878. 

A. condita, Desh., 1860, ibid., pi. LXVI, fig. 7-8, et pi. LXIX, fig. 28-30. 

A. appendiculata, Wood, 1862, Eoc. bivalv., p. 79, pi. XIV, fig. 3. 

A. planicosta, Wood, 1862, ibid., p. 89, pi. XIV, fig. 2. 

— Mayer, 1868, Moll. tert. du Mus. de Zurich, p. 84, n° 62 

(excl. A. articulata). 

A. appendiculata, vonKœnen, 1869, TJeber tertiârverstein. v. Kievo, p. 590. 
R. D. — La rectification indiquée dans cette longue synonymie est à peu près 
d'accord avec celle que propose M. Mayer, et ne s'en écarte qu'en ce qui concerne 
l'A. articulata, que je n'ai pu réunir au type. L'A. appendiculata a été établi 
par Sowerby pour une espèce dont le bord cardinal est anguleux à ses extré- 
mités; cet angle, plus ou moins saillant, se retrouve, accompagné d'une sinuosité 
plus ou moins bien découpée, sur tous les individus que l'on rapporte à XA.plani- 
costa ou à l'A. condita. L'ornementation est, d'autre part, très variable : les v côtes 
sont généralement bifides, traversées par des stries d'accroissement qui produisent 
de petites granulations plus ou moins nettes ; il est aisé de comprendre que l'aspect 
de la surface change selon que les côtes sont plus ou moins dentées et suivant que les 
stries sont effacées ou visibles. Dans une variété qui existe au Ruel, les côtes sont 
très écartées, saillantes, incomplètement géminées et fortement granuleuses ; la 
dépression dorsale est aussi plus profonde ; cette variété, à laquelle M. Mayer a 
donné le nom sub articulata, passe au type par des nuances insaisissables. Les 
bords des valves sont parfois crénelés sur toute leur étendue, parfois lisses. Le seul 
caractère invariable réside dans la forme, qui est large, passablement inéquilatérale, 
à bords supérieur et inférieur parallèles, à charnière régulière et un peu courbée. 
L'aréa ligamentaire a des dimensions variables, mais elle porte des chevrons sur 



MÉMOIRES 131 

toute sa largeur. C'est à tort que M. Mayer conserve à l'espèce le nom planicosta, 
postérieur à celui de Sowerby, sous prétexte que ce dernier nom est mal choisi. 

Aj. loc. En Bretagne, le Bois-Gouët (fîde Vasseur). Dans le bassin tertiaire de 
Kiew (fide Kœnen). 

17. — A. irregularis, Desh. (p. 880). E. M. 
Syn. A. irregularis, Mayer, 1868, Moll. tert. du Mus. de Zurich, p. 84, n° 61. 
R. D. — Il n'est pas facile d'indiquer les caractères qui permettent de distinguer 

cette espèce de la précédente ; peut-être n'en est-ce qu'une variété irrégulière, dans 
laquelle les extrémités du bord cardinal sont plus arrondies et moins anguleuses que 
dans le type. L'ornementation paraît un peu plus fine, composée de côtes moins 
régulièrement bifides, mieux treillissées par les stries d'accroissement. 

Aj. loc. Fontenai, Grignon, coll. de Boury; Chaussy, coll. Bernay; Aincourt, 
coll. Boutillier. 

18. — A. textiliosa, Desh. (p. 881, pi. LXVI, fîg. 12-14). E. S. 
R. D. — De même que la précédente, cette espèce n'est peut-être qu'une variété 

de Y A. appendiculata ; sa forme courte et large, son bord cardinal rétréci par une 
large aréa, arrondi à ses extrémités, son impression palléale surmontée de franges 
gravées dans le test, peuvent aider à la reconnaître plutôt que son ornementation, 
qui ne présente aucun caractère particulier. 

Aj. loc. Le Ruel, coll. Bernay et de Boury ; Crênes, coll. Morlet. 

19. — A. Boutillieri, nov. sp. PI. VI, fig. 12-13. E. M. 
A. testa conveariuscula, regulari, elongata, inœquilaterali, postice obliquiter 

truncata, in medio paululum sinuosa, eoctus costulis simplicïbus ac subnodosis 
or nota ; cardine angusto, sub umbonem crenulato; dentibus anticis septem crescen- 
tibus et obliquis, posticis quinque margini fere parallelis ; cicatriculis valde 
impressis. 

Petite coquille mal définie, assez convexe, régulière, allongée, 
ayant le côté antérieur arrondi, égal aux deux cinquièmes de la lon- 
gueur; côté postérieur obliquement tronqué, bord palléal rectiligne, 
dos légèrement sinueux, portant une petite dépression médiane; sur- 
face ornée d'un grand nombre de côtes étroites, serrées, égales à 
leurs interstices, un peu plus écartées sur la région anale, où elles 
portent quelques nodosités obsolètes, produites par des stries d'ac- 
croissement distantes. Charnière étroite, portant, au milieu, sous les 
crochets, une série de fines crénelures, à l'avant, sept dents croissant 
de grosseur et obliques, à l'arrière, très loin du crochet, cinq dents 
allongées, presque parallèles au bord. Impressions musculaires bien 
marquées, bords un peu festonnés par les côtes. 

Dim. Longueur, 7 mill.; largeur, 4 mill. 

R. D. — J'ai hésité à décrire cette espèce, qui ne peut cependant être rapportée à 
aucune autre Barbatia; bien plus régulière que la plupart d'entre elles, plus 



132 SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

convexe que l'A. Buchasteli et ayant les côtes plus serrées que cette espèce, elle a 
encore moins de rapport avec l'A. articulata, dont l'ornementation est différente. 
Loc. Parnes (pi. VI, fig. 12-13), coll. Boutillier. Chaumont, coll. Bourdot. 

20. — A. articulata, Desh. (p. 882, pi. LXX, fig. 6-9). E. I.-E. M.-E. S. 
R. D. — Comme le fait remarquer M. Mayer, quand l'A. dppendiculata est bien 

conservée, sa surface porte des lamelles courtes qui articulent les côtes ; je lui aurais 
donc réuni l'A. articulata, si je n'avais observé que celle-ci a constamment une forme 
atténuée en avant, élargie en arrière, que je n'ai pas constatée sur les nombreuses 
variétés de l'A. appendiculata, dont les bords sont parallèles; l'A. articulata a, 
d'ailleurs, les côtes moins profondément bifides ; cette division ne commence que 
vers les bords, de sorte que les individus qui n'ont pas atteint leur taille paraissent 
avoir les côtes simples. Quoi qu'il en soit, c'est une forme très voisine de l'A. appen- 
diculata et qui se montre aux mêmes niveaux ; mais, si on les réunit, il faut égale- 
ment supprimer les trois espèces précédentes, et ainsi de suite. 

21. — A. amygdaloides, Desh. (p. 882, pi. LXVI, fig. 9-11). E. S. 
Syn. A. amygdaloides, Mayer, 1868, Moll. tert. dicMus. de Zur., III, p. 82, n°55. 

— Dufour, 1881, Et. desfoss. dessables éoc, p. 38. 

R. D. — Extrêmement voisine de l'A. barbatula, cette espèce n'en est peut-être 
qu'une variété irrégulière et bossue; elle a cependant le crochet placé plus au milieu 
et l'aréa ligamentaire plus développée, couverte d'un grand nombre de sillons, qui 
ne s'effacent pas du côté antérieur. 

Aj. loc. Le Ruel, coll. Bernay et Morlet. En Bretagne (fide Dufour). 

22. — A. asperula, Desh. (p. 883, pi. LXVI, fig. 4-6). E. S. 
Syn. A. asperula, Mayer, 1868, Moll. tert. du Mus. de Zurich, III, p. 82, n° 57. 
R. D. — Cette variété de l'A. barbatula se reconnaît à sa forme étroite, allongée, 

et à son contour palléal généralement rectiligne, quelquefois excavé ; son ornemen- 
tation est plus granuleuse et, comme la précédente, elle a des sillons bien marqués 
sur une large aréa ligamentaire ; ses crochets sont placés moins en avant que ceux 
de l'A. barbatida. Plus étroite que l'A. auversiensis , elle a, comme elle, les sillons 
plus profonds et plus larges, espacés de place en place. 

Aj. loc. Le Ruel, coll. Bernay et de Boury ; Marines, coll. Bezançon ; Crênes, 
coll. Morlet. En Bretagne, le Bois-Gouët (fide Vasseur). 

23. — A. cylindracea, Desh. (p. 887). E. S. 
R. D. — Etroite et allongée comme la précédente, cette espèce s'en distingue par 

sa forme convexe et cylindracée, par son ornementation plus grossière, par ses côtes 
écartées et articulées en arrière, et elle n'atteint jamais une taille aussi grande. 
Aj. loc. Le Fayel, coll. de Boury et Chevallier. 

24. — A. Bernayi, Desh. (p. 885, pi. LXV, fig. 24-26). E. S. 

Syn. A. Bernayi, Mayer, 1868, Moll. tert. du Mus. de Zurich, p. 82, n° 56. 

R. D. — Voisine des deux espèces précédentes, celle-ci s'en distingue non seule- 
ment par sa forme inéquilatérale, qui pourrait être due à son irrégularité, mais 
surtout par son ornementation; le type est au Fayel, où elle est très abondante, et je 
comprends que M. Mayer, qui ne possédait pas d'individus de cette localité, ait pu 



MÉMOIRES 133 

hésiter à séparer ceux d'Anvers de l'A. asperula : elle a des côtes étroites, régulière- 
ment écartées, avec une côte plus faible intercalée ; à l'arrière, les côtes principales 
grossissent, se serrent et se chargent de granulations. 

25. — A. ornata, Desh. (p. 886, pi. LXX, fig. 18-20). E. M. 
Syn. A. ornata, Mayer, 1868, Moll. tert. du Mus. de Zurich, p. 80, n° 48. 

R. D. — Il n'est pas possible de confondre cette espèce avec l'A. Bernayi, à 
laquelle la compare Deshayes ; elle est bien plus régulière, bien plus large, moins 
convexe ; la différence entre l'ornementation de la partie dorsale et celle de la 
région située au delà de l'angle anal, est plus brusquement accusée. Elle a quelques 
rapports avec l'A. depressa, Sow., de Woolwich, mais elle est moins sinueuse et sa 
charnière est plus rectiligne. 

Aj. loc. Fercourt, coll. Cossmann; Hermonville (fide Mayer). 

26. — A. Gervaisi, Bayan, nom. mut. E. I. 

A. Heberti, Desh., 1860, I, p. 884, pi. LXX, fig. 4-6 (non Cotteau, 1855). 
A. Gervaisi, Bayan, 1873, Et. sur coll. Éc. des Mines, II, p. 130. 

Obs. — Bayan a changé le nom de cette espèce, déjà employé, 
en 1855, par M. Cotteau. 

R. D. — On la reconnaît à ses côtes écartées, aussi étroites du côté anal que sur la 
surface dorsale ; les individus de Cuise sont si corrodés qu'on ne peut guère les dis- 
tinguer que par leur forme arrondie aux deux extrémités. 

Aj. loc. Cuise, coll. Cossmann. 

27. — A. distans, Desh. (p. 886, pi. LXVI, fig. 18-20 et 24-25). E. S. 

Syn. A. distans, Mayer, 1868, Moll. tert. du Mus. de Zurich, III, p. 91, n°76. 

Obs. — Il y a une erreur dans le renvoi du texte aux planches. 

R. D. — Quoiqu'elle soit variable et souvent dénuée, à ses extrémités, des côtes 
fines, écartées et articulées qui caractérisent le type, cette espèce est une de celles 
qu'on reconnaît le plus facilement; en l'absence d'ornementation, sa forme très 
inéquilatérale, large, peu convexe, à bords parallèles, permettrait presque de la dis- 
tinguer d'autres individus usés. 

Aj. loc. Beauchamp, coll. Cossmann; le Ruel, toutes les collections. 

28. — A. Edwardsi, Desh. (p. 884, pi. LXVI, fig. 21-23). E. S. 
Syn. A. Edwardsi, Mayer, 1868, Moll. tert. du Mus. de Zur. f III, p. 82, n° 54. 

Obs. — Il y a, pour cette espèce comme pour la précédente, une 
interversion dans le renvoi du texte de Deshayes aux planches. 

R. D. — Cette espèce est extrêmement voisine de l'A. Bernayi et elle a une orne- 
mentation analogue, quoique ses côtes soient un peu plus fortes et plus granuleuses 
sur la surface dorsale ; mais elle s'en distingue par sa forme aplatie, régulière, par 
ses crochets placés moins en avant, par sa charnière plus courte et par ses sillons 
ligamentaires plus grossiers. 

Aj. loc. Marines, le Ruel, coll. Cossmann; Nanteuil-le-Haudouin, coll. Bezançon. 



134 SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

29. — A. interrupta, Lamk. (p. 888). E. M.-E. S. 

Syn. A. interrupta, Mayer, 1868, Moll. tert. du Mus. deZur., III, p. 91, n°78. 
— Wood, 1862, Eoc. bivdlv., p. 85, pi. XV, fig. 2. 

R. D. — Plus aplatie encore que la précédente, régulière, inéquilatérale et très 
élargie du côté anal, cette espèce se reconnaît à ses côtes rayonnantes, qui croissent 
régulièrement du dos vers les extrémités, où d'autres costules plus fines s'intercalent 
entre les côtes principales ; les dents de la charnière sont peu nombreuses, trois ou 
quatre obliquement placées de. chaque côté d'une longue interruption où il n'existe 
que des sillons ligamentaires; dans l'A. Edwardsi, au contraire, de petites créne- 
lures persistent encore dans cette région et l'ornementation est plus également 
répartie sur la surface dorsale. Il existe, dans le wemmelien de Belgique et en 
Angleterre, une espèce qu'on nomme A. laekeniana, Le Hon, qui a les côtes plus 
écartées, plus rocailleuses en avant et en arrière ; cependant l'individu que je possède 
de Wemmel est très voisin de l'A. interrupta et ne s'en distingue que difficilement. 

30. — A. graeilis, Desh. (p. 888, pi. LXIX, fig. 22-24). E. S. 
R. D. — Très voisine de l'A. interrupta, à laquelle je l'avais d'abord réunie, cette 

espèce s'en distingue cependant par sa forme moins élargie en arrière, par ses bords 
plus parallèles, par ses côtes plus serrées, surtout en arrière, où il n'y a pas de petites 
côtes intermédiaires; elle a la charnière identique à celle de l'espèce précédente. 

31. — A. aviculina, Desh. (p. 887, pi. LXVI, fig. 15-17). E. S. 
Syn. A. laekeniana, var. cylindrica, Wood, 1862, Eoc. bivalv., p. 80, pi. XV, 

fig. le. 

R. D. — Plus allongée, moins inéquilatérale et beaucoup plus bossue que les pré- 
cédentes, cette rare espèce se distingue aussi de l'A. interrupta par ses côtes sail- 
lantes et écartées sur toute la surface dorsale, où l'on en compte régulièrement trois 
intercalées entre les principales, tandis qu'en arrière il n'y en a plus qu'une ; ce sont 
exactement les caractères de l'individu que Wood a figuré sous le nom A. laekeniana, 
variété cylindrica. 

Aj. loc. Acy, coll. Bezançon. En Angleterre, Huntingbridge (fide Wood). 

32. — A. Duchasteli, Desh. (p. 889). E. M. 

R. D. — La figure que Deshayes a donnée de cette espèce représente une coquille 
à côtes larges et aplaties, séparées par une simple strie ; la description dit, au con- 
traire, que sa surface est couverte de stries nombreuses, très rapprochées ; l'individu 
dessiné mesure 2 millimètres de longueur pour 1 de largeur et le texte lui attribue 
14 millimètres sur 6. En présence de ces contradictions, j'aurais pu hésiter à main- 
tenir cette espèce si je n'avais eu en communication, de M me Loustau, plusieurs indi- 
vidus provenant de Grignon et identiquesà la figure du premier ouvrage de Deshayes. 
Je figure l'une de ces valves (pi. VI, fig. 10-11) qui se distinguent de FA. aviculina 
par leurs côtes larges et aplaties, que sépare une strie peu profonde. 

Aj. loc. Mouchy, coll. Boutillier. 

33. — A. Obliquaria, Desh. (p. 893, pi. LXVII, fig. 8-10, lO^s). e. I.-E. M. 
Syn. A. obliquaria, Mayer, 1868, Moll. tert. du Mus. de Zur., III, p. 92, n°81. 
R. D. — Se distingue par sa forme large et aplatie, par ses costules assez fortes et 



MÉMOIRES 135 

régulières, par son aréa ligamentaire relativement peu large, ornée de trois ou quatre 
sillons, et par ses dents striées perpendiculairement. 

Aj. loc. Chaumont, Yaudancourt, coll. Bernay; Chambors, coll. Chevallier. 

34. — A. striatularis, Desh. (p. 894, pi. LXVII, fig. 1-2). E. I. I. 
Syn. A. striatularis, Mayér, 1868, Moll. tert. du Mus. de Zur., III, p. 92, n° 80. 
R. D. — Courte, large et aplatie comme la précédente, celle-ci s'en distingue par 

ses côtes plus plates, moins saillantes, par sa sinuosité dorsale plus accentuée et par 
ses dents antérieures pliées sur elles-mêmes. 

35. — A. spatulata, Desh. fp. 895, pi. LXX, fig. 13-15). E. S. 
Syn. A. spatulata, Mayer, 1868, Mail. tert. du Mus. de Zurich, p. 93, n° 81. 
R. D. — Plate et élargie en arrière, bien plus atténuée en avant, cette espèce a 

le crochet placé beaucoup moins en avant que la plupart des espèces du groupe de 
l'A. obliquaria; ses côtes serrées et subgranuleuses ont un aspect caractéristique. 
Aj. loc. En Bretagne, le Bois-Gouët (fide Vasseur). 

36. — A. magellanoides, Desh. (p. 895;. E. S. 
Syn. A. Eupei, Mayer, 1868, Moll. tert. du Mus. de Zurich, III, p. 93, n° 83. 

Obs. Il n'y a pas de raisons pour changer, comme le propose 
M. Mayer, le nom de cette espèce, sous prétexte que ce nom est mal 
formé; tout au plus aurait-on le droit de le corriger, en l'écrivant 
A. magellaniçoides, Desh. em. 

R. D. — Assez convexe, élargie en arrière, rétrécie en avant, très inéquilatérale, 
cette espèce est caractérisée par les côtes rayonnantes de sa surface,' presque aussi 
larges que leurs interstices et formant avec les accroissements, quand la surface est 
fraîche, un treillis grossier à mailles carrées ; l'aréa porte quatre ou cinq gros sillons 
et les dents postérieures sont finement striées comme celles de l'A. obliquaria. 

Aj. loc. Le Ruel, Crênes, Marines, toutes les collections. 

37. — A. Rigaulti, Desh. (p. 896, pi. LXVII, fig. 6-7). E. S. 
A. Rigaulti, Mayer, 1868, Moll. tert du Mus. de Zurich, III, p. 93, n° 85. 

R. D. — Convexe, cylindracée, à bords parallèles, remarquable par la largeur de 
son aréa ligamentaire, cette espèce se distingue de la précédente par ses côtes fines 
et filiformes, peu écartées, et dont les granulations ne sont pas produites par des stries 
transverses. Elle est bien plus rare que les précédentes. 

Aj. loc. Le Ruel, coll. Cossmann et Bernay; Crênes, coll. Bernay. En Bretagne, 
le Bois-Gouët {fide Vasseur). 

38. — A. modioliformis, Desh. (p. 896). E. I. I.-E. I.-E. M. 

Syn. A. modioliformis, Wood, 1862, Eoc. bivalv., p. 88, pi. XIV, fig. 5. 

— Mayer, 1868, Moll. tert. du Mus. de Zur. , III, p. 91 , n° 79. 

R. D. — Ce n'est pas seulement par ses gisements qu'on reconnaît cette espèce; 
elle est plus étroite et plus convexe que l'A. obliquaria, et que l'A. striatularis ; elle 
a l'aréa ligamentaire plus rétrécie que les deux précédentes et ses sillons s'arrêtent 
en deçà du crochet. 

Aj. loc. Mouy, coll. Bezançon. En Angleterre, Stubbington {fide Wood). 



136 SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

39. — A. Marceauxi, Desh. (p. 897, pi. LXVII, fig-. 3-5). E. M.-E. S. 

Syn. A. Marceauxi, Mayer, 1868, Moll. tert. du Mus. de Zur., III, p. 92, n° 82. 
— Dufour, 1881, Et. des foss. des sables éoc., p. 40. 

R. D. — Finement ornée, élargie en arrière, très sinueuse, elle se distingue de 
l'A. Rigaulti et de l'A. mogellanoidcs par son aréa ligamentaire étroite. 

Aj. loc. Houdan, coll. Bezançon ; Vaudancourt, coll. Boutillier. En Bretagne 
(fide Dufour). 

4 e section. Plagiarca, Conrad, 1875. 

Coquille trapézoïdale, allongée dans le sens transversal; bord car- 
dinal étroit, ayant les extrémités anguleuses ; dents obliques, quel- 
quefois pliées sur elles-mêmes ; surface ornée de côtes rayonnantes et 
souvent ponctuée; aréa ligamentaire très étroite, ornée de petits 
sillons chevronnés. Type : A. carolinensis , Conrad. 

R. D. — Cette section est très voisine de celle des Barbatia, et l'on passe de l'une 
à l'autre par quelques formes intermédiaires; cependant les coquilles parisiennes que 
j'y rapporte ont un faciès particulier, s'écartant de celui des espèces précédentes, et 
remarquable surtout par l'angle nettement coupé que fait, à chaque extrémité, leur 
bord cardinal parfaitement rectiligne, avec les côtés latéraux. 

40. — A. angusta, Lamk. (p. 882). E. M.-E/S. 

Syn. .A. angusta, Mayer, 1868, Moll. tert. du Mus. de Zurich, p. 90, n° 74. 

R. D. — Cette coquille commune se reconnaît aisément à sa forme étroite et au 
contour anguleux des extrémités de son bord cardinal. 

Aj. loc. Auvers, Valmondois, Crênes, coll. Morlet. En Bretagne, le Bois-Gouët 
[fide Vasseur). 

41. — A. lucida, Desh. (p. 891, pi. LXVII, fig. 26-28). E. M. 
Syn. A. tegulata, Edw., in Wood, 1862, Eoc. bivalv., p. 90, pi. XV, fig. 10. 
R. D. — Deshayes compare cette espèce à l'A. punctifera; je la rapprocherais 

plutôt de la précédente, dont elle se distingue par son ornementation, par sa forme 
plus élargie en arrière; elle porte des stries rayonnantes écartées et ponctuées à 
l'intersection des accroissements. Les individus de Parnes ressemblent absolument à 
la figure que Wood a donnée de l'A. tegulata, Edw. On peut réunir ces deux espèces. 
Aj. loc. En Angleterre, Bracklesham (fide Wood). 

42. — A. interseeta, Desh. (p. 889, pi. LXIX, fig. 25-27). E. I. 
Syn. A. interseeta, Mayer, 1868, Moll. tert. du Mus. de Zurich, p. 90, n° 72. 

R. D. — Beaucoup plus large et plus convexe que les précédentes, elle l'est cepen- 
dant moins que VA. punctifera et elle a, en outre, l'ornementation moins serrée. 

43. — A. exornata, Desh. (p. 890, pi. LXIX, fig. 1-3). E. I. 

R. D. — Elle est un peu plus large et plus quadrangulaire que la précédente ; elle 
porte souvent une dépression dorsale qui manque dans l'A. interseeta; mais l'orne- 
mentation est la même et peut être n'est-ce qu'une variété de l'autre espèce. 



MÉMOIRES 137 

44. — A. punctifera, Dësh. (p. 890). E. M.-E. S. 
Syn. A. punctifera, Mayer, 1868, Mail. tert. du Mus. deZwr., III, p. 90, n°73. 

— Bayan, 1870, Et. sur coll. Éc. des Mines, I, p. 69. 

R. D. — La variété qui se trouve dans les sables moyens a les extrémités du bord 
cardinal un peu moins anguleuses ; mais la forme générale oblique, convexe et 
arrondie, est absolument identique à celle de la coquille du calcaire grossier; 
l'ornementation, composée de séries rayonnantes d'entailles faites dans le test, comme 
à coups de burin, est également la même dans les individus des deux étages. 

Aj. loc. Chaumont, Liancourt, coll. Chevallier; Nanteuil-le-Haudouin, coll. de 
l'Ecole des Mines. 

5 e section. Anadarâ, Gray, 1847. 

45. — A. granulosa, Desh. (p. 892). E. M. 
A. granulosa, Dufour, 1881, Et. des foss. des sables e'oc, p. 39. 

— Frauscher, 1886, Untereoc. d. Nordalp., p. 89, pi. VI, fig. 18. 

R. D. — ■ On ne peut la confondre avec l'A. irregularis des mêmes gisements ; elle 
est beaucoup plus courte et a des côtes bien plus épaisses, plus régulières, aussi 
larges que leurs interstices et rendues granuleuses par le passage de petites lames 
d'accroissement qui descendent dans les interstices. 

Aj. loc. En Bretagne, la Close [fide Dufour). Dans les Alpes, Kressenberg. 

46. — A. globulosa, Desh. (p. 893). E. I.-E. M.-E. S. 
Syn. A. interposita, Desh. p. 892, pi. LXVII, fig. 11-13. 

A. globulosa, Mayer, 1868, Moll. tert. du Mus. de Zur., III, p. 67, n° 13. 
A. interposita, Mayer, ïbid., p. 67, n° 12. 

R. D. — On la reconnaît à sa forme globuleuse et courte, à ses côtes écartées, 
lisses, entre lesquelles s'intercalent de petites costules formant, avec les lamelles 
trans verses, un élégant treillis ponctué qui n'existe pas sur les côtes principales ; les 
bords sont régulièrement crénelés dans toute leur étendue. L'A. interposita, n'en est 
qu'une variété un peu plus grande et adulte, particulière à la localité d'Hérouval; je 
ne crois pas que l'on puisse l'en distinguer spécifiquement, car on trouve dans ce 
gisement toutes les tailles et toutes les formes intermédiaires. Quant à la coquille de 
Barton que Wood rapporte avec doute à l'A. globulosa, elle m'en paraît tout à fait 
distincte, non seulement par sa forme arrondie, mais par sa charnière plus courte et 
par ses dents moins nombreuses. Wood a proposé, pour le cas où elle ne serait pas 
identique à l'espèce parisienne, le nom subglobosa, qu'on peut adopter. 

Aj. loc. Monts, calcaire grossier inférieur, coll. Cossmann. Montagny, éocène 
supérieur, coll. Bezançon. 

47. — A. miliacea, nov. sp. PI. VI, fig. 19-21. E. M. 
A. testa minutissima, rniliari, crassiuscula, globulosissima, inœquilaterali, 

subtransversa ; umbone acuto ; costulis alternoxis granulosis, tenuibus ; cardine 
angusto, multidentato ; area excavata; margine valde crenulaio. 

Très petite coquille, de la forme d'un grain de millet, épaisse, 
très globuleuse, hémisphérique, inéquilatérale et obliquement trans- 



438 



SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 



verse ; côté antérieur plus court et plus atténué que l'autre ; crochets 
pointus fortement recourbés. Surface finement ornée de côtes rayon- 
nantes et granuleuses entre lesquelles s'intercale une côte moins sail- 
lante, treillissée dans les interstices. Charnière extrêmement étroite, 
portant un assez grand nombre de dents courtes et saillantes, et sur- 
montée d'une aréa ligamentaire creuse, dénuée de fossette médiane. 
Bords crénelés, surtout du côté postérieur, où les crénelures, profon- 
dément détachées les unes des autres, sont disproportionnées avec le 
peu de largeur des côtes. 

Dim. Longueur, 2mill.; largeur, 1.25 mill., épaisseur, 1 mill. 

R. D. — Je ne puis considérer l'unique valve sur laquelle je fonde cette espèce 
nouvelle comme une monstruosité de la précédente ; si elle n'avait, pour la distin- 
guer, que sa forme sphérique, on pourrait admettre que cette forme est due à un 
accident dans le développement de la coquille, mais l'ornementation plus fine de la 
surface, les grossières crénelures du contour palléal, sont des caractères tout à fait 
distincts de ceux de l'A. globulosa et de l'A. subglobosa, Wood. 

Loc. Parnes, une valve (pi. VI, fig. 19-21), coll. de Boury. 

48. — A. scapulina, Lamk. (898). E. M.-E. S. 
Syn. A. scapulina, Mayer, 1868, Moll. tert. du Mus. de Zur., III, p. 67, n° 14. 
R. D. — C'est dans le groupe des Anadara et non avec l'A. Marceauxi que cette 

espèce doit être classée ; elle a beaucoup d'affinités avec la variété interposita de 
l'espèce n° 46 ; mais celle-ci est constamment plus étroite, plus allongée, plus inéqui- 
latérale ; comme Y A. globulosa, elle aies intervalles des côtes principales treillissés, 
mais les stries remontent, en outre, en traversd es côtes principales ; enfin, les créne- 
lures du contour sont beaucoup moins régulières, fortement festonnées à l'arrière, 
disparaissant presque au milieu pour reparaître en avant. Quant au bord cardinal, 
il est presque rectiligne, au lieu d'être creusé comme celui de l'A. globulosa. 

Aj. loc. Le Guépelle, Marines, coll. Bezançon ; Caumont, Jaignes, coll. de Lau- 
brière ; Anvers, coll. Bernay. En Bretagne, le Bois-Gouët (fide Vasseur). 

6 e section. Fossularca, nov. sect. 

Coquille mince, oblongue, subquadrangulaire, subéquilatérale, 
inéquivalve, à surface treillissée ; crochets écartés ; aire ligamentaire 
étroite, portant sous le crochet une petite fossette triangulaire bien 
limitée, au fond de laquelle se distinguent de petits sillons perpendi- 
culaires au bord ; dents presque égales, plus ou moins obliques. 

Type : A. quadrilatera, Lamk. 

R. D. — Ce groupe a beaucoup de rapports avec les Limopsis; la fossette cardi- 
nale est cependant moins profonde, la disposition des dents est tout à fait différente ; 
enfin la forme des valves est celle des Arca. 

49. — A. quadrilatera, Desh. (p. 900). E. M. 
Syn. A. quadrilatera , Mayer, 1868, Moll. tert. du Mus. de Zur., III, p. 95, n°90. 



m 



MÉMOIRES 139 

R. D. — Remarquable par les différences que présente l'ornementation de chacune 
de ses deux valves, la gauche grossièrement treillissée, la droite ornée de fins rayons 
et de stries imbriquées, sauf au delà de l'angle et de la dépression anale, où il 
existe de fines rangées de granulations rayonnantes. Il existe, dans le Cotentin, une 
espèce très voisine de celle-ci, mais qui parait en différer par la forme plus arrondie 
et moins anguleuse de son côté postérieur. 

Aj. loc. En Bretagne, le Bois-Gouët (fide Vasseur). - 

50. — A. capillacea, Desh. (p. 898, pi. LXVIII, fig. 13-15). E. S. 
Syn. A. capillacea, Mayer, 1868, Moll. tert. du Mus. de Zur. , III, p. 95, n° 93. 
R. D. — Se distingue de la précédente par son ornementation composée de stries 

rayonnantes très finement granuleuses, les stries d'accroissement étant à peine 
visibles ; elle est aussi plus arrondie du côté postérieur et, par là, elle se rapproche- 
rait davantage de l'espèce du Cotentin ; mais elle s'en écarte par son ornementation. 

A.j. loc. Valmondois, coll. Cossmann et Bezançon. 

51. — A. dispar, Desh. (p. 899, pi. LXVII, fig. 14-21). E. I. I.-E. I. 

Syn. A. dispar, Mayer, 1868, Moll. tert. du Mus. de Zurich, III, p. 95, n° 88. 

R. D. — Cette espèce a la plus grande ressemblance avec l'A. quadrilatéral elle 
a cependant le côté anal moins nettement caréné et les côtes un peu plus écartées ; 
enfin, les valves sont plus inégales encore que dans l'espèce du calcaire grossier. 
Celle-ci paraît avoir vécu dans l'étage des sables de Bracheux. 

Aj. loc. Jonchery, une valve, coll. de Laubrière. 

52. — A. margaritula, Desh. (p. 902, pi. LXVIII, fig. 16-19). 

E. I.-E. M.-E. S. 

R. D. — Plus aplatie, plus oblique et plus arrondie que les précédentes, avec des 
valves moins inégales, cette espèce appartient cependant à la même section. Quand 
son ornementation n'est pas fraîchement conservée, on pourrait la confondre avec 
l'A. quadrilatera. 

Aj. loc. Hérouval, coll. Cossmann; le Fayel, coll. Chevallier. 

53. — A. Gossmanni, de Laub. mss. PI. VI, fig. 27-28. E. I. I. 
A. testa minima, subquadrangulari, inœquilaterali, convexiuscula, antice late 

obtusa, postice obliquiter truncata, costulis tenuibus ornata, transversim striata ; 
umbonibus parvulis , acutis, oppositis ; area cardinali lœmgata, fossula triangulari 
minima; margine cardinali subarcuatn, angusto, sub umbonem nudo; dentibus 
minimis, obliquis, antice 3-4, postice 8-10. 

Petite espèce subquadrangulaire, inéquilatérale, médiocrement 
convexe, largement obtuse en avant, obliquement tronquée en arrière ; 
bord supérieur droit, peu allongé et parallèle au bord inférieur. 
Crochets peu proéminents, pointus et opposés; un angle obtus s'en 
détache et marque la limite du côté postérieur. Surface cardinale 
assez grande et lisse ; elle présente, sous le crochet, une fossette trian- 
gulaire étroite et superficielle. Bord cardinal légèrement arqué, 
étroit, surtout sous le crochet, où il paraît uni ; dents très petites et 



140 SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

obliques, au nombre de trois ou quatre en avant et de huit à dix en 
arrière. Surface extérieure couverte de côtes filiformes assez distantes 
sur le milieu et plus rapprochées sur le côté postérieur; de fines 
stries transverses, interrompues par des accroissements, forment avec 
ces côtes un réseau qu'on n'observe que sur les individus d'une con- 
servation exceptionnelle. 

Dim. Longueur, 4 mill.; largeur, 3 mill. 

R. D. — Moins inéquivalve, plus arrondie et moins fortement ornée que l'A. dis- 
par, celle-ci se rapproche surtout de l'A. capillacea ; mais elle n'a pas les côtes 
serrées et granuleuses de cette espèce ; il est intéressant de trouver un type de ce 
groupe jusqu'à la base de leocène ; M. de Laubrière, qui avait préparé la description 
de cette espèce pour la publier, et me l'avait gracieusement dédiée, a bien voulu me 
communiquer son manuscrit pour le comprendre dans ce catalogue. 

Loc. Toussicourt, Chenay, cinq valves (pi. VI, fig. 27-28), coll. de Laubrière. 

54. — A. textilis, Desh. (p. 901, pi. LXVIII, fig. 16-19). E. I. 
A. textilis, Mayer, 1868, Moll. tert. du Mus. de Zurich, III, p. 95, n° 89. 

R. D. — C'est encore une espèce. très voisine de TA. quadrilatera et de l'A. deci- 
piens; on ne la distingue de la première que par sa forme moins carénée et par sa 
largeur plus grande ; elle a les dents beaucoup moins nombreuses que la seconde et 
une fossette plus finement sillonnée sous le crochet ; ce sont là de bien faibles carac- 
tères pour séparer des espèces. 

Aj. loc. Cuise, coll. Cossmann ; Aizy, coll. Bezançon. 

55. — A. deeipiens, Desh. (p. 903, pi. LXVIII, fig. 20-22). E. S. 

A. deeipiens, Mayer, 1868, Moll. tert. du Mus. de Zurich, III, p. 95, n° 92. 

R. D. — Celle-ci se distingue aisément de toutes celles qui précèdent par sa forme 
tout à fait rectangulaire, par son bord palléal rectiligne et par son ornementation 
obtuse ; la fossette de l'aréa ligamentaire est extrêmement étroite, beaucoup moins 
triangulaire que dans l'A . capillacea ; le bord cardinal est beaucoup plus droit et les 
dents sont plus nombreuses et plus serrées que celles de toutes ses congénères. 

Aj. loc. Marines, coll. Cossmann; le Ruel, Crênes, coll. Bernay. 

56. — A. multidentata, Desh. (p. 904, pi. LVIII, fig. 10-12). E. M. 
A. multidentata, Mayer, 1868, Moll. tert. du Mus. de Zurich, III, p. 96, n° 97. 
R. D. — M. Mayer se demande si cette espèce ne doit pas être réunie à la 

suivante ; elle a cependant une forme moins quadrangulaire, plus arrondie, et, aux 
extrémités, des côtes rayonnantes, parfois bien marquées, parfois très obsolètes. 

Aj. loc. Vaudancourt, coll. de Boury. 

57. — A. lissa, Bayan, nom. mut. E. M.-E. S. 

A. lœvigata, Caillât, in Desh., p. 905, pi. LVIII, fig. 25-26 {non Spengler, 
in Chemn., 1784). 

— Wood, 1862, Eoc. bivalv., p. 86, pi. XV, fig. 8. 

— Mayer, 1868, Moll. tert. du Mus. de Zurich, III, p. 96, n° 98. 
A. lissa, Bayan, 1873, Et. sur coll. Éc. des Mines, II, p. 130. 



MÉMOIRES 441 

R. D. — Seule, la valve gauche est, sinon lisse, du moins ornée de fins sillons 
d'accroissement, tandis que la valve droite est treillissée ; elle a les dents un peu 
moins nombreuses que l'espèce précédente . M. G. Vincent (Liste des coquilles du 
tongrien, p. 13) cite cette espèce dans letongrien inférieur. 

Aj. loc. Le Guépelle, coll. Cossmann. En Angleterre, Bracklesham, Wight (fide 
Wood). En Belgique, Bruxelles, coll. Cossmann (legitM. Vincent). 

58. — A. effossa, Desh. (p. 905, pi. LXVII, fig. 29-32). E. I. 
R. D. — Extrêmement voisine de la précédente, elle est seulement un peu plus large 

et un peu plus ornée. 

Aj. loc. Cuise, Hérouval, toutes les collections ; Liancourt, coll. de Laubrière. 

59. — A. Bezaneoni, nov. sp. PI. VI, fig. 22-23. E. M. 
A. testa minuta, inœquilaterali, subovata, transversa, antice angustiore, umbone 

paidulum prominulo , extus concentricis et undulatis sulcis ornata ; cardine 
lineari, dentibus minimis 1er aut quater utrinque munito ; area grandi, in medio 
lata ac trigonata fossula notata, sulcis punctiformibus ornata; cicatriculis valde 
impressis. 

Petite coquille un peu ovale, transverse, inéquilatérale, plus courte et 
plus atténuée en avant, arrondie à ses deux extrémités, munie d'un cro- 
chet un peu saillant et écarté, ornée de sillons concentriques, serrés 
et réguliers, ondulés par de petites dépressions rayonnantes assez 
écartées. Bord cardinal étroit et linéaire au milieu, s'élargissant aux 
extrémités, où se dressent, de chaque côté, trois ou quatre petites 
dents obliques. Aire ligamentaire large, marquée, au centre, d'une 
grande fossette triangulaire qui porte six ou sept sillons punctiformes, 
situés vers le sommet du triangle et n'atteignant pas l'arête du bord 
cardinal. Impressions musculaires bien marquées et circonscrites. 

Dim. Longueur, 3.5 mill.; largeur, 2.5 mill. 

R. D. — Ses sillons réguliers, sa forme oblique et arrondie, la distinguent des 
précédentes ; elle se rapproche des Cucullaria, mais elle n'en a pas la charnière. 

Loc. La Ferme de l'Orme, dix valves (pi. VI, fig. 22-23), coll. Bezançon ; Gomer- 
fontaine, une valve gauche, coll. Bernay. 

60. — A. Chevallieri, nov. sp. PI. VI, fig. 24-26. E. M. 

A. testa transversa, subquadrata, postice obliquiter truncata, fere œquilaterali, 
umbone obtusiusculo, sulcis T\adiantïbus ornata, inter quos costulœ planiusculœ 
st?*iis incrementi transversim crenatœ sunt; cardine incrassato, dentibus quinque 
utrinque notato; fossula mediana minima, sub umbonem sita; cicatriculis valde 
impressis. 

Petite coquille convexe, allongée dans le sens transversal, un peu 
quadrangulaire, obliquement tronquée du côté postérieur, à peu près 
équilatérale, les crochets obtus étant placés presque au milieu de la 
longueur. Ornementation composée de sillons rayonnants régulière- 



142 SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

ment écartés, séparant des intervalles aplatis, crénelés en travers par 
de fortes stries d'accroissement qui y découpent des protubérances 
transverses d'un aspect tout à fait caractéristique. Charnière épaisse, 
munie, de chaque côté, de deux dents obliques; fossette centrale très 
petite et placée sous le crochet au-dessus de l'aire cardinale. 

Dim. Longueur, 2.5 mill.; largeur, 1.5mill. 

R. D. — On la distingue de la précédente par sa forme plus équilatérale, moins 
arrondie, tronquée en arrière, par son ornementation, où les sillons rayonnants pré- 
dominent; elle est moins haute que l'A. lissa et ornée plus distinctement. 

Loc. Chaumont, une seule valve (pi. VI, fig. 24-26), coll. Chevallier; Septeuil, 
coll. de Boury. 

7 e section. Cucullaria, Desh., 1860. 

Forme et ornementation des Barbatia; aréatrès étroite, crochets 
petits; bord cardinal légèrement arqué, portant en avant quelques 
dents obliques ou allongées, en arrière quelques dents allongées et 
transverses, au centre plusieurs petites dents irrégulières. Type : 
A. heterodonta, Desh. 

R. D. — Je ne crois pas que l'on puisse faire un genre de ce groupe de coquilles, 
qui ont les dents parallèles au bord cardinal ; elles se rapprochent par là des espèces 
classées dans les Parallelodon ou dans les Macrodon, mais leur forme et leur orne- 
mentation sont tout à fait différentes. 

61. — A. heterodonta, Desh. (p. 906, pi. LXVII, fig. 22-25). E. M.-E. S. 

R. D. — Cette espèce est caractérisée, non seulement par sa grande taille et par 
son ornementation finement granuleuse, mais surtout par les dents antérieures de sa 
charnière, qui se réduisent à un profond sillon bifide, un peu plus court que le sillon 
postérieur ; au milieu, sous le crochet, on distingue huit petites dents granuleuses et 
peu régulières; l'aréa ligamentaire est marquée de trois forts sillons chevronnés. 

Aj. loc. Sandricourt, calcaire grossier, coll. Bezançon. 

62. — A. cueullaris, Desh. (p. 907). * E. I.-E. M. 
R. D. — On la distingue aisément de la précédente, non seulement par ses stries 

non granuleuses, traversées par quelques sillons d'accroissement écartés, mais surtout 
par sa charnière, qui porte, en avant, trois ou quatre dents obliques, et en arrière, 
trois dents allongées, parallèles, dont la première seule se prolonge jusqu'au crochet, 
contre le bord cardinal ; les dents médianes sont aussi plus fortes, moins nombreuses 
et rejoignent presque les dents antérieures. Je signale, de Chaumont (coll. Boutillier), 
une variété accidentellement ondulée de six dépressions rayonnantes et dont la 
charnière porte, en arrière, quatre dents plus courtes que les trois longues dents du 
type ; je ne crois pas que ces différences légères justifient la création d'une espèce dis- 
tincte, qui ne serait établie que d'après une seule valve. 

Aj. loc. La Ferme de l'Orme, coll. Cossmann et Bezançon; Saulxmarchais, Gri- 
gnon, coll. Bezançon ; Damery, Argentol près Jaulgonne, coll. de Laubrière ; 
Hérouval, coll. Chevallier. En Bretagne, le Bois-Gouët (fide Vasseur). 



MÉMOIRES 143 

63. — A. adversidentata, Desh. (p. 907, pi. LXVIII, fig. 7-9). E. M. 

R. D. — Cette espèce se distingue de la précédente par sa forme plus large, 
moins inéquilatérale, moins obliquement tronquée en arrière, par son impression 
musculaire antérieure, placée très bas, enfin par sa charnière plus courte, compor- 
tant des dents postérieures moins allongées. ■ 

Aj. loc. Le mont Ouin, coll. Chevallier; Aincourt, coll. Boutillier. 

64. — A. Gaillati, Desh. (p. 902, pi. LXVIII, fig. 4-6, pi. LXIX, fig. 17-21). 

E. M. 

Syn. A. Caillati, Mayer, 1868, Moïl. tert. du Mus. de Zurich, III, p. 96, n° 99. 

R D. — Cette espèce appartient à la section des Cucullaria et non pas aux Fos- 
sularca; en effet, l'aréa ligamentaire ne porte pas de fossette et la coquille est équi- 
valve ; les dents postérieures, au nombre de trois ou quatre, sont très courtes, mais 
horizontales ; elle se distingue, sans peine, des précédentes par sa surface treillissée. 

Aj. loc. La Ferme de l'Orme, Fillerval, coll. Cossmann. 

III e genre. CUGULL^A, Lamarck, 4801. 

Coquille rhomboïdale, gibbeuse, subéquilatérale, caractérisée, non 
seulement par les dents presque horizontales et crénelées de sa 
charnière, mais par le septum qui limite son impression musculaire 
postérieure et qui laisse sur le moule une entaille toujours profonde. 
Type : G. crassatina. 

1. — C. crassatina, Lamk. (908). ;E. 1. 1. 

Syn. C. incerta, Desh. 1860, p. 909. 

C. crassatina, Mayer, 1868, Moll. tert. du Mus. de Zur., III, p. 97, n° 102. 
C. incerta, Mayer, 1868, ibid., p. 98, n° 103. 

— Frauscher, 1886, Untereoc. d. Nordalp., p. 91, pi. VI, fig. 21, 
pi. VII, fig. 2. 

R. D. — Je réunis les deux espèces des sables de Bracheux, n'ayant jamais pu 
les distinguer l'une de l'autre ; la forme du type est tellement variable dans la 
même localité qu'il n'est pas admissible qu'elle serve de base à une distinction 
spécifique, d'autant plus que les individus sont sujets à s'écraser dans la plupart des 
gisements. Wood a décrit et figuré (Eoc. biv., p. 93, pi. XVII, fig. 8) un C. decussata, 
Park., qui ne parait guère se distinguer de notre espèce que par ses sillons rayon- 
nants plus serrés et arrêtés brusquement au milieu des valves, par ses bords mieux 
crénelés ; c'est probablement cette coquille que Deshayes a citée en synonymie. 

Al. loc. En Belgique, dans le landenien des environs de Tournai (fide Dewalque). 
Dans les Alpes, Kressenberg (fide Frauscher). 



144 



SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 



XXX* famille. MYTILIDjE. 



112 e genre. MYTILUS, Linné, 1758. 

En restreignant ce genre comme on le fait aujourd'hui, il ne com- 
prend que des coquilles cunéiformes, à crochets terminaux, à surface 
lisse ou ornée de sillons rayonnants, à bords lisses ou denticulés, à 
ligament linéaire marginal subinterne. Type : M. eàulis, Linné. 

l re section. Mytilus [sensu stricto). 

Coquille lisse, à bords non dentelés. 

1. — M. acutangulus, Desh. (II, p. 27). E. S. 

R. D. — Le bord s'épaissit avec lage et finit par simuler une lame cardinale ana- 
logue à celle des Septifer ; mais on reconnaît qu'il s'agit d'un Mytilus à l'échancrure 
pointue qui pénètre dans cet épaississement, au-dessous du crochet ; la région lunu- 
laire, circonscrite par un angle aigu, est marquée d'une profonde dépression et, 
quand l'individu est frais (coll. de Boury), ornée de petites rides granuleuses. 

2. — M. rimosus, Lamk. (II, p. 27). E. M. 
R. D. — Voisine de la précédente, plus élargie en arrière du crochet, elle est 

dénuée de l'angle qui limite la région lunulaire du M. acutangulus ; le bord anté- 
rieur est variable, plus ou moins échancré ; la surface dorsale est elle-même plus ou 
moins bombée, quelquefois marquée d'une dépression postérieure large et sinueuse. 
Le M. affinis, Sow., est beaucoup plus triangulaire que ces deux espèces parisiennes; 
souvent caréné comme' la première, il a le bord supérieur déclive sur une plus 
grande longueur, en arrière des crochets, et le contour anal bien plus anguleux. 

3. — M. suhantiqiius, d'Orb., nom. mut. E. I. I. 

Syn. Dreissenia antiqua, Mellev., 1843, Mém. sur les sables tert., p. 39, pi. II, 
fig. 15-16 (non Mytilus antiquus, Schl., nec Zittel et Goubert). 
Mytilus subantiquus, d'Orb., Prod., 1850, II, p. 307, n° 185. 
Mytilus tenuis, Desh., 1864, II, p. 28, pi. LXXV, fig. 1-3. 
Mytilus subantiquus, Chelot, 1885, Bull. Soc.géol. deFr.,3 e s. XIII, p. 1-98. 

Obs. — Deshayes a rejeté à tort le nom établi par Melleville et 
amendé ensuite par d'Orbigny, pour cause de double emploi ; 
M. Chelot a signalé cette erreur et a rétabli le nom subantiquus, qu'il 
faut adopter; cependant, il y a lieu de remarquer que la figure 
donnée par Melleville représente un individu plus courbé dans sa 
longueur que celui qui est figuré dans l'ouvrage de Deshayes et que 
ne le sont les individus que je possède de Ghâlons-sur-Vesle. 

R. D. — Beaucoup plus allongée que les précédentes, elle a le bord supérieur 
moins dilaté en arrière du crochet. 



MÉMOIRES 145 

4. — M. IsevigatUS, Desh. (II, p. 28, pi. LXXI, fig. 17-19). E. I. I. 
R. D. — Plus étroite encore que la précédente, elle ressemble à la figure le de la 

planche XII, que Wood a donnée pour l'une des variétés du M. affinis; cependant 
elle est un peu moins courbée dans son ensemble et elle a le crochet un peu moins 
pointu ; en présence de ces différences, j'hésiterais à réunir deux espèces qui sont, 
d'ailleurs, d'un âge géologique aussi distinct. 

Aj. loc. Bruyères, coll. Bezançon; Chierry, coll. de Laubrière ; Varengeville 
(Seine-Inférieure), coll. Bucaille. 

5. — M. eurynotus ( [ ), nov. sp. PI. VI, fig. 34. E. I. 
M. testa lœvigata, elongata, subcarinata, antice paulo excavata et sinuosa, 

postice dilatata, ac angulata; umbone obtuso; margine cardinale parum incrassato, 
sulcifero. 

Coquille allongée, médiocrement convexe, subcarénée et un peu 
excavée en avant par une dépression sinueuse et peu profonde qui ne 
modifie que légèrement son contour antérieur; bord supérieur très 
allongé et irrégulièrement sinueux en arrière du crochet, formant 
avec le contour palléal un angle assez net, situé vers le milieu de la 
hauteur; extrémité atténuée et arrondie. Crochet obtus et oblique; 
surface lisse, marquée de stries irrégulières d'accroissement. Les deux 
valves étant soudées sur une motte de sable, je ne puis en examiner 
les impressions; mais la charnière, qui dépasse un peu, est longue, 
étroite, rainurée, peu épaisse et se prolonge jusqu'à l'angle postérieur. 

Dim. Longueur, 10 mill.; largeur, 11 mill. 

R. D. — Elle est plus large, plus dilatée et surtout plus anguleuse dans son 
contour postérieur, qu'aucune des espèces précédentes. 

Loc. Aizy, un individu bivalve (pi. VI, fig. 34), coll. Bezançon. 

2 e section. Arcomytilus, Agassiz, 1840. 

Coquille extérieurement ornée de sillons rayonnants plusieurs fois 
dichotomes ; charnière portant deux petites dents ; bords crénelés sur 
le contour palléal. Type : M. pectinatus, Sow. 

6. — M. Rigaulti, Desh. (II, p. 29, pi. LXXIV, fig. 23-24). E. M.-E. S. 
Syn. M. Rigaulti, Dufour, 1881, Et. des foss. des sables éoc, p. 40. 

R. D. — On la reconnaît à sa forme arquée, étroite, à ses sillons larges et relati- 
vement écartés ; cette espèce a aussi vécu à l'époque du calcaire grossier. 

Aj. loc. Marines, coll. Cossmann et Bezançon ; le Ruel, toutes les coll.; le Fayel, 
coll. Chevallier et Baudon; Chaumont, coll. Baudon. En Bretagne (fide Dufour). 

7. — M. Levesquei, Desh. (II, p. 30, pi. LXXV, fig. 4-5). E. I. 
R. D. — On la distingue de la précédente par sa forme plus élargie et plus angu- 
leuse, par ses côtes plus étroites, croisées de stries subgranuleuses et crénelées. 

(') Eupus, large; vwtoj, dos. 

TOME XXII, 1887 10 



146 SOCIÉTÉ ROYALE MALÂCOLOGIQUE DE BELGIQUE 

8. — M. Biochei r Desh. PI. VI, fig. 37. E. S. 
(Bull. Soc.géol. deFr., 1866, 2 e série, XXIII, p. 338, pi. VII, fig. 6.) 

Coquille allongée, étroite, arquée, convexe; crochet pointu, situé 
tout à fait à l'extrémité; bord cardinal déclive, bord postérieur bien 
arqué, bord antérieur excavé sur la partie correspondant à l'angle 
dorsal, qui est très saillant. En arrière de cet angle, l'ornementation 
se compose de costules obliques, effacées vers les crochets, plusieurs 
fois dichotomes vers le bord; en avant, de fines stries obliques. 

Dim. Longueur, 38 mill.; largeur, 19 mill. 

R. D. — Elle se distingue des deux précédentes par sa forme convexe; elle est 
étroite comme le M. Rigaulti, mais elle a une ornementation bien différente ; ornée 
comme le M. Levesquei, elle a une forme plus étroite et plus arquée. 

Loc. Argenteuil, copie de la figure originale (pi. VI, fig. 87), fide Deshayes. 

9. — M. Dutemplei, Desh. (II, p. 80, pi. LXXI, fig. 22). E. I. I. 
R. D. — Elle se distingue par sa forme aplatie et par ses côtes larges, dont les 

interstices sont étroits et ridés en travers. Un fragment, que m'a communiqué M. de 
Laubrière et qui provient du mont Bernon, montre la charnière de la valve droite, 
qui porte une forte dent bifide en avant d'une fossette large et profonde ; le sillon du 
ligament est extérieurement bordé par une carène marquée de petites crénelures 
régulières. Je figure cette charnière (pi. VI, fig. 31). 

113 e genre. SEPTIFER, Recluz, 1848. 

Coquille mytiliforme, ornée de stries rayonnantes, lame septiforme 
sous le crochet, sur laquelle s'insère le muscle adducteur antérieur 
des valves; bord cardinal avec crénulations dentiformes. Type : 
Mytilus bilocularis, Linné, 

1. — S. Serratus [Mellev.], nom. mut. E. I. 

Stn. Dressenia serrata, Mellev., 1843, Rech. sur les sables tert. inf. t p. 40, pi. I, 
fig. 11-12. 
Mytilus serratus, d'Orb., 1850, Prod., II, p. 326, n° 524. 
Mytilus Yaudini, Desh., 1864, II, p. 31, pi. LXXV, fig. 6-9. 
Septifer serratus, Chelot, 1885, Bull. Soc.géol. deFr., 3 e série, XIII, p. 198. 

Obs. — Je crois, comme M. Chelot, que Fespèce décrite par 
Deshayes sous le nom M, Vaudini est bien la même que le Dres- 
sensia serrata antérieurement décrit par Melleville : on doit donc 
lui rendre le nom spécifique que lui a donné cet auteur, en la clas- 
sant dans le genre Septifer, dont elle a tous les caractères. 

R. D. — Elle se distingue par sa forme élargie, subquadrangulaire. Deshayes n'a 
pas mentionné les deux petites dents cardinales qui sont situées sur le bord supéro- 
postérieur de la charnière. 

Aj. loc. Hérouval, toutes les coll.; Cuise (fide Chelot); le Roquet, coll. de Boury. 



MÉMOIRES 147 

2. — S. depressus [Desh.] (II, p. 31, pi. LXXV, %. 25-27). E. M. 

R. D. — Plus étroite et moins quadrangulaire que la précédente, celle-ci s'en dis- 
tingue, en outre, par sa charnière, qui, au lieu de deux dents cardinales, porte une 
série de quatre dents décroissant d'avant en arrière, et aussi des crénelures plus 
grosses sur le bord supéro-postérieur qui s'étend jusqu'à la moitié de la hauteur de 
la coquille, au lieu de s'arrêter au tiers supérieur. 

Aj. loc. Fontenai, coll. de Laubrière ; Septeuil, coll. Bourdot. En Bretagne (fi.de 
Vasseur). 

414 e genre. DREISSENSIA, van Beneden em., 4835. 

Coquille mytiliforme ayant un septum sous le crochet, le bord 
cardinal dénué de dents. Type : D. polymorpha, Pallas. 

R. D. — Si je place ce genre fluviatile à côté du genre Septifer, bien que beaucoup 
d'auteurs le classent dans une sous-famille bien distincte de celle des Mytilinœ, c'est 
à cause de l'analogie de la forme et du septum, qui m'auraient même décidé à 
classer dans les Septifer les deux espèces suivantes, si elles n'étaient lisses, dénuées 
de nacre à l'intérieur, et de dents sous le crochet ; on peut d'ailleurs admettre qu'elles 
ont été déposées dans les gisements marins du Ruel et de Marines, à l'embouchure 
de cours d'eau voisins. 

1. — D. curvirostris, nov. sp. PI. VI, fig. 29-30. E. S. 

D. testa perconveoca, paululum hiantula, lœvigata, apice acuto ac producto, 

angusta, postice parum decïivi, antice subexcavata, ad marginem palliaient haud 

dilatata; cardine crassiusculo , septifero; fulcro in sulco elongato ; cicatricula 

postica palmulœ simili. 

Coquille très convexe, bossue, avec un petit bâillement antérieur pour 
le passage du byssus, allongée, assez étroite, ayant le crochet pointu, 
allongé et recourbé en avant, la région antérieure excavée et sinueuse, la 
région postérieure peu dilatée, avec un bord supérieur déclive sur une 
faible longueur, tandis que le bord palléal est ovale et atténué. Bord 
cardinal médiocrement large, assez épais, portant un septum qui 
ferme la cavité du crochet sur une hauteur de deux millimètres et qui 
forme une fossette plate et rainurée au-dessous du plan du bord car- 
dinal ; la charnière ne porte pas de traces de dents et le bord cardinal 
est seulement marqué, en arrière, d'un large sillon triangulaire, 
pour l'insertion du ligament. Impression palléale très écartée du 
bord; impression de l'adducteur postérieur d'abord étroite et paral- 
lèle au bord, puis subitement élargie, au point que l'on pourrait 
croire à l'existence d'un sinus palléal, comme il en existe dans le 
genre Dreissensiomya. 

Dim. Longueur, 17 mill.; largeur, 9 mill. 

R. D. — Beaucoup plus convexe, plus tordue et plus pointue que le D. Brardi, 



148 SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

du miocène, cette espèce s'en distingue aussi par son septum plus réduit; elle n'est 
pas carénée comme les Congeria du pliocène inférieur et elle constitue une espèce 
bien distincte qui affirme l'existence de ce genre à une époque plus reculée qu'on ne 
lavait cru. Le D. aviculoides , Mayer, de l'éocène de Niederhorn est, autant qu'on 
peut en juger par la description sans figure, plus large et plus caréné. 

Loc. Marines, une valve gauche (pi. VI, fig. 29-30), coll. Cossmann. 
2. — D. chonioides, nov. sp. PI. VI, fig. 32-33. B. S. 

D. testa, gibbosula, paululum hiantula, sulcis concentricis et imbricatis notata, 
trigona, postice dilatata, antice subexcavata; margine superiore fere horizontali, 
anguloso ad intersectionem rnarginis pallialis; cardine septifero; fulcro planato ; 
cicatricula postica elongata. 

Coquille très convexe et. très profonde, gibbeuse, un peu bâillante 
en avant, d'une forme générale triangulaire, courte et dilatée en 
arrière, un peu excavée en avant; bord supérieur peu déclive et 
presque horizontal en arrière du crochet, qui est petit, pointu, peu 
saillant et recourbé en avant; le bord palléal est lui-même peu 
courbé et fait un angle de 100° à sa jonction avec le bord supérieur. 
Surface presque lisse, terne, marquée seulement de sillons d'accrois- 
sement obsolètes et imbriqués surtout vers les bords, ainsi qu'au fond 
d'une petite dépression rayonnant du côté anal; un des individus 
étudiés porte des traces de coloration irrégulièrement tachetée de 
brun sur fond blanc. Septum profondément enfoncé sous le crochet 
et occupant toute l'ouverture de l'angle des bords ; surface ligamen- 
taire aplatie sur toute la longueur du bord postéro-supérieur. Impres- 
sion postérieure allongée et peu dilatée à son extrémité inférieure. 

Dim. Longueur, 14 mill.; largeur, 9 ixli.il. 

R. D. — Il est impossible de rapporter cette coquille à la même espèce que la 
précédente; elle s'en distingue par tous ses caractères : forme courte et plus dilatée, 
bord supérieur bien plus transverse, sillons d'accroissement réguliers, septum bien 
plus large, impression musculaire plus étroite. 

Loc. Le Ruel, deux valves gauches (pi. VI, fig. 32-33), coll. de Boury; Marines, 
fragment d'une valve gauche, coll. Bezançon. 

115° genre. MODIOLA, Lamarck, 1801. 

Ce genre a été divisé en sections suivant que la surface est terne, 
lisse ou sillonnée. 

l re section. Modiola [sensu stricto). 

Surface non luisante; type M. modiolus, Linné (= M. papaanus, 
sec. auct. 



\ 



MÉMOIRES 149 

1. — M. dolabrata, Desh. (II, p. 26, pi. LXXI, fig. 20-21). E. I. I. 
R. D. — On la distingue par l'épiderme corné qu'elle conserve quelquefois, bien 

qu'il se détache facilement de la couche nacrée subjacente; le bord cardinal ne 
présente aucune trace de dents, il se retrousse et se dilate en avant, où l'on distingue 
quelques petites crénelures étroites qui n'atteignent pas le contour. 

Aj. loc. Bracheux, coll. Baudon. 

2 e section. Amygdalum, Mégerle, 1811 (fide Môrch, 1853). 

Surface lisse et luisante. Type : M. picta, Lamk. 

2. — M. subcarinata, Lamk. (Il, p. 25). E. M. 
M. subcarinata, Frauscher, 1886, Untereoc. d. Nordalp., p. 81. 

R. D. — Grande espèce, remarquable par la convexité régulière de sa surface 
dorsale, qui porte des stries d'accroissement assez serrées sur la région postérieure, 
plus écartées et presque lamelleuses en avant ; les bords antérieur et postérieur sont 
presque parallèles. Je ne crois pas que l'on puisse rapporter à cette espèce les 
coquilles que Wood a figurées sous ce nom et qui paraissent avoir une dépression 
dorsale très accentuée, les bords non parallèles et des arrêts d'accroissement réguliè- 
rement espacés ; elles me semblent plus voisines du M. subangulata. 

Aj. loc. Dans les Alpes, Sentis [fide Frauscher). 

3. — M. subangulata, Desh. (II, p. 25, pi. LXXV, fig. 24). E. M. 

M. subcarinata, Wood, 1859, Eoc. bivalv., p. 71, pi. XII, fig. 9. 
— ? Wood, 1862, ibid., p. 77, pi. XIX, fig. 20. 

R. D. — Plus courte et plus élargie en arrière que la précédente, celle-ci s'en dis- 
tingue, en outre, par la dépression sinueuse qui descend du crochet sur la région 
dorsale; elle n'a pas les bords parallèles, de même que l'espèce suivante, mais elle 
s'en distingue par ses stries d'accroissement peu visibles et également distribuées sur 
toute la surface. 

Aj. loc. Vaudancourt, coll. Cossmann et de Boury; Essômes, coll. de Laubrière. 
En Angleterre, Barton, Highgate (fide Wood). 

4. — M. semilsevigata, Desh. (II, p. 26, pi. LXXV, fig. 19-20). E. M. 
R. D. — Reconnaissable à ses stries d'accroissement serrées et brusquement 

arrêtées du côté postérieur suivant une ligne rayonnante placée plus haut que la 
dépression sinueuse de l'espèce précédente. Deshayes n'en connaissait que la surface 
extérieure ; je puis compléter sa description d'après un individu de Damery, que m'a 
communiqué le D r Bezançon : le bord cardinal est tout à fait linéaire, le sillon liga- 
mentaire enfoncé sous le rebord postéro-supérieur ; l'impression de l'adducteur 
postérieur est grande et évasée ; les bords sont absolument lisses. 

3 e section. Brachydontes, Swainson, 1840. 

Surface ornée de stries rayonnantes ; bord cardinal souvent cré- 
nelé. Swainson a pris pour type la figure 2 de la planche CCXX de 
Y Encyclopédie et a donné à ce type le nom sulcata, qui fait double 



150 SOCIÉTÉ ROYALE MÀLÀCOLOGIQUE DE BELGIQUE 

emploi avec le nom antérieur de l'espèce fossile, Modiola sulcata ; il 
est d'ailleurs étrange que ce nom sulcata soit employé deux fois, à 
quelques pages de distance, dans l'édition de Lamarck et que l'erreur 
n'ait pas été corrigée par Deshayes. 

5. — M. pectinata, Lamk. (II, p. 20). E. M. 
R. D. — On la reconnaît à sa forme courte, arquée, élargie en arrière, à ses côtes 

peu serrées, treillissées par des stries d'accroissement. Sur un individu de Grignon, 
que m'a communiqué M me Loustau, j'ai observé, dans la cavité du crochet, un rebord 
septiforme, peut-être accidentel, encadrant l'impression de l'adducteur antérieur. Il 
y a, en Angleterre, deux espèces voisines de celle-ci, le M. nodulifera, de Barton, 
qui a des côtes noduleuses, et le M. flabellula, qui est plus étroit et orné de côtes 
encore plus larges. 

Aj. loc. Chaussy, coll. Bernay ; Septeuil, coll. Bourdot. 

6. — M. crenella, Desh. (II, p. 20, pi. LXXIV, fig. 1-3). E. M. 
R. D. — Se distingue de la précédente par sa forme étroite, moins arquée, par 

ses côtes fines, par l'angle oblique de sa surface, plutôt que par ses dents cardinales, 
qui sont, en général, peu visibles; elle a 17 ou 18 millimètres de longueur (et non 
28, comme l'indique à tort le texte), pour 8 millimètres de largeur. 

Aj. loc. Chambors, toutes les collections; Septeuil, coll. Bezançon et Cossmann; 
Parnes, coll. Chevallier ; Vaudancourt, coll. de Boury. 

7. — M. ambigua, Desh. (II, p. 21, pi. LXXIV, fig. 10-12). E. S. 
R. D. — Elle est caractérisée par l'inégalité de ses côtes, qui, larges, aplaties, 

dichotomes, striées en travers en arrière de l'angle dorsal, sont fines, régulières et 
serrées entre cet angle et la dépression antérieure, presque effacées en avant de cette 
dépression, à tel point qu'on pourrait prendre la coquille pour une Modiolaria; à la 
place de dents cardinales, elle a le bord crénelé, en avant du crochet, par quelques 
plis tuberculeux qui n'existent pas dans l'espèce précédente ; elle est enfin un peu 
plus dilatée et son bord supérieur fait un angle moins marqué avec le bord palléal. 
J'ai vu des individus du Fayel (coll. Chevallier) ayant les côtes tout à fait crénelées. 

Aj. loc. Le Ruel, toutes les collections; Houilles, Marines, coll. Bezançon; Mon- 
tagny, coll. Chevallier. 

8. — M. acuminata, Desh. (II, p. 22). E. M. 
R. D. — On la reconnaît, non seulement à sa forme étroite, aplatie, acuminée en 

avant, mais surtout à sa couleur brune, à la finesse de ses stries et au petit bec 
crénelé qui fait une saillie arrondie au delà du crochet. 

Aj. loc. Hermès, coll. Bezançon; Septeuil, toutes les collections. 

9. — M. ocrophaia (*), nov. sp. PI VI, fig. 35-36. E. S. 
M. testa tenui, angusta, arcuata, marginïbus fere parallelis, gibbosa et extus 

subangulata, vulgo infumata ac epidermata, radiis tenuissimis vix perspicuis 
undique ornata ; cardine angustissimo, lineari, antice ac postice crenatulo ; cica- 
tricula palmulata, valde impressa; marginïbus subtiliter denticulatis. 

(*) Oxjooç, ocre; fxioç, brun. 



MÉMOIRES 151 

Coquille fragile et presque toujours incomplète, étroite et arquée, 
ayant les bords presque parallèles et l'extrémité antérieure à peine 
plus atténuée que l'autre; surface gibbeUse et subanguleuse, couverte 
d'un épiderme qui varie du jaune d'ocre au brun foncé, et ornée 
d'une multitude de très fines stries rayonnantes, à peine visibles en 
avant, un peu moins serrées en arrière. Charnière très étroite, presque 
linéaire, ne comportant que quelques petites crénelures en avant et 
en arrière du crochet ; le reste des bords de la coquille est finement 
denticulé; une côte interne accompagne le bord supéro-postérieur 
jusqu'à la moitié environ de sa longueur. Impression de l'adducteur 
postérieur, étroite en haut, subitement dilatée et arrondie en bas 
comme une palme; surface interne bien nacrée. 

Dim. Longueur, 20 mill.; largeur, 9 mill. 

R. D. — Remarquable déjà par sa forme étroite, bossue et arquée, cette espèce se 
distingue encore plus facilement du M. ambigua et du M. crenella par la couleur de 
son épiderme et par ses stries régulières et serrées ; le M. acuminata, qui est aussi 
épiderme, a une forme bien plus aplatie et plus triangulaire. 

Loc. Le Ruel, répandue, mais rare entière, type figuré (pi. VI, fig. 35-36), coll. de 
Boury ; Marines, coll. de Laubrière. 

116 e genre. LITHODOMUS, Cuvier, 1817. 

Coquille épidermée, allongée, subcylindrique; crochet antérieur 
recourbé, presque terminal; extrémité postérieure atténuée, quel- 
quefois pointue; bord cardinal non denté; ligament marginal 
interne. 

1. — L. Deshayesi, J. Sow. (in Dixon) (*) (II, p. 18). E. M. 

Syn. Modiola Deshayesi, Wood, 1859, Eoc. bivalv., p. 64, pi. XIII, fig. 14. 
Lithophagus Deshayesi, Frauscher, 1886, loc. cit., p. 83. 

R. D. — Reconnaissable à sa forme cylindrique et allongée, à ses stries trans- 
verses fines et obsolètes sur la région antérieure. J'ai attentivement comparé cette 
espèce au L. Uthophagus, fossile de la Touraine, et je n'y ai trouvé que de faibles 
différences : l'espèce parisienne a les crochets placés moins en avant et le rebord 
antérieur forme une saillie plus largement arrondie ; elle a l'impression du muscle 
postérieur placée un peu plus bas et plus allongée ; enfin, les stries d'accroissement, 
serrées sur l'angle dorsal, forment, en arrière, des rides obliques qui manquent à 
l'espèce des faluns. 

Aj. loc. En Belgique, Melsbroeck, grès laekeniens, coll. Cossmann (legit 
M. Vincent). Dans les Alpes, Kressenberg (fide Frauscher). 

(*) J'ai, dans le numéro de janvier 1886 du Journal de Conchyliologie (p. ÎOÎ), 
signalé un double emploi de nomenclature qui a échappé à M. Mayer, et j'ai proposé 
de nommer L. Mayeri l'espèce éocène du Niederhorn. 



J52 SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

2. — L. hemirhabdotus (*), nov. sp. PL VI, fig. 38*39. E. S. 
L. testa elongata, cylindrica, vaginali, umbone liaud prominulo, incurvato ; 

margine anteriore, sub umbonem subito interrupto; costulis radiantîbus demis 
ac inœqualibus, anticis et mediis; rugis posticis transversis ; fulcro intemo ; 
margine cardinali lineari. 

Jolie coquille mince, fragile, allongée, convexe, subcylindrique, 
semblable à un étui, à peine plus dilatée en arrière qu'en avant; 
crochet peu proéminent, gonflé et recourbé derrière le bord supé- 
rieur, qui se retrousse et s'interrompt un peu subitement en arrière 
de la pointe du crochet, en formant un simulacre de dent. Surface 
partagée en deux régions par une faible dépression, qui accompagne 
l'angle obsolète de la région postérieure; la région antérieure est 
ornée de petites costules serrées, inégales, onduleuses, disparaissant 
graduellement en avant, et bien visibles précisément à la place qui 
est toujours lisse ou peu costulée dans le genre Modiolaria; sur 
l'angle arrondi qui sépare l'aire anale, et au delà de cet angle, il n'y 
a plus que des rides irrégulières d'accroissement, presque imbri- 
quées. Bord cardinal très étroit et linéaire ; ligament caché à l'inté- 
rieur du bord, dans une rainure peu visible. 

Dim. Longueur, 11 mill.; largeur, 5 mill. 

R. D. — Il est impossible de confondre cette espèce avec le L. Beshayesi, qui a une 
ornementation tout à fait différente et une forme plus allongée ; sans sa charnière 
édentée et sans la nacre de sa surface interne, on la prendrait pour une espèce du 
genre Coralliophaga, d'autant plus que les impressions sont peu distinctes. 

Loc. Marines, une paire de valves (pi. VI, fig. 38-39), coll. de Boury ; même loca- 
lité, plusieurs valves, coll. Bezançon. 

3. — L. argentinus, Desh. (II, p. 19). E. S. 
R. D. — Bien moins allongée que les précédentes, elle est cependant plus étroite 

encore que la suivante ; l'une et l'autre se distinguent du L. Beshayesi par leur cro- 
chet gibbeux et enroulé, et par l'absence de stries transverses sur la surface antérieure, 

Aj. loc. Marines, coll. Cossmann ; le Guépelle, coll. Morlet. 

4. — L. cordatus [Lamk.] (II, p. 19). E. I.-E. M. 
Lithophagus cordatus, Frauscher, 1886, loc. cit., p. 82. 

R. D. — Les crochets de cette espèce sont divisés par une petite dépression qui 
s'élargit et s'étale sur toute la surface dorsale, vis-à-vis de la partie rectiligne et 
même un peu excavée de son contour ; l'impression subquadrangulaire de l'adduc- 
teur est placée au bas de la surface interne ; les crochets cordiformes, fortement 
recourbés sur eux-mêmes, se dissimulent derrière le bord antérieur, qui est largement 
retroussé; le ligament est moins enfoncé que dans les autres espèces. Cette espèce 

(*) H/ai, demi ; pa/SSwroç, rayonné, 



MÉMOIRES 153 

vivait dans l'éocène inférieur, ainsi que je l'ai constaté d'après un individu d'Hérouval, 
encore engagé dans le polypier qu'il avait perforé. 

Aj. loc. Hérouval, coll. Chevallier. Chaussy, coll. de Boury; Fillerval, coll. 
Cossmann. En Bretagne, le Bois-Gouët (fide Vasseur). En Belgique, Saint-Gilles, 
coll. Cossmann. Dans les Alpes, Sauerbrunn. 
5. — L. papyraceus, Desh. (II, p. 20). E. S. 

R. D. — Elle se reconnaît à sa forme triangulaire, à son peu d'épaisseur, à ses 
crochets peu globuleux, enfin à sa convexité moindre que celle des précédentes. 

Aj. loc. Le Fayel, coll. Bezançon. 

117 e genre. MODIOLARIA, Beck (in Lôven), 1846. 

Coquille ovale, tantôt rhomboïdale, tantôt modioliforme, inéquila- 
térale, ayant les sommets incurvés, prosogyres, caractérisée par la 
présence de deux séries de côtes rayonnantes, l'une antérieure, l'autre 
postérieure, entre lesquelles la surface est lisse ou ornée de stries très 
fines ; ces côtes s'arrêtent subitement à un sillon net, au lieu de se 
perdre graduellement, comme cela a lieu dans les Modiola. Bord car- 
dinal généralement crénelé. Type : Modiola discors, Linné. 

l re section. Modiolaria, sensu stricto. 

Coquille rhomboïdale, gibbeuse, ovale dans sa forme générale. 

1. — M. seminuda, Desh. (II, p. 12). E. M.-E. S. 
Syn. Modiola seminuda, Wood, 1859, Eoc. bivalv., p. 70, pi. XIII, fig. 1. 

R. D. — Ses côtes rayonnantes et plates sont à peu près égales à leurs interstices; 
elles s'arrêtent subitement à un dernier sillon et l'intervalle est orné de stries 
d'accroissement très fines que traversent des stries rayonnantes excessivement ténues ; 
le bord cardinal est crénelé par les côtes et n'est pas denticulé. 

Aj. loc. Mouchy, coll. Baudon et Cossmann ; le Fayel, coll. Bernay. 

2. — M. areœformis, nov. sp. PI. VII, fig. 4-5. E. M. 
M. testa elongata, globulosa, postice angulata, in medio depressa, umbone 

parum prominulo, acuto, antice incurvato ; costulis ultra angulum divergentïbus et 
crassiusculiSy in medio densis et subtiliter impressis, dein subito evanescentibus ac 
antice minutis ; cardine crassiusculo, crenulato sicut in arca ; cicatricula postice 
elongata. 

Jolie coquille, allongée, assez convexe et globuleuse, marquée, en 
arrière, d'un angle rayonnant qui limite très nettement la région anale 
à laquelle correspond une troncature oblique du contour postérieur ; 
bord palléal parallèle au bord cardinal; côté antérieur largement 
arrondi, dépassant le crochet, qui est peu proéminent, pointu et obli- 
quement dirigé vers l'extrémité antérieure. Surface partagée en 



154 SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

quatre régions différemment ornées; en arrière, au delà de l'angle 
anal, les côtes sont larges, divergentes et dichotomes, croisées 
de rides d'accroissement fortement marquées; en deçà de l'angle, 
jusqu'à la dépression qui, partant du crochet, divise en deux 
la surface dorsale, les côtes sont bien plus serrées, isolées par de 
petites stries fines et régulières, non anostomosées entre elles; 
en avant de la dépression, la surface est lisse et brillante; 
enfin, tout à fait du côté antérieur, des côtes peu marquées et assez 
serrées reparaissent. Bord cardinal épais, avec un large sillon en 
arrière du crochet, pour recevoir le ligament ; les crénelures du con- 
tour postérieur se prolongent régulièrement sur le rebord supérieur 
de ce sillon; en avant du crochet, le rebord antérieur est aussi mar- 
qué de crénelures très fines et perpendiculaires, semblables à des 
dents ftArca. Impression de l'adducteur postérieur allongée, se ter- 
minant en massue par une partie arrondie; du côté antérieur, les 
deux individus que j'ai étudiés ont une décortication nacrée de l'épi- 
derme intérieur, de sorte qu'on pourrait croire à l'existence d'une 
seconde impression voisine du bord palléal; mais l'adducteur est, en 
réalité, situé beaucoup plus près du crochet. 

Dim. Longueur, 8 mill.; largeur, 4 mill. 

R. D. — Il est impossible de confondre cette espèce avec la précédente, qui est 
plus arrondie, bien moins anguleuse et dont les côtes sont égales entre elles. 
Loc. Chaumont, deux valves opposées (pi. VII, fig. 4-5); coll. Chevallier. 

2 e section. Semimodiola, nov. sect. 

Forme gibbeuse et courbée, analogue à celle des Modiola; stries 
rayonnantes interrompues par un sillon qui accompagne l'angle dor- 
sal; bord cardinal crénelé. Type : Modiola hastata, Desh. 
3. — M. hastata, Desh. (Il, p. 13). E. I. I.-E. I.-E. M.-E. S. 

Syn. Modiola hastata, Wood, 1859. Eoc. bivalv., p. 67, pi. XII, fig. 6. 

R. D. — On la reconnaît à sa forme courbée, très convexe et excavée du côté 
antérieur, à son bord cardinal, qui dépasse beaucoup le crochet. On la trouve dans 
les sables de Cuise et un individu très jeune, du mont Bernon, que ma communiqué 
M. de Laubrière, semblerait établir la filiation de cette espèce depuis la base jusqu'à 
la partie supérieure de Féocène, où sa présence a été également constatée. 

Aj. loc. Cuise, coll. Bezançon et de Boury; Creil, Mercin, coll. Cossmann ; 
Hérouval, coll. Chevallier; Chambors, coll. de Boury; le Giiépelle, un fragment, 
coll. Bernay. 

4* — M. angularis, Desh. (II, p. 13). E. I. I. 

R. D. — Moins convexe, plus étroite, plus régulière et moins courbée que la pré- 



MÉMOIRES i55 

cédente, cette espèce n'en est peut-être qu'une forte variété ; car, à part la forme, 
tous les caractères, charnière, ornements, crénelures, etc., sont identiques. 

*5. — M. Bernayi, Desh. (II, p. 13, pi. LXXIV, fig. 13-16). E. S. 

R. D. — Celle-ci se distingue des deux précédentes par sa forme droite, à bords 
parallèles ; cependant, la sinuosité de son contour palléal et la dépression de sa surface 
postérieure me décident à la classer parmi les Semimodiola, plutôt que parmi les 
Modiolaria proprement dites. 

6. — M. pectiniformis, Desh. (II, p. 14). E. M. 
R. D. — Cette espèce et la suivante pourraient former une subdivision du groupe 

des Semimodiola, à cause de leur forme dilatée et de la brièveté de l'aire lisse, du 
côté antérieur ; les côtes larges et aplaties couvrent presque toute la surface et le 
bord ligamentaire est tout à fait rectiligne, presque horizontal, en arrière des crochets. 

7. — M. Piethei, Desh. (II, p. 14, pi. LXXV, fig. 14-15). E. I.-E. M.-E. S. 

R. D. — Elle paraît moins arrondie, plus allongée et moins excavée que la précé- 
dente ; cette espèce a aussi les côtes moins larges, moins écartées et plus nombreuses 
que ne l'indique la figure du M. pectiniformis ; les crénelures du bord antérieur vont 
en croissant à partir du crochet et les dernières, à la limite de l'aire lisse, sont 
presque tuyautées. J'ai constaté l'existence de cette espèce à des niveaux bien infé- 
rieurs à celui où Deshayes l'avait signalée. Wood a décrit deux espèces dont l'une 
surtout, le M. pygmœa, est très voisine de celle-ci ; l'autre espèce, le M. eximia, a le 
bord ligamentaire beaucoup moins rectiligne et la forme générale plus arrondie. 

Aj. loc. Mercin, Saint-Etienne près Pierrefonds, coll. Cossmann; Liancourt, coll. 
de Laubrière; Grignon, coll. de M me Loustau. Le Fayel, coll. Chevallier; Ezanville, 
coll. Goossens. 

3 e section. Planimodiola, nov. sect. 

Coquille ovale, aplatie, atténuée en avant, élargie en arrière, 
caractérisée par deux sinuosités qui limitent, sur le contour antérieur, 
les extrémités de Faire dépourvue de côtes rayonnantes ; cette aire 
est largement développée et généralement couverte d'un fin treillis 
de stries rayonnantes et concentriques ; bord antérieur et bord liga- 
mentaire bien crénelés. Type : M. sulcata, Lamk. 

R. D. — Il y aurait à rapprocher de ce groupe le genre Gregariella, créé par 
M. Monterosato pour le M. Petagnœ, Scacchi in litt. (M. sulcata, Risso non Lamk.) : 
la diagnose de ce genre est bien voisine de celle de notre section, mais l'espèce sur 
laquelle il est fondé n'a jamais été figurée, ni par Scacchi, ni par Risso. 

8. — M. sulcata [Lamk.] (II, p. 15). E. M. 
Syn. M. sulcata, Wood, 1859, Eoc. bivalv., p. 72, pi. XIII, fig. 11. 

— Frauscher, 1886, Untereoc. d. Nordalp., p. 82. 
R. D. — On la reconnaît à sa forme large et aplatie, à son bord ligamentaire, 
rectiligne et déclive en arrière des crochets, à ses sillons dichotomes, qui séparent des 
côtes larges et plates, à son aire antérieure complètement lisse. 

Aj. loc. Vaudancourt, coll. de Boury. Dans les Alpes, Mattsee. 



456 SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

9. — M. subrostrata, Desh. (II, p. 15, pi. LXXIV, fig. 4-6). E. I.-E. M. 

R. D. — Cette espèce se distingue de la précédente par sa forme plus allongée, 
plus étroite en avant, par son bord antérieur plus prolongé et formant un petit rostre 
qui dépasse bien davantage le crochet; son bord ligamentaire est moins déclive, 
curviligne et ne fait pas un angle aussi net avec le bord palléal. 

Aj. loc. Tranchée de Villiers, Grignon, coll. Cossmann; Bertichère, coll. Cheval- 
lier; Hérouval, coll. Chevallier. 

10. — M. arenularia [de Raine, et Mun.-Chalmas]. PI. VII, fig. 11-13. 

E. S. 

Syn. Modiola (Crenella) arenularia, de Raine, et Mun.-Ch., Joum. de Con~ 
éhyl;, 1863, p. 5, pi. VIII, fig. 2. 

Coquille mince, peu convexe, allongée, atténuée en avant, un peu 
élargie et arrondie en arrière ; surface extérieure partagée en trois 
régions : la postérieure, qui occupe les deux tiers de la surface, porte 
des côtes plates, régulières, non dichotomes, séparées par des stries 
profondes et ponctuées; au lieu de s'épanouir en divergeant du côté 
anal, ces côtes cessent un peu avant le bord ligamentaire et lui 
restent parallèles; en avant, elles s'arrêtent subitement et font place 
à une aire lisse, marquée de stries d'accroissement, à laquelle succè- 
dent, du côté antérieur, sept ou huit côtes plates, écartées, dont les 
interstices sont ridés par des stries lamelleuses. Bord cardinal étroit, 
mince, peu retroussé, crénelé obliquement au-dessus du sillon liga- 
mentaire, qui est tout à fait interne ; en avant, il est tuyauté par les 
côtes antérieures. 

Var. laticosta. Je n'ai pas séparé du type une coquille qui a la 
même forme allongée, la même charnière, la même convexité et qui 
n'en diffère que par ses côtes bien plus larges, plus écartées, moitié 
moins nombreuses, dichotomes vers les bords, marquées de rides dans 
les interstices. 

Dim. Longueur, 13 mill.; largeur, 7 mill. 

R. D. — Quoique cette espèce n'ait rien du genre Crenella, où ses auteurs l'ont 
placée, elle s'écarte cependant du M. sulcata, près duquel elle doit être classée : elle 
a les côtes non dichotomes, ponctuées dans les intervalles, non divergentes en arrière, 
le bord ligamentaire mieux crénelé, la forme moins dilatée du côté postérieur. 

Loc. Le Guépelle, toutes les collections, types figurés (pi. VII, fig. 11), coll. Coss- 
mann; le Fayel, coll. Chevallier; variété laticosta (fig. 12-13), coll. Bernay; Chéry- 
Chartreuve, Caumont, coll. de Laubrière ; Verneuil, coll. de Raincourt. 

11. — M. aizyensis, Cossmann. PI. VII, fig. 6-7. E. I, 
(Joum. de Conchyl., janvier 1886, p. 89, pi. II, fig. 7.) 

Coquille mince, fragile, médiocrement convexe, ovale et pointue 



MÉMOIRES 157 

du côté antérieur, largement arrondie en arrière ; bord palléal 
sinueux ; crochets gonflés, pointus, assez saillants et obliquement 
inclinés en avant. Région postérieure ornée de costules rayonnantes, 
non dichotomes, divergeant régulièrement jusqu'au bord anal, sépa- 
rées par des sillons très étroits et ponctués, semées en travers de 
petites lamelles courbes qui leur donnent l'aspect rugueux ; ces côtes 
cessent subitement aux deux tiers de la surface dorsale et font place 
à une aire antérieure, lisse en apparence, mais finement treillissée 
par des lignes d'accroissement et par des stries rayonnantes excessive- 
ment ténues ; en avant, ces stries grossissent peu à peu et se trans- 
forment rapidement en une douzaine de larges côtes lisses et écartées 
qui s'arrêtent sous le crochet. Bord cardinal mince, étroit, marqué de 
grosses crénelures en avant du crochet et, en arrière du bord liga- 
mentaire, de crénelures obliques qui continuent, d'une manière obso- 
lète, jusque dans le sillon du ligament. 

Dim. Longueur, 10 mill,; largeur, 6.5 mill. 

R. D. — Plus convexe et plus courte que le M. sulcata, celle-ci s'en distingue 
par ses côtes ornées, rarement bifides, par son aire antérieure treillissée et par la 
saillie du bord buccal, qui ressemblerait plutôt à celui du M. subrostrata; mais elle 
est bien moins allongée que cette dernière espèce et différemment ornée ; le 
M. arenularia a une forme plus étroite, des côtes lisses et l'aire non treillissée. 

Loc. Aizy, une seule valve (pi. VII, fig. 6-7), coll. Cossmann; Hérouval, Hondain- 
ville, coll. Baudon. 

*12. — M. spatulata [Desh.] (II, p. 17). E. M. 

R. D. — Sa forme paraît étroite et excavée en avant; je ne l'ai jamais vue. 
13. — M. interjecta, Desh. (II, p. 17, pi. LXXV, fig. 16-18). É. M. 

R. D. — Etroite comme la précédente, mais moins arquée, elle est caractérisée 
par l'absence de côtes rayonnantes du côté postérieur ; mais il existe néanmoins une 
aire antérieure bien limitée, entre l'espace qu'occuperaient ces côtes, si elles exis- 
taient, et les côtes buccales, qui sont au nombre de cinq ou six ; l'un des individus 
de Grignon, que m'a communiqués M me Loustau, porte deux ou trois côtes très 
obsolètes sur la surface dorsale. 

Aj. loc. Environs d'Ully-Saint-Georges, coll. Chevallier. 

118 e genre. ARCOPERNA, Conrad, 1865. 

Coquille mince, ovale, oblongue, plus ou moins gonflée; crochet 
presque terminal, incurvé; surface ornée de fines stries rayonnantes ; 
bords crénelés ; charnière sans dents, dans laquelle le bord antérieur 
s'arrête brusquement sous le crochet; ligament étroit, allongé, mar- 



158 SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

ginal ; impression.de l'adducteur antérieur bien visible et plus petite 
que celle de l'adducteur postérieur. Type : A. filosa, Conrad. 

1. — A. radiolata [Desh.] (II, p. 22, pi. LXXV, fig. 10-13). E. I. 

Syn. Modiola tenuistriata, Mellev. , 1843, Mém. sur les sables tert. infér., p. 39, 
pi. III, fig. 9-10 [non Munster). 
Modiola radiolata, Chelot, 1885, Bull. Soc. géol. de Fr., 3 e s., XIII, p. 197. 

R. D. — Cette jolie coquille se distingue par le réseau élégant de lamelles concen- 
triques et de costules fines et serrées qui ornent sa surface; elle a une forme plus 
arrondie, plus dilatée en arrière et un peu moins allongée dans son ensemble que ne 
l'indique la figure donnée par Deshayes. Il existe, dans le wemmelien de Belgique, 
une espèce dont l'ornementation est semblable, l'A. nuculœformis (Nyst) ; mais celle- 
ci est beaucoup plus courte, plus gonflée et elle a le crochet plus médian. 

2. — A. capillaris [Desh.] (II, p. 23, pi. LXXV, fig. 25-27). E. S. 

R. D. — Dénuée des lamelles qui caractérisent l'espèce précédente, ornée de 
stries rayonnantes beaucoup plus fines, celle-ci s'en distingue par sa forme plus 
ovale et par son corselet lancéolé, limité par un angle obsolète. 

Aj. loc. Le Guépelle, toutes les collections; le Fayel, coll. Bernay. 

3. — A. brevis [Desh.] (H, p. 24, pi. LXXIV, fig. 17-19). E. M. 

R. D. — On distingue cette espèce des Crenella, dont elle a un peu la forme, par 
l'absence de crénelures au bord cardinal ; la surface ligamentaire, creusée en gout- 
tière, est également lisse. L'individu des Boves que m'a communiqué M. Chevallier 
se distingue des deux précédentes par sa forme moins gonflée, par ses stries plus fines. 

Aj. loc. Essômes, Damery, coll. de Laubrière. 
*4. — A. Mellevillei [d'Orb.] nom. mut. PL VII, fig. 8. E. I. 

Syn. Modiola tenuistriata, Mellev., 1843, Mém, sur les sables tert. infér., p. 39, 
pi. II, fig. 17-19 (non Munster). 
Mytilus Mellevillei, d'Orb., 1850, Prod., II, p. 326, n° 523 (excl. loc. Cuise). 
Modiola Mellevillei, Chelot, 1885, Bull. Soc. géol. de Fr.,3 Q s., XIII, p. 197. 

Coquille modioliforme, ornée de lamelles d'accroissement et de 
stries rayonnantes assez écartées, séparant des côtes un peu arrondies ; 
crochet petit, peu saillant, incurvé; charnière dépourvue de dents; 
surface interne lisse, nacrée. Impressions musculaires indiquées par 
une place jaunâtre, la postérieure arrondie, l'antérieure en massue, 
placée près du sommet. 

Dim. Longueur, 18mill.; largeur, 10 mi 11. 

R. D. — M. Chelot a signalé une confusion qui se serait établie entre deux formes 
décrites par Melleville sous le même nom ; si les figures du mémoire de cet auteur 
sont exactes, l'espèce à laquelle M. Chelot conserve le nom Mellevillei, donné par 
d'Orbigny pour rectifier un double emploi, se distinguerait, en effet, du M . radiolata 
d'Aizy par sa forme un peu excavée en arrière, semblable à celle des Modiola, et 



MÉMOIRES 159 

par ses côtes plus grosses : mais je doute que ces caractères soient exacts, n'ayant 
jamais vu d'individu qui réponde à cette description. Il y a lieu de remarquer que la 
figure donnée par Deshayes, pour le Modiola radiolata, est moins arrondie que ne 
le sont, en général, les individus d'Aizy et représente un type intermédiaire qui 
ne satisfait pas davantage au Modiola tenuislriata (fig. 17-19) de Melleville. 

Loc. Laon (fide Melleville), copie de la figure originale (pi. VII, fig. 8); Babeuf 
(fide d'Orbigny). 

5. — A. Searlesi [Chelot]. PL VI, fig. 40-41. E. S. 

Syn. Modiola tenuistriata, Wood, 1859, Eoc. bivalv., p. 73, pi. XIII, fig. 3 
(non Mellev.). 
Modiola Searlesi, Chelot, 1885, Bull. Soc.géol. deFr., 3 e s., XIII, p. 197. 

Coquille mince, fragile, gonflée, arrondie à ses extrémités, un 
peu plus dilatée en arrière qu'en avant; crochet presque droit, 
pointu, peu recourbé en avant. Surface extérieure couverte d'un fin 
treillis dans lequel les stries rayonnantes sont prépondérantes, tandis 
que les accroissements ne forment que de petites ponctuations dans 
les interstices des côtes. Bord cardinal étroit ; surface ligamentaire 
épaissie et assez large. Impressions des muscles invisibles à cause du 
peu d'épaisseur de la coquille. 

Dim. Longueur, 5 mill.; largeur, 3.5 mill. 

R. D. — Cette espèce ne peut se confondre avec aucune des deux formes que Melle- 
ville désignait sous le nom unique tenuistriata. Bien moins arrondie que VA . radio- 
lata, elle n'en a pas les lamelles; elle se distingue de l'A. Mellevillei, dont la 
rapprocherait sa forme générale, par l'absence de lamelles concentriques, par son 
côté postérieur non excavé et par ses proportions plus courtes. 

Loc. Le Vouast, cinq individus, dont un bivalve (pi. VI, fig. 40-41), coll. Bezançon; 
le Fayel, coll. Bernay. En Angleterre, Barton (fide Wood). 

*6. — A. valbodenensis [Watelet]. E. M, 

Syn. Modiola valbodenensis, Watelet, 1868, Bull. Soc. arch. Soissons, p. 147. 

Cette espèce n'a pas été figurée par l'auteur, qui en donne seule- 
ment la description suivante : 

Coquille élégante, régulièrement ovalaire, à peine arquée en son 
milieu, mince, fragile, très convexe et arrondie aux extrémités ; cro- 
chets grands, proéminents, obliquement inclinés en avant et cordi- 
formes; surface formée d'un réseau de lamelles transverses assez 
écartées et régulières, au-dessous desquelles on voit, avec une bonne 
loupe, un grand nombre de fines côtes longitudinales, simples et 
divergentes. Bords très minces et lisses; charnière très courte en 
avant, plus prolongée en arrière, où on voit que le ligament était 
presque extérieur. 



160 SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

Dim. Longueur, 5 mill.; largeur, 3 mill. 

R. D. — Elle paraît se distinguer des espèces précédentes par sa forme oblongue 
et par ses lamelles écartées ; toutefois, je ne l'introduis dans ce Catalogue que sous 
toutes réserves ; car les espèces créées par Watelet, en trop grand nombre, sur de 
simples variétés locales, sont d'ordinaire sujettes à caution. 

Loc. Vauxbuin, calcaire grossier inférieur, deux valves opposées (fide Watelet). 
7. — A. profunda [Desh.] (II, p. 23). E. M. 

R. D. — Se distingue des précédentes par sa forme allongée en arrière, subangu- 
leuse et sinueuse sur la surface dorsale et par ses côtes non treillissées ; elle a la 
forme d'une Modiola et ne s'en distingue que par ses crénelures et par son bord 
cardinal brusquement arrêté sous le crochet. La figure que Deshayes en a donnée 
dans son premier ouvrage est défectueuse et ne reproduit pas les stries excessivement 
fines qui ornent toute la surface de cette espèce ; elle n'a pas la forme irrégulière que 
lui a prêtée le dessinateur et s'allonge souvent comme un Lithodomus ; j'ai fait des- 
siner (pi. VII, fig. 9-10) deux individus, l'un typique, l'autre plus étroit. 

Aj. loc. Grignon, coll. Loustau; Septeuil (pi. VII, fig. 9-10), coll. Chastaing. 
*8. — A. tenera [Desh.] (II, p. 24, pi. LXXIV, 7-9). E. M. 

R. D. — Il est douteux que cette espèce soit bien à sa place dans le genre 
Arcoperna; elle n'est pas perforante et n'appartient pas, par conséquent, au genre 
Lithodomus; elle n'a pas la forme des Modiola, dont la rapproche sa surface lisse. 

119 e genre. GRENELLA, Brara, 1827. 

Coquille ovale ou rhomboïdale, épidermée; surface ornée de stries 
longitudinales et concentriques ; sommets droits ; bord cardinal cré- 
nelé, avec ou sans dents ; ligament petit, interne. Type : C. decus- 
sata, Montagu. 

1. — C. elegans, Desh. (II, p. 6, pi. LXXVI, fig. 6-9). E. I.-E. M. 
R. D. — On la reconnaît à sa forme rhomboïdale, relativement plus aplatie que 

les autres, et aux grosses crénelures de son bord antérieur, sous le crochet. 

Aj. loc. Fontenai, coll. Bezançon; Chaumont, coll. Chevallier; Hérouval, coll. de 
Boury et Chevallier ; Barisis, coll. Dollfus. 

2. — C. striatina, Desh. (II, p. 6, pi. LXXVI, fig. 3-5). E. M, 
R. D. — Plus globuleuse et plus trigone que la précédente, elle a cependant les 

crochets moins cordiformes que ceux de l'espèce suivante ; l'épaississement du bord 
antérieur, sous le crochet, simule une dent cardinale dépourvue de crénelures. 
Aj. loc. Fontenai, coll. Bezançon. 

3. — C. cucullata, Desh. (II, p. 7, pi. LXXVI, fig. 10-12). E. M. 
R. D. — Extrêmement globuleuse, remarquable par l'absence de crénelures sur 

les bords, cette espèce a, d'ailleurs, une forme oblongue qui ne permet pas de la 
confondre avec ses deux congénères. 

Aj. loc. Fontenai, coll. Bezançon; Parnes, coll. Cossmann; Chaumont, Vaudan- 
court, coll. de Boury; Essômes, coll. de Laubrière. 



MÉMOIRES 161 



XXXI e famille. PWNIDJE. 



Deshayes classait le genre Pinna et les genres analogues dans les 
MYTILIDJE; M. Fischer (Man. Conchyl., p. 950) en fait une sous- 
famille dans les AVICULIDJE ; je crois cependant que le double 
caractère de la troncature postérieure et de l'absence de dents à la 
charnière peut justifier la création d'une famille tout à fait distincte, 
qui comprendrait les genres : Pinna, Pinnigena, Aviculopinna , dont 
la forme est, d'ailleurs, bien différente de tout ce que l'on rencontre 
dans les autres familles. 

120 e genre. PIJNNA, Linné, 1758. 

1. — P. margaritacea, Lamk. (II, p. 35). E. M.-E. S. 
Syn. P. margaritacea, "Wood, 1859, Eoc. bivalv., p. 56, pi. XI, fig. 9. 

— von Kœnen, 1869, Ueberdietertiârverstein.vonKiew, p. 592. 

2. — P. fragilis, Watelet. PI. VII, fig. 14. E. I. 
(Bull. Soc. archéol. de Soissons, 1868, p. 148.) 

« Coquille allongée, triangulaire, cunéiforme, un peu déprimée 
latéralement ; le côté postérieur est fortement arqué dans toute son 
étendue, tandis que l'antérieur est à peu près droit; la surface exté- 
rieure est divisée en deux parties, par un angle qui part du sommet 
et la parcourt dans toute son étendue, en s'atténuant progressivement ; 
sur l'une des parties, on remarque sept ou huit sillons assez profonds 
et séparés les uns des autres par une petite côte arrondie ; l'autre 
partie est à peu près lisse et n'est marquée que par des stries d'ac- 
croissement qui s'arrondissent et se terminent à la ligne de sépa- 
ration; les crochets sont petits et rapprochés, la surface intérieure 
n'est pas visible. » 

Dim. Longueur, 55 mill.; largeur, 20 mill. 

R. D. — Il est regrettable que Watelet n'ait pas donné, comme il l'avait annoncé, 
la figure de cette espèce, dont il possédait un individu complet et épidermé, que lui 
avait communiqué M. de Dienval ; les fragments de Pinna que j'ai recueillis dans les 
sables inférieurs sont bien semblables à ceux du P. margaritacea et je ne pourrais 
établir de comparaison que d'après la description de Watelet, qui semble indiquer 
que l'espèce de l'éocène inférieur est plus arquée, qu'elle est dépourvue, en arrière, 
des costules écartées qui croisent les rides d'accroissement, dans l'espèce du calcaire 
grossier ; mes fragments paraissent, en outre, porter des stries plus serrées sur la 
partie antérieure. 

TOME XXII, 1887 11 



162 



SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 



Loc. Pierrefonds (fide Watelet); Hérouval (pi. VII, fig. 14), Saint-Gobain, coll. 
Cossmann. 



XXXII e famille. AVICULIDJE. 



124 e genre. AVIGULA, Klein, 4753. 

Les espèces du bassin de Paris peuvent se classer en deux sections, 
selon que leur charnière est dépourvue ou munie de crénelures. 

4 re section. Avicula, Sensu stricto. 

Charnière composée d'une petite dent antérieure et d'un large 
sillon ligamentaire en arrière du crochet. 

1. — A. Hôrnesi, Desh. (II, p. 41, pi. LXXVII, fig. 4-5). E. M. 
R. D. — Cette espèce se distingue par sa forme oblique, étroite, pointue en avant 

et triangulaire dans son ensemble ; l'oreillette antérieure est, sur la valve droite, 
mieux délimitée que celle de l'A. fragilis et elle porte, à peu près au milieu, un 
petit sillon rayonnant qui n'existe pas dans l'autre espèce ; la forme générale est un 
peu différente, mais la charnière est la même dans les deux espèces. Je possède, de 
Chambors, deux individus ayant conservé leur épiderme, mais dont l'oreillette est 
malheureusement cassée ; leur surface porte quelques stries rayonnantes écartées et 
de fines lamelles rapprochées, dont on n'aperçoit pas la trace sur les individus de 
Fleury, qui sont décortiqués. 

2. — A. transversa, Desh. (II, p. 42, pi. LXXVI, fig. 21-22). E. M. 
R. D. — D'après la figure, cette espèce se distingue de la précédente par sa forme 

allongée et étroite, peu pointue en avant, par son bord supérieur qui dépasse la lon- 
gueur de la coquille; la partie ventrale est un peu plus arrondie et moins ovale que 
dans l'espèce précédente, mais le bord palléal a une direction générale qui est presque 
parallèle à la ligne droite du bord cardinal . 
Aj. loc. Le Vouast, Parnes, coll. Chevallier. 

3. — A. herouvalensis, Desh. (II, p. 42, pi. LXXVII, fig. 18-20). E* I. 
R. D. — Celle-ci a une forme analogue à la précédente, avec un bord supérieur 

aussi prolongé, mais elle est beaucoup plus large, plus obtuse en avant et la sinuo- 
sité de l'oreillette y est encore moins bien dessinée. 

Aj. loc Creil, Cuise, coll. Cossmann etMorlet; Hondainville, coll. Baudon. 

4. — A. aizyensis, Desh. (II, p. 43, pi. LXXVII, fig. 12-14). E. 1. 1. 
R. D. — Cette espèce a le bord ventral plus largement bombé, surtout en avant, 

ce qui donne à la coquille la forme d'une demi-ellipse, coupée suivant un diamètre 
oblique, tandis que l'autre est plutôt triangulaire ; l'oreillette antérieure est encore 
moins marquée, plus petite et plus courte. Malgré de patientes recherches, je n'ai 



MÉMOIRES 463 

jamais trouvé cette espèce à Aizy, et je n'y ai recueilli que l'A. Wateleti, qui s'en 
distingue aisément : je suis donc persuadé qu'elle reste confinée dans l'étage des 
sables inférieurs de Bracheux ; dans ce cas, il est regrettable qu'elle porte le nom 
d'une localité où elle n'existe pas. 

Aj. loc. Abbecourt, coll. Cossmann ; Prouilly, coll. Bezançon ; Rilly, grès ferru- 
gineux inférieur aux lignites, coll. Dollfus. 

5. — A. microptera, Desh. (II, p. 43). E. M. 
R. D. — Petite espèce, remarquable par sa forme étroite, par l'obliquité de son 

grand diamètre et par la petitesse de son oreillette antérieure. Ce dernier caractère 
la distingue de l'A. Hôrnesi, dont elle se rapprocherait par sa forme oblongue ; elle 
est aussi plus pointue en arrière et elle a le bord cardinal bien plus court. 

Aj. loc. Vaudancourt, coll. Bourdot, Cossmann et de Boury ; Bertichère, coll. 
Chevallier. 

6. — A. trigonata, Lamk. (II, p. 44). E. M. 
Syn. A. Chaussyi, de Raine, 1874, Bull. Soc. gêol. de Fr., 3 e série, II, p. 202, 

pi. VI, fig. 3. 

R. D. — Oblique comme les précédentes, mais moins allongée et moins étroite 
que l'A. microptera; celle-ci s'en distingue surtout par l'échancrure sinueuse qui 
sépare l'oreillette antérieure du contour palléal ; cette échancrure est moins accen- 
tuée sur la valve gauche, mais l'oreillette est grande et marquée de plis lamelleux, 
quand l'épiderme est conservé. J'ai donné de cette espèce une nouvelle figure 
(pi. VII, fig. 15-17), d'après des individus de Chaussy que m'a communiqués 
M. Bernay et qui sont identiques à l'A. Chaussyi de M. de Raincourt : il ne me 
paraît pas possible de les séparer de l'A. trigonata, car l'individu figuré par M. de 
Raincourt était mutilé, ce qui lui a fait croire que l'oreillette est petite, tandis 
qu'elle est, au contraire, très développée. 

Aj. loc. Vaudancourt, coll. de Boury et Cossmann; Chaussy, types figurés 
(pi. VII, fig. 15-17), coll. Bernay; Mouchy, coll. Baudon. En Belgique, Wemmel, 
coll. Cossmann (legit M. Vincent). 

7. — A. fragilis, Defr. (II, p. 44). _ E. M.-E. S. 
Obs. — Il y a lieu de restituer à cette espèce le nom d'auteur de 

Defrance, qui est antérieur (1816). 

R. D. — Plus grande et plus arrondie que la précédente, celle-ci s'en distingue 
parle contour de son oreillette antérieure, qui est moins échancrée; enfin, elle a le 
bord cardinal plus allongé que la plus grande dimension transversale de la coquille ; 
mais c'est surtout par sa charnière qu'on la distingue de la précédente : le bord car- 
dinal est rectiligne, très étroit et porte seulement une toute petite fossette à la 
naissance de l'oreillette ; tandis que l'espèce précédente a le bord cardinal arqué à 
l'intérieur, large et calleux, terminé en avant par un épaississement dentiforme et 
bifide sur la valve gauche, en arrière par une longue côte oblique. Enfin, l'impres- 
sion musculaire est fortement bilobée et le lobe supérieur tend à se détacher de 
l'autre, comme cela se produit dans l'A. calvimontensis . VA. fragilis est beaucoup 
plus rare que l'A. trigonata et ne se rencontre que dans un nombre de localités 
beaucoup plus restreint; les citations de gisements qu'a faites Deshayes sont 



164 SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGÏQUE DE BELGIQUE 

probablement le résultat d'erreurs de détermination. Cependant, cette espèce 
a aussi vécu dans les sables moyens : c'est de ce niveau que provient la valve que 
j'ai fait dessiner (pi. VII, fig. 18-19). 

Aj. loc. Chaumont, coll. Chevallier; Monts, coll. Cossmann. Le Ruel, type 
figuré (pi. VII, fig. 18-19), coll. Bernay; Auvers, coll. Bernay. En Bretagne, le 
Bois-Gouët (fide Vasseur). 

8. — A. Defrancei, Desh. (II, p. 46, pi. LXXVI, fig. 23-24). E. S. 
R. D. — On la distingue de la précédente par la petitesse de son oreillette anté- 
rieure et par sa forme plus quadrangulaire, moins oblique. 

Aj. loc. Paris (Saint-Lazare), tranchée du chemin de fer de Méry, coll. Dollfus. 

- 2 e section. Aviculoperna, nov. sect. 

Coquille aviculiforme, généralement ornée, sur la valve gauche, 
de côtes rayonnantes et de lamelles; aire du ligament crénelée, 
comme le sont les Pema y mais avec moins de régularité. Type : 
Pema aviculina, Desh. 

9. — A. aviculina, Desh. (Il, p. 56, pi. LXXVII, fig. 21-23). E. I. 
R. D. — Elle se distingue par son oreillette arrondie, lamelleuse, bien échancrée, 

mais peu développée; la surface extérieure porte la trace de fines côtes traversées de 
lamelles serrées et régulières, visibles quand l'épiderme est conservé. 

Aj. loc. Barisis, type orné figuré (pi. XVI, fig. 6), coll. Dollfus. 

10. — A. cosmeta (*), nov. sp. PI. VII, fig. 20-23. E. M. 
A. testa fragili, crassiuscula, obliquiter elongata, subquadrata, postice rotun- 

data; umbone minuto, haud prominulo ; auricula antica sinu profundo separata, 
costulis septem ornata ; valvulis obtuse radiatis ; cardine crasso, elato, piano, 
fossulis aliquibus exarato, antice sulco suwr auriculam emarginato; cicatricula 
elongata, trilobata. 

Coquille rarement entière, fragile, quoique un peu plus épaisse 
que les précédentes, inéquivalve, obliquement allongée, un peu qua- 
drangulaire dans sa forme générale, arrondie en arrière, munie en 
avant d'une oreillette antérieure peu développée, assez pointue, sur- 
tout sur la valve droite, et séparée du reste de la coquille par une 
sinuosité profonde, repliée sur elle-même; crochet petit, à peine sail- 
lant. La surface, quand elle a conservé son épiderme, porte, sur 
l'oreillette, sept côtes subgranuleuses, écartées et rayonnantes, qui 
vont en décroissant depuis le sillon jusqu'au bord supérieur ; sur la 
région dorsale, quelques vagues rayons obsolètes qui laissent une 
trace, même après la chute de l'épiderme, et qui sont entrecroisés 
par de fines lamelles d'accroissement, visibles surtout du côté posté- 

(*) Rcu/AvjTos, orné. 






MÉMOIRES 165 

rieur. Bord cardinal large, épais, aplati, marqué de fossettes ana- 
logues à celles des Pema, obsolètes et irrégulièrement distribuées; en 
avant, un sillon échancre le bord au-dessus de la naissance de 
l'oreillette et en détache une callosité dentiforme. Impression muscu- 
laire allongée, presque verticale et formée de trois lobes. 

Dim. (Sur un individu entier, non adulte), longueur, 10 mill.; largeur, 7 mill. 

R. D. — Voisine de l'A. trigonata par l'échancrure de son oreillette, celle-ci s'en 
distingue par son ornementation et par les fossettes de son bord cardinal, qui la 
placent dans un autre groupe; ces deux caractères la rapprocheraient plutôt de 
l'espèce suivante : mais elle n'en a ni la forme, ni la convexité, et elle a l'oreillette 
moins développée. 

Loc. Fillerval, abondante (pi. VII, fig. 22-23), coll. Cossmann ; Sandricourt, coll. 
Morlet; Saint-Félix (fig. 20-21), coll. Bezançon; Chambors, coll. de Boury. 

11. — A. Dixoni, Desh. (II, p. 44, pi. LXXVII, fig. 9-11). E. I. 

Syn. A. Levesquei (?), d'Orb., in Chelot, 1885, Bull. Soc. gèol. de Fr., 3 e série, 
XIII, p. 191. 

R. D. — Facilement reconnaissable par ses côtes arrêtées au milieu de la surface 
dorsale et par ses stries d'accroissement écailleuses, cette rare espèce a aussi l'oreil- 
lette développée, arrondie, bien lobée, et le bord cardinal peu arqué, épais, marqué 
de quelques crénelures écartées : elle est, d'ailleurs, beaucoup plus bombée que la 
précédente. M. Chelot propose de donner à cette espèce le nom Levesquei, d'Orb., 
espèce dont la diagnose est la suivante : « confondue avec l'A . trigonata, mais s'en 
distinguant par des côtes rayonnantes ». Comme le Perna aviculina et l'A. herou- 
valensis, qui se trouvent aussi à Cuise, répondent également à cette description par 
trop sommaire, je ne crois pas qu'il soit possible d'adopter avec certitude la rectifica- 
tion proposée par M. Chelot, et il vaut mieux abandonner le nom Levesquei. 

12. — A. Wateleti, Desh. (II, p. 45, pi. LXXVII, fig. 6-8). E. I. 

R. D. — Petite, courte, aplatie et arrondie, celle-ci ne pourrait guère se con- 
fondre, par sa forme, qu'avec l'A. Defrancei ; mais, outre qu'elle est plus oblique, 
qu'elle a le bord cardinal moins allongé en arrière et l'oreillette un peu plus déve- 
loppée, les crénelures de son bord cardinal la placent dans les Aviculoperna. 

Aj. loc. Hérouval, coll. Bezançon; Cuise, coll. de Boury; Chambors, sables 
inférieurs, coll. Chevallier. 

13. — A. calvimontensis, Desh., em. (II, p. 46, pi. LXXVII, fig. 1-3). E. M. 

R. D. — Remarquable par sa charnière épaisse, plus longue que toute la coquille, 
par son oreillette étroite et allongée horizontalement ; séparée par une échancrure 
extrêmement profonde, enfin, par la forme oblique et semi-elliptique de la région 
dorsale, dont l'épiderme porte des linéoles brunes rayonnantes, interrompues par les 
stries d'accroissement ; le bord cardinal porte quelques longues crénelures, très peu 
régulières, et la surface interne montre deux impressions musculaires postérieures, 
obliquement superposées. A part un individu douteux de Mouchy (coll. Baudon), je 
ne la connais que de la localité de Chaumont. 



166 SOCIÉTÉ ROYALE MALÀ€OLOGIQUE DE BELGIQUE 

122 e genre. PERNA, Bruguière, 1792. 

Obs. — Ce genre devrait plutôt porter le nom M^/ma, Philippson, 
qui est antérieur; mais les auteurs s'accordent à rejeter cette déno- 
mination parce que, dans Retzius, la première Melina est précisément 
une Avicula. Deux de nos espèces parisiennes sont de véritables 
Perna ; quant à la troisième, on a vu plus haut que c'était une Avi- 
cula, à classer dans une section nouvelle, intermédiaire entre les 
Avicula et les Perna. 

1. — P. Lamarcki, Desh. (II, p. 57). E. S. 

R. D. — Sillons ligamentaires égaux à la moitié des crénelures striées en travers, 
qu'ils séparent ; forme pointue en avant, ovale en arrière ; aréa ligamentaire semi- 
lunaire. Il y a une espèce vivante de Cuba qui porte aussi le nom P. lamarckiana, 
d'Orbigny (1853, Hist. phys. de L'île de Cuba, Ramon de Lagan). Cette espèce, posté- 
rieure à celle-ci, doit changer de nom, et je propose pour elle P. Orbignyi. 

*2. — P. Bazini, Desh. (II, p. 57, pi. LXXVI, fig. 1-2). E. I. I. 

R. D. — Forme subquadrangulaire ; sillons ligamentaires plus larges que leurs 
intervalles ; aire large et courte, à bords parallèles. 

123 e genre. GERVILLEIA, Defrance, em., 1820. 

1. — G. eocœniea, Desh. (II, p. 55, pi. LXXVII, fig. 15-17). . E. I. 

Obs. — Je n'ai pas été plus heureux que Deshayes ; l'échantillon 
de cette rare espèce que m'a communiqué M. Chevallier n'est pas 
mieux conservé, en ce qui concerne la charnière ; on y distingue 
deux ou trois crénelures obliques auxquelles succède, en arrière, la 
dent latérale, bien indiquée à la figure 16; par sa forme étroite et 
arquée, cette espèce a quelque ressemblance avec celles du genre où 
Deshayes l'a classée ; il est probable qu'elle mériterait de former une 
coupe distincte, mais dans l'état des individus que l'on en connaît, il 
serait difficile de la prendre comme type d'un nouveau genre. 

124 e genre. AVIGULOVULSA, nov. gen. 

A. testa minuta, tenui, petricola, aviculoidea, Lamellis ornata; auricula antica 
valde emarginata; area cardinali sub umbonem rectilineari et angusta, postice 
fossula obliqua sicut in Yulsellis notata ; cicatricula fere mediana, transversa et 
superne bilobata. 

Coquille petite, mince, habitant les pierres ou les zoophy tes, ayant 
la forme oblique d'une Avicula et généralement ornée de lamelles 



MÉMOIRES . 167 

d'accroissement ; oreillette antérieure bien échancrée, plus ou moins 
développée; aire cardinale étroite et rectiligne en avant et sous le 
crochet, portant en arrière une large fossette oblique et triangulaire, 
qui fait saillie sur le contour inférieur du bord cardinal, absolument 
comme dans les Vulsella; impression musculaire presque centrale, 
transverse et bilobée sur son contour supérieur. Type : Avicula 
macrotis, Desh. 

R. D. — Les espèces de ce genre sont intermédiaires entre les Vulsella et les 
Avicula; elles se rapprochent des Malleus; mais elles n'ont pas la même forme et 
paraissent habiter l'intérieur des polypiers. 

1. — A. macrotis [Desh.] (II, p. 48, pi. LXXVII, fig. 24-28). E. M. 
R. D. — Cette espèce se distingue par la disproportion anormale de son oreillette 

antérieure, qui est presque égale au tiers de la surface totale. La figure 25 ne repré- 
sente qu'imparfaitement la fossette ligamentaire de la valve droite. 

ÀJ. toc. Chambors, une valve mutilée, coll. Cossmann. 

2. — A. fayellensis, noo. sp. PL VIII, fig. 3-5. E. S. 

A. testa minutissima, translucida, obliqua, lamellis ornataj auricula parum 
emarginata, brevi ; fossula per obliqua. 

Petite coquille très mince, oblique et ornée de lamelles d'accroisse- 
ment aplaties et écartées; oreillette antérieure peu échancrée, assez 
courte ; crochets presque sans saillie ; bord cardinal étroit, en arrière 
duquel se dessine une très petite fossette oblique, qui ne produit 
qu'une saillie fort légère sur le contour du bord. 

Dim. Longueur, 3.5 mill.; largeur, 2.5 mill. 

R. D. — Elle se distingue de l'espèce précédente par sa forme plus oblique, le 
bord postérieur dépassant beaucoup l'aplomb du bord cardinal; elle a l'oreillette 
moins développée et la fossette plus oblique, moins saillante à l'intérieur de la valve. 

Loc. Le Fayel, deux valves opposées, trouvées à l'intérieur d'un polypier (pi. VIII, 
fig. 3-5), coll. Chevallier. 

125 è genre. VULSELLA, Lamarck, 1799. 

Obs: — La charnière des espèces de ce genre, la contexture de 
leur test diffèrent tellement des caractères des Avicula que je me 
rangerais volontiers à l'opinion des auteurs qui le classent dans une 
famille, ou tout au moins dans une sous-famille distincte, comme le 
fait, par exemple, M. Tryon. - 

1. — V. deperdita, Lamk. (II, p. 51). E. M. 

Syn. V. deperdita? Wood, 1859, Foc. bivalv., p. 35, pi. IX, fig. 2. 

— ; von Kœnen, 1869, Ueber die tertiârverstein. von Kieio, p. 593, 



168 SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

R. D. — Cette espèce est caractérisée par l'irrégularité de sa surface ligamentaire, 
qui est déjetée latéralement ; elle mesure, en général, 2 de longueur pour 1 de 
largeur. Je ne crois pas qu'aucune des trois formes figurées par Wood puisse s'y 
rapporter et ce n'est qu'avec doute que je comprends l'espèce anglaise dans la syno- 
nymie de celle du bassin de Paris. Il existe, à Chaussy, une variété de petite taille 
(var. Bernayi, nob.) qu'on reconnaît à son crochet plus droit que celui du type et à 
sa petite surface ligamentaire. Peu à peu, ce crochet gryphoïde s'oriente latérale- 
ment, en déformant la fossette ligamentaire, et l'on passe de cette variété au type 
de l'espèce. 

Aj. loc. Dieghem, coll. Cossmann (legit M.Vincent). Kiew (fîde von Kœnen), 

2. — V. anomala, Desh. (II, p. 52, pi. LXXVI, fig. 19-20). E. M, 
R. D. — Plus aplatie et plus ovale que la précédente, elle paraît s'en distinguer 

surtout par la forme de son crochet moins rejeté en arrière, par son impression 
musculaire placée plus haut et par sa fossette ligamentaire beaucoup plus large. 

3. — V. ailgusta, Desh. (II, p. 52, LXXVI, fig. 16-17). E. I.-E. M.-E. S. 

R. D. — Se distingue du V. deperdita par son crochet droit, par sa forme plus 
étroite (elle mesure 3 ou 4 de longueur pour 1 de largeur), par son impression 
musculaire plus étroite et plus allongée ; ces caractères l'écartent encore davantage 
du T. anomala. La fossette est large, plus ou moins creuse ; elle est tellement obli- 
térée, dans quelques individus de Vaudancourt, qu'on pourrait considérer la coquille 
comme formant une espèce distincte ; sur d'autres individus d'Hérouval, le contour 
inférieur de cette fossette forme une saillie arrondie sur la cavité du crochet. 

Aj. loc. Hérouval, coll. de Boury et Chevallier; le Roquet, coll. de Boury; Hon- 
dainville, coll. Baudon; Vaudancourt, coll. de Boury et Cossmann; Sandricourt, 
coll. Morlet ; le Guépelle, coll. Bezançon et Bernay ; le Fayel, coll. de Boury. 

4. — V. minima, Desh. (II, p. 53, pi. LXXVI, fig. 16-18). E. S. 
R. D. — Se distingue aisément par un caractère tout à fait spécial; le crochet 

dirige sa pointe dans un plan perpendiculaire à celui de la coquille, et la fossette 
forme une sorte de canal étroit, creusé dans ce talon aplati. 

Aj. loc. Le Guépelle, coll. de Boury, Bezançon et Chevallier; le Fayel, coll. 
Bezançon ; Crênes, coll. Morlet. 

126 e genre. VULSELLINA, de Raincourt, 1876. 

Coquille nacrée à l'intérieur, aplatie, un peu allongée, à fossette 
ligamentaire étroite, prolongée jusqu'au crochet ; impression muscu- 
laire située très haut, doublée d'une petite impression arrondie, placée 
au-dessous de la première et qui n'apparaît distinctement que quand 
la coquille est adulte. Type : V. chaussy ensis, de Raine. 

R. D. — J'ai rectifié, d'après le type communiqué par l'Ecole des Mines, la 
diagnose incomplète et fort peu exacte donnée par l'auteur ; M. de Raincourt com- 
pare la charnière de ce genre à celle des Maliens : il serait plus exact de la rapprocher 
de celle des Vulsella; elle ne s'en distingue que par la forme de la fossette, qui est 



MÉMOIRES 169 

bien plus étroite et plus profonde, et par l'impression musculaire, qui est plus 
centrale et dédoublée. Enfin, les Vulsella de l'éocène n'ont pas la surface interne 
nacrée comme celle des Yulsellina. 

1. — V. chaussyensis, de Raine. PI. VIII, fig. 7-8. E. M. 

(Bull. Soc. géol., 1876, 3 e série, IV, p. 290, pl. V, fig. 10.) 

Coquille à peu près ovale, irrégulièrement striée à l'extérieur, 
ayant le sommet un peu pointu, peu saillant; charnière s'étendant en 
arrière de la fossette, qui est extrêmement profonde et conserve encore 
un fragment de ligament noirâtre ; impression musculaire supérieure 
en forme de fève; impression inférieure bien détachée, arrondie. 

Dim. Longueur, 7 mill.; largeur, 5 mill. 

Loc. Chaussy, trois valves (pl. VIII, fig. 7-8), coll. de l'École des Mines; même 
localité, une valve, coll. Chevallier. 



XXXIII e famille. PRASWIDJE. 



Coquille non nacrée, ayant un tubercule sur la valve gauche, reçu 
dans une fossette lunulaire de la valve droite; impression centrale. 

127 e genre. ANOMALOMYA, nov. gen. 

A. testa ovata, intus haud margaritata, extus epidermata, anticepaulo hiantula; 
cardine angusto, sub umbonem emarginato ; fulcro subtiliter crenato; dente antico 
cochleariformi ; cicatricula mediana rotundata, elongata, postica perangusta. 

Coquille ovale, non nacrée à l'intérieur, recouverte, à l'extérieur, 
d'un épiderme terne et sillonné ; un peu bâillante du côté antérieur, 
où se dessine une oreillette rudimentaire ; charnière échancrée sous le 
crochet, comme celle d'une Erycina, portant en arrière une aréa 
étroite et courte, garnie de petites crénelures ligamentaires semblables 
à celles des Perna ; en avant, se dresse un cuilleron dentiforme, court 
et contourné, qui fait une forte saillie sur le bord cardinal. Les impres- 
sions sont placées d'une manière tellement bizarre que l'on se demande 
si elles représentent réellement les points d'attache des muscles; 
l'antérieure est au milieu de la coquille, arrondie, se détachant 
sur la surface luisante et laiteuse du test; la postérieure est étroite, 
longue, presque linéaire, à peine élargie à son extrémité, et elle descend 
obliquement de la cavité du crochet jusqu'à la moitié de la hauteur. 



170 SOCIÉTÉ ROYALE MALÂCOLOGIQUE DE BELGIQUE 

R. D. — Ce genre hybride s'écarte des Avicula par sa surface dépourvue de nacre, 
par son bord cardinal échancré et par ses impressions ; il s'en rapproche par l'aspect 
extérieur de sa surface, par sa forme générale et par son aire crénelée. Peut-être 
n'est-il pas à sa place dans la famille où je le classe; mais je n'en connais qu'une 
seule valve et il serait imprudent de fonder une famille nouvelle sur cet unique 
individu ; d'ailleurs, il me semble que les Prasinia, incomplètement examinées, ont 
aussi une seconde impression postérieure, analogue à celle de notre coquille; je 
signale cette remarque aux naturalistes qui seraient à même de pouvoir vérifier le 
fait autrement que sur une figure. 

1. — Ai corrugata, nov. sp. PI. VII, fig. 30-31. E. S. 

A. testa ovata, antice attenuata, depressiuscula ac subauriculata, postice late 
rotundata, extus obsolète corrugata et subdecussata, intus nitida et lactea; cardine 
et cicatriculis sicut in diagnosi generis. 

Petite coquille ovale, atténuée et plus étroite du côté antérieur, 
largement arrondie en arrière; surface externe couverte d'un épi- 
derme jaunâtre et terne qui porte des rides obsolètes, assez régu- 
lières et sublamelleuses, traversées par des stries rayonnantes dont 
on n'aperçoit que la trace, avec un fort grossissement; région anté- 
rieure déprimée et marquée d'un pli sinueux qui isole un simulacre 
d'oreillette antérieure; région postérieure régulièrement convexe. Il 
me paraît superflu de répéter ici la description de la charnière et des 
impressions musculaires, déjà donnée dans la diagnose du genre. 

Dim. Longueur, 5.5mill.; largeur, 4.5 mill. 

Loc. Le Fayel, une valve gauche (pi. VII, fig. 30-31), coll. Chevallier. 

128 e genre. BERTHELINIA, Crosse, 1875. 

Petite coquille microscopique, déprimée, subtrigone, inéquilaté^ 
raie, à crochet enroulé sur la valve droite, obtus sur la valve gauche; 
charnière rudimentaire, épaisse; impression musculaire petite, sub- 
centrale. Type : B. elegans, Grosse. 

R. D. — Ce genre a été créé sur une valve de très petite taille et classé près des 
Capulus. Quelques exemplaires de plus grande taille, et surtout montrant des valves 
opposées, ont été découverts au Ruel par M. de Raincourt; l'examen microscopique 
qu'en a fait M. Schlumberger a permis. à M. Fischer de ramener, dans son Manuel de 
Conchyliologie (p. 950), le genre Berthelinia dans le voisinage des Avicula. L'absence 
de nacre à l'intérieur et l'impression subcentrale pourraient, à défaut de la forme, qui 
est différente, justifier un rapprochement avec les Prasinia. 
1. — B. elegans, Crosse. PI. VII, 24-29, et pi. VIII, fig. 1-2. E. M.-E. S. 

(Journ. de Conchyl., 1875, XXIII, p. 79, pi. II, fig. 3.) 

Coquille convexe, variable dans sa forme, qui est généralement 
subquadrangulaire ; contour sinueux, plus ou moins atténué en avant, 



MÉMOIRES 171 

obliquement tronqué en arrière ; bord palléal à peu près rectiligne ; 
crochet de la valve droite petit, pointu, saillant et enroulé deux fois 
sur lui-même ; sur la valve gauche, le crochet est obtus et dépasse à 
peine le bord cardinal. Surface extérieure paraissant lisse, mais por- 
tant des accroissements subimbriqués et régulièrement écartés qu'on 
n'observe qu'avec un fort grossissement; en arrière, un angle obtus 
et décurrent, aboutissant au coude postérieur du contour, isole une 
dépression anale, un peu excavée, à laquelle correspond la tronca- 
ture postérieure; du côté antérieur, existe une autre dépression 
sinueuse qui ondule la surface et le contour, en créant une sorte 
d'oreillette mal définie. Charnière calleuse i dépourvue de dents sous 
le crochet , portant, sur la valve droite, aux extrémités du bord car- 
dinal, des fossettes indécises, auxquelles correspondent des épaississe- 
nients sur la valve gauche. Impression musculaire placée Un peu eii 
arrière, en deçà de l'angle anal, petite et striée en travers. 

Dim. Longueur, 2.5mill.; largeur, 1.5mill. 

R. D. — Il est possible que l'on sépare ultérieurement les individus du calcaire 
grossier de ceux des sables moyens ; ils ont, en effet, la forme plus allongée, moins 
arrondie, plus triangulaire dans son ensemble, le bord cardinal plus rectiligne et 
moins épaissi. Si ces différences, que je n'ai constatées que sur un petit nombre 
d'individus, sont constantes, c'est aux échantillons du calcaire grossier qu'il faut 
réserver le nom elegans, car le type est de Courtagnon ; on pourrait alors donner à 
l'espèce du Ruel le nom B. elata, nob. 

Loc. Le Ruel, types figurés (pi. VII, fig. 24-27), coll. de Ëaincourt. Château-Rouge 
(pi. VII, fig. 28-29 et pi. VIII, fig. 1-2), coll. BezànçbU; CoUrtaghoh (0ê Grosse); 
Amblainville, coll. Morlet; Chaussy y coll. Bourdot et Cossmanri. 



XXXIV e famille. LIMIDjE. 

129 e genre. RADULA, Rhumphius, 1711. 

Obs. — Le nom Radula doit être préféré à celui de Lima, Rrug H 
quelque habitude qu'on ait d'employer ce dernier; il a été régulière- 
ment créé par Rhumphius et repris par Klein, en 1753. 

l re section, Radula, sensu stricto. 

Type : Radula rhumphiana, Klein (= Ostrea lima, h. = Lima 
squamosa, Lamk.). 



172 SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

1. — R. spatulata [Lamk.] (II, p. 63). E. M. 

Lima spatulata, Frauscher, 1886, TJntereoc. d. Nordalp., p. 54. 

R, D. Extrêmement variable dans sa forme et son ornementation ; elle se distingue 
par son oreillette antérieure bien développée, retroussée par une troncature oblique. 
*2. — R. rara [Desh.] (II, p. 64, pi. LXXVIII, fig. 9-11). E. M. 

R. D. — Se distingue de la précédente par son oreillette antérieure moins 
allongée, moins retroussée, par ses côtes ornées d'écaillés plus écartées et moins 
saillantes; elle s'en rapproche par les stries obliques des intervalles de ces côtes. 

3. — R. pretiosa [Desh.] (II, p. 64, pi. LXXVIII, fig. 16-19). E. M. 
R. D. — Elle se distingue des deux précédentes par ses côtes plus nombreuses, 

paraissant simples à première vue, et dont les intervalles portent un fin treillis de 
stries obliques à 45°; les côtes portent, en outre, quelques petites crénelures obtuses, 
plus rapprochées vers le bord. Deshayes signale le peu de largeur de la charnière ; 
cependant, j'ai vu, dans la collection Chevallier, des individus de Chaumont très 
adultes, dont le rebord s'élargit d'une manière tout à fait anormale ; en même temps, 
un bâillement postérieur se dessine sous l'oreillette et la coquille prend une forme 
allongée qui s'éloigne beaucoup de celle du type de l'espèce. 
Aj. loc. Essômes, coll. de Laubrière. 

4. — R. flabelloides [Desh.] (II, p. 65, pi. LXXVIII, fig. 14-15). E. S. 

R. D. — Elle se reconnaît à sa forme allongée, étroite, aux dimensions tout à fait 
anormales de son oreillette antérieure, à ses côtes, minces vers le crochet, épaisses et 
chargées de petites crénelures très serrées vers les bords. L'individu le plus étroit 
que j'aie vu (Valmondois, coll. Bernay) mesure 42 millimètres sur 17. 

Aj. loc. Le Ruel, coll. de Boury. 

5. — R. quadrilatera [Watelet]. PI. VIII, fig. 9-10. E. I. 
(Bull. Soc. archéol. de Soissons, 1868, p. 148.) 

« Coquille oblongue, allongée, dont les bords antérieur et posté- 
rieur sont droits et parallèles ; le bord inférieur est un peu arrondi 
et forme, de chaque côté, un angle très ouvert, en se raccordant 
avec les contours latéraux. La surface, très peu convexe, est ornée 
d'une cinquantaine de côtes étroites, saillantes, régulières et paral- 
lèles, qui vont en s'atténuant à mesure qu'elles s'approchent des cro- 
chets ; toutes ces côtes sont chargées de granulations fines, peu dis- 
tinctes. Les oreillettes sont à peu près égales, mais la postérieure est 
plus longue et plus nettement séparée de la surface. Les valves réu- 
nies laissent, sur le côté, un passage pour le byssus; à cet endroit, le 
bord est infléchi intérieurement et un peu encroûté. Le bord cardinal 
est épais et court, et la fossette du ligament, presque superficielle. » 

Dim. Longueur, 18 mill.; largeur, 11 mill. 

R. D. — Cette espèce ne peut se confondre avec aucune des précédentes; Watelet 
n'en a pas donné la figure; j'y rapporte cependant avec certitude deux valves 



MÉMOIRES 173 

d'Hérouval et du Roquet qui répondent assez bien à la description, quoiqu'elles 
soient bien loin d'atteindre la taille signalée par l'auteur. 

Loc. Visigneux (fide Watelet) ; Hérouval, coll. Chevallier; le Roquet, type figuré 
(pi. VIII, fig. 9-10), coll. de Boury. 

6. — R. diastropha [Desh.] (II, p. 66, pi. LXXVIII, fig. 12-13). E. M. 

R. D. — Elle se distingue des précédentes par ses côtes fines, serrées et ondu- 
leuses, dérangées par des accroissements successifs ; quand elle est jeune, elle est 
mince, plate, blanche, ornée de côtes très nombreuses, séparées par des sillons 
linéaires, subgranuleuses et se décortiquant par places, de manière à produire, à 
l'âge adulte, la gibbosité lisse qu'a signalée Deshayes. 

Aj. loc. Chaussy, coll. Bernay. 

*7. — R. plicata [Lamk.] (II, p. 66). E. M. 

Lima plicata, Frauscher, 1886, Untereoc. d. Nordalp., p. 54. 

R. D. — N'ayant vu cette espèce dans aucune collection, il m'est impossible de 
vérifier si, comme l'affirme Deshayes, elle est identique à la coquille de l'helvétien 
de la Touraine; si cette assimilation était inexacte, il y aurait lieu de donner à 
l'espèce des faluns le nom subplicata que lui a attribué d'Orbigny, à moins qu'elle 
ne soit qu'une variété du R. squamosa. 

8. — R. Caillati [Desh.] (II, p. 66, pi. LXXVIII, fig. 5-8). E. M. 

R. D. — Se distingue de la précédente par ses côtes plus fines et plus nombreuses, 
lisses et dénuées des crénelures, qui caractérisent le L. plicata. 

Aj. loc. Parnes, coll. Bezançon. 

2 e section. Limatula, Wood, 1839. 

Coquille renflée, étroite, close, mince, plus ou moins oblique, 
ornée de côtes ou de stries rayonnantes, visibles surtout sur la partie 
dorsale; fossette ligamentaire largement ouverte. Type : L.subauri- 
culata, Mont. 

R. D. — Ce groupe se distingue de celui des Mantellum, Bolten (1798), par 
l'absence de bâillement du côté antérieur. 

9. — R. bulloides [Lamk.] (II, p. 69). E. M. 

Var. Lima distincta, Watelet, 1868, Bull. Soc. archêol. de Soissons, p. 151. 

R. D. — Le type de cette espèce, qu'on trouve à Grignon, a les côtes nombreuses, 
serrées, arrondies, effacées sur les côtés, traversées par des stries sublamelleuses 
qui laissent, vers les bords, des crénelures subarticulées et obtuses. Dans la variété 
qu'on trouve à Brasles et à Essômes, ces crénelures se changent en granulations, 
arrondies, écartées, et les côtes paraissent être moins nombreuses; je ne pense pas 
que ces différences très légères suffisent pour justifier la création d'une espèce, comme 
l'a proposé Watelet; c'est une variété locale de laquelle on passe au type par des 
individus intermédiaires, comme il en existe, même à Grignon. 

Aj. loc. Brasles, Essômes, var. distincta (pi. VIII, fig. 16-17). coll. de Laubrière. 



174 SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

10. — R. analoga [Watelet]. PL VIII, 18-19. E. I. 
{Bull. Soc. archéol. de Soissons, 1868, p. 150.) 

Coquille ovale, oblongue, très mince et très fragile, équilatérale, 
convexe, ornée de côtes rayonnantes, écartées, aiguës, séparées par 
des intervalles concaves où l'on aperçoit de très fines stries d'accrois- 
sement; bord cardinal étroit, bien taillé, portant une petite fossette 
dont le contour ne forme qu'une très légère saillie sur le bord car- 
dinal. Oreillettes médiocrement grandes, égales et lisses; bord palléal 
régulièrement crénelé par les côtes médianes, uni sur les côtés. 

Dim. Longueur, 6 mill. ; largeur, 4 mill. 

R. D. — Watelet a, non sans raison, séparé cette espèce du $. bulloidcs; elle 
s'en distingue par sa forme moins convexe, surtout par son ornementation composée 
de côtes aiguës, non arrondies, et de stries bien plus serrées, ne laissant pas de gra- 
nulations sur les côtes. 

Loc. Pierrefonds (fide Watelet); Saint-Etienne, coll. Cossmann ; Cuise, type 
figuré (pi. VIII, fig. 18-19), coll. de Boury. 

11. — R. Bernayi, nov. sp. PL VIII, fig. 22-23. E. M. 

R. testa minutissima, subelongata, subglobosa, costulis viginti œquîdistantibus , 
acutis, interstitiis lotis ac concavis separatis, striis incrementiremotis , obsolète 
subcrenatis ; umbone tumidulo, obtuso ; fossula cardinali minima; margine regu- 
lariter dentato. 

Petite coquille mince et translucide, assez allongée, globuleuse, 
ornée d'une vingtaine de côtes rayonnantes et carénées, régulièrement 
espacées, séparées par des intervalles beaucoup plus larges qu'elles et 
concaves, dans lesquels s'étagent des stries d'accroissement écartées, 
produisant sur les côtes quelques crénelures obsolètes ; crochet gonflé, 
obtus, placé parfaitement au milieu et dominant un bord cardinal 
étroit sur lequel se dessine une minuscule fossette ligamentaire, dont 
le contour inférieur ne fait presque pas de saillie à l'intérieur de Ja 
coquille. Bords régulièrement festonnés par la saillie des côtes qui 
forment, en creux, des cannelures sur la surface interne. 

Dim. Longueur, 2.75 mill.; largeur, 2 mill. 

R. D. — Il est impossible de rapporter cette espèce au R. bulloides ; elle est 
ornée de côtes bien plus saillantes, aiguës et moins nombreuses, qui n'existent sur 
aucune des variétés de cette espèce. 

Loc. Chaussy, une valve (pi. VIII, fig. 22-23), coll. Bernay. 

12. — R. temiis [Desh.J (II, p. 67, pi. LXXVIII, fig. 20-22). E. S. 

R. D. — On la reconnaît à ses vingt ou vingt-cinq côtes aiguës, séparées par de 
larges intervalles concaves et finement striés en travers ; en avant, ses côtes devien- 
nent bifides et se multiplient ; en arrière, au contraire, elles deviennent plus obso- 



MÉMOIRES . 175 

lotos et elles tendent à disparaître ; la fossette cardinale est plus largement ouverte 
que ne l'indique la figure et elle est limitée de chaque côté par un petit sillon dont 
il n'est pas fait mention dans le texte. 

Aj. loc. Chéry-Chartreuve, coll. de Laubrière ; le Fayel, coll. de Boury; Auvers, 
Valmondois, coll. Bernay. 

13. — R. Barreti [Morlet]. PI. VIII, fig. 11-13. E. S. 
Lima Barreti, Morlet, Journ. de Conchyl., 1885, p. 312. 

Coquille ovale, oblique, excavée et tronquée en arrière, dilatée et 
arrondie en avant; crochet pointu, peu saillant, oreillettes bien 
développées ; surface ornée de quarante à quarante-cinq côtes fili- 
formes, plus ou moins serrées, inégales, effacées du côté postérieur, 
articulées par de petites nodosités que produisent, en y passant, des 
stries d'accroissement peu régulières. Bord cardinal assez étendu, 
portant une fossette large et superficielle, dont le contour inférieur 
décrit une courbe en saillie sur la cavité du crochet. 

Dim. Longueur, 14 mill.; largeur, lOmill. 

R. D. — Plus oblique et plus excavée que la précédente, cette espèce s'en dis- 
tingue par le nombre de ses côtes crénelées, moins nombreuses cependant que ne 
l'écrit M. Morlet, qui en cite soixante dans sa diagnose latine ; elle se reconnaît aussi 
à ses stries d'accroissement moins régulières et à sa fossette ligamentaire moins 
ouverte. Peut-être n'est-ce cependant qu'une variété de la précédente ? 

Loti, Le Ruel, types figurés (pi. VIII, fig. 11-13), coll. Bernay; même localité, 
coll. Cossmann et de Boury; Crênes (fide Morlet) ; Marines, coll. Cossmann. 

14. — R. obliqua [Lamk.] (II, p. 68). E. M. 
R. D. — Cette espèce porte des côtes aiguës et simples, entre lesquelles s"intercale 

presque toujours une côte plus petite, également lisse ; toutes ces costules sont tra- 
versées par de fines stries d'accroissement, plus ou moins visibles. Elle est plus 
allongée que les deux précédentes et s'en distingue par son ornementation. Wood a 
séparé, sous le nom Lima soror, l'espèce de Barton que Morris rapportait au 
L. obliqua; elle me paraît cependant très voisine de l'espèce du calcaire grossier 
parisien, et ressemble moins au R. Barreti, qui, pour la même longueur, aurait 2 ou 
3 millimètres de largeur en plus. 

15. — R. Morlierei [Watelet]. PI. VIII, fig. 14-15. E. I. 
Lima Morlieri, Wat., Bull. Soc. archéol. de Soissons, 1868, p. 149. 

Coquille convexe, ovale, oblongue, inéquilatérale, oblique, dilatée 
en avant, rétréci e et tronquée en arrière; crochet pointu, assez 
saillant; surface ornée de fines costules, régulièrement écartées, peu 
saillantes, traversées par de fines stries d'accroissement; charnière 
étroite, excavée par une fossette ligamentaire deux fois aussi longue 
à la base qu'elle est haute au milieu, et rattachée sous les oreillettes 
par des contreforts sinueux qui sont séparés du bord supérieur par 
de petits sillons. 



17(5 SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

Dim. Longueur, 8 mill.; largeur, 5 mill. 

R. D. — Cette espèce a été séparée, avec raison, par Watelet, du R. obliqua; elle 
s'en distingue par ses côtes plus fines, plus régulières ; elle a le bord cardinal encore 
plus étroit, les contreforts de la fossette mieux dessinés sous les oreillettes. 

Loo. Cuise, types figurés (pi. VIII, fig. 14-15), coll. de Boury ; même localité, 
coll. Bezançon et Cossmann; Vic-sur-Aisne, coll. Bezançon ; Hondainville, coll. 
Baudon; Trosly-Breuil [fide Watelet). 
16. — R. dilatata [Lâmk.] (II, p. 68). E. M. 

R. D. — Sa forme large et aplatie, ses côtes obsolètes et écartées ne permettent 
de la confondre avec aucune des espèces précédentes. 

130 e genre. LIMEA, Brorîn, 1831. 

Coquille obliquement ovale, généralement convexe, ornée de côtes 
ou de stries rayonnantes, un peu bâillante en avant ; crochets proé- 
minents; oreillettes bien développées; aréa cardinale munie d'une 
fossette ligamentaire au centre et, de chaque côté, de plusieurs petites 
dents disposées sur une ligne courbe. Type : L. strigillata, Br. 

R. D. — Ce genre se distingue de la section des Limatula par sa charnière den- 

ticulée ; quelques auteurs pensent que ce caractère ne peut justifier que la création 

d'une section dans le grand genre Radula; mais cette section y serait tellement isolée 

qu'il est plus logique de l'ériger en genre. 

î. — L. eocaenica, de Laub. PI. VIII, fig. 20-21. E. M. 

(Bull. Soc. géol. de Fr., 1881, 3 e série, IX, p. 383, pi. VIII, fig. 7-8.) 

Petite coquille assez épaisse, ovale, oblique, peu globuleuse, 
arrondie en avant, subtronquée en arrière; crochet pointu, proémi- 
nent ; bord cardinal étroit et légèrement oblique, partagé à peu près 
également par une petite fossette, de chaque côté de laquelle se 
voient des dents sériales, quatre en arrière, deux en avant; ornemen- 
tation composée de dix-huit à vingt côtes épaisses, portant la trace 
d'écaillés obsolètes, séparées par des intervalles moins larges qu'elles, 
disparaissant sur le crochet, se répétant à l'intérieur de la coquille et 
crénelant le bord palléal. 

Dim. Longueur, 3 mill.; largeur, 2.5 mill. 

Loc. Essômes, une valve (pi. XVI, fig. 20-21), coll. de Laubrière. 
2. — L. tenuisculptata, nov. $p. PI. VIII, fig. 24-25. E. M. 

L. testa minuta, crassula, convexiuscula, bulloidea, ovata, extus costulis radian- 
tibus in medio ornata; cardine superne fossida mediana notato, utroque latere 
crenulato ; margine palliali valde dentato. 

Petite coquille épaisse, très convexe, bulloïde, ovale, à crochet 
saillant et gonflé, légèrement oblique ; surface extérieurement ornée 
de dix à douze grosses côtes dorsales, auxquelles succèdent, sur les 



MÉMOIRES 177 

côtés, des costules bien plus étroites et serrées; les côtes médianes, 
triangulaires, usées sur le sommet, séparées par de très larges inter- 
valles, sont armées, de chaque côté, de petites arêtes qui corres- 
pondent aux accroissements du test et qu'on n'aperçoit qu'avec un 
fort grossissement. Charnière composée d'une fossette ligamentaire 
placée tout à fait sous le crochet et d'une aire cardinale située dans 
un plan coupé à angle obtus avec celui de la fossette ; cette aire, très 
échancrée au milieu, est munie, de chaque côté, d'épaississements sur 
lesquels on compte, au microscope, six à huit crénelures verticales 
très serrées et peu régulières. Les côtes médianes produisent, sur le 
bord, de grosses crénelures. 

Dim. Longueur, 3mill.; largeur, 2 mill. 

R. D. — Bien moins oblique et beaucoup plus convexe que l'espèce précédente, 
celle-ci se rapprocherait plutôt, par sa forme, du Radula bulloidcs ; mais ses côtes 
semblables à celle d'une Janira et les crénelures de son aire cardinale la classent 
dans un autre genre. 

Loc. Fontenai, quatre valves (pi. VIII, fig. 24-25), coll. Bezançon. 



XXXV e famille. PECTIMD^E. 



131 e genre. CHLAMYS, Bolten, 1798. 

Coquille presque équivalve, à surface rayonnée ou striée, dépourvue 
de côtes internes; charnière obsolète presque symétrique. Le nom 
Pecten ayant été appliqué, dès 1553, d'une manière certaine, par 
Belon, aux espèces inéquivalves pour lesquelles on a fait depuis le 
genre Vola ou Janira, il y a lieu de classer, comme l'indique le 
D r Fischer, dans son Manuel, les espèces équivalves dans le genre 
Chlamys, Bolten. Type : Pecten islandicus, Chemn. 

l re section. Pseudamussium, Klein, 1753. 

Coquille circulaire, ayant les valves presque entièrement lisses, 
dénuées de côtes à l'intérieur; oreillettes inégales. Type : Pecten 
'pseudamussium, Lamk. 
1. — G. solea [Desb.] (Il, p. 72). E. M. 

Syn. Pecten solea, von Kœnen, 18G9, JJcber die tertiàrcerstein. von Kiew, p. 594. 
— Vinc, Ann. Soc. roi/, mal., 1875, X, p. 123, pi. IX, fig. 2. 

TOME XXII, 1S87 12 



178 SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

R. D. — Se distingue du Pecte/n corneus, J. Sow., fossile (*) de l'éocène d'Angle- 
terre et de Belgique, par sa forme plus bombée, par sa surface terne, dénuée de stries 
concentriques, par ses oreillettes inégales, l'antérieure plus détachée, dénuées du 
denticule pointu qui se dresse à chaque extrémité du bord cardinal dans le P. cor- 
neus ; enfin, notre espèce a l'impression musculaire placée bien plus haut que celle 
de l'espèce de Sowerby. En citant cette espèce dans le bruxellien, M. Vincent a fait 
remarquer une particularité qui permet de la séparer facilement du C. corneus et 
du C. nitidulus : c'est sa coloration constante d'un bleu ardoise. Cependant, il 
attribue au C. soïea des stries rayonnantes qui manquent dans l'espèce type du 
bassin de Paris, et je doute que ce soit la même coquille. Au contraire, son Pecten 
nitidulus ressemble davantage à notre C. soïea, mais s'en distingue par sa forme 
plus transverse, par son oreillette plus arrondie sur la valve gauche, avec une 
échancrure plus étroite, par les crêtes dont est ornée le bord supérieur et par 
quelques vagues rayons sur la surface. 

Aj. loc. Kiew (fide von Kœnen). 

2. — C. Mellevillei [d'Orb.] nom. mut. E. I. 
Syn. Pecten corneus, Mellev., 1843, Mém. sur les sables tert., p. 40, pi. III, 

fig. 11-12 (non Sow.). 

— Mellevillei, d'Orb., 1850, Prod., Il, p. 326, n° 527. 

— corneus, Mellev., 1855, Desc. géol. de la mont. deLaon, p. 12. 

— laudunensis, Desh., 1861, II, p. 73, pi. LXXIX, fig. 7-9. 

— Mellevillei, Chelot, 1885, Bull. Soc. géol. deFr., 3 e série, XIII, p. 199. 
R. D. — On la reconnaît aux stries divergentes, d'une extrême finesse, qui ornent 

les valves et dont Melleville n'a pas fait mention; on pourrait, à la rigueur, contester 
la rectification faite par M. Chelot, puisque l'auteur omet précisément de signaler le 
principal caractère distinctif de son espèce ; en outre, ainsi qu'on va le voir, ce n'est 
pas la seule espèce presque lisse qu'on rencontre dans les sables de Cuise. Cependant, 
comme Deshayes cite l'espèce de Melleville en synonymie du P. laudunensis, tout 
porte à penser qu'il a bien voulu désigner la même coquille, et en bonne foi, le nom 
antérieur, imposé par d'Orbigny, qui a rectifié l'erreur de Melleville, doit prévaloir 
sur celui que lui a donné Deshayes. 

Aj. loc. Saint-Gobain, coll. Cossmann. 

3. — C. corneola [Wood]. PI. VIII, fig. 26-27. E. I. 
Syn. Pecten corneus, var. corneolus, Wood, 1859, Foc. bivalv, p. 39, pi. IX, fig. la. 

Petite espèce foliacée, aplatie, ovale, un peu plus haute que large, 
lisse et luisante, ornée seulement de quelques stries lamelleuses et 
régulièrement écartées; oreillettes étroites, élevées, peu saillantes, 
dénuées de denticules à leurs extrémités; fossette cardinale tout à 
fait minuscule; cavité du crochet brune, région médiane blanche, 
surface des bords cornée. 

Dim. Hauteur, 7 mill.; largeur, 6 mill. 

(') Il y a aussi un Pecten corneus, G. B. Sow., espèce vivante du détroit de Magel- 
lan, pour laquelle M. de Gregorio a proposé, en 1883 (Naluralista Siciliano), le nom 
P. Jeffrey si. 



MÉMOIRES 



179 



R. D. — Dénuée des stries rayonnantes qui caractérisent le C. Mellemllei, plus 
haute et moins convexe que le C. solea, celle-ci se rapproche du C. cornea par ses 
stries lamelleuses et s'en distingue par sa forme plus haute et moins circulaire. Aussi 
je crois que l'on peut, sans hésitation, ériger en nom d'espèce le nom de variété que 
lui attribue Wood. 

Loc. Cuise, quatre valves (pi. VIII, fig. 26-27), coll. de Boury ; même localité, 
coll. Cossmann et Morlet. En Angleterre, Highgate (fide Wood). 

2 e section, Propeamussium, de Gregorio, 1883. 

Coquille ayant les valves minces, inégalement sculptées et char- 
gées de stries peu apparentes. Type : P. inœquisoulptus , Tiberi. 
4. — C. breviaurita [Desh.] (II, p. 74, pi. LXXIX, fig. 1-3). E. I. I. 

Syn. Pecten undulatus, de Ryckh. in Dew., Bull. Soc.géol. de Belg., VI, p. 156 

[non Nilsson). 

R. D. — On la reconnaît à ses côtes longitudinales, fines, légèrement onduleuses, 
arrondies et obsolètes, croisées, sur les côtés, de stries obliques, à son oreillette 
antérieure crénelée et bien détachée sur la valve droite. 

Aj. loc. En Belgique, Angres [fide Dewalque). 
*5. — C. Prestwiehi [Morris] (II, p. 75, pi. LXXIX, fig. 4-6). E. I. I. 

Syn. Pecten Prestwiehi, Wood, 1859, Eoc. bivalv., p. 42, pi. VIII, fig. 7. 

R. D. — Elle paraît se distinguer de la précédente par ses petites côtes plus 
écailleuses, plus écartées, se répétant à l'intérieur des valves, qui sont excessivement 
minces. Wood propose de réunir cette espèce à la précédente, qui est antérieure en 
date ; cependant, la figure qu'il en donne représente une coquille chargée de côtes 
tout à fait squamuleuses que l'on n'observe pas sur le C. breviaurita. Je crois donc, 
jusqu'à plus ample informé, qu'on peut laisser ces deux espèces distinctes. 
6. — C. Paueri [Frauscher]. Fig. A. E. M. 

Syn. Pecten Mïmsteri, Giimb., 1861, Geogn. beschr. d. Alp., p. 661 (non Goldf.). 
— Paueri, Frauscher, 1886, Tinter eoc. d. Nordalp., p. 67, pi. V, fig. 10. 

Belle coquille peu profonde, un peu 
plus large que haute, lisse vers le som- 
met, ornée, sur la valve droite, de fines 
lamelles concentriques, et sur les deux 
valves, d'un très grand nombre de stries 
rayonnantes, séparant des côtes plates 
et lisses, plus visibles sur les bords que 
sur la région centrale ; la valve gauche 
ne porte pas de lamelles. Oreillettes 
courtes, pareilles, ornées de côtes rayon- 
nantes et de stries concentriques. Fos- 
sette ligamentaire assez profonde. Large 
impression musculaire, presque centrale, rugueuse et profondément 




Fig. A. 



180 SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

imprimée sur la couche blanche et vernissée qui occupe toute la cavité 
médiane de la coquille. 

Dim. Largeur max., 67 mill.; hauteur, 62mill. 

R. D. — Il y a quelques différences légères entre l'aspect des trois individus du 
bassin de Paris, que je rapporte à cette espèce, et la figure qu'en donne le D 1 ' Frau- 
scher : notre coquille est un peu moins bombée et un peu plus ornée que celles des 
Alpes ; mais je ne crois pas que d'aussi faibles caractères suffisent pour créer une 
espèce distincte. 

Loc. Amblainville, une valve gauche (fig. A), coll. Morlet; Chaussy, deux valves 
recueillies par M. Stuer, la valve droite, coll. de Boury, la valve gauche (taille max.), 
coll. Bourdot. 

3 e section. Chlamys, sensu stricto. 

Coquille ornée de côtes rayonnantes, nombreuses et régulières, 
plus ou moins sculptées, lisse à l'intérieur. Type : Pecten islandicus, 
Chemn. 

Obs. — La détermination des Chlamys du bassin de Paris est 
hérissée de difficultés, d'abord parce que les types, établis dans le 
premier ouvrage de Deshayes, où ils étaient mal figurés, modifiés 
dans le second, où l'auteur ne les a pas fait dessiner de nouveau, sont 
difficiles à saisir; en outre, parce que certaines espèces sont caracté- 
risées par des détails d'ornementation qui ne se rencontrent que sur 
les individus d'une fraîcheur et d'une conservation exceptionnelles ; 
d'autre part, parce que les deux valves ne sont pas toujours ornées de 
la même manière; enfin, parce que les espèces sont elles-mêmes 
variables et se confondent quelquefois dans certaines formes inter- 
médiaires. Quoi qu'il en soit, à la suite d'une étude attentive des 
nombreux matériaux qui m'ont été communiqués, je crois être 
arrivé à un classement à peu près rationnel de ces coquilles. 
Pour que le lecteur puisse me suivre dans ces distinctions souvent 
subtiles, j'ai cru utile de faire figurer dans le texte le diagramme 
des détails grossis de l'ornementation de chacune des espèces énu- 
mérées. 

7. — C. mitis [Desh.] (II, p. 77). E. M. 

R. D. — Coquille plus haute que large, ornée de trente-cinq à quarante côtes 
étroites, anguleuses, presque tranchantes sur l'arête supérieure, séparées par des ; 
intervalles concaves, au fond desquels on distingue des stries lamelleuses et trans- 
verses qui se relèvent sur les côtes; oreillettes bien développées, l'antérieure de la 
valve droite profondément échancrée ; les côtes y persistent et s'y chargent de gra- 
nulations subépineuses. 



MÉMOIRES 



181 



Aj. loc. Fontenai, coll. Bezançon; Parnes (fig, B, coll. Bernay). 





B 



C 







8. — C. escharoides [Desh,] (II, p. 78, pi. LXXIX, fig. 12-14). E. M. 
R. D. — Coquille orbiculaire, ornée de vingt-trois à vingt-cinq côtes subangu- 
leuses, régulièrement écartées; ornementation delà valve gauche composée de fines 
lamelles descendant dans les interstices, courbées vers le bas sur le sommet des côtes, 
vers le haut sur les flancs de ces côtes, et se rejoignant au milieu par une sorte 
d'accent circonflexe plus ou moins apparent, selon les individus ; ornementation de la 
valve droite semblable, à cette différence près que les lamelles sont beaucoup plus 
saillantes sur le sommet de la côte que dans les intervalles, ce qui contribue à donner 
à cette valve un aspect différent de celui de l'autre valve ; les cellules escharoides que 
Deshayes signale sur les parties latérales des côtes sont rarement conservées ; je ne 
les ai vu s'étendre sur toute la surface que dans un seul individu de Chaussy, que 
m'a communiqué M. Bourdot, et sur quelques petites valves de Fontenai. 

Aj. loc. Chaussy, toutes les collections ; Fontenai, coll. Bezançon. Valve gauche 
(fig. C); valve droite (fig. D). 

9. — C. subornata [d'Orb.], nom. mut. E. M. 
Syn. Pecten Prevosti, Desh., II, p. 79. 

Obs. — Deshayes, n'admettant pas l'addition du préfixe sub, n'a 
pas accepté le changement de nom du Pecten ornatns, Desh. (1824), 
qui faisait double emploi avec une espèce de Lamarck (1819) ; le nom 
Prevosti, postérieur à subornatus, ne peut cependant être accepté, 
quand même ce dernier formerait un jeu de mots, d'ailleurs inadmis- 
sible, même en basse latinité. 

R. D. — Comme la précédente, elle est ornée de vingt à vingt-quatre côtes 
subanguleuses ; elle ne s'en distingue que par un seul caractère : les stries en forme 
d'arêtes, qui ornent les flancs de ces côtes et qui sont peu courbées, ne franchissent 
pas tout l'espace compris entre les côtes ; cet interstice est traversé par des lamelles 
plus écartées, à raison dune lamelle pour deux stries, ou à peu près. Il existe à 
Chaussy des valves sur lesquelles l'ornementation commence par être celle que je 
viens de décrire, puis le.s lamelles se transforment et prennent insensiblement une 



482 ' SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

disposition qui rappelle beaucoup plus celle du C. escharoides : ce dimorphisme 
méritait detre signalé, sans j ustifier cependant la création d'une variété distincte. 
Aj. loc. Essômes, coll. de Laubrière ; Ckaussy (fig. E), coll. Bernay. 

10. — C. multicarinata [Desh.] (II, p. 79). E. M. 
Pecten multicarinatus , Frauscher, 1886, Untereoc. d. Nordalp., p. 64. 

R. D. — Entre les vingt-quatre côtes principales, s'intercalent d'autres côtes plus 
petites, généralement subcarénées; cette division se fait sans régularité, à partir d'un 
certain diamètre, chacune des côtes principales donnant naissance à deux, trois ou 
quatre côtes secondaires, et d'autres côtes s'élevant dans les intervalles ; de fines 
écailles se relèvent sur l'angle de ces côtes, au passage des stries sublamelleuses et 
serrées qui ornent toute la surface de cette coquille. 

Aj. loc. Fontenai, coll. Bezançon; Chaussy (fig. F), coll. Bernay. 

11. — C. tripartita [Desh.] (II, p. 80). E. M.-E. S. 
Pecten tripartitus , Frauscher, 1886, Untereoc. d. Nordalp., p. 73. 

R. D. — Extrêmement voisine de la précédente, munie d'un nombre de côtes un 
peu plus considérable (vingt-cinq à trente) ; la division des côtes en trois parties se 
fait d'une manière un peu plus régulière et la côte médiane reste toujours plus élevée 
et plus épaisse que ses collatérales; quand la surface est bien conservée, ce sont les 
ondulations des lamelles qui accusent la subdivision des côtes ; entre les côtes prin- 
cipales, il n'y a, dans le type, presque jamais de côtes accessoires intercalées ; 
cependant certains individus portent des côtes intermédiaires et forment, par consé- 
quent, une transition avec l'espèce précédente. 

Aj. loc. Essômes, coll. Bezançon; le Guépelle (fig. G), coll. Bernay; le Fayel, 
coll. Chevallier. Dans les Alpes, le Righi, le mont Pilate. 

12. — C. operosa [Desh.] (II, p. 80, pi. LXXIX, fig. 10-11). E. M. 
R. D. — C'est encore une espèce très T .\oisine des deux précédentes : ses côtes 

principales et arrondies, au nombre de vingt-quatre, sont écartées ; entre elles, s inter- 
calent quelquefois une, quelquefois deux costules plus étroites ; des lamelles fines et 
serrées traversent toutes ces côtes sans y laisser d'écaillés saillantes. Je n'ai pu néan- 
moins considérer cette espèce comme une variété du C. multicarinata ou du 
C. tripartita, parce qu'elle procède également de ces deux espèces, sans avoir les 
côtes carénées de la première, ni les côtes tripartites de la seconde. C'est de Parnes 
seulement que j'ai vu une valve répondant exactement à la figure donnée par 
Deshayes ; je la prends pour type (fig. H). 

Aj. loc. Essômes, coll. Bezançon; Chaussy, coll. Bernay. 

13. — C. parisiensis [d'Orb.] (II, p. 81). E. M. 
Pecten parisiensis, Frauscher, 1886, Untereoc. d. Nordalp., p. 65. 

R. D. — Ornée de trente-six à trente-huit côtes, presque égales à leurs inter- 
stices, cette espèce est caractérisée par des lamelles saillantes, écartées et bien 
relevées, qui ornent ces côtes, tandis que les intervalles portent des stries lamel- 
leuses et transverses, beaucoup plus serrées, parfois partagées en deux courbures de 
sens inverse ; j'ai représenté cette disposition dans le diagramme (fig. I) grossi 
d'après un individu de Chaumont, de ma collection. Je rapporte à cette espèce un 



MÉMOIRES 



183 



individu do Chaussy, qui diffère du type par ses côtes moins nombreuses et plus 
écartées, mais dont l'ornementation est semblable. 

Aj. loc. Chaussy, var. coll. Bernay. En Bretagne, le Bois Gouët (fide Vasseur). 

14. — C. optata [Desh.] (II, p. 81, pi. LXXIX, fig. 18-20). E. M. 
B.D. — Ornée de trente à trente-quatre côtes, plus larges que leurs interstices, 

souvent bifides, entre lesquelles s'intercale généralement une costule plus petite, qui 
tend à remplir l'intervalle ; les lamelles, relevées comme celles de l'espèce précédente, 
sont beaucoup plus serrées, mieux ondulées et se prolongent dans les interstices 
avec un espacement égal. 

Aj. loc. Réquiécourt, coll. Bezançon; Chaussy, 32 mill. (fig. J), coll. Bernay; le 
Mont de Magny, près Gisors, coll. Chevallier. 

15. — C. infumata [Lamk.] (II, p. 82). E. M.-E. S. 

R. D. — Coquille un peu plus haute que large, ornée de trente à trente-quatre 
côtes arrondies, lisses au milieu, quelquefois écailleuses latéralement, séparées par 
des interstices à peine aussi larges qu'elles, dans lesquels s'intercalent une ou deux 
rangées de petites écailles très fines et très régulières. Cette espèce n'est pas la seule 
qui ait une couleur d'un brun noirâtre. Le type dont je reproduis l'ornementation 
(fig. K) vient de Grignon et fait partie de ma collection. 

Aj. loc. Chaussy, coll. Bernay; le Guépelle, coll. Bernay, Bezançon et Cossmann; 
le Ruel, coll. Cossmann et de Boury; Auvers, Valmondois, coll. Bernay; Marines, 
coll. Bezançon. En Bretagne, Cambon (fide Vasseur). 

16. — G. plebeia [Lamk.] (Il, p. 82). E. I.-E. M.-E. S. 
Pecten plebeius, Frauscher, 1886, Untereoc. d. Nordalp., p. 67. 






K 




R. D. — Ornée d'un nombre de côtes très variable (vingt à vingt-huit) ; ces côtes 
sont larges, aplaties, coupées carrément, lisses ou faiblement ornées, séparées par 
des intervalles, en général, plus étroits, dans lesquels prend naissance une costule 
intermédiaire et écailleuse ; les côtes principales sont faiblement striées, quelquefois 
un peu cannelées et même subdivisées, surtout dans les individus du calcaire 
grossier, qui sont moins roulés que ceux des sables moyens et qui présentent le 
nombre de côtes maximum ; au Guépelle, au contraire, on trouve des individus 
absolument lisses qui ont moins de vingt côtes. Quelles que soient les modifications 
de cette coquille commune, il y a un caractère invariable sur lequel on peut se guider 
pour la détermination, c'est la forme générale qui est étalée et toujours excavée du 
côté antérieur, sous l'oreillette. J'ai représenté (fig. L) les détails de l'ornementation, 
d'après un individu du Guépelle, venant de ma collection. L'espèce d'Angleterre, que 
Deshayes assimile à celle du bassin de Paris, en diffère, d'après Wood, qui la 



184 SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

rapporte au C. recondita, Sow.; en effet, l'individu de Selsey, que j'ai sous les yeux, 
a la forme plus haute, moins étalée, et je n'y vois pas de côtes intermédiaires. 

Aj. loc. Liancourt, sables de Cuise, coll. de Laubrière; le Ruel, le Fayel, coll. 
Bernay. Dans les Alpes, Kressenberg, le mont Pilate. 

17. — C. multistriata [Desh.] (II, p. 83). E. M. 

Pecten multistriatus, 1886, Frauscher, Untereoc. d. Nordalp., p. 65. 

R. D. — Espèce très rare, large comme la précédente, mais ornée de trente-cinq 
côtes saillantes, subanguleuses, finement striées, à peu près égales à leurs inter- 
stices ; ceux-ci sont dépourvus des rangées intermédiaires d'écaillés qui existent sur 
les deux espèces précédentes, mais il y a, en générai, une costule intercalée entre les 
côtes principales. Les stries descendent dans les interstices, avec des ondulations 
caractéristiques. On ne peut confondre cette espèce avec le C. mitis, qui a les côtes 
bien plus tranchantes, la forme plus élevée et moins orbiculaire. J'ai représenté 
cette ornementation (fig. M) d'après un individu de Chaumont, de ma collection. 

132 e genre. AMUSSIUM, Klein, 1753. 

Syn. Pleur onectia, Swainson, 1840. 

Coquille légèrement bâillante en avant et en arrière, presque orbi- 
culaire, déprimée, équilatérale, subéqui valve, lisse extérieurement, 
portant intérieurement des côtes rayonnantes qui ne plissent pas le 
bord central. Type : Pecten cristatus, Bronn. 
1. — A. squamula [Lamk.] (II, p. 74). E. I.-E. M. 

Syn. Pecten squamula, Wood, 1859, Eoc. bivalv., p. 44, pi. IX, fig. 6. 

R. D. — Petite espèce, en général, épaisse, ornée, à l'intérieur, de huit ou neuf 
côtes écartées et noyées dans l'épaisseur du test ; surface externe recouverte d'un 
épiderme terne. 

Aj. loc. Cuise, coll. Cossmann et de Boury. 



XXXVI e famille. SPONDYLIDJE. 



433 e genre. PLICATULA, Lamarck, 1801. 

Coquille irrégulière, inéquivalve, lisse, plissée ou écailleuse, sans 
oreillettes; fossette ligamentaire centrale, flanquée, de chaque côté, 
d'une fossette et d'une dent cardinales qui s'emboîtent et engrènent 
solidement, grâce aux crénelures dont les dents sont armées; impres- 
sion musculaire unique, rapprochée, en arrière, de la ligne palléale. 
Type : Spondijlus 'plicqtus, L. (== Ostreiim eleçtriniim, Rhumpb.), 



MÉMOIRES 485 

1. — P. squamula, Desh. (II, p. 85). E. M. 
Obs. — Je rapporte à cette espèce mal définie plusieurs individus 

bivalves, de Grignon, que m'a communiqués M ,ne Loustau et qui 
répondent, en partie, à la description donnée dans le premier ouvrage 
de Deshayes. La valve adhérente ou inférieure, mince et souvent 
trouée, prend l'aspect lisse ou la forme du corps auquel elle s'attache 
et son contour est orné de festons papyracés comme ceux des Chama, 
qui dépassent le contour de l'autre valve; celle-ci est orbiculaire, 
plus ou moins aplatie, selon la forme prise par la valve inférieure, 
et ornée d'un grand nombre de très fins sillons, onduleux et concen- 
triques, dont Deshayes n'a pas signalé l'existence ; charnière formant 
un angle très ouvert ; impression très écartée du bord ; large impres- 
sion musculaire occupant une notable partie de la surface interne. 

Aj. loc. Grignon, types figurés (pi. VIII, fig. 39), coll. de M me Loustau ; Cbaussy, 
coll, Bernay et Bezançon. 

2. — P. follis, Defr. (II, p. 86). B. I. I. 
R. D. — Facilement reconnaissable à sa forme épaisse, carrée, étagée à l'extérieur, 

munie d'une charnière rétrécie et peu ouverte ; les valves ne portent que de petits 
filaments rayonnants, fins et écartés ; quelques ondulations larges et peu régulières 
plissent les bords et remontent quelquefois jusqu'au crochet. 

3. — P. echinulata, Desh. (II, p. 86, pi. LXXX, fig. 8-10), E. M. 
R. D. — Elle est, en général, oblique, allongée, ornée de petites côtes écailleuses 

et granuleuses sur la valve inférieure, ayant les bords retroussés, mais non festonnés, 
la charnière étroite comme celle du P. follis et non ouverte ni circonflexe comme 
celle du P. squamula. 

Aj. loc. La Ferme de l'Orme, coll. Bezançon; Parnes, coll. de Boury et Cheval- 
lier; Chaumont, coll. Chevallier, Bernay, de Boury; Essômes, coll. de Laubrière. 

4. — P, intuscrenata, nov. sp. PL VIII, fig. 34-37. E. S. 
P. testa irregulari, sœpe prœlonga, profunda ac angusta, admodum subqua- 

drata et squamulœformi ; costulis radiantibus alternatis, subtiliter granulosis ; 
marginibus haud reflexis, subcrenatis; cardine lato; cicatricula ovata, laterali. 

Coquille irrégulière dans sa forme et sa profondeur, tantôt allon- 
gée, étroite, profonde et bossue, tantôt aplatie, subquadrangulaire 
et très mince ; surface brune ou noirâtre, invariablement ornée d'un 
grand nombre de petites côtes rapprochées, alternant généralement 
de grosseur, rendues granuleuses par l'intersection de petites stries 
d'accroissement et se changeant souvent en gros plis vers les bords. 
Bord pailéal intérieurement crénelé, à intervalles irréguliers, par de 
petites saillies pliciformes, subépineuses, dont l'aspect est tout à fait 
caractéristique. Charnière forte et large, dont les dents extrêmes ne 



186 SOCIÉTÉ ROYALE MALÀCOLOGIQUE DE BELGIQUE 

se rejoignent pas et conservent un écartement à peu près constant. 
Impression musculaire ovale, en hauteur ou en largeur, selon la 
forme que prend la coquille, placée latéralement vers la moitié de la 
hauteur. 

_ ( Valve longue : longueur, 17 mill.; largeur, 13 mill. 
( — large : — 19 — — 14 — 

R. D. — Cette espèce est' voisine de la précédente : on l'en distingue toutefois 
par son ornementation, composée de côtes plus fortes et plus accusées, et moins fine- 
ment granuleuses ; quant aux plis dont le bord est crénelé, ils ne sont pas spéciaux „ 
à notre espèce ; on les voit quelquefois sur le P. ecliinulata. 

Loc. Marines, types figurés (pi. VIII, fig. 36-37), C rênes (fig. 3435), coll. Bezan- 
çon; le Ruel, le Fayel, toutes les collections. 

5. — P. spondyloides, Desh. (II, p. 86, pi. LXXX, fig. 21-23). E. M. 

R. D. — On la reconnaît au talon triangulaire et spondyliforme qui surmonte sa 
charnière ; elle a, d'ailleurs, des côtes plus saillantes que les espèces précédentes et 
moins écartées que les suivantes. 

6. — P. parisiensis, Desh. (II, p. 87. pi. LXXX, fig. 5-7). E. M.-E. S. 

Syn. P. condylus, Desh., II, p. 88, pi. LXXX, fig. 11-13. 

R. D. — On la reconnaît à ses côtes peu nombreuses, arrondies, subanguleuses, 
bifurquées et traversées par des stries écailleuses. Deshayes a décrit sous le nom 
condylus des valves supérieures du P . parisiensis ; il m'est impossible de prendre 
pour une différence spécifique le nombre des côtes, qui est variable selon la taille de 
la coquille ; quant aux charnières des valves figurées, elles pourraient s'emboîter 
exactement l'une dans l'autre. Le P. filamentosa, Conrad, de l'Alabama, ressemble 
beaucoup à notre espèce, mais il a la charnière plus allongée et porte de petits fila- 
ments rayonnants, dans les interstices des côtes principales. 

Aj. loc. Essômes, coll. Bezançon; Chaussy, coll. Bernay; Auvers, un individu 
mesurant 50 millimètres sur 42, coll. Bernay ; Essômes, coll. de Laubrière. 

7. — P. Cossmanni, de Boury, mss. PI. VIII, fig. 32-33. E. I. 
P. testa ovata, palmulata, umbone acuto, superne producto ; costulis duodecim 

tuberculosis ac remotis, marginem palliaient undulantibus ; cardine elongàto, 
angusto; dentibus subtile crenatis et profunde insertis. 

Coquille ovale dans son ensemble, ayant un peu la forme d'une 
palme, par suite de la saillie caractéristique de son crochet, qui s'élève 
en pointe dans l'axe vertical de la coquille. Surface rugueuse, ornée 
d'une douzaine de rangées rayonnantes de tubercules, écartées, non 
bifurquées, se transformant, vers les bords, en côtes épineuses qui 
ondulent et festonnent le contour palléal. Charnière allongée et 
étroite, logée au fond de la saillie anguleuse du crochet; fossette 
médiane, encadrée de deux petites côtes minces; dents crénelées, 
étroites et saillantes comme deux crêtes. 






MÉMOIRES 187 

Dim. Largeur, 15 mill.; hauteur, 17.5 mill. 

R,. D. — Cette espèce ne peut être rapportée à la précédente, même à titre de 
variété; sa forme pointue en haut, ses épines obtuses, ses côtes non bifurquées sont 
autant de caractères qui l'en distinguent à première vue. M. de Boury a bien voulu 
me la dédier et j'ai conservé le nom qu'il lui avait attribué. 

Loc. Hérouval, une valve (pi. VIII, fig. 32-33), coll. de Boury. 

8. — P. elegans, Desh. (II, p. 88). E. M.-E. S. 
R. D. — On la reconnaît à sa forme étroite et allongée, peut-être due à ce que la 

coquille adhérait à des corps cylindriques; quelquefois elle est courbée comme YOstrea 
cubitus; la charnière est surmontée d'un petit talon plat, vulselliforme, qui se 
termine, au crochet, par une pointe aiguë ; il arrive souvent que la valve inférieure 
porte avec elle un fragment de valve supérieure emboîté dans sa charnière. 

Aj. loc. Chaussy, coll. Bernay ; le Ruel, coll. Bernay et de Boury. En Bretagne, 
le Bois-Gouët (fide Vasseur). 

9. — P. phymatophora (*), nov. sp. PI. VIII, fig. 40-41. E. M. 
P. testa ovata, minuta, depressiuscula, subœquivalvi ; costulis tubulîferis irregu- 

lariterque calcaratis y in valvula sinistra remotis, in vaïvula super iore numerosio- 
ribus; cardine angusto, late aperto, dentïbus valde divergentibus , obsolète striatis. 

Jolie coquille, de petite taille, à peu près ovale, discoïde et peu 
convexe, retroussée vers les bords, ayant les valves à peu près égales 
comme dimensions; surface ornée de costules rayonnantes, qui sont 
armées de petites tubulures subépineuses, nombreuses et parfois très 
rapprochées ; les côtes sont écartées, au nombre de huit à dix seule- 
ment, sur la valve gauche ou inférieure; sur la valve droite, au con- 
traire, elles sont beaucoup plus serrées, ce qui donne à cette valve un 
aspect tout à fait différent de l'autre ; au point qu'on serait tenté de 
la rapporter à une autre espèce, si l'on n'avait sous les yeux les deux 
valves soudées. Les tubulures sont disposées sur des lamelles 
d'accroissement irrégulières, elles dépassent le contour palléal, en 
produisant de petites saillies épineuses que l'on n'observe sur aucune 
des autres espèces du bassin de Paris ; la surface interne de la valve 
gauche est fortement ondulée et plissée par les côtes extérieures. 
Charnière assez étroite, largement ouverte en accent circonflexe; les 
dents sont très divergentes et faiblement striées dans le sens de leur 
hauteur verticale. L'impression musculaire, placée latéralement, est 
largement arrondie, bien circonscrite et d'une couleur un peu 
jaunâtre, qui se détache sur un fond blanc et terne. 

Dim. Largeur, 11 mill.; hauteur, 12 mill. 

R. D. — Cette espèce se distingue par ses côtes ornées de tubulures et par sa 

(<) $i>/a«, tubulure. 



188 SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

charnière très ouverte ; il ne me paraît pas possible de la rapporter au P. pari- 
siensis, ni au P. elegans, qui n'ont pas de tubulures et dont la charnière est moins 
circonflexe. 

Loc. Chaussy, trois individus, dont un bivalve (pi. VIII, fig. 9), coll. Cossmann; 
même localité (fig. 40-41), coll. Bernay. 

134 e genre. SPONDYLUS, Linné, 1758. 

Coquille irrégulière, inéquivalve, ornée de côtes rayonnantes épi- 
neuses ou foliacées; charnière comportant, sur chaque valve, deux 
dents saillantes et deux fossettes pour recevoir les dents de la valve 
opposée, surmontée d'une aire triangulaire sur laquelle est tracée la 
rainure du ligament et qui est beaucoup plus développée sur la valve 
inférieure que sur l'autre valve ; impression musculaire coupée en 
deux parties. Type : S. gœderopus, L. 

1. — S. radula, Lamk. (II, p. 90). E. M. 
S. radula, Frauscher, 1886, Untereoc. d. Nordalp., p. 47. 

R. D. — Valve supérieure ornée de côtes épineuses, écartées, entre lesquelles 
s'intercalent trois, cinq ou sept côtes intermédiaires et granuleuses, celle du milieu 
un peu plus forte que les costules latérales. Sur la valve inférieure, cette ornemen- 
tation est dérangée par des lamelles irrégulières et, en outre, par les traces que porte 
toute la partie de la surface par laquelle la coquille était adhérente ; les côtes princi- 
pales portent, vers le bord, des dards pointus, tandis que les costules intermédiaires 
se hérissent seulement d'épines très serrées. 

2. — S. rarispina, Desh. (II. p. 90). y E. M. 
Syn. S. rarispina, Wood, 1859, Eoc. bivalv., p. 51, pi. VIII, fig. 1. 

— Frauscher, 1886, Untereoc. d. Nordalp.,.^. 48, pi. V, fig. 3. 

R. D. — Cette espèce se distingue de la précédente par le petit nombre des écailles 
de ses côtes principales et par l'aspect lisse de ses costules intermédiaires ; j'ajoute 
qu'elle a une forme en général plus oblique, plus allongée et moins orbiculaire que 
le S. radula. La figure qu'en donne Wood représente un individu dont toutes les 
côtes sont granuleuses et qui, à part l'obliquité de sa forme, ressemblerait à l'espèce 
précédente. 

Aj. loc. En Belgique, Nil-Saint- Vincent, coll. Cossmann (legit M. Vincent). Dans 
les Alpes, Steinbach, Mattsee. 

3. — S. multistriatus, Desh. (II, p. 91). E. M.-E. S. 
S. multistriatus, Frauscher, 1886, Untereoc. d. Nordalp., p. 45. 

R. D. — Extrêmement voisine des deux précédentes : les individus roulés 
paraissent avoir toutes leurs côtes égales ; mais, quand la surface est bien conservée, 
on distingue des côtes principales subépineuses et, entre elles, trois costules intermé- 
diaires, celle du milieu plus saillante, ce qui leur çlonne l'aspect presque régulière- 
ment alterné, 



MÉMOIRES 189 

Aj. loc. Le Fayel, Anvers, toutes les collections; Valmondois, coll. Bernay; le 
Ruel, coll. de Boury et Bernay. 
*4. — S. demissus, Desh. (H, p. 91, pi. LXXX, fig. 24-27). E. I. 

R. D. — Je ne connais pas cette espèce, qui, d'après la figure, paraît se distinguer 
des précédentes par ses côtes plus écartées, par la petitesse du talon de sa valve infé- 
rieure et par la largeur de sa rainure ligamentaire. 

5. — S. Vaudini, Desh. (II, p. 92, pi. LXXX, fig. 14-20). E. I. 
R. D. — La figure représente un individu usé, dont toutes les côtes sont égales et 

lisses; les valves, bien conservées, portent, au contraire, un grand nombre de costules 
finement granuleuses ; les côtes principales, au nombre de huit, sont armées de 
quelques barbelures irrégulières ; entre elles s'intercalent sept côtes secondaires et, 
entre celles-ci, de petites costules encore plus fines; quelquefois, la côte secondaire du 
milieu prend la même importance que les côtes principales. Le bord supérieur est 
finement strié de petites crénelures perpendiculaires, comme il en existe, d'ailleurs, 
sur la valve inférieure du 5. r adula. 

Aj loc. Jaulzy, coll. Bezançon ; Hérouval, coll. de Boury. 

6. — S. granulosus, Desh. (II, p. 93). E. M. 
$. granulosus, Frauscher, 1886, Untereoc. d. Nordalp., p. 43. 

R. D. — Se distingue par sa surface treillissée et par sa charnière échancrée ; je 
crois utile de figurer (pi. VIII, fig. 38) cette espèce, qui était incomplètement carac- 
térisée dans le premier ouvrage de Deshayes. 

Aj. loo. Chaussy (pi. VIII, fig. 38), colJ. Bernay. 



XXXVII e famille. OSTREIDjE. 



135 e genre. OSTREA, sec. auct. 

l re section. Pycnodontà, Fischer von Waldheim, 1835. 

Valves lisses, sommet de la valve gauche recourbé, comme dans 
les Gryphœa, mais obtus. Type : 0. vesicularis , Lamk. 

1. — O. cymbiola, Desh. (II, p. 98). E. S. 
R. D. — On la reconnaît facilement à sa forme allongée et gryphoïde ; le sommet, 

assez aigu, est dévié vers la gauche. 
Aj. loc. Le Ruel, coll. Cossmann. 

2. — O. Defrancei, Desh. (II, p. 98). E. S. 
R. D. — Celle-ci a une forme beaucoup plus large et moins profonde que la 

précédente ; elle ressemble plus à YO. vesicularis, de la craie. 

3. — O. eversa, Mellev. (II, p. 99, pi. LXXXIV, fig. 5-8). E. I. I. 
O. eversa, Frauscher, 1886, Untereoc. d. Nordalp., p. 13, pi. I, fig. 1-7. 



190 SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOG1QUE DE BELGIQUE 

R. D, — Elle est remarquable parle prolongement canaliculé qui suit le contour 
nement du crochet et qui masque, en grande partie, la pointe. J'ai cependant un 
individu de Rilly auquel ce prolongement fait défaut, mais qui a bien la forme 
contournée des individus de Chàlons-sur-Vesle. Cette espèce est très voisine de 
Y Ostrea lateralis, Nilsson, et plusieurs auteurs ont cru y voir la trace d'un passage 
des formes crétacées aux formes de l'éoeène inférieur. 

Aj. loc. Dans les Alpes, Einsiedeln, Kressenberg. 

2 e section. Ostrea, sensu stricto. 

Les véritables Ostrea sont caractérisées par l'absence de côtes sur 
la valve supérieure; quant à la valve inférieure, elle est tantôt lisse, 
tantôt obscurément rayonnée, tantôt enfin marquée de côtes simples 
ou bifurquées, souvent crénelées. Type : 0. edtilis, L. 

4. — O. inaspecta, Desh. (II, p. 100, pi. LXXXIII, fig. 1-5). E. I. I. 
R. D. — Subtriangulaire, ayant le côté postérieur presque rectiligne, cette 

coquille ne s'attache que par une courte troncature du sommet : elle a néanmoins le 
crochet pointu, incliné en arrière, et la surface n'est pas toujours aussi régulièrement 
sillonnée que l'indique la figure donnée par Deshayes ; la variété des lignites, qui ne 
me paraît pas devoir être séparée du type de Chàlons-sur-Vesle, s'en distingue môme 
par quelques ondulations rayonnantes, indécises et irrégulières ; mais ce caractère 
ne me paraît pas suffisant pour justifier la création d'une espèce nouvelle. 
Aj. loc. Sinceny, Compiègne, dans les lignites, coll. Cossmann. 

5. — O. profunda (II, p. 101). E. M. 
R. D. — Etroite et profonde, cette espèce a le crochet incliné du côté postérieur 

comme l'espèce précédente ; mais elle est moins large et moins triangulaire ; la zone 
de contact de la valve supérieure sur la valve inférieure porte de petits plissements 
plus ou moins visibles. 

6. — O. resupinata, Desh. (II, p. 101, pi. LXXXIV, fig. 1-4). E. I. I* 
R, D. — Subtriangulaire comme YO. inaspecta, celle-ci s'en distingue 

souvent par la sinuosité de la suture de ses deux valves, l'inférieure se courbant 
pour pénétrer dans un lobe formé par l'excavation de la valve supérieure ; mais la 
plupart des individus ne présentent pas ce caractère, et on les reconnaît alors à leur 
forme étroite et à leur surface ligamentaire moins bien dessinée. 

7. — O. heteroclita, Defr. (II, p. 102). E. I. I. 
R. D. — Contrairement à ce qui a lieu dans l'espèce précédente, c'est ici, d'après 

Deshayes, la valve supérieure qui s'intléchit pour pénétrer dans une sinuosité 
excavée sur la valve inférieure ; toutefois, le caractère n'est pas constant, et beaucoup 
de valves supérieures, plates et allongées, pourraient se confondre avec celle de 
YO. sparnacensis; seule, la connaissance de la valve inférieure, régulière, profonde 
et lisse, permet de reconnaître cette espèeo avec quelque certitude. 

*8. — O. subplana, d'Orb. (TE, p. 102). E. S. 

R. D. — Elle paraît remarquable par la forme plate de sa valve inférieure, dont 
le contour ne porte que quelques petites crénelures, aux abords de la charnière. 



101 

A./. [.<><;. Houilles* coll. Bezançon. 

9. — O. dorsata, De h. (II, p. E. S. 
Syn. O. dorsata, Wood, 1859, /;v;. bivale., p. 20, pi. VI, fig 

R, D, — Espèce irrégulière, < ente dans 1'; l'axe 

tudinal, ayant la vi .rquée d rayonnai 

L'imp culaire i petite que celle de l'O. cucullarU 

plus droit. Cette espèce est représentée le premî 

plu Leurs figi Ique-un*;.. doivent 'V.:';, d'à] .. de la 

synonymie de \0. dorsata, telle que je la comprends : les figures 0-10 de la 
planche LIV représentent bien le type; mais les figures 0-11 de la planche LV, 
8-4 de la planche LI, représentent des O. cucullaris ; quant aux individus figui .. â 
la planche LXIV, figurés 1 -4, ce sont plutôt des O. hybrida. 

A.;, loo. Marines, le Ruel, toute:-; les collections: tranchée du chemin de fe] 
Méry, coll. Dollfus. Houilles, coll. Besançon. 

10. — O. Raincourti, Desh. ai, p. 103, pi. LXXXIII, fig. 10-1 1,. E. S. 
I:.. D. — [rrégulière, assez étroite, ayant le crochet très allonge et rejeté en 

arrière, cette espèce porte, sur sa valve iniérieure, des traces de pli- onduleux; 
mai . <x i plis n'ont pas la régularité que leur attribue la figure 10. 

A./, loo. Dravagny (Aisne), coll. de Laubriêre. 

11. — O. cucullaris, Lamk. (II, p. 104). E. S. 
Syn. O. lamellaris, Desh., II, p. 100. 

11. I). — Cette espèce est la plu.: répandue et la plus variable de celle:-; qu'on 
recueille dan.: le:-; sables movcni : sa forme est, en général, oblongue, le crochet est 
pointu, les bords ne sont pas crénelés et la «ralve supérieure est presque toujours 
ornée de stries rayonnantes; aussi je lui réunis l'O. ïamellaris, dont je n'ai jamais 
vu que la vulve supérieure et qui en est indûment séparé. Les figures du premier 
ouvrage de Deshayes donnent, d'ailleurs, lieu aux observations suivantes : le type 
est, selon moi, celui que représentent les figures 1-2 (pi. LVH), 0-7 (pi. LVIII), 
1 1-12 (pi. LIX); m individus figurés (pi. LVI, fig. 3-4) sont roulés, comme on 

les trouve eouyent à Auvers; lesindivii i figures 3-4 (pi. LX) sont bons, mais 

li :é , sur toute la longueur de leur vralve inférieure; fig. 3-4 /pi. XLIXj, individus 
mal conservés; fig. 7 (pi. LVII), agglomération déjeunes individus; enfin, les figures 
13-14 de la planche LIX se rapportent évidemment à YQstrea dorsata. 

12. — O. hybrida, Desh. (II, p. 105). E. S. 

R. I). — Celle-ci se distingue des variétés de la précédente par sa forme plus 
profonde, par son crochet plus court, surtout par les crénelures transverses qui 
garnissent le contour aux abords de la charnière et qui la séparent aussi de l'O. pro- 
funda, dont la forme est presque identique. 

13. — O. ludensis, Desh. (II, p. 107, pi. LXXXV, fig. 1-4). E. S. 
R. D. — Quoique la valve supérieure ressemble, par ses stries rayonnantes, à 

celle de l'O. cucullaris, celle-ci s'en distingue par sa forme étroite et surtout par les 
dimensions de sa surface ligamentaire, qui s'étale largement dans toute la région 
triangulaire qui forme le quart supérieur de chaque valve. 



192 SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUË DE BELGIQUE 

14. — O. cariosa, Desh. (II, p. 107). E. M. 
R. D. — La valve supérieure se reconnaît facilement, non seulement à cause de 

sa forme aplatie et des plissements transverses dont elle est ornée, dans la zone qui 
avoisine le crochet, mais surtout par la nature poreuse de son test ; quant à la valve 
inférieure, on la distingue deTO. profunda par son crochet encore plus incliné en 
arrière et par sa forme plus large. Deshayes cite cette espèce en Angleterre, d'après 
Morris, mais Wood n'en fait pas mention, même en synonymie, et il dit seulement, 
à propos de l'espèce suivante, que la citation est probablement due à une erreur de 
détermination. 
Aj. loc. En Bretagne, le Bois-Gouët {fide Vasseur). 

15. — O. gigantica, Solander(II, p. 108). E. M.-E. S. 
Syn. O. gigantea, Wood, 1859, Foc. bivalv., p. 23, pi. II. 

— von Kœnen, 1869, Ueber die tertiârverstem von Kieio, p. 593. 

— Frauscher, 1886, Untcreoc. d. Nordalp., p. 21. 

R. D. — Epaisse, de grande taille, munie d'une surface cardinale très large et 
très haute, au fond de laquelle se dessine une profonde rigole pour le ligament, cette 
rare espèce est, en outre, remarquable par les plissements frondiculés qui lui 
tiennent lieu de crénelures, près de la charnière ; l'impression musculaire est énorme 
et creusée dans le test. 

Aj. loc. Crènes, coll. Morlet. Kiew (fîdev. Kœnen). Dans les Alpes, Kressenberg. 

16. — O. rarilamella, Mellev. (II, p. 109, pi. LXXX et LXXXI). E. I. 
Syn. O. rarilamella y Mellev. Bull. Soc. géol. deFr., 2 e série, IX, p. 218. 

— Mellev., 1843, Mcm. sur les sables tert. infér., p. 42. 

— Frauscher, 1886, Untereoc. d. Nordalp., p. 28. 

R. D. — La valve inférieure est beaucoup plus mince, plus profonde que celle de 
YO. gigantica; elle s'en distingue aussi par les plissements onduleux de ses lamelles 
écartées ; quant à la valve supérieure, qui est aussi plus mince, elle a l'aire cardinale 
bien moins haute et le sillon ligamentaire plus large, moins profond. 

Aj. loc. Le Mont-de-Magny, coll. Cossmann. Dans les Alpes, Kressenberg. 

17. — O. sparnacensis, Defr. (Il, p. 111). E. I. I. 
R. D. — C'est une des espèces qu'il est le plus facile de reconnaître par sa forme 

mince et lamelleuse, étroite, à bords parallèles. La coquille de Woolwieh, que 
Deshayes cite comme appartenant à cette espèce, doit, d'après Wood, être rapportée 
à YO. tenera, Sow. Cependant la figure I de la planche VI (Foc. bivalv.) représente 
une coquille dont la forme est identique à celle de nos individus de Sinceny et qui ne 
s'en distingue que par ses striés rayonnantes fines et serrées. 

18. — O. angusta, Desh. (II, p. 112). E. I. 

R. D. — Etroite et triangulaire, la valve inférieure porte quelques vagues plis- 
sements ; charnière haute, bords dénués de crénelures. Plusieurs auteurs ont réuni 
cette espèce à la précédente, à laquelle elle ressemble beaucoup ; quelques individus 
pourraient, en effet, donner lieu à des hésitations ; cependant celle-ci est toujours 
plus triangulaire et porte des plis obsolètes qui manquent à l'espèce des lignites. 

19. — O. mutabilis, Desh. (II, p. 112). E. M. 
R. D. — Espèce de petite taille, extrêmement variable, selon la forme du corps 



MÉMOIRES 193 

auquel elle se fixait, en général étroite, marquée de très fines stries sur la valve 
supérieure, munie d'un crochet aigu et ayant l'impression musculaire placée très bas, 
latéralement, du côté postérieur. 

Aj. loc. Septeuil, commune. En Bretagne, le Bois-Gouët [Jide Vasseur). 

20. — O. subpunctata, d'Orb. (II, p. 112, pi. LXXXIII, fig. 6-9). E. I. I. 
R. D. — Etroite et allongée, marquée de plis obsolètes et rayonnants, sur la valve 

inférieure, tandis que la surface interne porte de fines ponctuations, cette espèce a 
une surface cardinale disposée comme le talon d'un Spondylus dont on aurait 
supprimé les dents ; l'impression musculaire est ovale et tout à fait marginale ; enfin, 
quelques crénelures écartées existent près de la charnière. 

21. — O. gryphina, Desh. (II, p. 113). E. S. 
Syn. 0. inflata, Desh., II, p. 114. 

R. D. — Se distingue par sa forme profonde et par les gros plis écartés dont sa 
surface est ornée, mais qui s'effacent souvent vers les bords, quand la coquille est 
adulte. Cette espèce est citée par Deshayes, en Angleterre, d'après Morris ; cependant 
Wood ne fait mention, dans YEocene bivalvia, que de YO. inflata, avec un point de 
doute, et la figure qu'il en donne représente tout autre chose, de sorte que je ne 
reproduis pas cette synonymie, qui me paraît inexacte. Je réunis, d'ailleurs, 
YO. inflata à YO. gryphina, comme l'a proposé d'Orbigny : les différences qu'indique 
Deshayes sont trop légères et trop peu constantes pour séparer ces espèces. 

Aj. loc. Le Ruel, coll. Morlet. En Belgique, Dieghem, coll. Cossmann (legit 
M. Vincent). 

22. — O. Cossmanni, Dollf., mss., nom. mut. E. S. 
Syn. 0. plicata, Defr., in Desh. II, p. 115 [non Chama plicata, Soland.). 

— Frauscher, 1886, JJntereoc. d. Nordalp., p. 27. 

Obs. — Le nom de cette espèce ne peut être conservé : il existait 
déjà, avant la création de l'espèce de Defrance, un Chama plicata, 
Soland., qui n'est autre que YO. fiabellula. M. Dollfus, qui m'a fait 
remarquer ce double emploi et qui l'avait déjà corrigé dans ses notes, 
a bien voulu me dédier l'espèce qu'il s'agissait de baptiser à nouveau. 

R. D. — Cette espèce se reconnaît à ses plis nombreux, non bifurques, finement 
striés en travers ; ses bords sont marqués de crénelures plus rapprochées que celles 
de YO. élegans. 

Aj. loc. Méry, tranchée du chemin de fer, coll. Dollfus. En Suisse, Einsiedeln. 

23. — O. radiosa, Desh. (II, p. 116). E. M.-E. S. 
R. D. — Marquée de gros plis obsolètes, arrondis, non bifurques, munie d'un 

fort crochet qui se prolonge en avant, cette espèce se reconnaît encore à la forme 
transversale de son impression musculaire ; j'y rapporte deux valves usées, d'Acy-en- 
Multien, qu'il m'est impossible de classer dans YO. gryphina ou de rapporter à 
l'espèce précédente. Si cette assimilation douteuse est exacte, l'espèce a une durée 
plus longue que ne l'indique Deshayes. 

Aj. loc. Acy, coll. Cossmann; Crènes, coll. Morlet; Chaumont, coll. Cossmann.. 
tome xxn, 1887 13 



194 SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

24. — O. elegans, Desh. (II, p. 116). E. M. 

Syn. O. élegans, Wood, 1859, Eoc. bivalv., p. 21. 

R. D. — Espèce caractérisée par ses plis anguleux, par sa surface cardinale trian- 
gulaire, sur laquelle le sillon ligamentaire ne se dessine que d'une manière obsolète et 
indécise, par les fortes crénelures dont son contour est orné et par les fines stries 
qui couvrent sa valve supérieure. 
*25. — O. suessoniensis, Desh. (II, p. 116, pi. LXXXIV, fig. 13-14). E. I. 

R. D. — Voisine de la précédente, celle-ci a une grande épaisseur, la région du 
crochet plus large, le sillon ligamentaire mieux marqué, les plis un peu moins 
anguleux. Elle est extrêmement rare. 

26. — O. extensa, Desh. (II, p. 117). E. S. 
Syn. O. marginidentata, Wood, 1859, Eoc. bivalv., p. 27, pi. V, fig. 2. 

R. D. — Deshayes a probablement confondu la valve supérieure de cette espèce 
avec celle de YO.gigantica, dont les bords sont lisses ; YO. extensa, ainsi que l'indique 
la valve inférieure, porte, au contraire, de fortes crénelures en arcades, qui sont 
bien reproduites sur la figure de YO. marginidentata, dans l'ouvrage de Wood ; cette 
espèce anglaise n'a probablement été séparée par Wood qu'à cause de la défectuosité 
de la figure du premier ouvrage de Deshayes, car il rapproche son espèce de notre 
O. extensa. C'est une coquille épaisse, de grande taille, généralement adhérente par 
la plus grande partie de la surface de sa valve inférieure, qui ne laisse voir que 
quelques plis vers les bords ; quand la valve n'a exceptionnellement qu'une petite 
surface d'adhérence, les plis sont serrés et anguleux comme ceux de YO. elegans ; 
surface cardinale étroite, étendue dans le sens transversal, striée verticalement; 
aire ligamentaire mal définie ; larges crénelures marginales, formées de festons ou 
plutôt d'arcades que séparent de petits plis minces et pinces. 

Aj. loc. Ducy, coll. Cossmann. Bracklesham (fide Wood). 

27. — O. bellovacensis, Lamk., em. (II, p. 117). E. I. I. 
Syn. O. plicatella, Desh., II, p. 123. 

O. bellovacina, Wood, 1859, Eoc. biv., p. 17, pi. III, fig. 1, pi. VII, fig. 3. 

R. D. — Valve inférieure profonde, arrondie, irrégulièrement festonnée; valve 

supérieure plate, ornée de stries lamelleuses. Je lui réunis YO. plicatella, dont le 

gisement est incertain et qui ne s'en distingue que par des caractères peu sérieux. 

28. — O. multicostata, Desh. (II, p. 118). E. I. 

Syn. O. multicostata, Wood, 1859, Eoc. bivalv., p. 28, pi. VI, fig. 3. 
— Frauscher, 1886, Untereoc. d. Nordalp., p. 26. 

R. D. — Elle se distingue par sa forme droite et allongée, par les côtes serrées, 
rugueuses et bifurquées de sa valve inférieure, par sa surface cardinale très élevée, 
marquée d'une rigole ligamentaire étroite et bien creusée. Elle est beaucoup moins 
épaisse et a les côtes beaucoup plus serrées que YO. suessoniensis. La coquille de 
Bracklesham a la plus grande ressemblance avec notre espèce de Cuise. 

Aj. loc. Bracklesham (fide Wood). 

29. — O. cymbula, Lamk. (II, p. 119). E. M. 
Syn. O. cymbula, Dufour, 1881, Et. des foss. des sables èoe, p. 42. 

— Frauscher, 1886, Unter. d. Nordalp., p. 24, pi. III, fig. 2-3. 







MÉMOIRES 195 

R. D. — On la reconnaît à sa valve supérieure profonde, marquée de plis épais, 
rarement divergents; la valve supérieure n'a pas les crénelures de YO. elegans, ni 
les lamelles écartées de YO. plicata, Sol. Il existe, en Belgique et en Angleterre, une 
espèce voisine de celle-ci, mais plus voisine encore de la précédente, que Wood a 
nommée 0. cymbuloides : elle a les côtes plus serrées, mieux bifurquées. 

30. — O. submissa, Desh. (II, p. 120, pi, LXXXIV, fig. 9-12). 

E. I. I.-E. I.-E. M. 

R. D. — On la distingue aisément de YO. multicostata par sa surface cardinale 
plus petite, par ses côtes plus obsolètes, par sa forme de haricot et par les crénelures 
du contour de sa valve supérieure. 

Aj. loc. En Belgique, Renaix, Gand, coll. Cossmann (legit M.Vincent). 

31. — O. plicata, Soland., nom. mut. E. M. 
Syn. Chama plicata, Soland., in Brand., 1766, Foss. haut, pi. VIII, fig. 84-85. 

Ostrea flabellula, Lamk., 1806, Ami. de Mus., VIII, p. 104, pi. XX, fig. 3. 

— — Desh., 1825, Coq. foss. des env. de Paris, p. 366, 

pi. LXIII, fig. 5-7. 

— — Desh., 1860, An. sans vert., II, p. 120. 

— — Wood, 1859-61, Eoc. bivalv., p. 21, pi. III, fig. 4. 

— — von Kœnen, 1869, Ueber die tertiâr. von Kievo, p. 593. 

— — Frauscher, 1886, Unter. d.Nordalp., p. 25, pi. III, fig. 1. 

Obs. — Le nom que Lamarck a donné à cette espèce ne peut être 
conservé, quelque habitude que l'on ait de l'employer; cette der- 
nière considération, qui a retenu Wood, ne doit pas empêcher de faire 
la rectification et de restituer à l'espèce le nom plicata que lui a 
attribué Solander. 

R. D. — Pour la distinguer de YO. cymbula, on a d'abord la valve supérieure, qui 
porte des plis lamelleux et écartés, entre lesquels la surface est luisante; à défaut de 
ce caractère, on reconnaît la valve inférieure à sa forme coudée, à ses plis plus 
anguleux, plus nombreux et plus régulièrement bifurques. Si l'on se reporte aux 
figures du premier ouvrage de Deshayes, on remarque que les figures 7-8 (pi. LV) 
représentent un individu étroit, bien peu semblable au type de Solander; en outre, 
le renvoi de la planche LVIII (fig. 3) est inexact, c'est XLVIII qu'il faut lire et, 
d'ailleurs, l'individu dessiné est indéterminable. 

Aj. loc. Kiew, Budzak (fide von Kœnen). Dans les Alpes, Kressenberg. 

32. — O. cubitus, Desh. (II, p. 122). E. S. 

R. D. — C'est la plus allongée et la plus, courbée de toutes les espèces de ce groupe; 
elle a la forme de certaines Alectryonia; mais elle ne peut être classée dans cette 
section, puisque sa valve supérieure est dénuée des plis qui ornent la valve infé- 
rieure; les Alectryonia ont les deux valves plissées. 

33. — O. uncinata, Lamk. (II, p. 123). E. M.. 
O. uncinata, Frauscher, 1886, TJntereoc. d. Nordalp., p. 20, pi. VI, fig. 1. 

R. D. — Singulière espèce, caractérisée par l'échancrure postérieure que portent 
ses deux valves sur le bord supérieur, en arrière du crochet ; l'impression musculaire 



196 SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

/ 

circulaire et la largeur du sillon ligamentaire, qui ouvre presque toute letendue de 
l'aire cardinale, pourraient justifier la création d'une section pour cette espèce. 

Aj. loc. En Belgique, Dieghem, coll.. Cossmann (legit M.Vincent). 



XXXVIII e famille. ANOMUDM. 



136 e genre. AN0M1A, Linné, 1767. 

Coquille inéquivalve, dénuée de dents, fixée par un byssus, sou- 
vent nacrée à l'intérieur ; valve inférieure ou gauche, munie de trois 
impressions musculaires centrales, pour l'adducteur des valves et 
pour ceux du byssus, et d'une quatrième impression cardinale, peu 
visible, formée par l'adducteur supérieur du byssus (Fischer) ; valve 
supérieure munie d'une échancrure cardinale et d'une seule impres- 
sion musculaire, celle de l'adducteur des valves. 

1. — A. tenuistriata, Desh. (II, p. 131). E. M.-E. S. 
Syn. A. tenuistriata, W ood, 1859, Eoc. bivalv., p. 13, pi. IX, fig. 1 (exparte). 

— Dufour, 1881, Et. des foss. des sables éoc, p. 42. 

— Frauscher, 1886, Tinter, d. Nordalp., p. 34, pi. III, fig. 10. 
R. D. — On la reconnaît, quand elle est adulte, aux stries rayonnantes fines et 

serrées de sa surface. Je ne crois pas que la coquille (fig. le) ornée de côtes rayon- 
nantes, qu'a figurée Wood, puisse être rapportée à cette espèce. 

2. — A. primœva, Desh. (II, p. 132, pi. LXXXV, fig, 10-12). E. I. 
R. D. — Elle se distingue par sa forme globuleuse, par son crochet gonflé et 

recourbé en saillie au-dessus du bord cardinal; en outre, il n'y a pas une grande 
disproportion entre les deux impressions inférieures et l'impression supérieure. 

3. — A. Gasanovei, Desh. (II, p. 133, pi. LXXXV, fig. 5-9). E. I. I. 
R. D. — L'épaisseur du test de cette coquille, les ondulations obsolètes dont elle 

/ est ornée à l'extérieur, son bord cardinal calleux, ses deux impressions inférieures 
soudées ensemble, la distinguent aisément des précédentes. 

4. — A. psamatheis, Bayan., nom. mut. E. S. 
Syn. A.pellucida, Desh., II, 134, pi. LXXXV, fig. 13-15. 

R. D. — Les impressions musculaires inférieures, qui sont allongées et parallèles, 
ressemblent à celles de l'A. tenuistriata; mais elle est toujours plus petite, plus 
globuleuse et dénuée de stries longitudinales ; dans la cavité du crochet, on aperçoit 
d'abord la lame d'attache du ligament, puis au-dessous la quatrième impression 
musculaire, celle du byssus, qui est ronde et toute petite. 

5. — A. rugOSUla, Desh., cm. (II, p. 134, pi. LXXXV, fig. 16-18). E. M. 

Obs. — Le texte porte rugulosa, par erreur d'impression. 



MÉMOIRES 197 

R. D. — Elle a généralement une forme transverse, enroulée sur elle-même; le 
bord cardinal porte, en arrière d'un crochet petit et peu saillant, une rainure carac- 
téristique; enfin, l'impression supérieure est démesurément grande, comparativement 
aux deux petites cicatrices contiguës qui représentent les impressions inférieures ; au 
fond de la cavité du crochet, on distingue, non sans peine, la lame ligamentaire, et 
derrière elle, une petite impression d'adducteur de byssus, avant la grosseur d'une 
tête d'épingle; la surface est tout à fait terne, obscurément granuleuse. 

Aj. loc. Chaussy, commune; Essômes, coll. de Laubrière. 

6. — A. planulata, Desh. (II, p. 135, pi. LXXXV, fig. 22-23). 

E. I.-E. M.-E. S. 

R. D. — Cette espèce aplatie se distingue de L'A. tenuistriata, d'abord par sa 
surface lisse, mais surtout par la saillie, en forme de cornet, de la lame d'attache du 
ligament ; les trois impressions sont peu inégales. 

Aj. loc. Saint-Gobain, coll. Cossmann; Essômes, coll. de Laubrière. Dans la 
Manche, Haute ville, coll. Cossmann (legit M. de Morgan). 
*7. — A. echinulata, Desh. (II, p. 135, pi. LXXXV, fig. 19-22). E. S. 

R. D. — Caractérisée pas ses côtes onduleuses, écailleuses et dichotomes, qui 
donnent à la surface interne l'aspect cannelé. 

Aj. loc. Valmondois, coll. Bezançon. 

8. — A. vulsellata, Desh. (II, p. 136, pi. LXXXV, fig. 24-26). E. M. 
R. D. — Sa forme allongée, son bord cardinal échancré pour l'insertion du liga- 
ment, l'écartement de ses impressions inférieures, entre lesquelles il y a une distance 
au moins égale à leur diamètre, ne permettent pas de la confondre avec les autres. 

Aj. loc. Montmirail, coll. de Laubrière. 

9. — A. hinnitoides, nov. sp. PI. VIII, fig. 28-29. E. M. 
A. testa tenui, infumata, orbiculari, globulosa, umbone parum prominulo, 

costulis viginti obsoletis, subrotimdatis ; cicatriculis in albida testée parte sitis; 
inferioribus œqualibus, ovalibus. 

Coquille mince, d'une couleur brun foncé, globuleuse, orbiculaire, 
ayant le crochet à peine saillant, extérieurement ornée d'environ vingt 
côtes obsolètes, arrondies, séparées par des sillons étroits. Impres- 
sions musculaires gravées d'une manière indécise sur une partie plus 
épaisse et très blanche du test intérieur; impressions inférieures 
ovales, petites, égales, séparées par une côte bien visible; quant à 
l'impression supérieure, on ne l'aperçoit pas distinctement; sous le 
crochet, il existe une petite côte oblique pour l'insertion du ligament. 

Dim. Diamètre, 7 mill. 

R. D. — Il existe en Angleterre (in Wood, pi. IX, fig. le) une Anomia qui porte, 
comme la nôtre, des côtes rayonnantes ; Wood pense que c'est un A. tenuistriata sur 
lequel seraient imprimées des côtes de Pecten; je ne saisis pas comment un Pecten aplati 
pourrait laisser son empreinte sur la surface globuleuse d'une A.nomia ; quoi qu'il en 
soit, l'ornementation de notre espèce parisienne, dont on peut rapprocher la coquille 



198 SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE . DE BELGIQUE 

anglaise, n'est certainement pas due â une cause accidentelle et lui donne un faciès 
caractéristique. 

Loc. Chaumont, une valve (pi. VIII, fig. 28-29), coll. de Boury. 

137 e genre. SEMIPLICATULA, Deshayes, em. 1861. 

Syn. Placuna, Desh., II, p. 129 {non Brug.). 
Hemiplicatula, Desh., II, p. 128. 

Coquille ovale, arrondie, comprimée, subéquivalve ; bord cardinal 
muni de deux lames divergentes sur chaque valve ; les lames de la 
valve droite adaptées entre celles de la valve gauche, qui sont moins 
élevées et munies d'une petite fossette intermédiaire; cartilage 
attaché, comme celui des Placuna, aux côtés des lames cardinales, 
tandis que celui des Plicatula est inséré dans une fossette médiane ; 
impression musculaire subcentrale. Type : Placuna solida , Desh. 

R. D. — En plaçant cette espèce dans le genre Placuna, Deshayes ne se dissi- 
mulait pas qu'elle n'y ressemblait qu'imparfaitement, puisqu'il a même proposé pour 
elle le nom Hemipïicatula, amendé depuis par M. Fischer (1886). Par la position du 
ligament, ce genre est mieux à sa place auprès des Anomia que près des Plicatula, 
où on serait tenté de le classer, à cause de sa charnière et de l'épaisseur de son test. 

1. — S. solida, Desh. (II, p. 129, pi. LXXX, fig. 1-6). E. I. 

Obs. — Cette coquille n'est pas rare à Hérouval : je possède un 
individu bivalve qui n'a presque pas plus d'épaisseur qu'une seule 
valve. 

138 e genre. SAINTIA| de Raincourt, 1877. 

Coquille orbiculaire, déprimée, sans ornements extérieurs, peut- 
être fixée par une valve, nacrée intérieurement ; charnière munie de 
deux lames bifides, partant du crochet et divergentes; une dent très 
mince est placée entre ces deux lames ; impression musculaire assez 
grande, circulaire, excentrique. Type : S. Munieri, de Raine. 

R. D. — Ce genre a une charnière bien distincte de celle du genre précédent ; rien 

ne prouve que le cartilage ait été attaché aux côtés des lames cardinales, de sorte 

que le classement des Saintia est encore plus incertain que celui des Semiplicatula. 

1. — S. Munieri, de Raine. PI. VIII, 30-31. E. I. 

{Bull. Soc. gêol. de Fr., 1877, 3 e série, V, p. 329, pi. IV, fig. 9.) 

Obs. — Ce genre n'est connu que par la seule valve recueillie par 
l'abbé Saint; il est étrange qu'on n'en ait pas retrouvé d'autre à 
Hérouval, malgré les consciencieuses recherches de tant d'amateurs. 

Dim. Longueur, lOmill.; largeur, 12 mill. 

Loc. Hérouval, figure (pi. VIII, fig. 30-31), coll. de Boury. 



ADDENDA ET CORRIGENDA 



I 

Le retard apporté à la publication de ce second fascicule, dont le 
manuscrit était terminé depuis cinq mois, m'oblige à tenir compte 
de l'apparition du onzième et dernier fascicule du Manuel de Conchy- 
liologie de M. le D r Fischer, livré à la publicité, à la date du 
15 juin 1887. 

Voici les rectifications à faire au sujet des genres que contenait 
le premier fascicule de ce catalogue, mis en vente le 27 octobre 1886 : 

1° Le nom de genre Scutigera, Desh., proposé pour le Pholas scutata, ne peut 
être conservé, parce qu'il était déjà employé dès 1803 par Latreille, en entomologie : 
M. Fischer propose à la place Aspidopholas , Fischer, 1887, comme sous-genre des 
Martesia ; 

2° Le Martesia xylophagina [Desh.] devient, pour M. Fischer, le type d'une 
section du genre Turnus, Gabb, 1864, à laquelle il donne le nom Heteropliolas ; 
je ferai seulement observer que cette section serait mieux à sa place dans le genre 
Martesia; car j'ai maintenant une valve de H. xylopliagina, venant de Chenay, et 
je lui trouve une grande ressemblance avec le M. proxima; elle ne s'en distingue 
guère que par son ornementation plus grossière ; 

3° Le Panopœa margaritacea, Desh., devient le type de la section Argyromya, 
Fischer, 1887, du genre Arcomya, Agassiz. Il ne m'avait pas échappé que cette 
singulière espèce différait complètement des véritables Panopœa et ce nouveau 
classement paraît heureusement choisi ; 

4° Le genre Neœra, Gray, 1834 {non Robineau-Desvoidy, 1830), doit être changé 
en Cuspidaria, Nardo, 1840; 

5° Pour les Corbula du groupe de la C. gaïlica, que je rapportais à tort au 
genre Azara, d'Orb., 1839 (= JErodona, Daudin, 1802), M. Fischer propose une 
section nouvelle : Bicorbula, Fischer, 1887; 

6° Le genre Solecurtus est amendé en Solenocurtus ; 



200 SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQLE DE BELGIQUE 

7° Les espèces de 1 eocène parisien attribuées au genre Pisidium sont des Sphce- 
rium delà section Eupera, Bourguignat, 1854; 

8° Le nom Cytherea, Lamk. (in Roissy, 1805, non Bolten, 1798), doit être rem- 
placé par Meretrix, Lamk., 1799; 

9° A la page 1076 de son Manuel, M. Fischer, modifiant l'opinion qu'il avait 
émise dans une note, publiée dans le numéro de juillet 1886 du Journal de Con- 
chyliologie, classe comme sous-genres du genre Basterotia, Mayer, les Anisodonta 
et les Fulcrella; il y a, en effet, la plus grande ressemblance entre la charnière de 
l'A. oorbonica et celle du Fulcrella Forbesi, par exemple; la préférence doit, d'ail- 
leurs, être donnée au nom créé par Mayer sur le nom Eucharis, Recluz, qui est 
cependant antérieur, mais qui avait déjà été employé par Latreille, en 1804; 

10° A la place du genre Divaricardium, synonyme postérieur de Lyrocardium, 
Meek, 1876, et de Amphicardium, von Martens, 1880, M. Fischer rétablit le nom 
Discors qui avait été indiqué par Deshayes, sans que cet auteur lui attribuât la 
valeur d'un genre. En même temps, pour les Cardium du groupe du C. semiasperum , 
que j'ai classés avec les Protocardia, M. Fischer adopte le genre, ou plutôt la 
section Nemocardium, Meek, 1876 ; 

11° Le genre Anomala, Desh., 1860 (non Schmidt, 1832), doit changer de nom 
et s'appeler Plesiastarte, Fischer, 1887; il me paraît toutefois peu admissible de le 
placer près des Astarte : il n'en a pas la charnière et se trouve en compagnie des 
Cyrena et des Sphœrium ; je crois que c'est plutôt une coquille d'eau saumâtre. 

A ces corrections, relatives au premier fascicule, j'en joindrai 
plusieurs autres dont je n'ai pu tenir compte dans celui-ci, à cause 
de l'état d'avancement de l'impression : 

1° La famille des Verticordiidœ est à classer près des Lyonsidœ; toutefois, je me 
demande si le V. parisiensis, mince comme une pellicule, est bien placé dans le 
genre Yerticordia y dont les coquilles sont données comme étant, au contraire, 
épaisses ; 

2° Le genre Solemya est amendé et changé en Solenomya; il prend place à côté 
de la famille des Anatinidœ, au lieu de rester près des Erycinidœ ; 

3° Le genre Lutetia doit, à cause de sa charnière, être classé dans la famille des 
Kellyellidœ. 

II 

A peine le premier fascicule de ce catalogue était-il édité, que 
j'ai eu connaissance d'un travail de Watelet, peu connu des ama- 
teurs, et publié en 1868 dans le Bulletin de la Société archéolo- 
gique de Soissous. Dans cette note, intitulée : Stratigraphie des 
sables suessoniens, et lue à la séance du 9 novembre, l'auteur 
énonce quelques généralités au sujet de la faune de cet étage, et 
essaye de démontrer que cette faune se relie, par des transitions 



MÉMOIRES 201 

insensibles, à celle du calcaire grossier ; à l'appui de cette assertion, 
il cite et décrit le gisement nouveau de Visigneux, près de Soissons, 
qui lui a fourni un certain nombre d'espèces communes au niveau des 
sables de Cuise et à celui du calcaire grossier. Il donne ensuite la 
liste des espèces recueillies à Visigneux et, s'il n'y avait que cette 
liste, nous n'aurions pas rappelé cette note, car ces déterminations 
sont sujettes à caution ; mais la liste est suivie de la description de 
seize espèces de pélécypodes, dont huit se rapportent aux genres con- 
tenus dans notre premier fascicule; pour les huit autres, il en a été 
tenu compte dans la rédaction de ce second fascicule; je n'ai donc à 
m'occuper ici que des huit premières qui peuvent donner lieu, soit à 
des rectifications, soit à des additions. Bien que chaque description 
soit accompagnée d'un renvoi aux figures d'une certaine planche I, 
cette planche n'ayant jamais été dessinée, c'est par les descriptions 
seules qu'il faut établir les rapprochements nécessaires : 

a. — Sphenia corbuloides , Wat. (p. 138). Loc. Trosly-Breuil. Coquille dont la 
longueur est égale à la largeur, subtriangulaire, convexe, mince, fragile, ayant la 
ligne palléale à peine sinueuse : les Sphenia sont des coquilles trop variables pour 
qu'on puisse créer une espèce d'après une seule valve droite ; celle-ci est probable- 
ment une des nombreuses variétés du S. myalis; en conséquence, je -ne crois pas 
devoir la cataloguer. 

b. — Tellina minima, Wat. (p. 139). Loc. Visigneux. Espèce très voisine du 
T. tellinella, marquée de stries qui se transforment en lames du côté postérieur; 
c'est évidemment la var. subtilis, qui se trouve aussi à Hérouval ; d'ailleurs, le nom 
minima n'aurait pu être conservé, puisqu'il était déjà appliqué à une autre espèce du 
bassin de Paris. 

c. — Tellina progressa, Wat. (p. 140). Loc. Visigneux, Coquille déprimée, 
arrondie, subéquilatérale, marquée de nombreux sillons qui bifurquent vers les 
extrémités ; sinus grand, très dilaté, s'approchant beaucoup de l'impression du 
muscle antérieur. Ce sont là exactement les caractères que j'ai donnés (I, p 80) 
pour l'espèce manuscrite de M. de Laubrière, T. Yasseuri; malgré tout le désir que 
j'ai d'être agréable à cet aimable collaborateur, je suis obligé de lui reprendre le 
nom de cette coquille, pour lui substituer le nom T. progressa, qui est antérieur et 
que M. de Laubrière ne pouvait méconnaître, ayant entre les mains une copie du 
travail de Watelet, qu'il m'a précisément communiquée (*). Le T. Vasseuri doit donc 
être désormais nommé T. progressa, Wat. 

d. — Mactra Mayeri, Wat. (p. 141). Loc. Visigneux, Marly-la- Ville. Coquille 
assez bombée, lisse, mince, subéquilatérale, un peu plus atténuée en arrière qu'en 
avant, ayant les dents latérales rapprochées de la charnière. Je ne puis voir dans 
cette description que les caractères du M. Levesquei; en tout cas, elle ne répond 

(') Je me suis procuré, depuis, l'impression de cette note. 



202 



SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 



en aucune manière à la diagnose que j'ai donnée du M. parameces, qui est une 
espèce plate, trigone, plus voisine du M. compressa que du M. Levesquei : on peut 
donc mettre le M. Mayeri dans la synonymie de cette dernière espèce. 

e. — Donax subœquUateralis , Wat. (p. 142). Lôc. Visigneux. Espèce tellement 
voisine du D. trigonula que l'on se demande si ce n'en est pas une variété ; comme 
Watelet n'en possédait qu'une valve, je crois qu'il serait plus prudent d'attendre, 
pour cataloguer cette espèce, qu'on en ait recueilli un grand nombre et qu'on ait 
pu la comparer au D. trigonula, qui est maintenant commun dans les collections, 
depuis qu'on connaît mieux les gisements de Crênes et du Ruel. 

f . — Psammobia Dienvali, Wat. (p. 143). Loc. Pierrefonds. Coquille ovale, 
transverse, équilatérale, lisse, également arrondie à ses extrémités ; bord palléal 
parallèle au bord supérieur; crochet très petit, longue lunule limitée par un angle 
saillant; nymphe courte et étroite. L'auteur ne donne ni les dimensions ni la des- 
cription de la charnière et du sinus : les caractères qui précèdent ne sont pas exac- 
tement ceux de mon P. cuisensis; dans ces conditions, ce serait risquer de com- 
mettre une grave inexactitude que d'assimiler à une espèce aussi mal définie celle 
que j'ai décrite en détail (I, p. 95), en accompagnant cette description d'une figure 
(pi. V, fig. 16-18). Je propose donc de considérer le nom P. Dienvali comme nul et 
non avenu jusqu'à plus ample informé. 

g. — Psammobia (?) truncatosa, Wat. (p. 144). Loc. Visigneux. Espèce très 
douteuse, fondée sur un fragment qui me paraît se rapporter à la description de 
YOudardia ovalis, notamment à cause des stries rayonnantes que l'auteur signale 
au delà du pli postérieur ; la charnière est bien celle de ce genre ; toutefois, l'auteur 
a dû faire erreur en cherchant à restaurer la forme de la coquille ; car il dit que le 
côté antérieur est deux fois et demie plus long que le côté postérieur, tandis que 
YO. ovalis est presque équilatéral; quant à la troncature anale, elle est probable- 
ment exagérée par une cassure du test. Cette espèce doit donc être rayée. 

h. — Venus suessoniensis , Wat. (p. 144). Loc. Visigneux. Petite espèce du groupe 
des Textivenus, qui paraît se distinguer des deux espèces du calcaire grossier, le 
V. iexta et V. scobinellata, par sa forme courte et obronde, par son crochet sail- 
lant, par la brièveté de son côté antérieur égal au quart de la longueur totale ; 
lunule lancéolée, lisse, bien circonscrite par un angle saillant; corselet séparé de la 
surface par des stries saillantes et parallèles entre elles ; lame cardinale large, con- 
vexe vers le milieu, portant sur chaque valve trois dents cardinales également 
espacées ; la médiane de la valve droite est seule bifide; sinus palléal médiocrement 
grand, triangulaire, dirigé vers le crochet. Dim. 8 mill. pour la longueur et la 
largeur. 

Il est regrettable que cette espèce bien caractérisée n'ait pas été figurée. Elle 
mérite évidemment d'être cataloguée et, par conséquent, je l'ajoute à la série énu- 
mérée dans le premier fascicule, sous le nom V. suessoniensis, Wat. 

Ici s'arrête la revision que j'avais à faire de la note de Watelet ; les autres espèces 
qui y sont décrites appartiennent, comme je l'ai indiqué plus haut, à des genres 
traités dans ce deuxième fascicule. Nous ne retiendrons donc du travail de Watelet 
que le T. progressa, remplaçant le T. Yasscuri et le V. suessoniensis ajouté à la 
série parisienne. 



MÉMOIRES 203 



III 



Pendant que paraissait le premier fascicule de ce catalogue, M. le 
D r Frauscher publiait, à Vienne, la première partie d'un important 
mémoire sur les fossiles de l'éocène des Alpes septentrionales. 

On sait dans quel état de conservation se trouvent les fossiles du 
Kressenberg; réduits à l'état de moules à peu près indéterminables, 
ils ne présentent qu'une base très incertaine à une assimilation avec 
nos fossiles tertiaires ; à part quelques formes caractéristiques, d'une 
grande taille, qui ressemblent beaucoup à celles du calcaire grossier, 
ils n'ont jamais paru susceptibles d'être déterminés qu'avec des points 
de doute. x\ussi verra-t-on avec quelque surprise M. Frauscher 
réunir dans cette faune les noms des espèces les plus écartées par 
leur âge géologique; d'après lui, l'on y rencontrerait le Cucullœa 
crassatina allié au Lucina incrassata de l'étage miocène inférieur. 
Il est probable qu'un tel mélange ne peut être attribué qu'à des 
erreurs de détermination, compréhensibles à la rigueur avec des élé- 
ments aussi défectueux. Si donc j'ai cité dans ce second fascicule 
cette nomenclature en synonymie, je suis obligé de faire toutes 
réserves sur la présence réelle de ces fossiles dans les grès du nord 
des Alpes. 

IV 

Je ne ferai pas moins de réserves au sujet d'un travail de mon col- 
lègue et ami M. G.Vincent, publié dans le volume XXI des Annales 
de notre Société ; je n'ai eu connaissance de sa liste des fossiles ton- 
griens que trop tardivement pour en tenir compte dans la rédaction de 
mon premier fascicule. Ce n'est qu'à la fin de ce second fascicule que 
j'ai pu citer en synonymie quelques-unes des espèces que comporte cette 
liste. Mais, quand on songe à l'état de conservation où se trouvent la 
plupart des fossiles oligocènes de Belgique, on se demande s'il ne serait 
pas plus prudent de s'abstenir de les assimiler à ceux de l'éocène, et 
de trancher ainsi une aussi grave question avec des matériaux aussi 
peu certains. Déjà, quand les fossiles sont en parfait état, j'ai les plus 
grandes hésitations lorsqu'il s'agit de les classer ; à plus forte raison, 
quand on ne peut en examiner en détail tous les caractères, char- 
nière, sinus, impressions, etc. 



204 



SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 



Par suite d'erreurs d'impression qui m'ont échappé au moment 
de la correction des épreuves du premier fascicule, le Cytherea 
proxima n'a été signalé qu'au niveau de Guise, tandis qu'il existe dans 
tous les gisements des sables de Bracheux ; de même le Cyrena crassa 
a été indiqué par Deshayes, non seulement dans les sables moyens, 
mais à Damery, et M. de Laubrière l'a aussi recueilli à Essômes. 
Enfin, le Teredina personata a été signalé dans les sables de Brasles, 
où il est abondant en place : il existe également, mais à l'état 
remanié, dans le calcaire grossier de Boursault. 

Un autre erratum s'est glissé au renvoi de la planche de l'ouvrage 
de Deshayes, pour YAnisodonta complanata; il faut lire pi. XXII et 
non pi. XXI. 

Enfin, page 82, 11 e ligne, il faut lire 36 e genre au lieu de 35 e . 



RÉSUME ET CONCLUSIONS 



De même que je l'ai fait à la fin du premier fascicule de ce travail, 
je donne ci-après, pour les espèces comprises dans le second, un 
tableau analytique des genres, avec la répartition strati graphique et 
géographique des espèces appartenant à chacun de ces genres. A v la 
suite de ce tableau, j'ai ajouté les totaux des colonnes correspondantes 
du tableau similaire dans le premier fascicule ( ] ), et c'est sur le total 
général, comprenant tous les pélécypodes, que portent les observations 
finales. 



( 1 ) Sans reproduire toutefois l'erreur qui m'a été signalée et qui est due à ce que 
ce tableau porte une Corbula de trop, ce qui ramène à 462 le nombre des espèces 
réellement cataloguées et à 53 le nombre des espèces supprimées ; mais comme je 
viens d'ajouter le Venus sucssoniensis, Wat., il en résulte que le nombre total 
reste 463 et que le nombre des espèces en plus de celles que comptait Deshayes est 
toujours de 27. 











MÉMOIRES 










205 


N" 


NOMS DES GENRES 


NO H HUE TOTAL 

D'ESPÈCES. 


I REPARTITION i 
1 8 EN FRANCE. 
BANS LE BASSIN DE PARIS. g 




A L'ÉTRAXGEli. 




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• • 13 


15 


55 


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1 


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77 




iSportella 


• • 16 


18 


1 


4 


10 


6 


1 


55 


1 


55 


78 




i Corbis . 


• ' 3 


4 


1 


1 


3 


1 


2 


2 


1 


55 


79 
80 


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Wernayia 
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• • 24 


2 

27 


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1 

10 


1 

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1 


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55 


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lAxinus . 


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2 


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1 


1 


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1 


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[Lucina . 


■ ' 7 ^ 


79 


23 


26 


33 


21 


12 


8 


8 


8 


83 




( Ludovicia 


. • » 


1 


55 


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1 


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55 


55 


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85 


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\Scintilla . 


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1 

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55 




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5» 


86 




[Hindsiella 


. 5 


6 


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1 


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55 


55 


87 




' Lepton . 


. . 4 


4 


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1 


2 


2 


n 


» 


n 


n 


88. 




Œrycina . 


. . 23 


26 


2 


4 


16 


7 


1 


55 


55 


n 


89 




\Kellia 


. . 16 


23 


1 


3 


14 


7 


51 


55 


♦» 


y> 


90 


XXI 


(Laubriereia 


1 


4 


» 


» 


3 


1 


5» 


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» 


55 


9l| 




ÏLasœa . 


2 


2 


» 


» 


2 


5) 


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55 


55 


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92 1 

93 




i Goodcdliopsi 
Montacuta 


's . 1 


1 
1 


55 

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1 
1 


5» 


55 


55 


55 
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V) 


94 


XXII 


Kelliella. 


1 


1 


55 


» 


1 


5» 


» 


» 


55 


« 


95 


XXIII 


Solemya . 


. 3 


3 


1 


1 


2 


9 


55 


55 


» 


* 


96 


XXIV 


Crassatella 


• 22 


22 


9 


6 


14 


8 


6 


8 


4 


3 


97 




Cardita . 


. 36 


40 


3 


11 


26 


16 


11 


6 


5 


6 


98 j 




Goossensia . 


2 


2 


n 


j» 


2 


55 


55 


55 


55 


55 


99 


XXV < 


Goodallia . 


. 8 


6 


55 


2 


4 


2 


1 


55 


55 


55 


100 


Lutetia . 


• 2 


3 


5? 


1 


1 


1 


55 


" 


55 


» 


101 1 




Woodia . 


• 3 


3 


» 


2 


1 


1 


55 


J5 


55 


1 


102/ 




Parisiella . 


, 55 


1 


» 


» 


1 


55 


» 


55 


55 


55 


103 


XXVI 


Unio . 


5 


5 


5 


5) 


55 


» 


55 


55 


» 


1 


104 


XXVII 


Nucula . 


9 


12 


1 


1 


7 


6 


3 


1 


4 


4 


105 


XXVIII 


Nuculana . 


. 4 


6 


1 


3 


2 


3 


1 


55 


3 


3 


106 


/ 


Nucinella . 


1 


2 


1 


1 


1 


55 


» 


55 


55 


>» 


107 


1 


Trinacria . 


. 5 


10 


1 


3 


4 


7 


1 


JS 


n 


2 


108 [ 

109 [ 


XXIX < 


Limopsis 
Axinœa . 


4 
. 15 


7 
14 


2 


4 
6 


5 
3 


2 
5 


55 

3 


1 

2 


1 
1 


1 
3 


110 




Arca . 


. 61 


64 


6 


19 


35 


34 


17 


3 


4 


8 


111/ 


1 


Cucullœa 


2 


1 


1 


»5 


55 


55 


55 


55 


1 


" 


112) 


I 


Mylilus . 


7 


9 


3 


2 


2 


3 


1 


55 


55 


55 


113/ 
1141 
115 


1 

xxx • 


Septifer . 
Dreissensia . 
Modiola . 


. 2 
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2 
2 
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1 


1 

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6 


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2 


1 

1 


55 


55 
55 


1 


116 


1 


Lithodomus. 


4 


5 


5» 


1 


2 


3 


1 


1 


1 


1 


117/ 


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Totaux à 


Modiolaria . 
reporter. . 


. 10 

. 408 


13 

465 


9 

67 


4 
121 


9 


4 
169 


68 


1 

37 


5» 

36 


3 
52 


255 



206 



SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 







80BBBI 


TOTAL 




RÉPARTITION 




























ES FRANC 


A L'ETRANG 


N o. 


NOMS DES GENRES. 


D'ESPECES. 


DAXÏ 


LE RASSIS DE PARIS. 


































M 


<D 












o 










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S ® c 


E.l.l. 


E.ï. 


E. M. 


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408 


465 


67 


121 


255 


169 


68 


37 


36 


52 


118 


XXX (Arcopema . 


5 


8 


33 


2 


4 


9 


33 


33 


33 


1 


119 


(suite). {Crenella. 


3 


3 


r> 


1 


3 


33 


33 


»3 


33 


33 


120 


XXXI \Pinna . 


1 


9 


11 


1 


1 


1 


1 


33 


1 


1 


121 


lAvicula . 


12 


13 


1 


4 


7 


9 


9 


33 


2 


33 


122 1 


VPerna 


2 


2 


1 


33 


» 


1 


1 


33 


33 


33 


1231 

124/ 


, -wvtt jGervilleia . 

) AAÀLI \ 4 . 7 7 

\Aviculomilsa . 


1 
1 


1 

2 


11 


1 

33 


1 


1 


33 
33 


33 
33 


33 
33 


33 

33 


125 \ 


1 Yulsella . 


4 


4 


n 


1 


3 


2 


»3 


1 


1 


1 


126; 


\ Yulsellina . 


3) 


1 


il 


33 


1 


n 


33 


33 


33 


33 


127 


XXXIII \Anomalomya . 


33 


1 


il 


3» 


» 


1 


33 


33 


33 


33 


128 


(Berthelinia . 


33 


1 


il 


33 


1 


1 


33 


33 


33 


33 


129 
130 


VWT-V7- {Radula . 
XXXI V ) t- . 

KLimea 


11 

3> 


16 

2 


n 

ii 


3 


10 

2 


3 

3) 


1 

33 


1 

33 


33 
33 


33 

33 


131 


XXX Y \Glilo,mys. . . 


15 


17 


2 


3 


13 


3 


4 


8 


2 


9 


132 


[Amussium . 


1 


1 


n 


1 


1 


3» 


33 


33 


>» 


1 


133 


xxxvi \P licat 7 u l a ■ ■ 


7 


9 


1 


1 


6 


4 


1 


33 


♦3 


33 


134 


6 


6 


ii 


2 


4 


1 


2 


3 


9 


1 


135 


XXXVII I Ostrea . . . 


36 


33 


8 


5 


10 


14 


5 


8 


8 


8 


136 N 

137 


i \Anomia . 
'XXXyillsScmiplicatula . 


8 


9 


1 


9 


5 


4 


1 


33 


3> 


1 


1 


1 


n 


ï 


» 


3» 


33 


» 


» 


33 


138 


i \Saintia . 
Totaux pour le second 


33 


1 


\ il 


1 


» 


33 


33 


33 


33 


33 






599 


598 


81 


150 


317 


209 


86 


58 


52 


68 


Totaux du premier fas- 














cicule 

Totaux pour les pélécy- 


436 


463 


77 


126 


208 


171 


45 


33 


80 


68 










958 


1061 


158 


276 


525 


380 


131 


91 


132. 


136 



On voit, d'après le tableau précédent, que les pélécypodes du 
bassin de Paris se répartissent en 38 familles et 138 genres, formant 
un total de 1,061 espèces. 

L'ouvrage de Deshayes comptait 32 familles, 83 genres et 958 es- 
pèces (non compris 65 espèces de l'oligocène et 15 bracliiopodes). 

Faimilles. — Quelques divisions nouvelles et l'addition de trois 
familles qui n'étaient pas encore connues dans le bassin de Paris, 
ont augmenté de six le nombre de celles qu'admettait Deshayes. C'est 



MÉMOIRES 



207 



une proportion peu élevée, prouvant que, malgré les critiques qu'on 
lui a adressées, l'ouvrage de cet auteur est encore aujourd'hui, pour 
le classement général des pélécypodes, un guide qu'on peut suivre 
avec fruit. 

Genres. — Le nombre des genres est porté de 83 à 138, c'est-à- 
dire qu'il y en a 55 en plus, parmi lesquels 14 sont nouveaux ; six 
de ces derniers ont été décrits dans ce second fascicule, ce sont les 
genres Bernayia, Ludovicia, Laubriereia, Parisiella, Aviculovulsa, 
Anomalomya ; aux 23 coupes nouvelles du premier fascicule, il 
faut en joindre 16 dans le second, ce qui porte à 39 le nombre des 
genres, déjà connus, mais non cités dans l'ouvrage de Deshayes. En 
outre, 22 des genres de Deshayes ont changé de nom; 4 autres 
ayant été supprimés dans le premier fascicule, il y a, au total, 
79 noms atteints ou ajoutés, pour 65 noms conservés. 

Espèces. — Le nombre total des pélécypodes de l'éocène du bassin 
de Paris est actuellement de 1,061 ; comme Deshayes n'en connais- 
sait que 958, il y en a 103 en plus. Le total des suppressions effec- 
tuées s'élève à 88 ; il y a donc, en réalité, 191 espèces ajoutées, dont 
66 étaient déjà connues, et 125 sont entièrement nouvelles^). A ce 
chiffre, il y a lieu d'ajouter 223 espèces qui ont changé de nom gé- 
nérique, 36 de nom spécifique, soit un total de 540 espèces atteintes 
ou ajoutées, c'est-à-dire la moitié de la faune étudiée. 

En ce qui concerne plus spécialement ce second fascicule, voici la 
liste des 41 espèces déjà connues que j'ai ajoutées : 



1. 

2. 
3. 

4. 
5. 



Chama squamosa, Sol. 
Sportella Bezançoni, Cossm. 
— irradiata, Cossm. 
Mysia transvers aria [Cossm.] 
— Guyerdeti [Desh.] 

6. Lucina Bourdoti , Cossm. 

7. — Conili, de Raine. . 

8. Himlsiellaparisiensis [deRain. 

9. Kellia eocœnica [de Raine.]. 

10. — catalaunensis [Cossm.] 

11. Crassatella Desmaresti, Desh 

12. Cardita cuneata, Cossm. . . 

13. Lutetia deficiens, Cossm. 



Pages. 
9 
10 
11 
19 
20 
42 
44 
50 
65 
72 
82 
92 
101 



Pages. 

14. Nucula bisulcata, Sow. . .106 

15. — ■ similis, Sow. . . . 108 

16. — Woodi, Cossm. . . 109 

17. Nuculana tumidula [Cossm.] . 111 

18. — lœvigata [Wat.] . .112 

1 9 . Trinacria curmrostris [Cossm . ] . 115 

20. — plesiomorplia, Cossm. 116 

21. — Baudoni, Mayer . .117 

22. — ■ mixta, Mayer . . .117 

23. Limopsis Gysseyi [de Raine.] . 120 

24. Axinœa plumsteadiensis [Sow.] 122 

25. Mytilus Biocliei, Desh. . . . 146 

26. Modiolaria arenularia[deKsii.'] 156 



(') Il y en a cinq que je n'ai pas nommées et dont jai conservé le nom donné, à 
l'état de manuscrit, par M. de Laubrière (3), Dollfus (1), de Boury (1). 



208 



SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQLE DE BELGIQUE 



Pages 

27. Modiolariaaizyensis, Cossm. . 156 

28. Arcoperna Mellevillei [d'Orb.]. 158 

29. — Searlesi [Chelot] . 159 

30. — valbodenensis [Wat.]. 159 

31. Pinna fragilis, Wat. . . .161 

32. Vulsellina chaussyensis , de 

Raine 169 

33. Berthelinia elegans, Crûsse . .170 



34. Radula quadrilatera [Wat.] 

35. — analoga [Wat.] . 

36. — Ba?*reti [Morlet]. 

37. — Morlierei [Wat.] 

38. Limea eocœnica, de Laub 

39. Chlamys corneola [Wood] 

40. — Paueri (Frauscher) 

41. Saintia Munieri, de Raine. 



Pages. 

172 

174 
175 
175 
176 
178 
179 
198 



Les 70 espèces nouvelles, décrites dans ce second fascicule, sont 
les suivantes : 



1 . Chama Bezançoni 








7 


36. 


2. Sportella variabilis 








13 


37. 


3. — fabula . 








14 


38. 


4. Corbis Boutillieri. 








15 


39 


5. Bernayîa subarata 








16 


40. 


6. — goodallina 








17 


41. 


7. Mysia Morleti. 








21 


42. 


8. — irradiata . 








22 


43. 


9. — segregata . 








24 


44. 


10. Lucina cœloprocta 








28 


45. 


11. — Lefevrei . 








29 


46. 


12. — Bernayi . 








31 


47. 


13. — brevifulcrata 








34 


48. 


14. — Dautzenbergi 








35 


49 


15. — bicristata . 








36 


50. 


16. — Bouryi. 








38 


51. 


17. — intusplicata 








40 


52. 


18. Ludovicia squamula 








45 


53. 


19. Scintilla minuta . 








48 


54. 


20. — texta . 








48 


55. 


21. Erycina rectïlinearis 








. 54 


56. 


22. — ruellensis 








55 


57. 


23. — transversaria 






56 


58. 


24. — prisca, de Laub 






58 


59. 


25. — semipecten . 






59 


60. 


26. Kellia œquilateralis 








62 


61. 


27. — Laubrierei. 








63 


62. 


28. — Chevallierei 








63 


63. 


29. — elliptica 








64 


64. 


30. — ovoïdes . 








66 


05. 


31 . — laticosta 








67 


66. 


32. — essomiensîs 








68 


67. 


33. — tcxia 








68 


68. 


34. Lav.bricrcia cycloideï 


' 






73 


69. 


35. — cultcllus 








74 


70. 



Laubriereia goodallina . 
Montacuta tenuissima 
Cardita catalaunensis 

— guttifera . 

— Bezojiçoni 

— damer iacensis . 

— densecostata . 

— œquicostata . 
Goodallia producta . 
Parisiella ambigua . 
Nucinella ovalina. 
Trinacria crenata 
Limopsis chonioides . 

— perobliqua . 
Arca Baudoni . . 

— Boutillieri . 

— miliacea 

— Cossmanni, de Laub 

— Bezançoni . 

— Chevallieri . 
Mytilus eurynotus 
Dreissensia curvirostris . 

— chonioides . 
Modiola ocrophaia . 
Lithodomus hemirhabdotus 
Modiolaria arcœformis . 
Avicula cosmeta . 
Aviculovulsa fayellcnsis. 
Anomaloinya corrugata . 
Radula Bernayi . 
Limea tenuisculptata. 
Plicatula intuscrenata 

— Cossmanni, de Bon 
— ■ plujinalopliora. 

Anomia hinnitoid.es . 



L'Y 



74 

77 

87 

91 

93 

95 

96 

97 

100 

103 

113 

114 

119 

120 

128 

131 

137 

139 

141 

141 

145 

147 

148 

150 

152 

153 

164 

167 

170 

174 

176 

185 

186 

187 

197 



MÉMOIRES 209 

Les 15 espèces de ce second fascicule, dont le nom a été changé, 
sont les suivantes : 

Pages. 

1. Chaîna subgigas, d'Orb. pour Chaîna gigds, Desh 6 

2. Lucina Cvxicri, Bayan. — Luci/ia Defnuœei, Desh 27 

3. Kcllia undulala, Lamk. — Erycîna crassidens, Desh. ... 70 

4. Cardita eudœdala, Bayan. — Cardila Conradi, Desh 86 

5. Arca subrudis, d'Orb. — Arca rudis, Desh 127 

g — appendiculata, Sow. — — planicosta, Desh 130 

7. — Gcrvaisi, Bayan. — — Heberti, Desh 133 

g. — Zm«, Bayan. — — lœmgata, Caillât 140 

9. Mytilus subantiqaus, d'Orb. — Mytilus, tehuis, Desh 144 

10. Scptifer serratus [Mellev.]. — — Vaudini, Desh 146 

11. CJdamys Mellevillei [d'Orb'.]. — Pecten laudunensis, Desh. . . .178 

12. — subornata [d'Orb.]. — — Prevosti, Desh 181 

13. Ostrea Cossmanni, Dollf. mss. — Ostrea plicata, Defr 193 

14_ — plicata [Sol.]. — — flabellula, Lamk 195 

15. Anomia psamatheis , Bayan. — Anomia pellucida, Desh. . . . 196 

Enfin, il y a, au total, 33 espèces dont je n'ai pu me procurer des 
échantillons et que je ne connais que d'après la figure qu'en a donnée 
l'auteur. 



Pour les conclusions à tirer, au point de vue de la répartition stra- 
tigraphique des espèces, je prendrai les totaux des deux fascicules, 
afin que ces conclusions s'appliquent à l'ensemble de la classe des 
pélécypodes. 

Sur les 1,061 pélécypodes existant dans le bassin de Paris, 

L'étage E. I. I. en comprend. 11.7 p. c. 

— E. I. — 20.6 — 

— E. M. — 39.3 — 

— E. S. — , 28.4 — 

Total. . . 100.0 p. c. 

J'ai, dans le premier fascicule, signalé les espèces qui, dans le bassin de Paris, 
ont vécu à trois ou quatre époques consécutives, ainsi que celles qui n'ont été 
signalées qu'à des niveaux séparés par une lacune stratigraphique; voici les mêmes 
indications, en ce qui concerne le second fascicule. 

Espèces ayant vécu pendant toute la période éocène. — J'ai précédemment 
cité YEgerella nitida, auquel il conviendrait d'ajouter Y Arca lamellosa et le Modio- 
laria hastata; toutefois, j'ai des réserves à faire au sujet de ces trois espèces ; YEgerella 
nitida de Jonchery ne serait peut-être, d'après M. de Laubrière, qu'un jeune Cyrena 
acutang ularis , espèce très variable dans sa forme et dont la charnière est souvent 

TOME XXII. .887 14 



210 SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

très usée; d'autre part, je n'ai cité l'A. lamellosa dans les sables de Bracheux que 
d'après un individu mal conservé, et le Modiolaria hastata, au niveau de Beauchamp, 
que d'après un fragment. En résumé, il est encore douteux pour moi qu'il y ait 
même une seule espèce de pélécypode dont la longévité ait été aussi grande. 

Espèces ayant vécu pendant trois ou quatre époques. ■ — Parmi ces espèces, 
il n'y en a qu'une, le Lucina concentrica, qui présente une lacune dans les sables de 
Cuise, où on ne l'a pas encore recueillie ; si cette lacune était comblée, ce serait 
presque la seule espèce ayant authentiquement vécu depuis la base jusqu'au sommet 
de l'éocène. 

Parmi les 43 espèces recueillies dans trois étages consécutifs, il n'y en a que 4 
qui s'étendent des sables de Bracheux au calcaire grossier : ce sont les C. semi- 
nulum, Trinacria inœquilateralis , Arca modioïiformis , Ostrea submissa ; les 
39 autres espèces ont vécu des sables de Cuise à ceux de Beauchamp et, aux 21 noms 
cités dans le premier fascicule, il y a lieu d'ajouter ceux des 18 espèces suivantes : 

Corbis lamellosa. Cardita decussata. Arca globulosa. 
Lucina sulcata. — modica. — margaritula. 

— Rigaulti. Limopsis granulata. Modiolaria Piethei. 

Crassatella plumbea. Arca biangula. Vulsella angusta. 

— trigonata. — minuata. Chlamys plebeia. 

Cardita planicosta. — articulata. Anomia planulata. 

Espèces ayant vécu a deux époques non consécutives. — Il y a le Kellia tcxta 
recueilli dans les sables de Cuise et dans ceux de Beauchamp, l'Axinus Goodalli et 
YErycina semipecten, recueillis dans les sables de Bracheux et dans le calcaire 
grossier. De nouvelles recherches auront vraisemblablement pour résultat de faire 
passer ces trois espèces dans le groupe précédent. 

Espèces ayant vécu a deux époques consécutives. — En raison du grand 
nombre de ces espèces, je renonce à en citer les noms et je me borne à en donner le 
nombre : 

E. I. I. — E. 1 18 espèces. 

E. I. — E. M. . . 40 — 

E. M. — E. S 133 — 

C'est un total de 1 9 1 espèces qui ne peuvent servir à caractériser un niveairdéter- 
miné. Comme on le voit, les deux derniers étages de l'éocène présentent le maxi- 
mum d'espèces communes, ce qui confirme leur étroite affinité ; le changement de 
faune est beaucoup plus accentué entre l'éocène inférieur et l'éocène moyen, et il le 
serait encore davantage, sans la localité d'Hérouval, qui contient beaucoup d'espèces 
du calcaire grossier. Quant aux sables de Bracheux et aux lignites, ils ne con- 
tiennent que 29 espèces qui ne s'y soient pas éteintes, et là encore, c'est la localité 
de Sinceny qui en prend la plus grande partie : les sables de Bracheux peuvent donc 
être considérés comme peuplés d'une faune de pélécypodes à peu près spéciale. 

La division indiquée par Deshayes est un peu différente et cela tient à ce que 
beaucoup d'espèces, que Ton croyait localisées dans un gisement, ont été depuis 
retrouvées à d'autres niveaux. Nous ne le suivrons pas dans sa discussion sur les 
oscillations courtes et longues, d'autant moins que les subdivisions stratigraphiques 



MÉMOIRES 211 

qu'il adoptait ne sont pas celles auxquelles nous avons eu recours ; il m'eût été im- 
possible de séparer trois horizons dans chaque étage-, parce que beaucoup de 
gisements contiennent à la fois ces trois horizons et que les amateurs dont j'ai 
examiné les collections n'ont pas toujours conservé la trace de la hauteur à laquelle 
chaque espèce a été recueillie dans un gisement ; il fallait donc nécessairement 
renoncer à adopter un aussi minutieux sectionnement, utile surtout dans rétablisse- 
ment d'une carte géologique très détaillée. 

Au point de vue de la répartition des genres , les conclusions que 
nous avons à tirer ne sont pas davantage comparables à celles de 
l'ouvrage de Deshayes, parce que nous avons admis beaucoup plus de 
genres qu'il n'en admettait, même pour les formes connues de lui. 

Genres spéciaux a un seul des quatre étages. — Sur 138 genres, il y en a 35, 
soit environ le quart, qui ne sont représentés que par des espèces appartenant à 
l'une de nos quatre divisions ; ce sont les suivants : 

8 dans E. I. I. Scrobiculabra, Donisiopsis, Anomala, Velorita, Pisidium, 
Cyprina, JJnio et Cucullœa; 

5 dans E. I. Gastrana, Dollfusia, Gervilleia, Semiplicatula, Saintia; 
13 dans E. M. Saxicava, Fabagella, Veneritapes, Glossus, Ludovicia, Lasœa, 
Goodalliopsis, Montacuta, Kelliella, Goossensia, Parisiella, Vulsellina, Limea; 

9 dans E. S. Spengleria, Eudomargarus, Cardilia, Scrobicularia, Homalina, 
Clementia, Papyridea, Dreissensia, Anomalomya. 

Ici encore, le calcaire grossier conserve la prépondérance numérique déjà constatée 
en ce qui concerne les espèces. 

Genres communs a plusieurs étages. — Il y a 29 genres qui ne se montrent que 
dans deux étages, 26 qui apparaissent à trois époques différentes, enfin 37 qui 
parcourent toute la série. A très peu d'exceptions près, pour les genres comme 
pour les espèces, la faune parisienne présente un remarquable caractère de conti- 
nuité; je ne connais, en effet, que 5 genres donnant lieu à des lacunes que com- 
bleront probablement des recherches ultérieures. Ainsi les genres Aspidopholas , 
Thracia, Gari, Modiola, connus dans trois ou quatre étages, n'ont pas encore été 
recueillis dans les sables de Cuise, et le genre Pholadomya fait, jusqu'à présent, 
défaut dans les couches intermédiaires de Cuise et du calcaire grossier. 



TABLE ANALYTIQUE 

DES FAMILLES, GENRES ET SECTIONS 



CONTENUS DANS LE 2 e FASCICULE 



Pages. 

OSTEODESMID^E 5 

— Verticordia 5 

Chamid^: 6 

— Chama 6 

Lucinid^e 9 

— Sportella 9 

— — Sportella . . 9 

— — Angusticardo* . 13 

— Corbis 15 

— Bernayia * 16 

— Mysia 17 

— — Mysia .... 17 

— — Diplodonta ... 23 

— Axinus 25 

— Lucina ...... 26 

— — Miltha .... 26 

— — Lucina .... 28 

— — Hère .... 30 

— — Cavilucina ... 31 

— — Dentïlucina . . 32 

— — Cyclas .... 41 

— — Loripinus ... 43 
Galeommid^e 44 

— Ludovicia 45 

— Passya ...... 46 

— Scintilla 46 

— Hindsiella 49 

Erycinid.e 51 

— Lepton 51 

— Erycina 52 

— Kellia 60 





Pages. 


Erycinid^e {suite). 




— Kellia Kellia ... 


. 61 


— — Pythina. 


. 65 


— — Divarikellia * . 


. 67 


— — Planikellia * . 


. 69 


— — Anomalokellia * 


. 71 


— Laubriereia. 


. 72 


— Lasaea 


. 75 


— Goodalliopsis . 


. 76 


— Montacuta .... 


. 77 


Cyamid^ 


. 78 


— Kelliella 


78 


SûLEMYID^E 


79 


— Solemva 


79 


Crassatellid^e 


80 


— Crassatella .... 


80 


ASTARTID^E 


85 


— Cardita 


85 


— — Venericardia . 


85 


— — Miodon. 


92 


— — Glans . 


95 


— — - Cardita 


97 


— Goossensia . . . . . 


98 


— Goodallia 


99 


— Lutetia 


101 


— Woodia 


102 


— Parisiella * 


103 


Unionid^e 


104 


— Unio 


104 


— — ■ Margaritana . 


104 


— — Unio 


105 



214 



SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 



Pages. 

Nuculid^e ....... 105 

— Nucula 105 

Nuculanule 110 

— Nuculana 110 

ArcidjE 112 

— Nucinella 113 

— Trinacria 114 

— Limopsis . . . . . 118 

— Axinaea 121 

— — Axinœa . . . 121 

— — Cnisma . . . 124 

— Arca 1 25 

— — Arca 125 

— — Acar 126 

— — Barbatia . . . 127 

— — Plagiarca . . . 1 36 

— — Anadara . . . 137 

— — Fossularca . . . 138 

— — CuculTaria . . . 142 

— Cucullaea 143 

Mytilid^e 144 

— Mytilus 144 

— — Mytilus . . . 144 

— — Arcomytilus . . 145 

— Septifer 146 

— Dreissensia 147 

— Modiola 148 

— — Modiola . . . 148 

— — Amygdalum. . 149 

— — Brachy 'doutes . 149 

— Lithodomus 151 

— Modiolaria 153 

— — Modiolaria . . 153 

— — Semimodiola* . 154 

— — Planimodiola * . 155 

— Arcoperna 157 

— Crenella 160 



Pages. 

PlNNID^E 161 

— Pinna ... 161 

Aviculid^e 162 

— Avicula 162 

— — Avicula . . . 162 

— — Amculoperna * . 164 

— Perna 166 

— Gervilleia 166 

— Aviculovulsa * . . . . 166 

— Vulsella. . . . / . 167 

— Vulsellina . . . .' . 168 
Prasinhle 169 

— Anomalomya *. ... 169 

— Berthelinia 170 

Limim: 171 

— Radula 171 

— — 'Radula. . . . 171 

— — Limatula . . . 173 

— Limea 176 

Pectinid^e 177 

— Chlamys 177 

— — Pseudamussium . 177 

— — Propeamussium . 179 

— — Chlamys . . . 180 

— Amussium ..... 184 
SpondylidjE 184 

— Plicatula 184 

— Spondylus 188 

OSTREID.E 189 

— Ostrea 189 

— — Pycnodonta . . 189 

— — Ostrea .... 190 
Axomiid^e ........ 1Q6 

— Anomia 196 

— Semiplicatula . . . . 198 

— Saintia 198 



DESCRIPTION DE QUELQUES « ESPÈCES 



DE 



COQUILLES TERRESTRES 

DE SUMATRA, JAVA ET BORNÉO 



PAR 



Edgar-A. SMITH 



(PLANCHE IX) 



SÉANCE DU 6 AOUT 1887 



Les deux espèces nouvelles décrites dans cette note font partie 
d'une petite collection recueillie par M. J.-L. Weyers, M. S. R. M. B. , 
à Sumatra et à la petite île Bodjo, située un peu à l'ouest. Les autres 
espèces obtenues par lui sont : Cyclophorus eximins, Mousson, du 
voisinage de Padang, trouvé d'abord à Java; Hélix (Trochomorpha) 
planorbis, Lesson; Myxostoma planorbulus (Lamarck) et Pylhia 
scarabœus (Linné), de l'île Bodjo, recueillis, dans la mousse humide, 
au pied des arbres. 

Les autres espèces comprises dans les pages suivantes ont déjà été 
décrites dans les Annals and Magazine of Natural History , 1887, 
volume XX, pages 130-133. 

Quelques-unes sont extrêmement intéressantes et méritaient d'être 
connues par de bonnes figures. Grâce à la libéralité de cette Société, 
j'ai mainten mt l'occasion et le privilège d'en publier des descriptions 
plus détaillées, accompagnées de figurations coloriées. 



216 SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

Macrochlamys subconsul etLeptopoma Whiteheadi ont été recueillis, 
dans la partie septentrionale de Bornéo, par M. John Whitehead, qui, 
il y a peu de temps, a accompli l'ascension du mont Kini-Balu, dont la 
hauteur atteint 4,700 mètres. C'est le premier Européen qui ait jamais 
formé des collections d'histoire naturelle au sommet de cette mon- 
tagne. 

Quant aux autres formes, Kélicarion Bocki et Ariophanta hoodjon- 
gensis, elles ont été respectivement obtenues à Sumatra, par M. Cari 
Bock et M. H.-O. Forbes, deux voyageurs bien connus, qui ont 
publié les résultats de leurs voyages dans les ouvrages intitulés : 
The Head-Hunters of Bornéo et A Naturalisas wanderings in the Eas- 
tern Archipelago. 

Helicarion Bocki, Smith. 
(PI. IX, fig. 1, 2 et 3.) 

Testa anguste perforata, subdepresse orbicularis , mediocriter 
nitida, tennis, viridi cornea ; anfraetus 4-5, superiores convexiuscidi , 
celeriter accrescentes , striis spiralibus confertis minutis, sulcisque, 
concentricis lœvibus ornati, lineis incrementi superne prope suturam 
subplicatis sculpti ; anfraetus ultimus magnus, ad suturam late 
canaliculatus , deinde convexiusculus ; paulo supra médium rotunde 
angulatus, supra angulum concave excavaius, infeme concentrice 
tenuissime et confertim striatus, lineisque incrementi ornatus ; spira 
paulo elevata, ad apicem obtusa ; apertura magna, par uni obliqua; 
peristoma tenue, margine columellari superne br éviter reflexo , perfo- 
rationem partim obtegente. Diam. maj. 22 ; min. 18; ait. 4 3 millim. 

Hab. : Paio Sumatra. (Bock.) 

Coquille étroitement perforée, subdéprimée-orbiculaire, modéré- 
ment luisante, mince, d'une couleur iaune-verdâtre ; tours au nombre 
de 4 à 5; les supérieurs un peu convexes, croissant rapidement, 
ornés de stries spirales, serrées, très petites, et de sillons concen- 
triques peu nombreux, peu marqués ; on y remarque aussi des lignes 
d'accroissement légèrement plissées près de la suture; dernier tour 
grand, largement canaliculé à la suture, puis un peu convexe, 
anguleux un peu au-dessus de la périphérie, nettement mais non 
profondément creusé au-dessus de l'angle ; surface inférieure striée 
concentriquement d'une manière très délicate, et ornée des lignes 
d'accroissement; spire peu élevée, obtuse au sommet; ouverture 



MÉMOIRES 217 

grande, peu oblique.; périsfome mince; bord columellaire à extrémité 
supérieure brièvement réfléchie, couvrant en partie la petite perfo- 
ration ombilicale. 

Cette espèce est très bien caractérisée, et remarquable par l'angle 
distinct du dernier tour et par la dépression ou cannelure de sa 
partie supérieure. L'impression ou rainure distincte de la suture est 
aussi très frappante. Les sillons spiraux peu profonds qui, avec les 
fines stries concentriques, ornent la surface de cette coquille, ne se 
trouvent pas au-dessous. Ils sont parfaitement visibles à l'œil nu, 
et au nombre de douze environ. Les lignes d'accroissement sont dis- 
tinctes, un peu courbées et faiblement plissées près de la suture. 

Maerochlamys subconsul, Smith. 
(PI. IX, fig. 4, 5 et 6.) 

Testa auguste perforata, depresse orbicularis, tenuissima, pellu- 
cida, cornea, supra parum nitida, inferne polita ; anfractus 5-6, 
convexiusculi, lineis incrément! tenuibus striisque rugulosis micro- 
scopicis radiantîbus sculpti ; anfractus ultimus et penultimus anguste 
marginati, ultimus paido supra médium indistincte subangulatus, 
inferne concentrice minute striatus ; apertura oblique lunata, margine 
columellari brevissime expanso perforationem semiobtegente. Diam. 
maj. 19 ; min. 17 ; ait. 10 1/2 millim. 

Hab. : Bornéo septentrional. (Whitehead.) 

Coquille un peu déprimée, très étroitement perforée, d'une sub- 
stance mince, de couleur de corne transparente, avec la face supé- 
rieure un peu terne et l'inférieure au contraire très luisante; tours 
de spire au nombre de six, assez convexes, sculptés par des lignes 
d'accroissement distinctes, quoique fines, et par des stries serrées, 
ridées, microscopiques, ayant la même direction. Le dernier et l'avant- 
dernier tours sont étroitement marginés à la suture, mais non dépri- 
més. Le dernier tour est comprimé, non descendant antérieurement, 
très faiblement anguleux un peu au-dessus de la périphérie, et 
sculpté inférieurement par des stries d'accroissement et par d'autres 
concentriques et serrées. La surface est très brillante. L'ouverture 
est en forme de croissant et oblique ; l'extrémité de la columelle est 
brièvement étendue et recouvre en partie la petite perforation basi- 
laire. 



218 SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

Ariophanta (Hemiplecta) hoodjongensis. 

(PI. IX, fig. 7.) 

Testa depresse globosa, superne br éviter conica, auguste sed pro- 
funde umbilieata, mediocriter tennis, parum nitida, viridiflava, 
fasciis duabus nigrescenti-fuscis supm médium anfractus idtimi 
omata; anfractus 6 celeriter accrescentes , undique confertim subspi- 
raliter corrugati, convexi, superne ad suturam angustissime concave 
marginatiy idtimus magnus, ventricosus, antice vix descendens, supra 
fasciam inferiorem porca indistincta instructus ; basi paido pallidiori, 
viridiori, circa umbilicum sculptura conspicue concentrica ornato; 
apertura magna, obliqua elongato-lunata, cœruleo- vel roseo-albida, 
superne bifasciata; peristoma tenuissimum, marginibus leviter conni- 
ventibus, columellari supra umbilicum br éviter expanso et reflexo. 
Diara. maj. 53; min. 42 1/2; ait. 37 millim. 

Hab. : Hoodjong ou Hoedjoeng, située à environ 120 milles de l'ex- 
trémité méridionale de Sumatra, à la hauteur de 2,000 pieds. (Forbes.) 

Cette charmante espèce est d'une forme globuleuse déprimée, avec 
la spire conique, peu élevée ; elle est étroitement mais profondément 
ombiliquée, modérément mince, pas très luisante, d'une couleur jaune 
ou orangée-verdâtre, un peu plus pâle et plus verte sur la base du 
dernier tour, qui est entouré, au-dessus de la périphérie, par deux 
bandes d'un noir rougeâtre dont l'inférieure est la plus obscure; les 
six tours s'accroissent rapidement, sont partout ridés d'une manière 
serrée et subspirale, convexes, et, à la partie supérieure, au-dessous 
de la suture, ils sont étroitement marginés; le dernier tour est 
ventru, ne descend pas en avant et est garni, un peu au-dessus de 
la périphérie, sur la zone inférieure colorée, d'un filet ou cordon indis- 
tinct, élevé ; la sculpture de la face inférieure est plus concentrique 
que celle de la face supérieure, notamment près de l'ombilic; l'ouver- 
ture est grande, oblique, d'une forme allongée, faiblement échan- 
crée par l'avant- dernier tour; elle est d'un blanc bleuâtre ou rosé à 
l'intérieur, laissant apercevoir par transparence les zones spirales 
externes; le péristome est très mince, à bords un peu convergents, 
le bord columellaire étant brièvement dilaté et réfléchi sur l'ombilic. 

Un seul exemplaire de cette magnifique espèce fut trouvé par 
M. Forbes dans la localité citée ci-dessus. Elle est aussi ventrue que 
N. obliquata, Reeve (Monog. Hélix Conch Icon., fig. 384), mais elle 
a la spire plus conique et plus élevée; d'ailleurs, elle est tout à fait 



MÉMOIRES 219 

distincte; les rides de la surface sont un peu plus grosses et plus dis- 
tinctement spirales au-dessous qu'à la face supérieure. 

Ariophanta Weyersi. 

(PI. IX, fig. 8, 9 et 10.) . 

Testa sinistrorsa.umbilicata, depresseconica, castanea, supra péri- 
pheriam angulatam zona pallida cincta ; anfractus 8 vix convexius- 
culi, superiores 2-3 lœves, cœteri lineis incrementi elevatis granulatis 
arcuatis sculpti, ultimus postice distincte angulatus, angulo antice 
labrum versus subobsoleto ; apertura subhorizontalis , castanea cœru- 
leo tincta, in medio albo unifasciata ; peristoma superne tenue, leviter 
expansum, infeme pallidum latius dilatatum. Diam. maj. 36; 
min. 31 ; ait. 24 millim. 

Hab. : L'île Bodjo (archipel des îles Batoe, au sud de l'île Nias), à 
l'ouest de Sumatra, sur les mousses, au pied des grands arbres. 

Coquille sénestre, médiocrement ombiliquée, de forme conique 
déprimée, d'un châtain foncé, ornée d'une zone pâle au-dessus de la 
périphérie, qui est obtusément anguleuse; spire conique composée de 
huit tours dont les deux ou trois premiers sont assez lisses, et les sui- 
vants marqués de lignes élevées et granuleuses ; dernier tour non 
descendant, distinctement anguleux en avant ; vers l'ouverture, l'angle 
devient beaucoup plus faible ; ouverture à peine oblique, d'une colo- 
ration châtain à l'intérieur, qui laisse apercevoir par transparence la 
zone pâle du dernier tour ; péristome mince et un peu évasé au som- 
met, moins dilaté à la base. 

Cette intéressante espèce a été recueillie par M. J.-L. Weyers, qui 
réside actuellement à Padang. Elle ressemble un peu à YH. hugonis, 
Pfeiffer (Novitat. conch., vol. III, pi. 74, fig. 1-3). Elle a cependant 
la carène médiane moins aiguë, l'ombilic plus large et l'ouverture 
plus grande ; la sculpture est aussi beaucoup plus grossière. 

Hélix (Geotrochus) bantamensis, Smith. 

(PI. IX, fig. 11.) 

Testa elate conica, ad apicem obtusa, auguste perforata, paulo 
tenuis, griseo-ulbida, haud nitida; anfractus 7, lente accrescentes, 
très superiores convexi, cœteri planiusculi, undique minute granu- 
lati, striisque incrementi tenuïbus perobliquis sculpti, ad suturam 



220 SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

haud obliquam carina gracilï marginati; uîtimus ad periphëriam 
acute carinatus, infra subplanus, antice-vix descende)} s ; apertura 
obliqua, parva, longitudiuis totius îJ3 œquans ; perjstoma albidum, 
margine superiore obliquo tenai sinuato, I éviter reflexo, basait latins 
expanso, superne umbilicum semiobtegeute.Wmn. maj. 11 ; min. 10; 
ait. 12 millim. 

Hab. : Bantam, Java. 

Coquille de forme élevée, conique, obtuse au sommet, étroitement 
perforée, assez mince, d'un blanc grisâtre, non luisante; tours au 
nombre de sept, croissant lentement, les trois supérieurs convexes, 
les suivants un peu aplatis, entièrement couverts de granulations très 
petites, garnis en outre de lignes d'accroissement minces, très 
obliques, et bordés à la suture par une carène frêle; dernier tour 
légèrement caréné au milieu, un peu plat au-dessous, à peine descen- 
dant en avant ; ouverture oblique, petite, égalant le tiers de la lon- 
gueur totale; péristome blanchâtre, oblique, mince, sinueux et légè- 
rement réfléchi au sommet ; plus largement réfléchi et dilaté à la 
base; la partie supérieure recouvre à demi l'ombilic. 

Cette espèce est remarquable par sa forme élevée, la carène aiguë 
de sa périphérie et les granulations de sa surface. La carène, se conti- 
nuant au sommet des tours précédents, donne une apparence carénée 
à la suture. 

Leptopoma bodjoensis. 

(PI. IX, fig. 14 et 15.) 

Testa parva, turbinata, perforata, subtenuis, flavo-rufescens ma- 
cula migra pone tabrum signata ; anfractus 5 convexi carinis spira- 
libus (in anfractu ultimo ad 7) instructif striis incrementi obliquis 
sculpti; anfractus tdtimus ad periphëriam carinatus ; apertura 
mediocriter magna, longitudiuis totius 2/3 fere œquans ; peristoma 
duplex, ang uste expansum intus et extus rufo marginatum, margine 
columellari supra umbilicum l éviter reflexo. Diam. maj. 9 1/2; 
min. 7 1/3; ait. 9. millim. 

Hab. : L'île Bodjo, trouvé rongeant les feuilles d'un petit pal- 
mier, à deux ou trois mètres au-dessus du sol. 

Coquille de forme turbinée, étroitement perforée, mince, de couleur 
jaune rougeâtre avec une tache noire située un peu eu arrière du 
bord de l'ouverture; tours de spire au nombre de cinq, convrxes, 



MÉMOIRES 221 

munis de carènes spirales, au nombre de sept sur le dernier tour, 
et finement striés par les lignes d'accroissement ; dernier tour caréné 
au milieu; ouverture assez grande, de forme arrondie, formant 
presque les deux tiers de la longueur totale ; péristome double, étroi- 
tement dilaté, bordé en dedans et en dehors de rouge vif, avec le 
bord columellaire un peu réfléchi, recouvrant en partie l'ombilic. 

Cette jolie coquille se distingue des espèces voisines par sa colora- 
tion et surtout par la tache noire de son dernier tour. 

Leptopoma Whiteheadi, Smith. 
(PI. IX, fig. 12 et 13.) 

Testa turbinato-eonica, sublaie umbilicata, tennis, vix diaphana, 
purpurascenti vel fuscescenti-cornea, maeulis obscuris rufis sutura 
radiant ibns picta, epidermide terni sublamellato-striata indula; spira 
conica, médiocrité? acuta ; anfractus 6, subrapide crescentes, con- 
vexi ; superiores carinis 2-3 tenuibus spiralibus instructi, incrementi 
lineis oblique arcuatis striisque spiralibus tenuibus inconspicuis 
sculpti, sutura profunda vel angustissime canaliculata sejuncti, 
ultimus carinis ad sex cinctus ; apertura modice magna, fere circu- 
laris, intus purpureo-fusca ; peristoma duplex, margine externo 
auguste expanso . Diam. maj. 12 1/2; min. 10; ait. 12 1/2 millim. 

Hab. : Bornéo septentrional. (Whitehead.) 

Coquille de forme turbinée-conique, percée d'un ombilic étroit, 
mince; à peine pellucide, d'une couleur cornée pourprée ou brunâtre, 
ornée de taches rouges obscures rayonnant de la suture et couverte 
d'un épidémie mince, strié et lamelleux ; spire conique, modérément 
aiguë; tours au nombre de six, croissant peu rapidement, convexes; 
les supérieurs munis de deux ou trois carènes spirales minces et 
sculptées par des lignes d'accroissement obliques courbées et par des 
stries spirales, minces, imperceptibles; suture profonde ou très étroi- 
tement canaliculée ; dernier tour entouré d'environ six carènes ; ouver- 
ture médiocrement grande, presque circulaire, pourprée, brunâtre en 
dedans; péristome double, avec le bord externe étroitement réfléchi. 

Cette espèce est remarquable par son épidémie strié, qui se pro- 
longe en poils pu touffes très courts sur les carènes principales. Ses 
taches rayonnantes ne s'étendent pas au delà de la seconde carène, à 
partir de la suture. L'opercule est très mince, d'un jaune pâle, un 
peu concave extérieurement, et se compose d'environ huit tours. 



222 SOCIÉTÉ ROYALE MALÀCOLOGIQUE DE BELGIQUE 

Deux autres exemplaires de la collection du Musée britannique, pro- 
venant également de Bornéo, diffèrent un peu de la forme typique : 
ils sont plus petits, leur péristome est presque noir et les taches rayon- 
nantes s'étendent irrégulièrement en zigzags. L'épiderme n'est pas 
aussi développé, à moins qu'il ait peut-être été en quelque sorte effacé. 
Deux autres exemplaires de Bantam, Java, qui appartiennent 
apparemment aussi à cette espèce, sont encore plus petits et ont l'épi- 
derme prolongé en poils très courts, mais distincts, sur les cordons 
principaux. 



^-^=^ ( ^>'*^X^ r >=ï^ 



iSTOTE 



SUR LE 



VOLUTOPSIS NORVEGICA 

FOSSILE DU CRAG D'ANVERS 



PAR 

É, VINCENT 



(PLANCHE X, FIG. 1) 



— SEANCE DU 3 DECEMBRE 1887 — 



Dernièrement, notre collègue M. Delheid nous pria d'examiner un 
fossile scaldisien qu'il n'avait pu identifier à aucune de nos espèces 
pliocènes. 

Cette pièce, malgré son état défectueux, est des plus intéressantes, 
non seulement comme espèce nouvelle pour le pays, mais encore 
parce qu'elle indique la présence dans le pliocène d'une des plus 
grandes et des plus belles formes de la faune marine de l'Europe 
septentrionale. 

Cet exemplaire unique est presque entièrement décortiqué ; de 
plus, le bord droit de l'ouverture ainsi que la partie postérieure 
de la coquille ont été complètement enlevés. 

Nous croyons pouvoir rapporter ce fossile au Volutopsis norvegica, 
Chemn., d'après les caractères mentionnés ci-après : Les petites por- 
tions du test extérieur préservées indiquent une surface lisse à l'œil 
nu, traversée seulement par de fines stries longitudinales d'accrois- 
sement. A la loupe, on y découvre çà et là, dans les enfoncements, 



224 SOCIÉTÉ ROYALE MÀLACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

quelques faibles stries transverses rapprochées, ayant de l'analogie 
avec celles qui ornent la surface des tours du Voluta Lamberti. 

Le bord gauche est fort endommagé; ce qui en reste fait voir qu'il 
s'étalait largement sur le ventre de la coquille. 

Quant à la forme générale, elle est plus étroite que chez le Volu- 
topsis actuel, les tours étant, chez ce dernier, plus enflés en arrière. 
Toutefois, l'espèce est variable sous ce rapport. Notre échantillon se 
rapproche le plus de la figure donnée par 0. Sars, dans son excel- 
lent ouvrage sur les mollusques arctiques de la Norvège. 

C'est la première fois, pensons-nous, que Volutopsis Norvegica se 
rencontre à l'état de fossile. S. Wood, il est vrai, le mentionna autre- 
fois du crag anglais, mais cet auteur reconnut plus tard que son 
espèce a infiniment plus de rapports avec les Jumala, et spécialement 
avec le/. Turtoni; aussi Tappela-t-il Fusus pseudo-Turtoni. 

À ce propos, nous croyons utile de faire remarquer que notre fos- 
sile se distingue des Jumala : 

1° Par l'absence de sillons transversaux prononcés; 

2° Par le grand développement de son bord gauche ; 

3° Par la longueur du dernier tour. 

Le gisement ayant fourni ce remarquable fossile est le banc coquil- 
lier immédiatement inférieur à la couche à Corbulamya complanata 
et Ophicardelus pyramidalis (couche à corbules). Loc. : Bassin Ame- 
rica (Austruweel). 

L'espèce possède une distribution géographique très étendue. Elle 
a été observée aux îles Britanniques, au Doggerbank, des îles Lofotten 
au cap Nord, en Islande, au Groenland, au Spitzberg; on la cite 
encore de la mer d'Okotsk. 



t£$c^?rd — 



REMARQUES 



SUR 



L'ACANTHINA TETRAGONA, Sow, 

DU PLIOCÈNE D'ANVERS 



E. VINCENT 



(PLANCHES X, Fia. 2-7; XI) 



SÉANCE DU 7 JANVIER 1888 — 



■oo';4*ic 



En examinant un lot de fossiles d'Anvers appartenant à notre confrère 
M. Delheid, notre attention fut attirée sur une coquille pourvue d'un 
dentelon au bord droit de l'ouverture. Tout d'abord, nous crûmes à 
une espèce nouvelle ; mais une étude attentive nous convainquit que 
nous n'avions devant nous qu'une espèce scaldisienne commune. 
Cependant, notre observation nous avait fait découvrir, sur l'espèce 
en question, des caractères importants ayant complètement échappé 
jusqu'aujourd'hui. 

Ce fossile n'est autre que le Purpura tetragona, Sow. 

Comme nous l'avons dit, une épine s'élève sur le bord droit de 
l'ouverture; toutefois, il est nécessaire d'ajouter que les spécimens 
encore en possession de cet appendice sont des raretés, la portion 
antérieure du bord droit étant généralement brisée ou usée. Sur 
environ quarante spécimens examinés, deux possédaient le dentelon 
intact, et un troisième l'avait fortement ébréché ; sur les autres, il 
n'en existait plus rien ou presque rien. 

Le dentelon est canaliculé extérieurement et a laissé sur le der- 

TOMK XXII, 1887 15 



226 SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

nier tour, comme trace de son passage, un sillon plus ou moins 
prononcé, bien visible sur nos échantillons. 

Ces particularités ont échappé aux paléontologistes, non seulement 
chez nous, mais encore à l'étranger. Cependant, on peut s'assurer 
de la présence du sillon par l'inspection de la figure Id, planche IV, 
des Crag mollusca de S. Wood, et de la figure 24, planche V, de l'ou- 
vrage de M. Lorié : Résultats géologiques et paléontologiques des 
forages de puits à Utrechl, Goes et Gorkum. 

Il résulte clairement de ces caractères que le P. tetragona n'est 
pas une pourpre dans le sens ordinaire du mot, mais un Monoceros 
ou Acanthina. 

Si les caractères mentionnés permettent de fixer la position géné- 
rique de notre fossile, ils ont surtout l'avantage de pouvoir servir à 
différencier cette espèce du P. lapillus, également cité d'Anvers. 

Autrefois, la distinction de ces deux espèces reposait uniquement 
sur l'ornementation des tours. Nyst classa comme P. tetragona les 
spécimens dont les tours sont gaufrés, et comme P. lapillus ceux 
qui les ont simplement costulés. Cette méthode n'est pas satisfai- 
sante; d'abord, elle désunit ce qui devrait rester lié; en second lieu, 
on obtient par ce procédé une catégorie de coquilles rebelles au 
classement, par suite de leur caractère intermédiaire. Nous avons 
pu constater qu'il est nécessaire d'éliminer du P. lapillus, pour les 
ranger avec les A. tetragona, la variété imbricata, de Nyst, ainsi 
que la variété crispata, dont cet auteur ne parle pas dans sa mono- 
graphie, mais qui est exposée sous cette dénomination dans les 
vitrines du musée de Bruxelles. De la sorte, nos P. lapillus scaldi- 
siens se limiteraient à la forme figurée planche III, figures 4a, 4&, 
de la Conchyliologie de Nyst ( l ), forme que nous n'avons pu étudier, 
faute de matériaux. 

U Acanthina tetragona d'Anvers est un fossile des plus variables, 
au point qu'il est difficile de rencontrer deux spécimens identiques. 
Les figures ci-jointes servent à illustrer quelques-unes de ses formes. 

L'extrémité de la spire n'est jamais entière; les tours embryonnaires 
ont été enlevés, et la cassure est arrondie par l'usure. La spire com- 
prend, le plus souvent, quatre ou cinq tours d'une convexité variable, 
divisés en deux parties par une carène plus ou moins prononcée ; la 

(') Conchyliologie des terrains tertiaires, part. I. (Annales du Musée royal 
d'histoire naturelle de Belgique, tome III.) 



MÉMOIRES 227 

partie postérieure, légèrement concave, plane ou convexe, porte trois 
à cinq cordonnets inégalement développés ; sur la partie antérieure 
s'observent une ou deux grosses côtes transverses ; l'une située vers 
le milieu, l'autre bordant la suture du tour antérieur, et souvent 
recouverte et cachée par ce dernier. Dans les intervalles, on remar- 
que trois côtes plus petites dont la médiane est la plus prononcée. Le 
tout est recoupé par des lamelles imbriquées, serrées et par des 
lames espacées, redressées, formant épines en franchissant les cordons 
transversaux. Ce sont ces grandes lames, combinées aux grosses 
côtes transversales, qui engendrent l'aspect gaufré d'un grand 
nombre d'échantillons. Le dernier tour mesure plus de deux fois 
la longueur de la spire. Il est orné de cinq ou six côtes transversales 
principales, dont la postérieure forme la carène. L'espace séparant la 
côte antérieure de celle qui la suit est plus large que ceux qui sont 
compris entre les autres côtes ; son milieu est occupé par un sillon où 
viennent s'infléchir en crochet les accroissements et les lames longi- 
tudinales de la coquille. L'ouverture est ovalaire; son bord droit est 
garni intérieurement, lorsque la coquille est adulte, d'une rangée de 
sept ou huit dentelons. En avant, à peu près en face des deux dents 
antérieures, s'observe un tubercule denti forme court, correspondant 
au sillon extérieur. Sur une columelle épaisse, s'applique un bord 
gauche peu épais, qui se détache en avant, pour constituer l'un des 
côtés du canal ; cette columelle est ouverte à la base par un ombilic 
plus ou moins ouvert. 

Remarques. — Les variations de YAcanthina tetragona affectent 
différentes parties de la coquille. Celle-ci est allongée, étroite ou 
courte et ventrue. Chez quelques spécimens, la rampe postérieure est 
à peu près perpendiculaire à la portion antérieure du tour (fig. 2,3, 
pi. X); chez d'autres, les tours sont régulièrement bombés. Tantôt 
le canal est allongé (fig. 6, pi. X); tantôt fort raccourci (fig. 1, 
pi. XI). L'ombilic, parfois peu développé, acquiert, d'autres fois, des 
dimensions exceptionnelles. Sur l'échantillon représenté figure 5, 
planche XI, il est comparable, par sa largeur, à celui d'un Rapana. 

L'ornementation est tout aussi variable, spécialement sur le dernier 
tour. Sur l'exemplaire dessiné figures 1, 2, planche X, les côtes 
principales sont extrêmement proéminentes, les intervalles qui les 
séparent très profonds, et les lames longitudinales très élevées. Pre- 
nant ce fossile pour point de départ, on voit, à mesure qu'on s'en 
éloigne, les côtes et les lames principales s'amoindrir, la profon- 



228 SOCIÉTÉ ROYALE MALÀCOLOGIQUE DE BELGIQUE 

deur des espaces qui les séparent diminuer, les cordonnets et les 
lamelles secondaires se développer, les alvéoles quadrangulaires se 
combler progressivement et la carène s'adoucir. Au bout de la série, 
on trouve des spécimens ornés de cordons transversaux rapprochés 
et presque égaux, traversés par des lamelles imbriquées égales; ce 
sont alors les Purpura lapûlus, var. imbricata et crispata de Nyst. 

L'espèce est assez abondante dans le scaldisien (couches à Neptunea 
contraria). 

Le genre a été signalé en Europe dans les dépôts miocènes et 
pliocènes de l'Italie f). 

(') Bellardi, / Molluschi dei terrent terziari del Piemonte et délia Liguria, 
part. III. 



BULLETIN DES SEANCES 



" 'TOME XXII, 1887 



BULLETIN DES SÉANCES 



DE LA 



SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE 



DE 



BELGIQUE 



Séance du 8 janvier 1887 

PRÉSIDENCE DE M. J. CROCQ 

La séance est ouverte à 4 heures. 

Sont présents : MM. J. Crocq, président; P. ■ Cogels, F. Crépin, 
baron A. de Loë, G. Dewalque, Ë. Fologne, C. Malaise, M. Mour- 
lon, J. Ortlieb, D. Raeymaekers, H. Roffiaen, L. Van der Bruggen, 
G. Vincent et Th. Lefèvre, secrétaire. 

Se font excuser : MM. É. Del vaux et le baron 0. van Ertborn. 

Le procès- verbal de la séance du 4 décembre 1886 est adopté. 

Correspondance. 

MM. M. Mourlon et F. Tras remercient pour leur réception en 
qualité de membres effectifs de la Société. 

M. J. Liagre, secrétaire perpétuel de l'Académie des sciences, des 
lettres et des beaux-arts de Belgique, fait savoir que la demande ten- 
dant à obtenir pour la Société l'envoi des Mémoires de l'Académie 
n'a pu être accueillie favorablement, le nombre d'exemplaires restant 
disponibles étant très restreint et ces publications se trouvant déjà, 
à Bruxelles, dans plus de trente dépôts publics. 

La Société Ouralienne d'amateurs des sciences naturelles fait con- 



IV SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

naître que l'ouverture de l'exposition scientifique et industrielle de 
la Sibérie et des monts Ourals aura lieu le 15 mai prochain; elle 
invite les sociétés étrangères à envoyer des délégués et elle recevra 
avec reconnaissance les livres et les objets provenant de ces régions 
que l'on voudra bien lui adresser par l'entremise de la Commission 
des échanges internationaux. 

M. le D r Ackermann, président de la Société d'histoire naturelle de 
Cassel, remercie la Société pour la part qu'elle a prise à la célébration 
de son cinquantième anniversaire et accuse réception de publications. 

M. le professeur Bertkau, secrétaire de la Société d'histoire natu- 
relle de la Prusse rhénane et de la Westphalie, accuse réception de 
la collection des Annales et annonce, ainsi que la Société pour 
l'Instruction de Porto et l'École industrielle de Bistritz, l'envoi des 
publications dont elles peuvent encore disposer. 

La Société d'histoire naturelle de Aarau, la Société hollandaise 
des sciences, le Musée de Tromsœ, l'Institut national genevois et 
l'Académie royale palermitaine des sciences, des lettres et beaux-arts 
accusent réception de publications. 

Dons et envois reçus. 

Ouvrages et brochures offerts par. leurs auteurs : M. G. -F. Mat- 
thew (1. Abstract of a paper on the cambrian fannas of Cape-Breton 
and Newfoundland; 2. Discovery of a pteraspidian fish in the 
Silurian rocks of New-Brunswick); M. M. Mourlon (1. Observations 
sur le classement des couches tertiaires moyennes dans le Limbourg 
belge à propos du mémoire de MM. Ortlieb et Dollf us, intitulé : 
Compte rendu de géologie stratigraphique de l'excursion de la Société 
malacologique de Belgique dans le Limbourg belge, les 18 et 19 mai 
1873; 2. Monographie du famennien, comprenant les psammites du 
Condroz et les schistes de la Famenne proprement dite (dévonien 
supérieur); 3. Sur les dépôts dévoniens rapportés par Dumont à 
Pétage quartzo-schisteux inférieur de son système eifelien avec 
quelques observations sur les affleurements quartzo-schisteux de 
Wiheries et de Montignies-sur-Roc ; 4. Études stratigrayhiques sur 
les dépôts miocènes supérieurs et pliocènes de Belgique; 5. Géologie 
de la Belgique) ; M. E.-A. Smith (1. List of the ores and minerais of 
industrial importance occurring in Alabama; 2. Remarks on a paper 
of D r Otto Meyer on « Species in the Southern Old-Tertiary » ; 3. A 



BULLETIN DES SÉANCES. — ANNÉE 1887 V 

gênerai description of (lie climate, and of the geological, topogra- 
phical, and agricultural features of the Cotton-Producing States) ; 
M. P.-J. Van Beneden(l. Exercices zootomiques; 2. Recherches sur 
l'embryogénie, Vanatomie et la physiologie des Ascidies simples; 
3. Recherches sur l'organisation et le développement des Lingatules 
(Pentastoma, Rud.), suivies de la description d'une espèce nouvelle 
provenant d'un Mandrill; 4. Recherches sur Vanatomie, la physio- 
logie et V embryogénie des Rryozoaires qui habitent la côte d'Ostende ; 
5. Recherches sur V histoire naturelle et le développement de l'Atax 
ypsilophora (Eydrachna Concharum), Acaride vivant en parasite sur 
les Anodontes; 6. Mémoire sur le développement et l'organisation 
des Nicothées ; 7. Histoire naturelle des Polypes composés d'eau 
douce ou des Bryozoaires ftuviatiles; 8. Iconographie des Helminthes 
ou des vers parasites de l'homme. Vers cestoïdes; 9. Recherches sur 
la faune littorale de Belgique. Turbellariés ; 10. Sur un nouveau 
genre de Ziphioïde fossile (Placoziphius) , trouvé à Edeghem, près 
d'Anvers; 11. Les Parasites des chauves-souris de Belgique). 

Publications reçues en échange de la part de l'Académie royale 
des sciences, des lettres et des beaux-arts de Belgique, de l'Académie 
royale des Lynx, de l'Académie pontificale des Nouveaux Lynx, de 
l'Académie Gioenia des sciences naturelles de Gatane, de l'Académie 
royale des sciences, lettres et beaux-arts de Palerme, du Service 
géologique de l'Alabama, de l'Université John Hopkins de Baltimore, 
de l'Institut grand-ducal du Luxembourg, du Musée de zoologie 
comparée d'Harvard Collège de Cambridge, du Musée de Tromsœ, 
de l'Athénée de Brescia, de l'Expédition norvégienne de 1876-1878 ; 
des rédactions du Mouvement industriel belge, de la Feuille des 
jeunes naturalistes et des Sociétés suivantes : Batave de philosophie 
de Rotterdam, Géologique allemande, d'Histoire naturelle de la Prusse 
rhénane et de la Westphalie, d'Histoire naturelle de Gassel, Royale 
de Londres, d'Histoire naturelle et de philosophie de Belfast, Royale 
de physique d'Edimbourg, d'Études scientifiques de Paris, de Borda 
à Dax, de Lectures et conversations scientifiques de Gênes, Vénéto- 
Trentine des sciences naturelles de Padoue, Belge de microscopie, 
Royale des sciences médicales et naturelles de Bruxelles, Entomo- 
logique de Belgique, Centrale d'agriculture de Belgique, Scientifique 
Argentine, Gœthe de Vienne et du Club scientifique de Vienne. 

Des remerciements sont votés aux donateurs. 






VI 



SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 



M. le Secrétaire dépose, pour la bibliothèque, trois exemplaires 
du procès-verbal de la séance du 4 décembre 1886. 

Communications du Conseil. 

M. le Président annonce à la Société la perte qu'elle vient de 
faire en la personne de M. Léopold-Joseph Pigneur, docteur en 
sciences naturelles, décédé à Bruxelles, le 24 décembre 1886. — 
Sur sa proposition, l'assemblée décide l'envoi d'une lettre de condo- 
léance à M me veuve Pigneur. 

Lectures. 

M. G. Vincent fait la communication suivante : 

Si les Gastéropodes et les Lamellibranches ont été très nombreux 
en espèces dans les mers tertiaires qui occupèrent successivement 
certaines régions du pays, les Brachiopodes, au contraire, n'y ont été 
représentés que par de rares types spécifiques distincts. 

En 1874, Th. Davidson ( ] ) a fait connaître toutes les formes de 
cette classe rencontrées jusqu'à cette époque, à part celles du calcaire 
grossier de Mons, qui seront décrites et figurées, pensons-nous, par 
MM. Briart et Cornet. Le savant paléontologiste anglais reconnut 
parmi elles quinze espèces, qu'il groupa dans les genres Lingula, 
Discinia, Crania, Terebratula, Terebratulina, Argiope, Mannia et 
Rhynconella. Il différa provisoirement l'étude de deux espèces pro- 
venant du landenien inférieur de Cherq, près de Tournai, parce que 
leur position géologique était encore incertaine alors. 

En 1879, M. Butot et moi ( 2 ) avons ajouté à ce nombre une Lin- 
(jula découverte par M. Dejaer, à Ellezelles, près de Benaix, dans 
l'assise yprésiénne. 

Depuis lors, le total de nos espèces tertiaires n'a plus été aug- 
menté. Aujourd'hui, nous sommes heureux de pouvoir annoncer à la 
Société que nous avons recueilli, M. É. Vincent et nous-même, une 
espèce qui avait échappé à toutes les investigations. 

(') On thc Brachiopoda of Bélgium. (The Geol. Magaz. London, n° 118, 1874, 
p. 150 to 189, Décade 11, vol. I, pi. VII.) 

Voir aussi la traduction de ce mémoire par M. Th. Lefèvre, Ann. Soc. malac. de 
Belgique, 1874. 

( 2 ) Coup d'œil sur l'état d'avancement des connaissances géologiques relatives aux 
terrains tertiaires de Belgique. (Ann. Soc.géol. de Belgique, t. VI. Mémoires, p. 90.) 



BULLETIN DES SÉANCES. — ANNÉE 1887 VII 

Notre coquille a été trouvée à Nil-Saint- Vincent, à la base du 
bruxellien ; c'est le premier Brachiopode observé dans cette formation. 
Connu du calcaire grossier de Parnes, de Mouchy et de Liancourt, 
il fut décrit et figuré par Deshayes j 1 ), en 1864, sous le nom de 
Terebratula puncticulata. 

Cette intéressante espèce est de petite taille ; elle ne mesure guère 
que 3 millimètres dans ses deux diamètres. La surface extérieure des 
valves est couverte de nombreuses ponctuations, distribuées sans 
ordre. Tous nos échantillons sont silicifîés et présentent encore les 
deux valves jointes. Cette dernière circonstance nous a empêchés 
d'examiner l'appareil apophysaire, qu'il serait fort utile de connaître 
pour déterminer la place exacte que doit occuper le fossile dans la 
méthode. 

La séance est levée à 5 heures. 



Séance du 5 février 1887 

PRÉSIDENCE DE M. P. COGELS 

La séance est ouverte à 4 heures. 

Sont présents : MM. P. Cogels, membre du Conseil; À. Briart, 
F. Crépin, P. Dautzenberg, H. De Cort, baron A. de Loë, É. Del- 
vaux, D. Raeymaekers, H. Roffiaen, L. Van der Bruggen, baron 
0. van Ertborn, G. Velge, G. Vincent et Th. Lefèvre, secrétaire. 

Se font excuser : MM. J. Crocq, C. de la Vallée Poussin, G. De- 
walque et É. Hennequin. 

Le procès- verbal de la séance du 8 janvier 1887 est adopté. 

Correspondance. 

M. A. Béthune remercie pour sa réception de membre effectif, et 
M. A. Senoner pour l'envoi du tome XX des Annales. 

M. É. Lanszweert fait part de la mort de son père, M. Louis- 
Désiré Lanszweert, décédé à Ostende le 29 janvier dernier. M. le 
Président propose l'envoi d'une lettre de condoléance à notre col- 
lègue. — Adopté. 

(') Animaux sans vertèbres du bassin de Paris, t. II, pi. CXLVII, p. 86, fig. 5-9. 



VIII SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOG1QUE DE BELGIQUE 

La Société géologique italienne et la Société d'agriculture, sciences 
et arts d'Angers donnent une suite favorable à la demande d'échange 
de publications qui leur a été adressée, et annoncent l'envoi des tra- 
vaux dont elles peuvent disposer. 

M. S.-B. Ghristy, secrétaire de l'Académie des sciences de la Cali- 
fornie, transmet les remerciements votés à la Société pour l'initiative 
qu'elle a prise de procurer à cette Académie des publications scienti- 
fiques belges. 

Donnant suite à des réclamations qui leur ont été adressées, 
les Sociétés d'histoire naturelle du Wurtemberg, des Sciences natu- 
relles de la Nouvelle-Poméranie et Rugen, Royale norvégienne des 
sciences, des Sciences naturelles d'Hermannstadt et le Musée national 
de Mexico envoient des séries de leurs publications. 

M. Alexandre Agassiz, conservateur du Musée de zoologie com- 
parée de Cambridge, dérogeant en faveur de la Société à l'usage 
établi à ce musée en ce qui concerne l'échange de certaines de ses 
publications, fait parvenir les tomes I, II, V, VI, VII, parties 1 et 2, 
VIII et IX, parties 1, 2 et 3 des Mémoires publiés sous sa direction. 

— M. le Président signale l'importance de cette publication et pro- 
pose à l'assemblée de voter des remerciements au savant conservateur 
du Musée de Cambridge, dont les travaux offrent tant de rapports 
avec les études de la Société. — M. le Secrétaire est chargé de don- 
ner suite à cette résolution. 

La Société royale de la Nouvelle-Galles du Sud demande de porter 
à la connaissance du public scientifique les questions de ses concours 
pour 1887-1888-1889. Les questions relatives aux mollusques et 
animaux inférieurs sont les suivantes : 1. Sur lés infusoires *de 
l'Australie. — 2. L'anatomie et la biologie des Echidna et Platypus. 

— 3. Anatomie et biologie des mollusques de l'Australie. — 4. Liste 
de la faune marine de Port- Jackson, avec description des espèces, 
distributions, etc. 

Le prix attribué à chaque question consiste en une médaille et une 
somme de 625 francs. 

La même société adresse le compte rendu de la première assemblée 
des sociétés scientifiques de l'Australie en vue de la création, en ces 
contrées, d'une association pour l'avancement de la science. 

La Société royale de zoologie Natura Artis Magistra d'Amsterdam, 



BULLETIN DES SÉANCES. — ANNÉE 1887 IX 

le Musée de zoologie comparée de Cambridge, la Société d'histoire 
naturelle de Brookville, le musée Teyler de Harlem, l'Académie 
royale des Lynx, la Société batave des sciences de Rotterdam, 
l'Institut d'Essex, la Société royale de la Nouvelle-Galles du Sud, 
la Société royale des sciences d'Upsal, la Société géologique hon- 
groise, le Service géologique des États-Unis, le Signal Office du 
département de la guerre des États-Unis et l'Institution smithsonienne 
accusent réception de publications. . 

L'Académie des sciences de la Californie, la Société royale des 
sciences d'Upsal, le Service géologique des États-Unis et l'Aca- 
démie impériale des sciences de Vienne annoncent l'envoi de publi- 
cations. 

La Société d'histoire naturelle de Boston accuse réception et 
annonce l'envoi de publications. 

Dons et envois reçus. 

M. A. Béthune fait hommage de son portrait photographié. 

Brochures offertes par leurs auteurs : M. le baron A. de Loë (Sur 
une hachette trouvée à Harmignies); M. le D r W. Kobelt (1. Die 
Wilhelmshavener Giftmuschel; 2. Catalog der Familie Melaniidœ; 
3. Esrter Nachtrag zur Fauna der nassauischen Mollusken; 4. Excur- 
sionen in Nordafrika); M. R. Hertwig (Gedœchtnissrede auf Carl- 
Theodor von Siebel gehalten in der ôffentlichen der K. B. Aka demie 
der Wissenschaften zu Munich, zur Feier ihres einhundert und sie- 
benundzwanzigsten Stiftung stages am 29 Mœrz 1886); M. M. Mour- 
lon (Sur le famennien de la plaine des Fagnes. Observations au sujet 
de la note de M. É. Dupont); M. J.-N. Norman (Allelositismus) ; 
M. G. -F. Matthew (Additional note on the Pteraspidian fish fourni in 
New-Brunswick); M. A. Pfeiffer (Zur Naiurgeschichte der Land-und 
Susswasserschnecken von Kremsmûnster); M. K. Pettersen (Geologiske 
Undersœgelser inden Tromsœ Amt og tilgrœndsende Dele af Nord- 
lands Amt IV); M. C. Tapparone-Canefri (Fauna malacologica délia 
Nuova-Guinea e délie isole adiacenti, parte I, Molluschi estramarini; 
supplemento I); M. A. Senoner (Cenni bibliografici) . 

Publications reçues en échange de la part de l'Académie royale des 
sciences de Turin, de l'Académie royale des sciences de Munich, de 
l'Académie impériale des sciences de Vienne, de l'Académie royale des 



X SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

sciences de Berlin, de l'Académie royale des Lynx, de l'Académie des 
sciences naturelles du Minnesota, de l'Académie des sciences naturelles 
de la Californie, de l'Académie des sciences naturelles de Philadel- 
phie, de l'Académie impériale des sciences de Saint-Pétersbourg, du 
Département de l'agriculture des États-Unis, de la Bibliothèque 
nationale centrale Victor- Emmanuel à Rome, de l'Institut d'Essex, 
de l'Institution smithsonienne , du Musée Francisco - Garolinum de 
Linz, de l'Université John Hopkins de Baltimore, du Musée national 
d'histoire naturelle de Carinthie, du Musée de zoologie comparée du 
collège Harvard de Cambridge, du Service géologique de l'Inde, du 
Service géologique de FAlabama, du Bureau de l'Institut royal géolo 
gique et de l'Académie des mines de Berlin, du Comité royal géolo- 
gique d'Italie, de la Commission de la carte géologique d'Espagne, du 
Comité géologique russe, de l'Institut national genevois, de l'Institut 
impérial-royal géologique de Vienne, des rédactions du Journal de 
conchyliologie de Paris, du Journal de conchyliologie de Leeds, du 
Bulletin scientifique du département du Nord et des pays voisins, 
de la Feuille des Jeunes Naturalistes, Science de Cambridge, du 
Mouvement industriel belge, du Moniteur industriel, et des Sociétés 
suivantes : des Sciences naturelles du grand-duché de Luxembourg, 
Royale danoise des sciences, d'Histoire naturelle de la Haute-Hesse, 
Zoologique - minéralogique de Ratisbonne, Silésienne des sciences 
naturelles de Breslau , Malacozoologique allemande de Francfort-sur- 
Mein, d'Histoire naturelle de Baie, des Sciences naturelles de la 
Nouvelle-Poméranie et Rugen, Royale de Londres, Géologique de 
Londres, Zoologique de Londres, Géologique de Manchester, Géolo- 
gique hongroise, Gœthe de Vienne, Impériale-royale de zoologie et 
de botanique de Vienne, des Sciences naturelles de Hermannstadt, 
des Sciences naturelles et médicales d'Inspruck, Entomologique de 
Belgique, Centrale d'agriculture de Belgique, Belge de microscopie, 
Royale belge de géographie, Royale des sciences naturelles et médi- 
cales de Bruxelles, d'Agriculture, sciences, belles - lettres et arts 
d'Orléans, d'Émulation des Côtes-du-Nord de Saint-Brieuc, Géolo- 
gique du Nord à Lille, Géologique italienne de Rome, Royale nor- 
végienne des sciences de Throndhjem, Pour la faune et la flore fin- 
landaises à Helsingfors, Finlandaise des sciences de Helsingfors, 
Ouralienne d'amateurs des sciences naturelles d'Ékatérinenbourg, 
Royale des sciences d'Upsal, Vaudoise des sciences naturelles de 
Lausanne, d'Histoire naturelle de Zurich, Entomologique suisse à 



BULLETIN DES SÉANCES. — ANNÉE 1887 XI 

Schaffouse, d'Histoire naturelle de Coire, d'Histoire naturelle de 
Brookville, d'Histoire naturelle de Boston, Scientifique argentine, 
Allemande d'histoire naturelle et de géographie de Yokohama, des 
Sciences et arts de l'île de la Réunion et du Club scientifique de 
Vienne. 

Des remerciements sont votés aux donateurs. 

M. le Secrétaire dépose, pour la bibliothèque, trois exemplaires du 
procès-verbal de la séance du 8 janvier 1887. 

Communications du Conseil. 

M. le Président notifie à la Société la perte qu'elle vient de faire 
en la personne de M. François-Léopold Cornet, l'un de ses membres 
les plus anciens et les plus dévoués. 

M. le Secrétaire a représenté la Société aux funérailles de ce savant 
collègue et y a prononcé les paroles suivantes : 

« Messieurs, 

« Qu'il me soit permis, au nom de la Société royale malacologique 
de Belgique, d'ajouter, aux discours que vous venez d'entendre, 
quelques paroles à la mémoire de notre regretté et savant confrère. 

« François-Léopold Cornet, entré dans la Société malacologique 
en 1864j c'est-à-dire peu après sa fondation, lui a toujours accordé 
un concours des plus actifs et des plus dévoués. Nos Annales lui 
doivent, pendant ces vingt-trois ans, plusieurs mémoires et diverses 
communications que sa haute compétence scientifique nous a fait 
vivement apprécie"; c'est ainsi que, l'année dernière encore, il nous 
faisait part de ses observations sur le tufeau de Ciply et sur une 
coupe observée à Mes vin. 

« La Société royale malacologique perd, en la personne de Cornet, 
l'un de ses plus anciens membres effectifs, et sa mort crée, parmi 
nous, un vide qui sera difficilement comblé. A ces profondes connais- 
sances scientifiques, il joignait une grande aménité de caractère, et 
l'intérêt qu'il portait à notre association était une garantie de plus 
pour la continuation de sa prospérité. 

« Il disparaît dans la force de l'âge, miné par la maladie, alors 
que son concours nous était si nécessaire, et ce n'est pas sans d'amers 
regrets que nous lui disons ici, au nom de ses collègues et de ses 
amis : Adieu, Cornet, adieu! » 



XII SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUË DE BELGIQUE 

M. le Président ordonne l'insertion de ce discours au procès- 
verbal, et prie M. É. Del vaux, qui accepte, de bien vouloir écrire pour 
les Annales une notice biographique concernant le membre distingué 
que la Société vient de perdre ; il annonce également qu'une liste de 
souscription pour un nionument à élever, au cimetière de Mons, à la 
mémoire de F.-L. Cornet, est déposée sur le bureau. 

Lectures. 

M. le Secrétaire donne lecture d'une note de M. E. Pergens inti- 
tulée : 

LES BRYOZOAIRES DU TASMAJDAN, A BELGRADE 
Par É. PERGENS 

Le Tasmajdan est situé dans la partie sud-est de la ville de Bel- 
grade (Palilulski kraj). En descendant le cimetière, on arrive dans des 
carrières d'une -notable étendue, ouvertes dans le terrain miocène. 
Ces couches appartiennent à l'étage tortonien, au calcaire de la 
Leytha. J'ai pu y recueillir les fossiles suivants : 

Cardita Jouanneti, Bast. 
Pholadomya rectidorsata , Hôrn. 
Pecten latissimus, Brocch. (fragment). 
Lithothamnion ramosissimum, Rss. 

Plusieurs lamellibranches et gastéropodes que je ne suis pas par- 
venu à déterminer avec certitude; ensuite, les bryozoaires faisant 
l'objet de cette monographie. 

D'autres espèces ont encore été rencontrées au Tasmajdan, pour 
lesquelles je renvoie au travail de M. Zujovic, professeur à la faculté 
des sciences de Belgrade ( 1 ). 

Les bryozoaires se présentent généralement sous forme de colonies 
encroûtantes développées sur des nullipores, plus rarement sur des 
coquilles; quelquefois, ils s'élèvent en rameaux libres. L'espèce que 
j'ai rencontrée le plus communément est le Schizoporella tetragona, 
Rss, sous ses différentes formes. 

Le chiffre des espèces et variétés s'élève à vingt-trois, dont aucune 
n'est nouvelle pour la science ( 2 ). La faune est franchement miocène, 

(') Zujovic, Geologische Uebersicht des Kônigreiches Serbien, 1386, avec carte 
géologique du royaume. (Jahrb. d.geolog. Reichsanstalt . Wien, t. XXXVI, p. 106.) 

(*) J'ai été obligé de rebaptiser une espèce que je n'ai pas rencontrée au Tasmajdan. 
(Voir p. 7.) Une autre a dû subir également un changement de nom. (Voir p. 12.) 



BULLETIN DES SÉANCES. — ANNÉE 1887 



XIII 



car toutes ces formes, moins une seule, se rencontrent dans le mio- 
cène de F Autriche-Hongrie ; le Filifascigera Megaera, Lonsd., n'a 
pas encore été signalé en Europe, et n'était connu que du crétacé 
supérieur de l'Amérique du Nord. 

Un assez grand nombre d'espèces, communes dans le miocène de 
l'Autriche- Hongrie, n'ont pas été rencontrées; cependant, en faisant 
des recherches plus prolongées, on obtiendra probablement encore : 
Barroisina Baueri, Reuss; Membranipora reticulum, L.; Typica, 
subtilimargo , Reuss, et Lacroixii, Aud.; Betepora cellulosa, L.; 
Idmonea cancellata, Gldfs; quelques Bornera et Filisparsa. 

TABLEAU SYNOPTIQUE 

DES ESPÈCES ET DES COUCHES OU ELLES ONT ÉTÉ RENCONTRÉES 













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Mucronella coccinea, Abildg. . . . 





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Myriozoum truncatum, Pall. . . . 





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Schizoporella tetragona, Rss. . . . 





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— auriculata, Hass. \ 





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— filocincta, Rss. 





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— Zujovici, Perg. . . . 





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Microporella monoceros, Rss. . . . 





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Colletosia Endlicheri, Rss. . . . . 





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Micropora nobilis, Esp 





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— — var.papyracea, Rss. 





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Membranipora fenestrata, Rss. . . . 


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— reticulum,var. diadema, Rss. 





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— angulosa, Rss .... 


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Amphiblestrum bidens, Hag. . . . 


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XIV SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

Comme on le voit, 4 espèces se rencontrent dans le crétacé supé- 
rieur; 6, dans Téocène ; 5, dans l'oligocène; 22, dans le miocène de 
F Autriche-Hongrie ; 14, dans le miocène d'autres pays; 15, dans 
le pliocène méditerranéen; 4 ou 5, dans le pliocène anglo-belge; 
7 vivent encore actuellement, dont 6 se rencontrent dans la Méditer- 
ranée, l'Adriatique ou la mer Rouge, et dont 4 ont une distribution 
géographique autre. 



BRYOZOA CYCLOSTOMATA 



Famille : DIASTOPORID;E. 



Diastopora flabellum, Reuss. 

1847. Diastopora flabellum, Reuss, Foss. Polyp. cl. Wien. Tert., p. 51, pi. VII, 

fig. 9. 
1852. .Berenicea flabellum, d'Orbigny, Terrains crétacés, t. V, p. 862. 
?1859. Diastopora simplex, Busk, Crag Polyzoa, p. 113, pi. XX, fig. 10. 

1877. — flabellum, Reuss-Manzoni, Briozoi foss. ciel Mioc. d'Auslria- 

Ungheria, t. III, p. 14, pi. XIII, fig. 52. 

1878. — — Waters, Bryoz. fr. the plioc. of Bruccoli, p. 17. 
1880. — — Seguenza, Formaz. terz. cli Reggio, p. 85 et 213. 

Les colonies se présentent sous forme de plaques plus ou moins 
irrégulières, développées sur un substratum. Les zoécies, libres sur 
une partie assez grande de leur parcours, sont dispersées sur la sur- 
face de telle façon que les orifices sont distants les uns des autres de 
0.5 à 0.8 milimètre. La surface elle-même est lisse ou peut aussi 
présenter des ondulations. Les orifices zoéciaux regardent en haut. 
Cette espèce se rencontre dans le miocène de l'Autriche-Hongrie 
(Reuss) et de l'Italie (Seguenza); dans le pliocène de l'Angleterre 
(Busk) (?) et d'Anvers (Houzeau) (?); dans le pliocène de l'Italie méri- 
dionale (Seguenza) et de la Sicile (Waters). Elle vit encore dans la 
Méditerranée (Waters). 



. 



BULLETIN DES SÉANCES. — ANNÉE 1887 XV 



Famille : IDMONEIME. 



Idmonea pseudo-disticha, Hagenow. 

(Pour la description et la littérature : voir Pergens et Meunier, la Faune des 
bryozoaires garumniens de Faxe. Annales Soc. royale malac. de Belgique, 
t. XXI, p. 211.) 

Cette espèce se rencontre dans la craie de Rugen (Hagenow), dans 
le tufeau de Maestricht (Hagenow), de la Malogne (Houzeau), dans 
le crétacé supérieur de France (d'Orbigny), de Faxe, du Stevn's Klint 
et de la Scanie (Pergens et Meunier) , dans le miocène de l'Autriche- 
Hongrie (Reuss) et dans le pliocène de l'Italie (Seguenza). 



Famille : FASCIGERIDyË. 



Filifascigera Megsera, Lonsdale. 

1845. Tubulipora Megœra, Lonsdale, Account of six spec. of Polyp. obtained fr. 

Timbercreek, p. 69 (woodc). 
1847. — — d'Orbigny, Prodrome de paléont. stratigr. univ., t. II, 

p. 266. 
1852. Filifascigera Megœra, d'Orbigny, Terrains crétacés, t. V, p. 684. 
1862. -^- — Gabb and Horn, Monograph ofthe foss. Polyz. of ihe 

second, and tertiary format, of N. America, p. 165, 
pi. XXI, fig. 53. 

La colonie affecte la forme de tiges rampantes d'un diamètre 
variant de 0.4 à 0.7 millimètre. La surface est ornée de quelques 
ondulations transversales ; elle est un peu rétrécie aux endroits où 
un faisceau de zoécies va s'ouvrir. Ces faisceaux s'élèvent assez bien 
au-dessus de la partie rampante; les orifices qui le composent 
semblent être variables, car les extrêmes que j'ai trouvés pour un 
même échantillon sont trois et sept. Je n'ai rencontré que deux spé- 
cimens de cette espèce, développés sur une coquille d'ostrea. 

En dehors du miocène de la Serbie, cette espèce n'est connue que 
du crétacé supérieur de Timbercreek (New-Jersey) (Lonsdale). 



XVI SOCIÉTÉ ROYALE MALÀCOLOGIQUE DE BELGIQUE 



BRYOZOA CHEILOSTOMATA 



Famille : CELLEPORIDiE. 



Cellepora globularis, Bronn. 

1834. Cellepora globidaris, Bronn, Reise n. Italien, t. II, p. 654. 

1838. — Bronn, Lethaeageogn.,t. II, p. 877, pi. XXXV, fig. 15 . 

1847. — — Reuss, Foss. Polyp. d. Wien. Tert., p. 76, pi. IX, 

fig. 11-15 (non 15* et 15"). 
1851. Reptocelleporaria globularis, cTOrbigny, Terrains crétacés, t. V, p fc 422. 

1863. Cellulipora globus, Rômer, Beschr. d. Norddeutsche Tert. Polyp., p. 215, 

pi. XXXVI, fig. 22. 

1864. Celleporaria globularis, Stoliczka, Foss. Bryoz. d. Orakei-Bay, p. 140, 

pi. XX, fig. 6. 
1867. — — Reuss, Fauna d. Steinsalzabl. v. Wieliczka, p. 94. 

1869. — — Reuss, Aeltere Tert. d. Alpen, t. II, p. 52. 

1877. — — Reuss-Manzoni, Bryoz. foss. d. Mioc. d'Austrifi- 

Ungheria, t. II, p. 3, pi. I, fig. 2. 
1880. — — Seguenza, Forrnaz. terz. di Reggio, p. 84 et 129. 

Ces colonies varient beaucoup pour ce qui concerne leurs dimen- 
sions. Celles du Tasmajdan que je possède mesurent de 2 à 4 centi- 
mètres. A Nussdorf, près Vienne, j'en ai recueilli qui vont de 
6 millimètres à 7 centimètres ; le Musée de la cour de Vienne ren- 
ferme des blocs provenant de San-Marino que je crois devoir rap- 
porter à cette espèce ; il y a parmi ceux-ci des colonies qui ont au 
moins un diamètre de 15 centimètres. Les zoécies sont disposées en 
grande quantité les unes autour des autres, sans qu'on parvienne, dans 
la plupart des cas, à reconnaître une stratification. Elles ont aussi 
des dimensions assez variables, allant de 0.7 à 1.2 millimètre pour 
les exemplaires de Belgrade. Leur forme est ovoïde dans les jeunes 
colonies ; on ne parvient ordinairement pas à la reconnaître sur des 
spécimens plus âgés. L'orifice est habituellement rond, à péristome 
bien développé. Quelquefois, il affecte la forme Mucronella. Tout 
contre leur bord, on aperçoit parfois un pore probablement de nature 
aviculaire. La paroi ne montre pas de pores sur les échantillons du 
Tasmajdan. Sur quelques-uns de Nussdorf cependant, on peut en 



BULLETIN DES SÉANCES. ANNÉE 1887 XVII 

observer. Entre les zoécies,on observe de petites cellules calcareuses, 
des vibraculaires ou des zoécies jeunes. 

Cette espèce est connue de Péocène des environs d'Auckland (Sto- 
liczka) et duVal-di-Lonte(Reuss); de l'oligocène de Latdorf (Stoliczka, 
Rômer); elle est très répandue dans le miocène de F Autriche-Hon- 
grie (Reuss) ; Stoliczka dit en avoir vu des échantillons de cinquante 
localités différentes; Seguenza l'a signalée du miocène de l'Italie 
méridionale. 

Cellepora aviculifera, Manzoni. 

1877. Celleporaria aviculifera, Manzoni, Briozoi foss. ciel Mioc. d'Aiistria-Unghe- 
ria, t. II, p. 4, pi. I, fig. 5. 

La colonie a un diamètre de 1 A centimètre. La forme des zoécies 
est ovoïde, moins boursouflée que dans l'espèce précédente. Leur partie 
supérieure est comme tronquée ; leur diamètre transversal est de 
0.5 millimètre en moyenne. Leur surface est lisse; l'orifice affecte la 
forme Schizoporella et Pachykraspedon. Sur lepéristome,à l'intérieur 
de l'incision, on aperçoit un pore ovale, la loge aviculaire. Celle-ci 
tantôt est sessile, tantôt s'élève très peu ; quelquefois, elle est nettement 
pédicellée. 

Manzoni a décrit cette espèce d'Eisenstadt (Hongrie). 



Famille : ESCHARID^E. 



Eschara cervicornis, Pallas. 

(Pour la description et la littérature : voir mes Pliocàne Brijozoen von Rhodos ( l ), 

p. 25.) 

Cette espèce est connue de l'éocène de la Bavière (Koschinsky)et du 
Vicentin (Reuss); du miocène de l'Autriche-Hongrie (Reuss) et de 
l'Italie (Seguenza); du pliocène de l'Italie (Manzoni, Seguenza), de la 
Sicile (Waters) et de Rhodes (Manzoni). Elle vit actuellement dans 
la Méditerranée (Imperato, Pallas, Waters), l'Adriatique (Heller) et 
la mer Rouge (a net.). 

{') Annalen cl. K. K, Hofmuseums. Wien, t. II, 1887. 

tome xxii, 1887 2 



XVIII SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

Eschara polystomella, Reuss. 

(Voir Pliocàne Bryozoën von Rhodos, p. 26.) 

Cette espèce se rencontre dans le miocène de F Autriche-Hongrie 
(Reuss) et de l'Italie (Seguenza); dans le pliocène de l'Italie et de 
Rhodes (Manzoni). Elle vit encore dans la Méditerranée (Waters). 

Eschara monilifera, Edwards. 
(Voir Pliocàne Bryozoën von Rhodos, p. 27.) 

Elle est signalée de l'oligocène de Runde et d'Astrup, de Freden, 
Luithorst, etc. (Philippi) ; du miocène de F Autriche-Hongrie (Reuss) et 
de l'Italie (Seguenza) ; du pliocène de l'Angleterre (Edwards, Rusk), 
d'Anvers (Houzeau), de l'Italie (Seguenza) et de l'île de Rhodes 
(Manzoni). 

Lepralia arrecta, Reuss. 

1847. CeUepora arrecta, Reuss, Foss. Polyp. d. Wien. Tert., p. 81, pi. IX, fîg. 23. 

1851. — — d'Orbigny, Terrains crétacés, t. V, p. 398. 

1862. — urceolata, Gabb and Horn, Monograph ofthe foss. Polyz. ofthe 

second and tertiary format, of N. America, p. 129, pi. XIX, 

fig. 6. 
Non 1874. Lepralia arrecta, Reuss, Bryoz. d. Osterr.-TJngar. Mioc, t. I, p. 24, 

pi. II, fîg. 11. 
1874. Lepralia insignis, Reuss, ibid., p. 37, pi. III, fig. 5. 
?1878. — arrecta, Waters, Bryoz. fr. theplioc. of Bruccoli, p. 7. 
1880. — — (?) et L. insignis, Seguenza, Formaz. terz. di Reggio, 

p. 83. 

Colonie encroûtante, simple; zoécies disposées en quinconce, plus 
ou moins dressées, ovales, comprimées à leur partie supérieure, et 
percées de pores; l'orifice est terminal, arrondi; son péristome est 
développé en anneau assez élevé. 

Telle est la diagnose donnée par Reuss en 1847, en accord complet 
avec sa figure. L'original et l'étiquette écrite par cet auteur reposent 
encore au Musée de la Cour de Vienne. Dans sa publication de 1874, 
on est étonné de voir figurer sous ce nom une espèce différente de 
celle décrite en 1847; dans l'aperçu historique, la figure de cette 
dernière est rejetée comme « icon mala ». Cependant, j'ai pu réas- 
surer que celle-ci est conforme à l'échantillon original. Déplus, dans 
la publication de 1874, l'espèce de 1847 se trouve reproduite sous le 



BULLETIN DES SÉANCES. — ANNÉE 1887 XIX 

nom de Lepralia insignis, sp. n. Dans la diagnose qui accompagne 
cette dernière, les mêmes caractères sont répétés; Reuss a, en outre, 
observé des oécies globuleuses, perforées de pores, comme la paroi 
zoéciale. 

Il est clair que l'auteur a commis une erreur ; le nom de arrecta 
doit être maintenu, pour cause de priorité, à l'espèce de 1847. 
D'ailleurs, le nom de L. insignis n'était plus libre, car Hassall (*) avait 
déjà baptisé, en 1841, de ce nom une autre espèce, qui a dû être 
identifiée plus tard avec Microporella ciliata, Pall. 

Pour l'espèce figurée en 1874 par Reuss sous le nom de L. arrecta, 
je propose celui de Mucronella Woapsi. 

Les zoécies du L. arrecta ont une longueur de 0.6 à 0.8 milli- 
mètre. 

Probablement, Cellepora tenella Rom. ( 2 ) est identique à L. ar- 
recta. 

Cette espèce est connue du miocène d'Eisenstadt (Reuss), du New- 
Jersey (Garni et Horn) et de l'Italie (Seguenza). 

Mucronella coccinea, Abilgaard. 
(Pour la description et la littérature : voir Hincks, Brit. mar. Polyz., p. 371.) 

L'espèce est connue du miocène de l'Autriche -Hongrie (Reuss) et 
de l'Italie (Seguenza); du pliocène de l'Italie (Seguenza), de la Sicile 
(Waters), de l'île de Rhodes (Manzoni) et d'Anvers (Houzeau). Elle 
vit actuellement dans la mer du Nord, l'Atlantique, la Méditer- 
ranée, etc. 



Famille : MYRIOZOID/E. 



Myriozoum truncatum, Pallas. 

1725. Madrépores rameux dont les branches sont rondes et noueuses. Marsigli, 

Hist. phys. de la mer, p. 145, pi. XXXII, fig. 154-156. 
1750. Miriozoon, Donati, Délia stor. nat. delV Adria, p. 55, pi. VII. 

(') Supplément to the catalogue of Irish Zooph. [Ann. nat. hist., t. VII, p. 368, 
pi. IX, fig. 5.) 

(*) Norddeutsche Tert. Polyp.,?. 210, pi. XXV, fig. 26. 



XX SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

Miriozoon (Pseudo-cor allium album fungosum Aldrovandi), Donati, Philos, 
transact., t. XLVII, p. 107. 

1766. Millepora truncata, Pallas. Elenchus zoôphylorum, p. 249 (*). 

1767. — — Ellis, Philos, transact., t. LVII, p. 404, pi. XVII, 

fig. 1-7. 

1768. Ruw bastaard pijp coraal, Pallas-Boddaert, Lijst d. Plantdieren, p. 311, 

pi. VIII, fig. 4 (icon. malac). 
1768. Millepora truncata, Linnaeus, Syst. Natur. (éd. XII), p. 1283. 
1787. — — Ellis and Solander, Zooph., p. 141, pi. XXIII, fig. 1-8. 

Zellenmillepore, Pallas-Wilkens, Charakt. d. Thierpfl., t. I, p. 319, pi. XII, 
fig. 44 (icon. malac). 
1816. Milliporà truncata, Lamarck, Anim. s. vert., t. II, p. 202. 
1821. — — Lamouroux, Exposit. méthod. d. Polyp. ,^ Al , pi. XXIII, 

fig. 1-8. 
1826. — — Risso, Hist. nat. de V Europe mérid., t. V, p. 347. 

1833. — — Ehrenberg, Corallenthiere d. Rothen Meeres, p. 350. 

1834. Myriapora truncata, Blainville, Manuel d'actinologie, p. 427, pi. LXXI, 

fig. 2. 
1838. Millepora truncata, Michelotti, Specim. Zooph. diluv., p. 215, pi. VI, fig. 8. 
1842. Myriapora truncata, Michelin, Iconograph. Zoophyt., p. 69, pi. XIV, fig. 7. 
1844. Millepora truncata, Philippi, Beitr. z. Kenntn. d. Tert. verst. d. N. W. 
Deutschl., p. 35 et 67. 
— punctata, Philippi, ibid., p. 67, pi. I, fig. 13. 
1847. Vaginopora polystigma, Reuss, Foss. Polyp. id. Wiener Tert., p. 73, pi. IX, 

fig. 2. 
1852. Myriozoum truncaium, d'Orbigny, Terr. crétacés, t. V, p. 62, pi. DCCXLII, 
fig. 9. 
— punctatum, d'Orbigny, ibid., p. 662. 

Non — — (^mc^a^m),d'Orb.,^.,p.663,pl.DCCLXXXIII, 

fig. 4-7. 
1863. Heteropor a punctata, Rômer, Norddeutsche Tert. Polyp., p. 229. 
Eschara spongiosa, Rômer, ibid., p. 205, pi. XXXV, fig. 7. 
Myriozoum longœvum, Rômer, ibid., p. 224, pi. XXXVII, fig. 12 \ftde 
Reuss). 

1865. — punctatum, Reuss, Z. Fauna d. deutschen Oberoligoc, t. II, 

p. 663, pi. IX, fig. 2. 

1866. — — Reuss, Foram. Anthoz. und Bryoz. d. deutschen 

Septariënth., p. 190. 

1867. — truncatum, Heller, Bryoz. d. Adriat. Meeres, p. 126. 

1877. — . punctatum, Reuss-Manzoni, Bryozoi foss. delMioc. d'Austria- 

Ungheria, t. II, p. 22, pi. XV, fig. 52, pi. XVII, fig. 55. 

1878. — truncatum, Waters, Bryoz. fr. theplioc. of Bruccoli, p. 15. 

1879. — — Waters, Bryozoa Bay of Naples, p. 201. 

(') Pallas indique la présence de cette espèce sur les côtes de Norvège, d'après 
Stroem; cette espèce est distincte et se nomme M. coarctatum, Sars. 



BULLETIN DES SÉANCES. — ANNÉE 1887 XXI 

1880. Mirizoon truncatum, Seguenza, Formaz. terz. di Reggio, p. 79, 197, 294, 
327 et 367. 

Les colonies ont la forme de tiges arrondies ou légèrement com- 
primées, d'un diamètre de 2 à 5 millimètres dans mes échantillons. 
Les zoécies sont disposées autour d'un axe idéal ; elles se montrent à 
l'extérieur sous forme de losanges un peu bombés. L'orifice a la forme 
de Schizoporella et mesure en moyenne 0.25 millimètre. La surface 
zoéciale, non occupée par lui, est perforée d'une quantité de petits 
pores. A un âge plus avancé, ceux-ci se ferment, et l'orifice zoécial 
lui-même est englobé par une masse calcareuse. Les oécies sont glo- 
buleuses et leur surface est remplie de petits pores. 

Le M. punctatum, Phil., se distinguerait de cette espèce par la 
coupe transversale; cependant, sur des colonies d'une certaine étendue, 
on voit très bien la forme ronde sur une branche, tandis qu'une 
autre a la forme Eschara. La dent qui proémine sur les côtés de 
l'orifice se voit également sur les formes fossiles et sur les vivantes. 
M. Waters (1878) a, le premier, reconnu leur identité. L'espèce de 
Rômer, M. longœvum, n'est qu'une colonie âgée. 

Cette espèce se rencontre (*) dans l'oligocène d'Astrup, Bunde 
(Reuss), Luithorst (Philippi), Sœllingen, etc. (Rômer) ; dans le miocène 
de l'Autriche-Hongrie (Reuss) et de l'Italie (Seguenza) ; dans le pliocène 
de la Sicile (Waters), et de l'Italie méridionale (Seguenza). Elle vit 
actuellement dans la Méditerranée (Pallas, Waters) et l'Adriatique 
(Heller). 

Schizoporella tetragona, Reuss. 
(Voir Pliocàne Bryozoen von Rîiodos, p. 24.) 

Cette espèce se rencontre sous les formes suivantes au Tasmaj- 
dan : a) sans proéminence au-dessous de l'orifice, sans aviculaires; 
b) sans proéminence, avec aviculaires; c) avec proéminence et un 
aviculaire ; d) avec proéminence et deux aviculaires ; e) forme irrégu- 
lière. 

Les colonies sont parfois emboîtées de manière à former des colo- 
nies en forme de Cumulipora. 

Elle est connue du miocène de l'Autriche-Hongrie (Reuss) et de 

(') Pendant l'impression de ce travail, M. A. Koch, professeur à l'université de 
Kolosvâr, m'envoie quatre colonies de cette espèce de l'éocène du Pap-Pataka, près 
cette ville. M. Koch a, le premier, signalé cette espèce de leocène. 



XXII SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQLE DE BELGIQUE 

l'Italie (Seguenza); de la mollasse du Cucuron (Fischer), du pliocène 
anglo-belge (Wood, Busk, Houzeau), de l'Italie (Manzoni, Seguenza), 
de la Sicile (Waters), de File de Rhodes (Manzoni) ; actuellement elle 
est connue vivante de la mer du Nord et de l'Atlantique (Hincks, 
Aider, Fischer, etc.), de la Méditerranée (Waters), de l'Adriatique 
(Heller), des côtes de l'Afrique méridionale (Oates), des îles Sandwich 
(Busk), etc. 

Schizoporella auriculata, Hassall. 

1842. Lepralia auriculata, Hassall, Ann. Mag. nat. hist., t. IX, p. 412. 

1847. Ccllepora tenella, Reuss, Foss. Polyp. d. Wien. Tert., p. 94, pi. XI, fig. 16. 

1849. Lepralia auriculata, Johnston, Brit. Zooph. (2 e édition), p. 310, pi. LIV, 

fig. 8. 
1851. Reptoporina tenella, d'Orbigny, Terrains crétacés, t. V, p. 442. 
1854. Lepralia auriculata, Busk, Catal. mar. Pohjz., t. II, p. 67, pi. LXXXIX, 

fig. 4-6. 
1862. — ochracea, Hincks, Catal. Zooph. Devonsh. and Cornw., p. 200, 

pi. XIII, fig. 3. 
1867. Escharella auriculata, Smitt, Kritisk. fôrteckn. Skand. Hafsbryoz., t. IV, 

p. 12 et 90, pi. XXIV, fig. 58 et 59. 
1874. Lepralia tenella, var. Reuss, Bryoz. d. Osterr .-Ung . Mioc, t. 1, p. 23, pi. VI, 

fig. 3-5. 

1879. — auriculata, Waters, Bryozoa Bay of Naples, p. 32, pi. IX, fig. 5; 

pi. XI, fig. 3. 

1880. — — Seguenza, Formaz. terz. di Reggio, p. 359. 

1881. Schizoporella auriculata, Hincks, Brit. mar. Polyz., p. 260, pi. XXIX, 

fig. 3-9. 
1885. — — Pennington, Brit. Zooph., p. 263. 

La colonie est encroûtante. Les zoécies sont disposées par lignées 
longitudinales et ont une forme carrée. Quelquefois, elles sont plus 
ou moins régulièrement hexagonales. Elles sont entourées d'une ligne 
de bordure médiocrement élevée. Leur diamètre longitudinal est de 
0.3 à 0.5 millimètre. L'orifice, qui occupe environ le quart de la 
longueur, est pourvu d'un péristome bien développé. Immédiatement 
en-dessous de lui, on remarque Un aviculaire de petit volume, déve- 
loppé sur une proéminence. Sur quelques échantillons, l'aviculaire est 
plus allongé. Les oécies sont globuleuses. La surface de ces dernières 
ainsi que celle des zoécies sont légèrement poreuses et souvent gra- 
nulées. 

On voit que le Lepralia tenella, Reuss, n'est nullement distinct de 
l'espèce décrite par Hassall, 



BULLETIN DES SÉANCES. — AN-NÉE 1887 XXIII 

Elle se rencontre dans le miocène de l' Autriche-Hongrie (Reuss) ; 
dans le pliocène de la Sicile (Waters) et de l'Italie (Seguenza); 
vivante sur les côtes d'Angleterre (Hassall, etc.), sur les côtes de la 
Norvège et de la Suède (Smitt), à Spitzbergen (Smitt), au Groen- 
land (Torell), dans la Méditerranée (Waters). 

Schizoporella filocincta, Reuss. 

1874. Lepralia filocincta, Reuss, Bryoz. d. Osterr.-Ungar. Mioc, t. I, p. 38, 
pi. VIII, fig. 4. 

Les colonies sont encroûtantes. Les zoécies sont oviformes ou qua- 
drangulaires par compression; leur diamètre longitudinal est de 0.4 
à 0.5 millimètre. L'orifice a la forme Schizoporella sur tous les spéci- 
mens trouvés à Belgrade. Reuss figura cinq orifices, dont un est circu- 
laire. Le péristome est bien développé et s'élève souvent. La paroi 
zoéciale supérieure est criblée de pores d'une assez grande étendue. 
Je n'ai pas trouvé d'oécies. 

Cette espèce est encore connue du miocène de Forchtenau, en Hon- 
grie (Reuss). 

Schizoporella Zujovici, Pergens. 

1874. Lepralia incisa, Reuss, Bryoz. d. Osterr.-TJngar. Mioc, t. I, p. 28, pi. III, 

fig. 4. 
1880. — — Seguenza, Formaz. terz. di Reggio, p. 83. 

La colonie est encroûtante. Les zoécies sont disposées en quin- 
conce; elles ont un diamètre longitudinal de 0.4 à 0.5 millimètre. 
Leur forme est plus ou moins irrégulièrement ovale, ou anguleuse 
par compression. L'orifice a l'aspect des Schizoporella ; le péristome 
est développé en col tout autour de lui, excepté à la partie inférieure. 
Ce développement distingue cette espèce du S. rugulosa, Reuss, où 
l'orifice est plus petit et ne s'élève pas au-dessus de la paroi zoéciale. 
Celle-ci, dans le S. Zujovici, est toujours lisse, sans offrir ni pores ni 
granulations. 

Je n'ai pu conserver le nom de S. incisa, Reuss, parce 
qu'Edwards ( l ) avait déjà nommé un Eschara incisa du crag de 
Suffolk, en 1836, qui doit rentrer dans le genre Schizoporella. 
Rusk ( 2 ) a nommé, en 1884, une autre espèce du nom de Lepralia 
incisa, quoique, en 1874, ce nom eût déjà été donné par Reuss. 

(i) Observations sur les polyp. foss. du genre Eschara, p. 5 (sep.), pi. IX, fig. 2. 
( 2 ) Challenger, Report on Polyzoa, p. 145, fig. 42 (woodc). 



XXIV 



SOCIÉTÉ ROYALE MALÀCOLOGIQUE DE BELGIQUE 



Cette espèce se rencontre dans le miocène de Baden, près Vienne 
(Reuss), et d'Ambuti (Seguenza). 



Famille : MICROPORELLID/E. 



Microporella monoceros, Reuss. 

1847. Cellcpor a monoceros, Reuss, Foss. Polyp. d. Wien. Tert., p. 80, pi. IX, 



fig. 24. 



1851. 
1851. 
1863. 



— ceratomorpha, Reuss, ibid., p. 80, pi. IX, fig. 25. 

— monoceros, d'Orbigny, Terrains crétacés, t. V, p. 398. 
Reptescharinella ceratomorpha, d'Orbigny, ibid., p. 429. 
Reptescharella cornuta, Rômer, Norddeutsche Tert. Polyp., p 

pi. XXXVI, fig. 6. 
1874. Lepralia monoceros, Reuss, Foss. Bryoz. Osterr.-Ungar. Mioc, t. I, p. 30, 
pi. III, fig. 9. 

— ceratomorpha, Reuss, ibid., t. I, p. 35, pi. III, fig. 6-8. 
1880. — monoceros, Seguenza, Formaz. terz. di Reggio, p. 83 et 204. 
Non Lepralia (Cribrillina) monoceros, Busk, Me Gillivray. 

Les colonies sont encroûtantes. Les zoécies présentent des diffé- 
rences remarquables suivant l'âge. Lorsqu'elles sont encore jeunes, 
leur orifice est arrondi en haut, tronqué à la partie inférieure. La 
surface montre quelques enfoncements rayonnants ; au-dessous de 
l'orifice, se dresse un mucron portant une loge aviculaire (?) à sa 
partie interne. ïl s'élève au devant de l'orifice, et s'accroît d'une 
manière exceptionnelle. 

Peu à peu, il arrive à la hauteur de la partie supérieure de l'orifice, 
le dépasse et se porte souvent assez loin au delà. L'orifice, d'abord 
arrondi en haut et tronqué par la base, se renverse en suivant le 
développement du mucron; ainsi, sur des colonies âgées, son bord 
arrondi regarde en bas, et le bord tronqué est situé à la partie supé- 
rieure, surmonté du pore spécial. 

Je n'ai pas pu observer les oécies. Celles figurées par Reuss (1874) 
à la planche III, figure 9, n'existent pas sur l'original du Musée de 
Vienne, 

Cellepora cuculina, Mich. ( ! ), de Doué, ressemble beaucoup à cette 



919 



(') Iconographie Zoôphyt., p. 314, pi. LXXVII, fig. 13. 



BULLETIN DES SÉANCES. — ANNÉE 1887 XXV 

espèce; elles devront probablement rentrer dans une même dénomi- 
nation. 

Busk ( l ) a décrit, en 4854, une autre forme sous le nom de 
Lepralia monoceros. M. Mac Gillivray f) a reproduit cette espèce 
sous le même nom. En 1884, Busk ( 3 ) a rangé son espèce dans le 
genre Cribrillina, de sorte que les noms spécifiques peuvent être 
conservés. 

La M. monoceros, Reuss, est connue de l'oligocène de Sœllingen 
(Rômer), du miocène de l'Autriche-Hongrie (Reuss) et de l'Italie 
(Seguenza); elle se rencontre encore dans le pliocène de ce pays 
(Seguenza). 



Famille : COSTULID.E. 



Colle tosia Endlicheri, Reuss. 

1847. Cellepor a Endlicheri, Reuss, Foss. Polyp. d. Wien. Tert., p. 82, pi. IX, 
fig. 27. 
? — scarabœus, Reuss, ibid., p. 86, pi. X, fig. 14. 

11851. — ■ d'Orbigny, Terrains crétacés, t. V, p. 398. 

1851. Reptoporina Endlicheri, d'Orbigny, ibid., t. V, p. 442. 
1874. Lepralia Endlicheri, Reuss, Bryoz. d. Osterr.-Ungar. Mioc, t. I, p. 31, 
pi. I, fig. 9. 
— scarabœus, Reuss, ibid., p. 32, pi. I, fig. I, fig. 10. 
1880. Colletosia Endlicheri et C. scarabœus, Jullien, les Costulidées, p. 11 (sep.). 

La colonie est encroûtante; les zoécies sont ovales; elles ont un 
diamètre longitudinal variant de 0.5 à 0.7 millimètre. L'orifice est 
semi-lunaire; son péristome est assez développé et son rebord infé- 
rieur descend souvent sur la surface zoéciale pour entourer un 
espace plus ou moins triangulaire, enfoncé, quelquefois percé d'un 
petit pore. Sur cet espace, on remarque souvent un bourrelet arrondi, 
creux à l'intérieur; l'existence de celui-ci, probablement une loge 
aviculaire, constitue, d'après Reuss en 1874, la différence entre C. 
Endlicheri et C. scarabœus. La figure de cette dernière, donnée par 

(') Catal. mar. Polyz. Brit.~Mus., t. II, p. 72, pi. XCIIÏ, fig. 5. 

(*) Prodr. of the Zoôl. of Victoria, dec. IV, p. 32, pi. XXXVIII, fig. 1 et 2 (1879). 

( 3 ) Voyage of the Challenger. Polyzoa, p. 133, pi. XIX, fig. 8. 



XXVI SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQIE DE BELGIQUE 

Reuss en 1847, diffère notablement de celle de 1874; dans les 
collections de Vienne, je n'ai pu retrouver l'original. 

La colonie du Tasmajdan est assez grande (plusieurs centimètres 
carrés), et offre les deux formes de 1874 entremêlées; elle ne pré- 
sente pas d'oécies; l'orifice affecte quelquefois la forme du genre 
Mucronella. 

La paroi zoéciale offre sur toutes les zoécies les caractères du 
genre Colletosia de M. Jullien : côtes plus ou moins volumineuses, 
dont les bords sont soudés avec les bords voisins et forment de larges 
sillons dépourvus de pores. 

Cette espèce est encore connue du miocène de l'Autriche-Hongrie 
(Reuss). 



Famille : MICROPORIMl. 
Micropora nobilis, Esper. 

(Voir Pliocâne Bryozo&n von Rhodos, p. 17.) 

Cette espèce est signalée de l'éocène de Mons (Meunier et Pergens) 
et de la Bavière (Koschinsky) ; de l'oligocène d'Astrup et de Bunde 
(Munster) ; du miocène de l'Autriche-Hongrie (Reuss) ; de la France 
(Michelin) et de l'Italie (Seguenza); du pliocène de l'Italie (Manzoni, 
Seguenza), de la Sicile (Waters) et de l'île de Rhodes (Manzoni) ; du 
post-pliocène de Santa-Barbara, en Californie (Gabb et Horn). Elle 
vit actuellement dans la mer Rouge, la Méditerranée (Esper, Moll, 
Waters, etc.) et dans l'Adriatique (Heller). 

Micropora nobilis, var. papyracca, Reuss. 

1847. Cellepora papyracea, Reuss, Foss. Polyp. d. Wien. Tert., p. 94. pi. XI, 

fig. 15. 
1851. — — d'Orbigny. Terrains crétacés, t. V, p. 398. 

1874. Membranipora papyracea, Reuss, Bryoz. d. Osterr.-Ungar. Mioc, t. I, 

p. 45, pi. X. fig. 9. . 
1878. — andegavensis , var. papyracea, Waters, Bryoz. fr. the plioc. 

of Bruccoli, p. 4 (sep.). 
1880. — papyracea, Seguenza, Formaz. terz.'di Reggio, p. 81, 128, 

199, 294, 328 et 388. 

Cette variété se distingue de la M. nobilis type en ce que ses 



BULLETIN DES SÉANCES. ANNÉE 1887 XXVII 

zoécies sont moins longues, plus larges et qu'elles offrent un aspect 
losangique. Sur tous les échantillons des différents terrains que j'ai 
pu observer, les deux pores en dessous de l'orifice étaient pré- 
sents. 

Elle est * connue du miocène de F Autriche-Hongrie (Reuss) et de 
l'Italie (Seguenza); du pliocène de l'Italie (Seguenza), de la Sicile 
(Waters) et de l'île de Rhodes (Pergens) . Elle vit probablement encore 
dans la Méditerranée. 



Famille : MEMRRANIPORIDiE 



Membranipora fenestrata, Reuss. 

1847. Cellepora fenestrata, Reuss, Foss. Polyp. d. Wien. Tert., p. 97, pi. XI, 

fïg. 23. 
1851. Membranipora fenestrata, d'Orbigny, Terrains crétacés, t. V, p. 541. 
1874. — — Reuss, Foss. Bryoz. d. Osterr.-TJngar. Mioc, 

t. I, p. 40, pi. IX, fig. 10-12. 

1879. — — Fischer, Note paléontologique sur la mollasse de 

Cucuron. 

1880. — — Seguenza, Formaz. terz. di Reggio, p. 80 et 197. 

Cette espèce doit probablement rentrer dans le M. reticidum, L. 
Les zoécies sont plus allongées et ont un diamètre longitudinal de 
0.7 à 0.9 millimètre. Elles sont séparées les unes des autres par un 
mince sillon peu étroit. La paroi calcaire supérieure est largement 
ouverte et porte un rebord plus ou moins prononcé limitant l'aréa. 
Au Tasmajdan, j'ai trouvé une seule colonie de cette espèce, pour- 
vue d'oécies arrondies et de quelques loges aviculaires. 

Les figures 11 et 12 de la planche IX de Reuss (1874) se rappor- 
teront bien au M. reticulum, L., typica; la figure 9 à la variété 
diadema, Reuss. Théoriquement, il est très facile d'admettre que 
toutes ces formes dérivent d'une seule espèce ; je préfère cependant 
les ranger sous une seule dénomination, dès que j'aurai rencontré ces 
différences sur une même colonie. 

Elle est connue du miocène de l'Autriche-Hongrie (Reuss) et de 
l'Italie (Seguenza); du pliocène de Cucuron (Fischer) et de l'Italie 
(Seguenza). 



XXVIII SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

Meiïlbranipora reticulum, var. diadema, Reuss. 

1847. Membranipora diadema, Reuss, Foss. Polyp. d. Wien. Tert., p. 98, pi. XI, 

fig. 27. 
1851. — — d'Orbigny, Terrains crétacés, t. V. 

1874. — Lacroixii, var. diadema, Reuss, Foss. Bryoz. d. Oesterr.- 

TJngar. Mioc, t. I, p. 31, pi. IX, fig. 9. 
1880. — diadema, Seguenza, Formaz. terz. di Reggio, p. 79 et 197. 

Cette variété se distingue des autres formes du M. reticulum, L., 
par la présence de tubercules espacés sur le rebord qui entoure l'aréa. 
Chez la forme typica, ce rebord est glabre, chez la forme Lacvoixii, 
les tubercules sont serrés les uns contre les autres et beaucoup plus 
nombreux. 

Cette variété a été signalée du miocène de l'Autriche- Hongrie 
(Reuss) et de l'Italie (Seguenza), et du pliocène de l'Italie (Seguenza). 

Membranipora angulosa, Reuss. 

(Voir la Faune des bryozoaires garumniens de F axe. Annales Soc. royale malac. 

de Belgique, t. XXI, p. 238.) 

Cette espèce est Connue du crétacé supérieur du Danemark (Per- 
gens et Meunier); de Téocène d'Oberburg. du Val-di-Lonte (Reuss), 
de Mons (Meunier et Pergens); du miocène de l'Autriche-Hongrie 
(Reuss) et de l'Italie (Seguenza); du pliocène de ce pays (Manzoni, 
Seguenza), de la Sicile (Waters) et de l'île de Rhodes (Manzoni). Elle 
vit actuellement dans la Méditerranée (Waters), aux environs de l'île 
de Madeira (Busk) et sur les côtes de la Floride (Smitt). 

Amphibies trum bidens, Hagenow. 

(Voir la Faune des bryozoaires garumniens de Faoce. Annales Soc. royale malac. 

de Belgique, t. XXI, p. 240.) 

Cette espèce est signalée du crétacé du Limbourg (Hagenow), du 
Danemark (Pergens et Meunier) ; de l'éocène de Bavière (Koschinsky) ; 
du miocène de l'Autriche-Hongrie (Reuss) ; du pliocène de l'Italie 
(Manzoni, Seguenza), de la Sicile (Waters) et de l'île de Rhodes 
(Manzoni). 

La séance est levée à 5 heures. 



BULLETIN DES SÉANCES. — ANNÉE 1887 XXIX 

Séance du 5 mars 1887 

PRÉSIDENCE DE M. J. CROCQ 

La séance est ouverte à 4 heures. 

Sont présents : MM. J. Crocq, président; F. Crépin, É. Delvaux, 
G. Dewalque, Ë. Fologne, É. Hennequin, G. Malaise, L. Van der 
Bruggen, G. Vincent et Th. Lefèvre, secrétaire. 

Se font excuser : MM. A. Briart, P. Gogels et D. Raeymaekers. 

Le procès-verbal de la séance du 5 février 1887 est adopté. 

Correspondance. 

La Société nationale d'agriculture, sciences et arts d'Angers, 
acceptant la proposition d'échange de publications qui lui a été 
adressée, annonce l'envoi de la troisième série de ses Mémoires, à 
partir de l'année 1870. 

Le Bureau minier de l'État de Californie accuse réception de publi- 
cations et demande les deux premières séries des Annales. — 
L'assemblée décide de compléter, dans la mesure du possible, la 
collection des procès-verbaux envoyés à cet établissement. 

L'Institut royal géologique de Berlin, la Société géologique de 
Liverpool et celle de Normandie, donnant une suite favorable aux 
demandes d'échange qui leur ont été adressées, annoncent l'envoi des 
collections complètes de leurs publications. — B.emerciements . 

M. Burmeister, directeur du Musée public de Buenos- Aires, 
répondant à la réclamation qui lui a été faite, déclare que les travaux 
publiés par l'établissement qu'il dirige ont été adressés régulière- 
ment depuis plusieurs années. — M. le secrétaire est chargé de les 
réclamer à nouveau. 

M. le D r G. Dieck, à Zoeschen, près Merseburg, fait connaître 
qu'il vient d'organiser, pour deux ou trois ans, une expédition 
scientifique dans le nord-ouest de l'Amérique et spécialement dans 
les montagnes Rocheuses de la Colombie anglaise. Il acceptera 
volontiers des commandes spéciales concernant les mollusques, et 
l'on est prié de s'adresser directement à lui pour tous renseignements. 



XXX SOCIÉTÉ ROYALE MALÂCOLOGrQUE DE BELGIQUE 

Le Comité géologique russe, l'Académie des sciences naturelles du 
Minnesota, l'Observatoire impérial de Rio-de- Janeiro et la Société 
royale de Tasmanie accusent réception de publications. 

Dons et envois reçus. 

M. G. Dewalque fait hommage à la Société des planches avant la 
lettre concernant le genre Colombelle de X Histoire naturelle, géné- 
rale et particulière de tous les genres de coquilles univalves marines 
à V état vivant et fossile, etc., par P.-L. Duclos. 

Brochures offertes par leurs auteurs : M. G. Dewalque [Discours 
prononcé au nom de V Académie royale de Belgique lors des funé- 
railles de M. F.-L. Cornet, membre de l'Académie) ; M. G. Halavats 
(Palâontologische Daten zur Kenntniss der Fauna der Sùdungarischen 
Neogen-Ablagerungen [zweite Folge); M. A. Preud'homme de Borre 
[Discours du président de la Société eniomologique de Belgique, 
prononcé à l'assemblée générale du 26 décembre 1886). 

Publications reçues en échange de la part de l'Académie royale 
des sciences, des lettres et des beaux-arts de Belgique, de l'Académie 
royale des Lynx, de l'Académie royale des sciences de Turin, de 
l'Académie pontificale des nouveaux Lynx, de l'Académie des sciences 
naturelles de Philadelphie, du Bureau de l'Institut royal géologique 
et Académie des mines de Berlin, de l'Institut royal géologique hon- 
grois, du Comité royal géologique d'Italie, du Bureau minier de 
l'État de Californie, du Musée royal d'histoire naturelle de Belgique, 
de l'Université John Hopkins à Baltimore, du Musée national de 
Bio-de-Janeiro, des rédactions du Moniteur industriel, de la Feuille 
des Jeunes Naturalistes, du West- American Scientist, du Bulletin 
scientifique du département du Nord et des pays voisins, de la 
Revista de ciencias naturales de Santiago (Espagne), et des sociétés 
suivantes : Géologique de Liverpool, Royale de Londres, Géologique 
de Manchester, de Lecture et conversations scientifiques de Gênes 
Malacologique italienne, Espagnole d'histoire naturelle, de Botanique 
Irmischia, Gœthe de Vienne, Westphalienne des sciences naturelles, 
Ouralienne d'amateurs des sciences naturelles, Royale des sciences 
médicales et naturelles de Bruxelles, Royale de botanique de Belgi- 
que, Belge de microscopie, Entomologique de Belgique, Royale des 
sciences de Liège, des Naturalistes dinantais, d'Horticulture et d'histoire 
naturelle de l'Hérault, Géologique de Normandie, Asiatique du Ben- 



• - 



BULLETIN DES SÉANCES. — ANNÉE 1887 XXXI 

gale, d'Histoire naturelle de Cincinnati, Scientifique argentine, Royale 
de la Nouvelle- Galles du Sud et du Club scientifique de Vienne. 

Des remerciements sont votés aux donateurs. 

M. le Secrétaire dépose, pour la bibliothèque, trois exemplaires 
du procès-verbal de la séance du 5 février 1887. 

Lectures. 

M. G. Vincent donne lecture de la note suivante, au nom de 
M. É. Vincent empêché d'assister à la séance : 

OBSERVATIONS CRITIQUES SUR DES FOSSILES RECUEILLIS A ANVERS 

Par É. VINCENT 

Lors d'une excursion géologique faite, en 1884, aux travaux 
d'agrandissement du port d'Anvers, j'eus l'occasion de consacrer 
quelques moments à une exploration rapide des couches fossilifères. 

Parmi les nombreux fossiles rapportés, quelques-uns méritent 
une mention spéciale, parce qu'ils sont nouveaux, soit pour le pays, 
soit pour un étage, ou encore parce que la découverte qui en est 
faite permet de déterminer le niveau géologique, resté inconnu 
jusqu'aujourd'hui, auquel ils appartiennent. 

En voici un certain nombre qui sont dans ce cas : 

Pecten similis, Lask. — Assez commun dans des sédiments 
appartenant à l'étage des sables à Isocardia cor. 

Isocardia cor, L. — Les recherches géologiques entreprises, 
pendant ces dernières années, aux environs d'Anvers, ont montré 
que cette Isocarde ne s'observait qu'à un seul niveau, désigné sous 
le nom de « sables à Isocardia cor » . J'ai été assez heureux pour 
en déterrer deux spécimens à la partie supérieure de la base du 
scaldisien. Ces deux fossiles sont-ils réellement scaldisiens, ou ont-ils 
été enlevés au diestien? Pour ma part, j'incline vers la première 
supposition, parce que l'un des exemplaires, le seul que je possède 
encore, n'est pas roulé. 

Astarte corbuloides, Lajonck. ~ Cette espèce n'est pas inconnue 
dans le scaldisien, mais les trois ou quatre valves que l'on y a recueil- 
lies sont considérées comme fossiles diestiens remaniés. J'en possède 
trois valves parfaitement conservées, provenant du banc coquillier 
supérieur à la base des sables à Neptunea contraria. 

Je crois que mes fossiles vécurent dans les eaux scaldisiennes. 



XXXII SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

Lucinopsis undata, Penn. — Cette espèce, dont je n'ai recueilli 
qu'une valve droite, pourrait être prise, à première vue, pour la 
diplodonta Woodi, Nyst. Un sinus palléal très profond, la présence 
de trois dents cardinales sur la valve gauche et les accroissements 
légèrement lamelleux sont des caractères qui serviront à la distin- 
guer sûrement de cette dernière espèce. 

Notre fossile provient du banc coquillier surmontant la base du 
scaidisien. L'espèce semble très rare dans le crag anglais, Wood ne 
la citant que des couches de Chillesford d'Aldeby ; on la mentionne 
encore du pliocène de la Sicile, des couches post-glaciaires de la 
Norvège et des dépôts de la Glyde ; elle vit sur la plupart des côtes 
sablonneuses de l'Europe occidentale et méridionale. 

Je ne puis admettre la synonymie publiée à la page 214 du tome III 
des Annales du Musée d'histoire naturelle de Bruxelles. Le Lucinopsis 
de Nyst n'est pas Yundata; on devra lui restituer le nom de L. La- 
jonckairei, Payr., proposé par Wood. Je ne sais si cette dernière 
dénomination est la bonne, car les coquilles méditerranéennes sont, 
dit-on, des Venerupis, que JefYreys rattachait, comme variété, au 
V. substriata, Montag. Quoi qu'il en soit, la surface extérieure des 
valves du L. Lajonckairei d'Anvers et du crag anglais porte des 
stries rayonnantes qui font complètement défaut chez le L. undata. 

Diplodonta rotundata, Montag. — Je suis réellement surpris 
d'être le premier à signaler cette coquille, si commune à la base 
des sables à N. contraria. L'aurait-on confondue avec la D.astarlea? 
Cependant, notre espèce s'en éloigne par son contour, le côté 
postérieur étant anguleux et beaucoup plus dilaté; en outre, les 
valves ne sont jamais bien épaisses, même chez des individus dont la 
taille surpasse celle des grandes D. astartea. 

La D. rotundata est extrêmement commune dans le crag à coral- 
lines, plus rare dans le crag rouge; dernièrement, M. Lorié l'a 
signalée parmi les fossiles retirés du sondage d'Utrecht. 

Syndosmya prismatica, Montag. — Abondant à la base du scai- 
disien; exemplaires parfaitement conservés et bivalves. 

Periploma prœtenuis, Pult. — Cette belle coquille ressemble 
extérieurement à une Thracia, avec laquelle on pourrait la confondre ; 
mais elle est plus aplatie et s'en distingue surtout par la présence, 
sous le crochet, d'un cuilleron saillant. Je n'en possède qu'une valve 
gauche, recueillie à la surface de la base des sables à N. contraria. 
Cette forme se rencontre, en Angleterre, dans le crag à corallines; 



BULLETIN DES SÉANCES. ANNÉE 1887 XXXIII 

en Norvège, dans les dépôts post-glaciaires ; elle vit actuellement 
sur les côtes de ce dernier pays, des îles Britanniques et dans la 
Méditerranée. 

Arcinella plieata, Montag. — Un seul exemplaire observé à la 
partie inférieure du scaldisien. (A suivre.) 

M. le Secrétaire donne lecture du travail suivant qui lui a été 
adressé par M. É. Pergens : 

NOTE PRÉLIMINAIRE SUR LES BRYOZOAIRES FOSSILES DES ENVIRONS 

DE KOLOSVAR 
Par Éd. PERGENS 

Dans le courant de l'été passé, M. Th. Fuchs, directeur de la sec- 
tion géologique et paléontologique au Musée de la cour de Vienne, 
me remit une boîte de bryozoaires du Pap-Patak, dont la con- 
servation ne laissait rien à désirer. Quelques semaines plus tard, 
M. Franzenau, conservateur au Musée national hongrois, à Pesth, me 
présenta une grande quantité de matériaux recueillis par lui au 
Pap-Falvi-Patak. M. A. Koch, professeur à l'université de Kolosvâr, 
vient de m'envoyer, dans le courant du mois passé, un nombre 
encore plus considérable de bryozoaires recueillis en neuf points dif- 
férents, dont la plupart proviennent du Pap-Patak. 

Dans les matériaux de M. Koch, cinq espèces étaient déterminées 
par M. Balint (inlitt.): Bornera snbannidata, Phil. ; if. frondicidata, 
Lamx. ; Entalophora proboscidea, Edw. ; Mieropora polystieha, Rss., 
et Myriozoum truncatum, Pall. 

M. Hantken avait signalé f) en 4884 les espèces suivantes : Cella- 
ria opuntioides, Pd\\.\Membranipora angulosa, Rss.; Batopora conica, 
Hantk.; Eschara cervicomis, Pall.; Biflustra eoronata , Rss. (le texte 
hongrois porte B. macrosloma^ss.); Mieropora eueullata, Rss.; 
Aeropora eoronata, Rss. (seulement signalé dans le texte hongrois) ; 
Cupularia bidentata,¥iss.; Lunulites efr. quadrata, Rss.; Idmonea 
gracillima, Rss. ; Bornera eoneatena, Rss. ; Spiropora [Entalophora) 
pulchella, Rss. 

Le nombre d'espèces connues que je suis parvenu à déterminer 
s'élève à soixante-cinq; c'est à peu près la cinquième partie des maté- 

(') D r A. Koch, Jelentés a Kolozsvâri szegêlyhegységben az 4 88 S éoben végzett 
fôldtani részletes fôlvételrôl. (Fôldtani Kôzlôny, t. XIV, p. 220.) = Bericht ilb. 
cl. im Klausenbicrger Randgebirge im Sommer 4885 ausgefùhrte geoïogische 
Specialaufnahme. (Ibid., t. XIV, p. 370.) 

tome xxn, 1887 . 3 



XXXIV SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

riaux en ma possession qui ont pu être triés. Je tiens à exprimer ma 
reconnaissance aux savants qui m'ont si obligeamment offert le fruit 
de leurs recherches, et qui ne se sont réservé que la partie la moins 
agréable, celle de rassembler les matériaux. 

Les couches éocènes des environs de Kolosvâr ( ] ) se présentent dans 
l'ordre de superposition suivant : 

7. Couches à bryozoaires (Brédi mârga). 
Bartonien. \ 6. Couches à Nummulites intermedia, d'Arch. (Inter- 
media mârga). 
5. Couches de Kolosvâr (calcaire grossier supérieur) 
[Kolosvari rétegek). 
j 4. Argile bigarrée supérieure (felsô tarka agyag). 
4 3. Calcaire grossier inférieur (alsô durvamész). 



2. Couches k Nummulites per for ata, d'Orb. (Perforata- 
rétegek). 
Yprésien. 1. x\rgile bigarrée inférieure (alsô tarka agyag). 

1. L'argile bigarrée inférieure a une couleur rouge avec veines 

bleuâtres et verdâtres ; aux environs de Gyalu (ouest de Kolos- 
vâr), sa puissance est estimée à 200 mètres. On n'y a pas encore 
rencontré un seul fossile. Cette couche correspond peut-être 
bien au London clay. 

2. Les couches à Nummulites per for ata, d'Orb., contiennent encore, 

outre cette espèce, N. Lacasana, Defr.; Ostrea Brongniartii , 
Bronn, etc. On y rencontre des couches marneuses avec bancs 
de gypse. Leur puissance est estimée à 30 mètres. 

3. Le calcaire grossier inférieur contient Ostrea cymbula, Lmk., et 

un banc à foraminifères avec alvéolines, Sismondia occttana, 
Ag., et des mollusques; il se distingue par là du calcaire gros- 
sier supérieur. Sa puissance est de 150 mètres. 

4. L'argile bigarrée supérieure a la même coloration que l'argile 

inférieure. A sa partie supérieure, elle contient des paillettes de 
mica. Près du Prœdium Audrâshâza, on a trouvé des restes 
de pachydermes et d'un crocodile. La couche a un développe- 
ment de 100 mètres environ. 

5. Le calcaire grossier supérieur est traversé par plusieurs bancs de 

(*) Voir: Erlauter. z. geol. Specialharte cl. Làncl. cl. ungar. Krone. D r A. Koch, 
TJmgebungcn von Kolosvâr. 1/75,000. — Koch, Fôlcltan. Kôzl., t. XIII, 1883, p. 33 
et p. 117. — Koch, ibicl., t. XV, 1885, p. 6 à 11, auxquels ouvrages j'emprunte 
ces détails. 



BULLETIN DES SÉANCES. — ANNÉE 1887 XXXV 

gypse et de marne avec peu de foraminifères et avec Anomia 
tenuistriata , Desh. Le calcaire lui-même est rempli de forami- 
nifères et d'ostracodes ; on y rencontre, en outre, Cerithium cfr. 
giganteum, Lmk., et Ovula cfr. gigantea, Mstr. Puissance : 
50 mètres. 

6. Les couches à Nummulites intermedia, d'Arch., renferment 

encore N. Fichteli, d'Arch. Elles sont composées de marnes cal- 
careuses qui, en bas, se perdent dans le calcaire grossier, et qui, 
en haut, deviennent argileuses. Puissance : 10 mètres. 

7. Les couches à bryozoaires se présentent sous forme de Tegel bleu 

grisâtre. Elles ont été nommées Bréder Mergel par M. Stache, 
qui les plaça à la base de son éocène moyen. M. A. Koch ( T ) les 
plaça en 1874 dans le ligurien, et M. K. Hofmann ( 2 ) leur assi- 
gna en 1879 la place qu'elles occupent actuellement. Dans ses 
publications ultérieures, M. Koch a également reconnu leur 
place dans le bartonien. Aux environs de Kolosvâr, elles attei- 
gnent 40 mètres de puissance. Par endroits, se présentent des 
bancs de sable remplis d'Ostrea rarilamellâ, Desh. En outre, on 
y trouve Ostrea flabellula, Lmk.; 0. Martinsii, d'Arch.; Tere- 
bratulina tenuistriata, Leym., Orbitoides tenella, Gûmb.; deux 
espèces de Nummulites, etc. 

Au-dessus de ces couches, commence la série oligocène par les 
couches de Hoja, qui pourraient bien correspondre aux couches de 
Sangonini. 

Tous les bryozoaires renseignés dans les dix premières colonnes 
du tableau synoptique ci-dessous proviennent de la septième couche. 
Le Pap-Patak est un ruisseau à l'ouest de Kolosvâr ; le Pap-Falvi- 
Patak également; les matériaux proviennent de la région qu'ils tra- 
versent. La vallée de Pap-Falva est également à l'ouest de la ville; 
les trois colonnes suivantes sont dressées d'après des matériaux 
obtenus lors du sondage du puits artésien de l'Académie agricole de 
Kolos-Monostor, à 7 m 5, à 10 ou 12 mètres et à 22 mètres de profon- 
deur. Hoja est un vignoble à l'ouest de Kolosvâr ; la croix de Kardos- 
Falva est située au milieu du chemin de Kolosvâr à Bacs (vers l'ouest) ; 
Méra est encore situé à l'ouest, ainsi que le chemin de Bacs à Szucsâg. 

( 1 ) A. Koch, Adatoh Kolosvâr vidéke fôldtani képzôd ményeinehpontosabb ismere- 
téhez. (Fôldt. Kôzl., t. IV, p. 265.) 

( 2 ) K. Hofmann, Bericht ùb. d. im ôstlich. Th. d. Szilàgyer Comitates in 4878 
vollfûhrt. geol. Aufn. (Fôldt. Kôzl,, t. XI, p. 258.) 



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SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 



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XXXVIII SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 



Séance du 2 avril 1887 

PRÉSIDENCE DE M. F. CRÉPIN 

La séance est ouverte à 4 heures. 

Sont présents : MM. F. Grépin, membre du Conseil; baron A. de 
Loë, É. Del vaux, D. Raeymaekers, L. Van der Bruggen, G. Vin- 
cent, et Th. Lefèvre, secrétaire. 

Se font excuser : MM. A. Briart, P. Gogels, J. Grocq et le baron 
0. van Ertborn. 

Le procès-verbal de la séance du 5 mars 1887 est adopté. 

Correspondance. 

M. G. -F. Matthew offre de mettre la Société en relation d'échange 
avec la rédaction du Canadian Record, et annonce son intention de 
présenter prochainement un article sur les plus anciens mollusques 
connus du Canada. 

L'Académie royale des sciences, des lettres et des beaux-arts de 
Belgique fait parvenir le programme de son concours pour 1881, qui 
renferme la question suivante : Faire la description des terrains 
tertiaires belges appartenant à la série éocène, jusqu'au système 
laekenien de Dumont, inclusivement. 

Le Musée de zoologie comparée de Cambridge, le Service géolo- 
gique du Canada et le Musée australien accusent réception de publi- 
cations. 

Le Service géologique des États-Unis annonce l'envoi de publica- 
tions. 

dons et envois reçus. 

Ouvrages et brochures offerts par leurs auteurs : M. P. -G. Cluy- 
senaar (1. Note sur /'Androsœmun officinale, Ail.; 2. Note sur le 
Taxus baccata, L.); M. J. de Guerne (Note sur F histoire naturelle 
des régions arctiques de FEurope. Le Varanger fjord. Catalogue des 
mollusques testacés recueillis pendant la Mission de Laponie) ; 



KULLETIN DES SÉANCES. ANNÉE 1887 XXXIX 

M. A. Locard (Étude critique des Tapes des côtes de France); S. A. le 
prince Albert de Monaco (Sur les recherches zoologiques poursui- 
vies durant la seconde campagne scientifique de /'Hirondelle, 188 6 ; 
M. M. Schepmann (Bijdrage tôt de hennis der Mollusken-Fauna van 
de schelpritsen van Suriname naar de door den heer Voltz gemaakte 
verzameling beiverkt door M. -M. Schepmann); M. le D r F.-R. von 
Hauer (Annalen des K. K. ISaturhistorischen Hofmuseums. Jahres- 
bericht fur 1886) ; Université catholique de Louvain (Manifestation 
en l'honneur de M. P.-J. Van Beneden à l'occasion de son cinquan- 
tenaire de prof essorât (18 36- 1886), Louvain, 20 juin 1886. Compte 
rendu publié par le Comité organisateur). 

Publications reçues en échange de la part de l'Académie royale des 
sciences, des lettres et des beaux-arts de Belgique, de l'Académie 
royale des Lynx, de l'Académie pontificale des Nouveaux Lynx, de 
l'Académie royale des sciences de Turin, de l'Académie des arts et 
des sciences du Gonnecticut, de l'Académie des sciences naturelles 
de Philadelphie, de l'Académie des sciences, belles-lettres et arts 
de Besançon, de l'Académie du Var, de l'Académie nationale des 
sciences, arts et belles-lettres de Gaen, de l'Académie des sciences 
de l'Institut de Bologne, du Comité géologique russe, du Service 
géologique de l'Inde, du Musée impérial royal d'histoire naturelle de 
la cour à Vienne, du Musée de zoologie comparée du Collège Har- 
vard de Cambridge, de l'Université John Hopkins de Baltimore, de 
l'Institution smithsonienne, de la Bibliothèque nationale centrale Vic- 
tor-Emmanuel à Rome, des rédactions de la Feuille des Jeunes Natu- 
ralistes , du Moniteur industriel, du Nyt Magazin, et des Sociétés 
suivantes : Géologique allemande, d'Histoire naturelle de la Prusse 
rhénane et de la Westphalie, Malacozoologique allemande de Franc- 
fort-sur-Mein, Royale de Londres, Géologique de Manchester, d'His- 
toire naturelle de Northumberland , Durham et Newcastle-sur-Tyne, 
Gœthe de Vienne, de Borda à Dax, Botanique de Lyon, Géologique 
du Nord, d'Agriculture, de commerce et d'industrie du Var, des 
Sciences historiques et naturelles de Semur, de Lectures et de con- 
versations scientifiques de Gênes, Toscanaise de sciences naturelles, 
Royale linnéenne de Bruxelles, Belge de microscopie, Entomolo- 
gique de Belgique, Centrale d'agriculture de Belgique, Paléontolo- 
gique et archéologique de l'arrondissement judiciaire de Charleroi, 
Royale belge de géographie, Royale de botanique de Belgique, Géo- 
logique de Belgique, Hollandaise des sciences naturelles à Harlem, 



XL SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

Finlandaise des sciences, Ouralienne d'amateurs des sciences natu- 
relles, Scientifique Antonio Alzate à Mexico, du Cercle des natura- 
listes hutois et du Club scientifique de Vienne. 

Des remerciements sont votés aux donateurs. 

M. le Secrétaire dépose, pour la bibliothèque, trois exemplaires 
du procès-verbal de la séance du 5 mars 1887. 

Travaux pour les publications de la Société. 

M. le Secrétaire dépose : 1° Au nom de M. A. Briart, un travail sur 
la formation des dunes, destiné à prendre place dans le compte rendu 
de l'excursion annuelle de 1886. — Cette note sera insérée dans le 
tome XXI des Annales; — 2° Au nom de M. M. Cossmann, le manus- 
crit du deuxième fascicule du Catalogue illustré des coquilles fossiles 
de l'éocène des enviions de Paris. — Ce second fascicule figurera en 
tête des Mémoires du tome XXII des Annales. 

Lectures. 

M. G. Vincent donne lecture de la note suivante, au nom de 
M. É. Vincent, empêché d'assister à la séance : 

SUR QUELQUES COUPES VISIBLES 
SUR LE TERRITOIRE DE LA PLANCHETTE DE SAVENTHEM 

Par É. VINCENT 

Le territoire situé entre la Woluwe et Louvain, comprenant la 
planchette d'Erps-Querbs et une partie de la planchette voisine, celle 
de Saventhem, est assurément un de ceux dont l'étude offre le plus de 
difficultés au géologue. Aussi ne doit-on pas trop s'étonner de la diver- 
sité des opinions émises à propos des terrains de cette région. Tou- 
tefois, dans ces dernières années, tout semblait éclairci à la suite des 
études aussi prolongées que minutieuses auxquelles se sont livrés 
MM. Rutot et Van den Broeck. D'après ces messieurs, un des résul- 
tats les plus saillants de leurs explorations est la constatation de la 
manière dont se comporte, dans cette partie du pays, l'ensemble de 
couches qu'ils ont appelé asschien. 

Ayant résolu de nous faire une opinion personnelle sur cette inté- 
ressante question, nous entreprîmes, à partir du mois de septembre 
18&5, en compagnie de M. D. Raeymaekers, une série de recherches 



BULLETIN DES SÉANCES. — ANNÉE 1887 XLI 

qui, malheureusement, furent interrompues dès le commencement de 
l'année suivante. 

La note que nous présentons aujourd'hui renferme un des résul- 
tats auxquels nous sommes parvenus ; c'est l'exposé de notre opinion 
sur quelques coupes situées sur le territoire de la feuille de Saven- 
them et alignées suivant une direction presque droite, nord-sud. 

Ces coupes sont au nombre de trois. La succession des dépôts s'y 
présente de la façon suivante, en commençant par le haut : 

I. — Coupe du chemin au sud-est d'Ophem. 

1. Argile sableuse, glauconifère; à la base, sable grossier peu 
développé, avec nombreux points noirs ; 

%. Sable fin, renfermant des plaquettes ferrugineuses; 

3. Gravier; 

4. Sable grisâtre; 

5. Gravier; 

6. Sable blanchâtre ; 

7. Gravier; 

8. Sable siliceux bruxellien. 

II. — Coupe ci V ouest-nord-ouest de Sterrebeek. 

1. Argile sableuse, glauconifère; à la base, sable grossier, peu 
développé, avec nombreux points noirs; 

2. Sable fin, un peu glauconieux ou ferrifère par une altération 
plus prononcée; 

3. Gravier; 

4. Sable grisâtre, contenant de gros blocs ferrugineux peu cohé- 
rents ; 

5. Gravier; 

6. Sable blanc grisâtre et calcarifère ou gris jaunâtre, quand il 
est altéré; 

7. Gravier; 

8. Sable calcarifère bruxellien. 

III. — Coupe à Ventrée de la tranchée de la voie ferrée 

à Nosseghem, 

1. Argile très sableuse, glauconifère; 

2. Sable blanchâtre avec bandes et concrétions limoniteuses ; 

3. Gravier; 



XLII SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

4. Sable blanc ou teinté par l'hydroxyde de fer, renfermant de 
gros blocs ferrugineux tendres. 

Avant d'émettre notre avis sur ces trois coupes, rappelons ce qu'en 
ont pensé MM. Rutot et Van den Broeck. 

Une première opinion se trouve exprimée dans nos Procès-verbaux 
de février et de mars 4882. D'après ces documents, on peut adopter 
les déterminations suivantes : 

Coupe I (Ophem). 

1 . Argile glauconifère et bande noire au-dessous ; 

2, 3, 4, 5, 6 et 7. Sables de Wemmel et laekenien; 
8. Bruxellien. 

Coupe II (Sterrebeek). 

1 . Argile glauconifère et bande noire ; 

2, 3, 4, 5, 6 et 7. Sables de Wemmel et laekenien; 
8. Bruxellien. 

Coupe III (Nosseghem). 

1. Argile glauconifère; 

2 et 3. Sables de Wemmel et gravier; 

4. Laekenien. 

Sept mois plus tard, à la séance d'octobre, une nouvelle classi- 
fication fut proposée ( l ). Celle-ci est d'une application fort difficile, 
parce qu'elle est trop générale, s'adressant à toute la région située à 
l'est de Bruxelles. Cependant, nous croyons pouvoir écrire : 

Coupe L 

1. Sans doute tongrien, car l'asschien n'est représenté que par une 
« masse entièrement sableuse, dont la partie inférieure passe à l'argile 
glauconifère à mesure qu'on se rapproche de Bruxelles, avec concré- 
tions ferrugineuses fossilifères au sommet, comme au camp d'Assche »; 

2. Sables d'Assche; 

3. Base de l'asschien; 
4 et 5. Wemmelien; 
6 et 7. Laekenien. 

(') Résolution de la question du tongrien et du wemmelien. Création du système 
asschien. — Voir aussi : Quelques mots sur l'étage asschien. [Procès-verbaux Soc. 
royale malac. de Belgique, 3 janvier 1885, p. xiv, lignes 8 à 15.) 



BULLETIN DES SÉANCES. — ANNÉE 1887 XLIII 

Coupe IL 

1. Argile glauconifère ou tongrien? 

2. Sables asschiens; 

3. Base de l'asschien; 
4 et 5. Wemmelien; 
6 et 7. Laekenien. 

Coupe III, 

1 . Argile glauconifère ; 

2. Sables asschiens; 

3. Base de l'asschien ; 

4. Wemmelien. 

Abstraction faite de l'introduction du mot asschien, la nouvelle 
classification diffère donc considérablement de la première; car : 
1° elle fait disparaître l'argile glauconifère entre Nosseghem et Ter- 
vueren; 2° le laekenien ou le wemmelien ayant été réduits, les 
dénominations appliquées antérieurement aux couches plus supé- 
rieures furent abaissées d'un cran, de façon que la partie du laeke- 
nien devenue disponible devint le wemmelien, le wemmelien des sables 
asschiens plus ou moins spéciaux à la région et des sables d'Assche, 
et à Ophem, l'argile glauconifère le tongrien. 

N'admettant aucune de ces deux classifications, nous allons en pro- 
poser une troisième, qui diffère beaucoup de la seconde et dernière 
de MM. Rutot et Van den Broeck, et se rapproche davantage de l'an- 
cienne. 

Déterminons d'abord l'âge de l'argile dans nos coupes I et II : 

Coupe IL — A Sterrebeek donc, on rencontre, immédiatement 
sous l'argile, un sable peu développé, assez gros, avec points noirs, 
aggloméré en nids disposés en bande. En quelques endroits, ce sable 
est agglutiné en grès par l'hydrate ferrique et renferme, quand la 
formation de ces grès a précédé la dissolution du calcaire des fos- 
siles, de nombreux Pecten covneus et des Nummulites wemmelensis 
en telle quantité qu'elles forment banc. 

Or, une argile occupant stratigraphiquement ici la place de l'ar- 
gile glauconifère, possédant, en outre, une base grossière qui n'est 
pas physiquement un vrai gravier, et contenant enfin, dans cette 
base, un lit à N. wemmelensis, une semblable argile, disons-nous, 
est l'argile glauconifère, puisqu'elle en offre les caractères paléontolo- 
gique et géologique. 



XLIV SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

Ceci posé, passons à la coupe d'Ophem. 

Coupe I. — Ici, les Nummulites font défaut; mais le lit à points 
noirs est tellement semblable à celui de la couche nummulitique de 
Sterrebeek que tout doute concernant son équivalence est impossible. 
De plus, une observation accessoire, faite à l'endroit même où ce lit 
affleure, vient assurer, pour ainsi dire, l'existence de Nummulites, à 
ce niveau, dans le voisinage. En effet, la coupe du chemin en question 
présente, indépendamment des terrains tertiaires, du quaternaire 
dont la base caillouteuse repose sur la base de l'argile. En un point, 
ce gravier quaternaire renfermait un lambeau de banc à IV. wemme- 
lensis ainsi constitué : Nummulites wemmelensis silicifîées, agglo- 
mérées en blocs de volume variable, séparés les uns des autres par 
des portions désagrégées plus ou moins étendues, formées de Num- 
mulites dégagées et d'un sable grossier, blanc, avec nombreux points 
noirs ; au-dessus et au-dessous de cette bande, faisant corps avec elle, 
sables et argiles dont les détails correspondent précisément à ceux des 
sables et argiles accompagnant la bande à points noirs, dans la coupe 
du chemin. La masse avait plus de 50 centimètres en long et en large. 

Or, sans prétendre que ce bloc ait été soulevé et déposé de nouveau 
sur place, nous pensons cependant qu'il n'a pu venir de bien loin : 
sa faible cohésion y aurait fait obstacle. D'un autre côté, il n'a 
pu être arraché à la base de l'asschien de MM. Ru tôt et Van den 
Broeck, car la composition lithologique de celle-ci, dans le bas du 
chemin même, en est bien différente; d'ailleurs, l'action delà pesan- 
teur se serait opposée au transport de bas en haut, par les eaux qua- 
ternaires, d'une masse aussi pesante. 

Enfin, enlevez au banc ses Nummulites silicifîées, et il vous reste 
le lit sableux à points noirs. 

Nous regardons comme suffisamment démontré que l'argile de 
Tervueren, dans la coupe dont il est ici question, correspond à celle 
de Sterrebeek et que toutes deux représentent l'argile glauconifère 
avec sa bande noire. 

Immédiatement sous ces dépôts, nous trouvons les sables n° 2 de 
nos trois coupes. 

Théoriquement, nous nous trouvons en présence des sables de 
Wemmel. En effet, ce sont bien eux que l'on retrouve. Les fossiles 
recueillis dans les plaquettes ferrugineuses, à Ophem (*) et à Nos- 

( 1 ) Procès -verbaux Soc. royale malac. de Belgique, séance du 5 février 1882, 

p. XL VIII. 



BULLETIN DES SÉANCES. — ANNÉE 1887 XLV 

seghem (*), le disent bien clairement. Pour plus de précision, nous 
ajouterons que la faunule la plus complète, celle de Nosseghem, 
démontre en toute évidence que l'on a affaire à un équivalent du 
wemmelien typique, c'est-à-dire des sables verdâtres à fossiles con- 
servés, fossilifères à Laeken, Jette, Wemmel, etc. 

Nous n'admettons pas, on le voit, l'opinion de MM. Rutot et Van 
den Broeck, qui rapportent les sables n° 2 de Nosseghem à des sables 
asschiens inférieurs à l'argile glauconifère, mais dépendant de celle- 
ci, et ces mêmes sables, à Ophem, à ceux du camp romain d'Assche 
augmentés, vers le bas, des sables de Nosseghem dont nous venons 
de parler. 

La base de cette série est le n° 3 de nos trois coupes. Sur ce 
point, nous partageons les idées de nos honorables collègues. Ce gra- 
vier, indiqué à Nosseghem par un banc à N. wemmelensis, est donc 
la base des sables de Wemmel. 

Ces dépôts ainsi classés, il en reste deux au-dessus du bruxellien. 

L'inférieur est le laekenien : le gravier n° 7 est pétri de N. lœvigata 
et scabra, de Grenaster, de Terebratula roulés. Inutile d'insister 
davantage, nous sommes d'accord. 

Viennent enfin les n os 4 et 5. Ceci est le wemmelien, disent 
MM. Rutot et Van den Broeck. Ils ont raison, en ce sens que 
ces couches ont comme base le gravier à N. variolaria ; mais ils ont 
tort, parce que, dans nos trois coupes^ ces mêmes sables sont, comme 
ces messieurs le reconnaissent d'ailleurs, indépendants des sables qui 
les surmontent, lesquels représentent le vrai wemmelien. 

En résumé, nous aurions la succession générale suivante : 

1 . Argile glauconifère ; au-dessous, bande noire à N. ivemmelensis; 

2. Sables wemmeliens typiques ; 

3. Base de ces sables à N. wemmelensis ; 

4. Sables rapportés jusqu'ici au wemmelien, ayant pour base : 

5. Gravier à N. variolaria ; 
6 et 7. Laekenien; 

8. Bruxellien. 

Les n os 4 et 5 ne seraient pas wemmeliens. 
Tel est le résultat auquel nous sommes parvenus par l'étude simul- 
tanée des coupes et des fossiles. 

( f ) Procès-verbaux Soc. royale malac. de Belgique, séance du 5 octobre 1878, 
p. lui. 



XLVI SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

Il n'est pas nécessaire d'insister sur les conséquences que pourrait 
entraîner cette nouvelle interprétation. Cependant, avant de conclure 
définitivement, il importe de revoir ailleurs le wemmelien. C'est ce 
que nous nous proposons de faire prochainement, et nous soumettrons 
à la Société le résultat de nos recherches. 

M. D. Raeymaekers donne lecture de la note suivante : 

NOTE SUR LES DÉPOTS QUATERNAIRES DU SUD DE TIRLEMONT 

Par le D r D. RAEYMAEKERS et le baron A. de LOË 

Depuis plusieurs années, M. de Loë et moi parcourons cette 
région déjà si connue, au point de vue de la géologie quaternaire, 
par les travaux de MM. Van Beneden, Van Horen, Delvaux, Rutot 
et Van den Broeck. 

Au cours des explorations que nous avons faites des carrières, 
ainsi que des travaux divers entrepris au sud de Tirlemont, excava- 
tions encore ouvertes aujourd'hui, comblées ou sur le point de l'être, 
mais dont nous avons levé les coupes, nous avons été à même de 
constater certains faits. 

Ce qui frappe l'observateur, c'est la présence d'un limon superficiel, 
de couleur brunâtre, à grains assez fins, argileux, humide, d'aspect 
homogène et non stratifié ; reposant, au moyen d'une base de cailloux 
brisés observable en quelques points seulement, sur un limon peu 
argileux, jaunâtre, calcaire, stratifié et à grains assez rudes. 

La partie supérieure du limon brun est naturellement altérée par 
la culture ( l ). Au sein de cette masse, on rencontre par-ci par-là 
quelques rares nodules calcaires enlevés évidemment au limon 
sous-jacent. Ce dépôt présente une épaisseur que nous pouvons «éva- 
luer en moyenne à l m 58. La base du limon brun est indiquée 
très nettement. Comme on sait, en Alsace cette base n'existe pas et 
les deux limons sont confondus. D'après Schumacher, on rencontre- 
rait aussi bien dans le loess supérieur ou Eichterlôss (notre limon 

( 4 ) Dans une grande carrière ouverte en 1880 sur le penchant de la colline, à 
575 mètres à l'est de l'église d'Overlaer; et située un peu au nord-ouest d'une autre 
exploitation indiquée sur la carte au 1/20,000, à plusieurs reprises, les ouvriers ont 
rencontré, sous une épaisseur de 30 centimètres de limon, des exemplaires d'Hélix 
pomatia, L., var. dextre et var. senestre ? Espèce se rencontrant à l'état vivant dans 
les taillis, sur les accotements ombragés, ou sous la mousse, entre les cailloux. 



BULLETIN DES SÉANCES. ANNÉE 1887 XLVII 

brun), que dans le loess inférieur ou Sandlôss (le limon jaune), des 
alternances de l'un et de l'autre dépôt ( ] ). 

Comme nous l'avons déjà dit plus haut, en quelques endroits cette 
base est constituée par un banc de cailloux d'origine crétacée, de 
couleur noirâtre, grisâtre et assez souvent rougeâtre. Ces cailloux 
sont anguleux, présentent des arêtes encore vives, une surface de 
fragmentation plane et n'ont que très peu ou pas de patine ; tandis 
que d'autres, plus roulés, offrent l'aspect de galets. La proportion 
des cailloux fragmentés est de 70 à 75 p. c; celle des galets, 
à peu près intacts ou craquelés, de 25 à 30 p. c. Disons encore 
qu'on n'y rencontre que rarement des galets d'autre origine. Dans 
une carrière, cote -f- 79, actuellement ouverte à 1,930 mètres 
sud, 14° ouest de l'église de Bost, on peut observer de gros blocs 
roulés, pesant parfois jusqu'à 40 kilogrammes, de grès landeniens 
supérieurs, qui sont même exploités pour la fabrication des pavés, 
et nous avons observé des faits analogues en d'autres points de cette 
région ( 2 ). 

Si l'on se dirige davantage vers l'est, dans la direction de Monte- 
naeken ( 3 ), on pourra constater, si les circonstances sont favorables 
et comme nous avons pu le faire à la faveur du creusement de plu- 
sieurs puits domestiques, la présence, dans ce niveau délimitatif, 
d'éléments tourbeux, de faible épaisseur (6 à 10 centimètres). Nous 
y avons recueilli des Hélix hispida, L., Sueeinea oblonga, Drap., et 
une autre coquille indéterminable. Ces exemplaires étaient en très 
mauvais état et réduits, pour la plupart, en menus fragments. En 
fait de végétaux, nous avons cru reconnaître des restes plus ou moins 
informes de plantes de tourbières. Ce dépôt, qui ne paraît pas avoir 
une extension bien grande, semble s'être localisé assez nettement. 
Mais c'est incidemment que nous parlons de cette découverte et à 

(') Voir à ce sujet: Erleuierungen fur geologischen Karte der Umgegend von 
Strassburg, par Schumacher. Strasbourg, 1883. 

( 2 ) La nature de ces éléments graveleux varie beaucoup suivant les contrées. Dans 
la Hesbaye et le Limbourg, ce niveau grossier est constitué par des cailloux crétacés ; 
dans le Hainaut, souvent par des fragments appartenant à des roches anciennes. 
A Estinnes-au-Mont, par exemple, il est constitué de matériaux appartenant au 
taunusien. (Voir séance du 8 novembre 1884, Proc.-verb. Soc. royale malac. de 
Belgique, t. XIX.) 

( 5 ) Selon M. Rutot, à Montenaeken, le limon brun a une épaisseur de 5 à 
7 mètres, et le limon inférieur, 15 à 20 mètres. (Voir séance du 17 janvier 1886, 
p. lx, Proc.-verb. Soc. géol. de Belgique.) 



XLVIII 



SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 



seule fin de prendre date, comptant bien pouvoir recueillir des 
matériaux plus complets et plus nombreux pour une description 
détaillée. 

Dans un travail récent de M. de Ladrière, paru dans le Bulletin 
delà Société géologique du Nord (5 e livraison, tome de 1885-86), 
Sur le terrain quaternaire de la vallée de la Deâle, à Lille, com- 
paré à celui du nord de la France, nous voyons mentionnée une 
découverte analogue. Sur les hauteurs et dans les petits vallons de 
l'arrondissement d'Avesnes, le quaternaire supérieur ou terre à bri- 
ques est séparé de l'assise inférieure par un banc de tourbe de 10 à 
60 centimètres au lieu et place du niveau de cailloux fracturés. 
Celle-ci renferme la même faune malacologique que celle men- 
tionnée ^plus haut, plus le Planorbis spirorbis ( l ) et le Pupa mar- 
ginata f). Quant aux végétaux, on n'y a rencontré que des mousses. 
Quelquefois, la séparation des deux limons est faite par des concré- 
tions ferrugineuses géodiques. Au mois de juin de l'année dernière 
ce même géologue, dans une note : Sur l'existence de la tourbe qua- 
ternaire à la Flamengries-lez-Bavai, accentue la position stratigra- 
phique de ce niveau tourbeux, et, en fait de nouveauté malacologique 
pour cet horizon, il signale la présence de Limnées. 

M. Gosselet a également trouvé cette tourbe aux environs de 
Gartigny. 

Aux environs de Tirlemont, le limon brun est désigné par les 
ouvriers sous le nom de leem, le banc caillouteux sous celui de 
keibed, et le limon jaune stratifié a la dénomination de drift. Il est 
à remarquer que ce dernier mot est très répandu à la campagne et 
sert toujours à désigner des dépôts d'origine fluviatile. Au nord-ouest 
de Louvam, sous ce terme, on doit y voir des dépôts modernes infé- 
rieurs à la tourbe des vallées (sud-est de la planchette de Haecht, et 
les sédiments inférieurs au dépôt tourbeux de la vallée de la 
Dyle, etc.). Nous rangeons le limon brun dans l'étage supérieur du 
hmon hesbayen de Dumont, dans le limon de Picardie de d'Oma- 
hus d'Halloy et dans la terre à briques de MM. Cornet et Briart. 

Nous donnons ci-dessous un tableau indiquant les couches aux- 
quelles nous pensons devoir rapporter les terrains quaternaires de 
Tirlemont. 



I 1 ) Probablement le PI. rotundatus, Poir. 

( 2 ) Correspond peut-être au Pupa muscorum, L. 



TABLEAU COMPARATIF ET SYNONYMIQUE 

DES TERMES EMPLOYÉS PAR QUELQUES AUTEURS POUR DÉSIGNER LES DIVERSES 

ASSISES DU QUATERNAIRE 



TOME XXII, 1887 



^^MBrr nr>i 





L SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 










Tableau comparatif et synonymique des termes employés pa 


NOMS 


Tfl . 

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G 






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é 


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Limon brun (terre 


















à briques), ar- 


















gileux, non cal- 


















caire .... 


Partie 


Terre 


Terre 


Terre 


Assise 


Limon 




Limon i 






supé- 


à briques 


à briques 


à briques, 


supé- 


hesbayén. 




argileux ! 






rieure 


(partie 


( loess 


parfois 


rieure 




f Terre 




brun. 






du limon 


supé- 


supé- 


stratifiée 


du limon 




à briques. 










de 


rieure du 


rieur). 


(partie su- 


de la 












Picardie. 


limon 




périeure 


vallée 




1 








hesbayén) 




du limon 

hes- 
bayén). 


de la 

Haine 

(terre à 


S 1 

o 1 


S 1 

CD 1 

ci 
w / 


H 












briques). 


cd y 


CD / 


O 














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S 1 


g 














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o 


H 














O 


S 


iJ 














g j 


















J 1 


2 I 


H 


Limonjaune(stra- 












F 


1 


"1 tifié). . . . 


Partie 


Limon 


Ergeron, 


Ergeron, 


Assise 


I Ergeron 


î Limon 


q 1 
p 1 


inférieure 


jaune 


limon 


limon 


moyenne 


! (loess , 


1 calcari- 


ce | 


du limon 


stratifié à 


jaune 


jaune, 


(ergeron). 


\ lehm). 


fère çlaii 


p i 

p, / 


de 


Hélix, 


stratifié, 


calcaire 


Limon 




| poupées 






Picardie. 


etc. 


calcaire 


stratifié. 


jaune 






g 






(partie 


(loess 




stratifié, 


/ Dépôt 




^ 
£ 






inférieure 


infér.). 




calcaire. 




à Hélix 




g 






du 










et à Suc- 










limon 










cinées. 


Dépôt 






hesbayén). 








i Alluvions 


à Hélix 


œ 1 












! flu " 


et à 


a 1 
o S 












i viatiles. 


Succinées. 


o 1 

8 iBase .... 


Diluvium 


Diluvium 


Diluvium 


Diluvium 


Assise 


P 1 

& i Cailloux 


Sables 






occi- 


cail- 


cail- 


cail- 


infé- 


o \et gravier 


et cailloux " 






dental. 


louteux. 


louteux. 


louteux. 


rieure, 


S à 


des plateau 












dépôt 


ÏEleplias, 


d'altitude . 














caillou- 


\ rhi- 


] Moyenne. . 














teux. 


1 nocéros, 


, 


















Bos, 


! « 


















JEqiats, 


















silex chel- 


■ i 
















, léens. 


.; 

























BULLETIN DES SÉANCES. 



ANNÉE 1887 



LI 



quelques auteurs pour désigner les diverses assises du quaternaire, 







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55 




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Deuxième 


Terre 


Limon 


Lehm 


Diluvium 


Loess 


Assise 


Loess 


A . Loess 


sous- 


à briques. 


des 


non 


ou 


supérieur 


supé- 


argileux. 


supérieur 


période 




plateaux. 


stratifié 


limon 


(terre à 


rieure, 




véri- 


glaciaire. 




Limon 


à 


glaciaire 


briques). 


A. Limon 




table. 


Limon 




brun 


Hélix 


ou 




des 






hesbayen 




(lehm), 


et à Suc- 


rouge. 




plateaux. 






(fluvio- 




terre 


cinées, 












glacial). 




à briques, 
terre 
à bette- 
raves 
du Nord 
(diluvium 
rouge). 


poupées. 












Limon 


Ergeron. 


Loess, 




Assise 


Zo<?ss m- 


Assise 




B. Loess 


gris 




limon 




erratique 


férieur, 


infé- 




inférieur 


à 




clair, 




(sables 


argilo - sa- 


rieure, 




ou 


Hélix 




calcaire. 




gras). 


bleux, 


D. Glaise 




sablon- 


et à 










£<?rr<? 


ou 




neux. 


Succinées 










douce en 
Picardie. 
Argilite 
en 
Nor- 
mandie. 


sable bleu 

à 
Succinées 






Change- 


Diluvium 


Graviers 


Os- 


An- 




Assise 


Diluvium 


Diluvium 


ment 


cail- 


des 


sements 


ciennes 




infé- 


cail- 


cail- 


de 


louteux. 


niveaux 


d'ani- 


alluvions 




rieure, 


louteux . 


louteux. 


sédimen- 




moyens 


maux 


flu- 




F. Dilu- 






tation 




( homme 


éteints. 


viatiles ; 




vium 






delà 




et 


Dépôt 


cailloux 




inférieur ; 






première 




mam- 


caillou- 


roulés, 




E. Sable 






sous- 




mouth). 


teux. 


homme 




roux 






période 








et 




grossier. 






glaciaire. 








animaux 
éteints 
(sables 

maigres). 











LU SOCIÉTÉ KOYALE MALACOLOCIQLE DE BELGIQUE 

Sans conteste, le quaternaire est une formation qui, par son origine 
assez récente, son étendue, ses allures plus ou moins uniformes, sa 
nature superficielle, devrait être la mieux connue. Malheureusement, 
c'est le contraire qui a lieu, les publications ayant trait à ce terrain 
en font foi. 

Comme nous l'avons dit, le limon brun de la vallée de la Gèthe 
repose sur une masse jaunâtre, stratifiée, moins argileuse que la 
masse supérieure, à grains assez rudes, trahissant par là ses parties 
sablonneuses. Au point de vue de sa composition chimique, M. Van 
Horen ( l ) donne les caractères distinctifs des deux limons. Pour notre 
part, nous avons refait ces mêmes essais et nous sommes arrivés aux 
mêmes conclusions. Malgré leur teneur en fer, trois échantillons de 
limon brun nous ont donné exceptionnellement une bonne proportion 
de chaux. Par contre, le limon jaune est très riche en calcaire; aussi 
renferme-t-il ces septarias désignés sous le nom de leemmannekens 
par les ouvriers de Tiriemont, poupées par les géologues belges et 
français, Loè'ssmanchen ou Loesskinder par les Allemands et Kopstein 
ou Puppelestein par les Alsaciens. 

A froid, avec l'acide nitrique concentré, la variété jaune ne tarde 
guère longtemps à brunir et elle dégage du Go 2 . A chaud et diluée, 
la transformation est rapide et le dégagement gazeux est nécessaire- 
ment accéléré. 

La solution filtrée et traitée par le ferrocyanure de potassium 
donne le bleu de Prusse; par le sulfocyanure de potassium, on obtient 
la couleur caractéristique^ rouge de sang. Desséché et conservé en 
masse, ce limon happe à la langue parce qu'il est hygroscopique. 
Délayé dans l'eau, il donne une grande quantité de matière fine, 
limoneuse, troublante et un résidu. Les proportions de l'un et de* 
l'autre de ces éléments peuvent être évaluées approximativement à 4, 
5:1. M. le D r Rosenmuller, de Zurich, à qui nous avions remis des 
échantillons de limon jaune de Tiriemont, a bien voulu nous envoyer 
une note sur la composition microscopique de cette roche. Nous en 
extrayons les lignes suivantes : « Ce résidu montre des grains roulés de 
quartz laiteux ou transparent, de grosseur variable, et des grains 
quartzeux à arêtes vives, tranchantes, transparentes pour la plupart, 
d'une grosseur moyenne, puis des grains noirâtres, à aspect brillant, 



( l )' Notes sur quelques points relatifs à la r/éolof/ie des environs de Tiriemont. 
{Bull, de ÏAead, deBelgiqw, 1868, p. 646-047.) 



BULLETIN DES SÉANCES. — ANNÉE 1SS7 LUI 

siliceux, des petits nodules calcaires grisâtres, blanchâtres, des 
grains de zircon, des fragments de rutile roulés, provenant proba- 
blement de cristaux colonnaires, et enfin quelques rares paillettes de 
mica mu sco vite. » 

La caractéristique de ce limon jaune est d'être stratifié, circon- 
stance qu'il doit à une alternance plus ou moins régulière de couches 
limoneuses proprement dites avec des lits sableux. Aussi sa sédimen- 
tation a dû être lente. Les périodes de calme coïncident avec les 
dépôts de limon et les inondations avec les strates sableuses. 

Cette stratification n'est bien visible qu'à une certaine distance de 
la séparation du terme quaternaire supérieur. Vers le bas des coupes, 
le limon jaune, tout en restant stratifié, est plus compact, plus argi- 
leux, grisâtre ou brunâtre, plus calcaire, humide; parfois, il renferme 
une glaucome assez fine. Par places, il se localise en de grands 
noyaux allongés transversalement. Il représente, selon nous, le véri- 
table niveau à mollusques, correspondant au limon gris stratifié à 
Hélix et Succinées du campinien de MM. Van den Broeck et Rutot. 

Ce dépôt à Hélix et Succinées est mieux représenté sur le versant 
occidental de la Gèthe que sur la partie orientale de cette rivière. 
Partout où il présentait un développement bien marqué, nous avons 
rencontré les espèces suivantes ( l ) : 

Hélix hispida, L. Succinea oblonga, Drap. 

Pupa muscorum, L. 

Les deux premières de ces espèces indiquent un régime terrestre, 
une station assez sèche, couverte d'herbes et de pierres; la troisième, 
au contraire, nous révèle un emplacement humide, le bord d'un cours 
d'eau ou d'un marais ; ce qui fait que l'association à peu près invariable 
de ces trois espèces doit paraître peu rationnelle. Nous pouvons 
encore attirer l'attention sur la grande rareté d'autres espèces ter- 
restres qui affectionnent les endroits humides, comme les Clausilies 
(Clausilia nigricans, Jeffreys) et les Zonites [Zonites nitidus, Mùll.); 
ces dernières coquilles se rencontrant clans certains dépôts analogues 
de l'étranger. 

Qu'ils viennent du dépôt en question ou d'un niveau supérieur à 
ce dernier, les Hélix hispida, L., de Tirlemont sont identiques à ceux 

( 1 ) Les points fossilifères sont surtout abondants aux environs d'Hougaerde et 
d'Overlaer. Ces fossiles sont en très bon état de conservation, à tel point que, pour 
les nettoyer, on peut les passer à l'eau. 



LIV SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

d'Orp-le-Grand et de Mesvin. A plusieurs reprises, nous avons entendu 
exprimer l'idée que les spécimens fossiles de YEelix hispida, L., ne 
représentent qu'une forme éteinte de la véritable, actuellement exis- 
tante. Pour se convaincre du contraire, il suffit d'en recueillir un 
assez grand nombre d'exemplaires de localités différentes. 

Nous possédons des échantillons vivants, analogues à la forme fos- 
sile, des points suivants : environs d'Auderghem; dans les parties 
basses avoisinant la station de Schaerbeek ; sur les talus des fortifi- 
cations, à la porte de Malines, à Louvain, etc. 

L'espèce fossile se rapporte-t-elle à Y Hélix hispida, L., actuel? Ce 
serait là une question assez embarrassante à résoudre pour le 
moment. On sait, en effet, que le groupe vivant de cet Hélix renferme 
quelques types très voisins et à détermination exacte très difficile. 

Quant au Succinea oblonga, Drap., grâce à notre collègue M. Per- 
gens, nous avons pu comparer les individus de la Gèthe avec ceux du 
loess de Hôhnheim, près de Strasbourg, et nous convaincre de l'iden- 
tité de formes. 

Quant à l'abondance de ces coquilles, on rencontre dix échantillons 
de la première espèce, parfois quatre de la seconde, et le même 
nombre ordinairement pour la troisième. 

En se basant uniquement sur cette faune à peu près terrestre, on 
serait tenté de rapporter le limon jaune au loess supérieur, à celui 
de M. Schumacher, lequel, au point de vue géologique, se relie à la 
terre à briques. Dans le loess supérieur de l'Alsace -Lorraine, les 
formes d'eau douce manquent à peu près complètement, et l'associa- 
tion des trois espèces dont nous parlions plus haut subsiste seule (*). 

Par exception, et en quelques points seulement, on aurait rencontré,, 
en fait de nouveauté malacologique pour ce niveau, des Planorbes. 

Par contre, dans le loess inférieur ou sablonneux de ce pays, 
on rencontre, d'après M. Schumacher, une faune terrestre mêlée à 
des éléments fluviatiles. D'après cet auteur, ce seraient les coquilles 
suivantes : 

Hélix hispida, L. Succinea, sp.? 

Yallonia pulchella, Mtill. Limneà palustris , Mùll. 

Pupa muscorum, L. — peregra, Mùll. 

— ■ columella, von Martens. Planorbis rotundatus, Poir. 
Clausilia parvula, Stud. — Rossmaesleri , Auers. 

Succinea oblonga, Drap. Pisidium, sp.? 

( 4 ) Loc. cit., p. 41 ; pour la liste des espèces du loess inférieur, p. 38. 



BULLETIN DES SÉANCES. — ANNÉE 1887 LV 

Dans le tableau que nous donnons aux pages l et li de cette 
note, nous considérons le limon brun belge comme synonyme du 
loess supérieur alsacien. 

Observé en coupe, le limon jaune présente de petites tubulations 
fines, simples ou ramifiées, de 1 à 2 millimètres de diamètre au 
plus, à section circulaire, et dont le calibre diminue parfois insen- 
siblement à partir d'une ramification. 

M. De Lapparent ( l ) considère cette disposition particulière 
« comme une sorte de structure capillaire, accusée par un réseau 
de veines minces, ramifiées, semblables à des traces de racines de 
végétaux ». 

Nous avions déjà pu observer des faits semblables : d'abord à l'est 
de Bruxelles, dans des carrières de bruxellien calcarifère, au haut 
des coupes, où des tubes analogues existaient par suite de l'englo- 
bement, par la chaux, des racines des plantes qui croissaient à la 
surface du sol et qui avaient percé la terre à briques ; puis sur la 
planchette de Boisschot, dans des endroits où jadis croissaient des 
roseaux, au sein d'un campinien riche en glauconie, nous avons vu 
ces grains giauconifères s'encroûter à la surface de la substance 
végétale et former ainsi de longs tubes dont certains d'entre eux 
étaient vides ou ne présentaient presque plus de traces de la sub- 
stance organique que l'on peut considérer ici comme un centre, un 
noyau de formation. 

L'argile de Boom et le tongrien inférieur de la planchette de 
Louvain nous ont présenté un phénomène analogue. C'est proba- 
blement aussi à la même origine qu'il faut attribuer l'existence de 
ces tubulations si fréquentes à la partie supérieure de ce dernier ter- 
rain et qui se sont transformées en matière ferrugineuse après l'oxy- 
hydration de la glauconie. L'existence de végétaux, lors de la 
formation du limon jaune, ne nous semble pas impossible. La plante 
pouvait prospérer d'une façon toute spontanée et enfoncer ses racines 
dans une strate limoneuse ; une inondation ou un transport un peu 
intempestif de sable venait-il à se produire, la plante était détruite 
ou devait se faire aux conditions nouvelles. 

La glaise à Succinées, faciès du limon jaune, appartient aux 
« sables gras » des ouvriers du département du Nord. 

Vers le bas, elle contient parfois quelques petits fragments de silex 

(*) Traité de géologie, 1885, 2 e édition, p. 1242. 



LVI SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

éclatés et elle devient plus sableuse. En quelques endroits, elle pré- 
sente un grain qui augmente d'épaisseur et passe ainsi au « sable 
maigre ». Parfois, ce dernier offre une stratification horizontale ou 
entrecroisée; la glaucome y est souvent assez abondante. Quant à 
son origine, elle est assez variable. Cependant, une étude un. peu 
suivie fait découvrir le landenien supérieur, le bruxellien à grains 
moyens et à éléments grossiers ainsi que le tongrien inférieur. 

Les cailloux que l'on trouve quelquefois épars au sein de cette 
masse sableuse appartiennent aux mêmes terrains. Les galets du 
landenien supérieur sont des fragments de « grès purs » et de 
« grès glauconifères à grains moyens » de Dumont. Les cailloux du 
bruxellien sont généralement assez volumineux et constitués par des 
quartzites, etc., de roches anciennes, comme le cambrien, dont les 
affleurements les plus proches sont Ottignies, Villers-la- Ville, Nil- 
Saint-Vincent, Grez, etc. Enfin, ceux du tongrien inférieur sont 
presque toujours assez forts et proviennent de roches primaires, 
surtout de celles à éléments cristallins. Ces éléments de transport 
appartiennent aux « sables, limons sableux et cailloux » de la nou- 
velle classification de MM. Rutot et Van den Broeck ( ! ). Ces observa- 
teurs rangent le dépôt en question à la partie inférieure de leur cam- 
pinien. Le limon jaune stratifié qui surmonte le niveau à Hélix et à 
Succinées correspondrait, d'après la description de ces auteurs, à la 
partie inférieure du limon hesbayen. MM. Rutot et Van den Broeck 
constatent aussi l'absence de fossiles, coquilles ou ossements, dans le 
limon hesbayen. Nous avons observé à l'ouest d'Hougaerde et au nord- 
est de ce village différentes carrières où le limon jaune stratifié nous 
a donné les trois espèces caractéristiques du dépôt à Hélix et Succi- 
nées. De plus, le gisement d'Orp-le-Crand montre les fossiles préci- 
sément dans les mômes conditions stratigraphiques. Seulement, selon 
nous, ce n'est pas là le véritable niveau de ces coquilles. Nous avons 
recueilli également, dans le courant du mois de décembre de 
l'année derrière, à 4 mètres sous le sol, au sein du limon jaune 
calcarifère, stratifié, des ossements appartenant à VEquus caballus, 
Lin., soit : 

Un radius gauche dont la partie articulaire supérieure est enlevée ; 
la partie articulaire inférieure est en connexion avec l'os inférieur 
suivant ; 

. ( 1 ) Bulletin Soc. d'Anthropologie, t. IV, p. 137, 1885-86. 



BULLETIN DES SÉANCES. — ANNÉE 1887 LVII 

Une vertèbre dorsale, la troisième ou quatrième, intacte, appar- 
tenant à un individu adulte. 

La carrière d'où proviennent ces ossements est actuellement ouverte 
à la cote 55 environ, au lieu dit Spanuyt, à 700 mètres ouest- 
nord-ouest de l'église de Bost, de l'autre côté du chemin de fer de 
Charleroi à Namur. En cet endroit, le limon brun a une épaisseur 
de 2 m 50 et les ossements se trouvaient à l n, 50, sous le contact des 
deux limons. Mais leur position, pour être normale, aurait dû se 
trouver plus bas, parmi les éléments de la base de la formation 
quaternaire. Ces mêmes éléments graveleux, plus sableux, reposent 
sur une couche de cailloux crétacés, roulés, avec fragments de lignite 
siliceux, variable de 15 à 60 centimètres. C'est au contact de cette 
dernière couche et au sein de celle-ci que de nouveaux ossements se 
trouvent éparpillés et dans un état plus ou moins roulé. Nous en 
possédons un certain nombre appartenant aux espèces suivantes : 

Cervus taraudas. 

Les deux bois avec la surface d'implantation au frontal. Selon 
M. Del vaux (*), cette espèce, dont il ne possède qu'un fragment de 
corne, paraît être rare. Si les ouvriers avaient mis plus de soin à 
dégager et à recueillir ces débris, il est probable que nous aurions 
été à même de reconstituer toute une partie de la tête de cet animal. 

Bos primigenias, Boj. 
Plusieurs molaires inférieures et un radius gauche brisé. 

Bos europœus, L. 
Un humérus droit complet et un ilium droit intact. 

Rhinocéros tichorhimis, Guy. 

Deux humérus, gauche et droit, à peu près intacts ; plusieurs 
molaires. C'est l'espèce la plus abondante. 

Equus caballus, Lin. 

Plusieurs canons roulés, trois astragales et un radius droit ; quan- 
tité de fragments d'os longs. 

(*) Delvaux, Note sur quelques ossements fossiles recueillis aux environs d'Over- 
laer,près Tirlemont, et observations sur les formations quaternaires de la contrée. 



LVIII 



SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 



Elephas primigenius, Blum. 



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Une molaire droite entière et plusieurs lamelles. 

Bien que la plupart de ces osse- 
ments nous aient été vendus par les 
ouvriers, nous avons eu parfois la 
bonne fortune de pouvoir en extraire 
nous-mêmes et nous assurer, de cette 
façon, du niveau exactement occupé. 
Jusqu'à présent, nous n'avons trouvé 
à leur surface aucune entaille indi- 
quant un travail plus ou moins inten- 
tionnel de l'homme. Touchant inci- 
demment à cette intéressante question 
de l'homme préhistorique, nous ne 
pouvons faire autrement que de men- 
tionner la découverte que nous avons 
faite, dans les environs, à la surface 
des champs, de quelques silex ouvrés 
néolithiques, tels que couteaux, grat- 
toirs, tronçons de haches taillées et 
même polies. 

Les éléments constituant le dilu- 
vium caillouteux reposent sur des 
blocs gigantesques, polis, inclinés ou 
horizontaux, appartenant au « grès 
pur » de Dumont. L'étude du polis- 
sage de ces roches a été l'objet d'ob- 
servations très intéressantes de la 
part de MM. Van Horen, d'Omalius 
d'Halloy, Malaise et Dewalque. 

A de rares exceptions, le ravine- 
ment par les « eaux sauvages » du 
diluvium caillouteux ne s'est opéré, 
dans la région dont nous nous occu- 
pons ici, que sur les sédiments lande- 
niens surmontant le « grès pur » . Il 
n'a porté, en général, que sur les 
marnes, lignites et sables qui sur- 
montent celui-ci. 



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BULLETIN DES SÉANCES. — ANNÉE 1887 LIX 

Rien de plus bizarre que le tracé de la base du limon sur une 
coupe un peu longue et dont les points de repère sont voisins ; ce ne 
sont que des soulèvements et des abaissements de la base de la couche 
quaternaire. Au mois d'août de l'année dernière, nous avons pu voir 
à Hougaerde, à l'occasion de la construction de la nouvelle gare, 
une coupe de près de 400 mètres d'étendue, dont nous reproduisons 
le talus gauche à la page précédente. Le limon brun surmontait, sans 
la ligne de cailloux à la base, la variété jaune stratifiée, calcaire, avec 
poupées. Cette dernière montrait un fort ravinement de sa base cail- 
louteuse aux dépens des sables L 2 . Le contact offre une épaisseur 
variable et est formé par des cailloux crétacés, des sables enlevés à 
l'assise inférieure et de gros blocs mamelonnés, landeniens, dont 
quelques-uns présentent un volume énorme. Certains d'entre eux sont 
dans des conditions telles qu'on peut en attribuer le transport aux 
eaux. Ils appartiennent aux « grès glauconifères à grains moyens » de 
Dumont. Comme on le sait, ces grès sont à un niveau stratigraphique 
inférieur aux « grès purs » du même auteur. 

Le landenien présente un sable à grains moyens, quartzeux, 
jaunâtre vers le haut, grisâtre-verdâtre vers le bas. Il renferme, à la 
partie inférieure de la coupe, des lits contenant une grande quantité 
de glauconie fine. Par places, ces strates se sont oxydées et donnent 
naissance à une structure rubannée. Ce sable atteint sa plus forte 
épaisseur visible en face de la gare. En ce point, le limon brun seul 
est représenté, tandis que le limon jaune n'est observable que là où le 
banc caillouteux acquiert son complet développement. 

Près de la plaine des manœuvres, à Tirlemont, nous avons pu 
voir dernièrement une longue et belle coupe montrant le limon 
jaune avec le diluvium caillouteux à sa base, dans les travaux néces- 
sités pour une prise d'eau destinée à alimenter la pompe du château 
d'eau de la station. La ligne de cailloux et de « grès pur » ravinait 
assez fortement le sable landenien sous-jacent. 

M. le Secrétaire donne lecture, au nom de M. Éd. Pergens, de la 
note suivante : 

NOTE SUPPLÉMENTAIRE SUR LES BRYOZOAIRES DU TASMAJDAN 

Par Éd. PERGENS 

Dans la séance de février de cette année, j'ai présenté à la Société 
une note citant vingt-trois espèces de bryozoaires provenant du 



LX SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

miocène de Belgrade. En cassant, depuis, quelques blocs de Litho- 
thamnion, des colonies se sont montrées développées et englobées dans 
la masse calcaire. Quatre formes sont inconnues pour la faune. 

Lichenopora diadema, Goldfuss. 

Cette espèce se rencontre dans le crétacé supérieur de l'île de 
Rugen (Hagenow), du Limbourg (Goldfuss), de la France (d'Orbigny) 
et du Danemark (Pergens et Meunier) ; dans l'éocène du Vicentin 
(Reuss), de la Bavière et des environs de Rolosvâr (Pergens); dans 
l'oligocène d'Astrup (Goldfuss), le miocène de Valduc et de Doué 
(Michelin) et des couches tertiaires de l'Australie (Waters). 

Lepralia pertusa, Esper. 

Se rencontre dans le miocène et le pliocène de l'Italie (Seguenza) ; 
dans le pliocène de l'île de Rhodes (Pergens). Vivant sur les côtes 
d'Angleterre (Forbes, etc.), dans l'Adriatique (Grube), en Australie 
(Mac Gillivray), à la Nouvelle-Zélande (ïïutton), aux îles Fidschi et 
Samoa (Kirchenpauer), au Labrador (Packard), aux côtes de la Flo- 
ride (Pourtalès) et du Groenland (Kirchenpauer). 

Ghorizopora Brongniartii, And. 

Cette espèce est connue du miocène de Baden près Vienne (Reuss) ; 
du pliocène de l'Italie (Manzoni), de l'Angleterre (Wood). Vivant aux 
côtes d'Angleterre (Hincks, etc.), de France (Fischer), dans la Médi- 
terranée (Busk, Waters) et dans l'Adriatique (Heller). 

Cribrillina radiata, Moll. 

Cette espèce a été signalée du crétacé supérieur de France (d'Or- 
bigny) ; de l'éocène du Vicentin (Reuss) et des environs de Kolosvàr 
(Pergens); de l'oligocène de Sôllingen (Reuss); du miocène de l'Au- 
triche-Hongrie (Reuss), du pliocène de l'Angleterre (Wood), de la 
Belgique (Houzeau), de l'Italie et de l'île de Rhodes (Manzoni), etc. 
Elle vit aux côtes de l'Angleterre (voir Hincks), de la France (Fischer, 
Joliel), de l'île de Madère (Busk), des côtes de la Floride (Smitt), 
dans la Méditerranée (Waters), etc. 

La séance est levée à 5 heures. 



BULLETIN DES SÉANCES. — ANNÉE 1887 LXI 

Séance du 7 mai 1887 

PRÉSIDENCE DE M. J. CROCQ 

La séance est ouverte à 4 heures. 

Sont présents : MM. J. Crocq, président; H. De Gort, É. Delvaux, 
J. De La Fontaine, D. Raeymaekers, H. Roffiaen, L. Van der 
Bruggen, G. Vincent et Th. Lefèvre, secrétaire. 

Se font excuser : MM. P. Gogels, le baron 0. van Ertborn et 
É. Vincent. 

M. E. Vincent demande la rectification suivante d'une erreur qui s'est glissée 
dans la composition de la note intitulée : Sur quelques coupes visibles sur le terri- 
toire de la planchette de Savent hem, insérée dans le procès-verbal de la séance du 
2 avril dernier. A la page xlv, ligne 27, il faut lire : 1. Argile glauconifère ; au- 
dessous bande noire à N. wemmelensis . 

M. D. Raeymaekers désire voir opérer les changements suivants dans la note 
insérée au même procès-verbal et ayant pour titre : -Note sur les dépôts quaternaires 
du sud de Tirlemont. 1° A la page xlviii, lignes 29 et 30, modifier ainsi le membre 
de phrase qui se trouve entre parenthèses : (sud-est de la planchette de Haecht, et 
les sédiments inférieurs au dépôt tourbeux de la vallée de la Dyle, etc,); 2° A la 
page lix, avant-dernière ligne de la note, lire : « grès pur » au lieu de « grès glau- 
conifères ». 

Cette rectification et ces changements seront exécutés au tirage définitif du 
tome XXII des Annales. 

Le procès-verbal de la séance du 2 avril 1887 est adopté. 

Correspondance. 

M me veuve Cornet remercie la Société pour la lettre de condo- 
léances qui lui a été adressée à l'occasion de la mort de son époux, 
M. F.-L. Cornet. 

La Société d'agriculture, sciences et arts cle l'arrondissement de 
Valenciennes donne une suite favorable à la demande d'échange qui 
lui a été adressée et annonce l'envoi prochain de ses publications. 

M. P. Engelmann, secrétaire du Cercle des naturalistes hutois, 
remercie pour l'envoi qui a été fait à ce Cercle des publications de 
la Société. 



LXII SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

La Société des naturalistes de Kiew annonce l'envoi du complément 
des volumes de ses Mémoires. 

L'Institut égyptien, l'Académie royale palermitaine des sciences, des 
lettres et des beaux- arts, la Commission des travaux géologiques du 
Portugal et la Société royale de la Nouvelle-Galles du Sud accusent 
réception de publications. 

L'Académie royale des sciences physiques et mathématiques de 
Naples et l'Académie royale des sciences d'Amsterdam annoncent 
l'envoi de publications. 

La Société allemande de géographie et d'histoire naturelle de 
Tokio accuse réception et annonce l'envoi de publications. 

Dons et envois reçus. 

Brochures offertes par leurs auteurs : M. G. Dewalque (Un nouveau 
dosage du fer des eaux minérales de Spa. — Sur l'orthographe du 
nom Dreissensia) ; M. É. Pergens (Pliocàne Bryozoën von Rhodos); 
M. G. Platania-Platania (Contribution e alla fauna malacologiea 
estramarina délia Sicilia e délie isole adiacenti); M. A. von Roenen 
(1. Beitrag zur Kenntniss der Crinoïden des Musehelkalks ; 2. Ueber 
postglaciale Dislokationen ; 3. Ueber die âltesten und jûngsten Ter- 
tiàrbildungen bei Kassel; 4. 10. Ueber das Mittel-Oligocàn von 
Aahrus in Jûtland). 

Publications reçues en échange de la part de l'Académie des 
sciences, des lettres et des beaux-arts de Belgique, de l'Académie 
royale des Lynx, de l'Académie royale des sciences de Turin, de l'Aca- 
démie royale des sciences d'Amsterdam, du Comité géologique russe, 
du Musée de zoologie comparée du Collège Harvard à Cambridge, de 
l'Université John Hopkins à Baltimore, des rédactions du Moniteur 
industriel, du Journal de conchyliologie de Paris, de la Feuille des 
Jeunes Naturalistes, du Bulletin scientifique du nord de la. France et 
de la Belgique, du West-American Scientist, de the Open Court de 
Chicago, et des sociétés suivantes : des Sciences naturelles de 
Brunswick, Géologique de Manchester, Croate d'histoire naturelle, 
Gœthe de Vienne, Centrale d'agriculture de Belgique, Boyale des 
sciences naturelles et médicales de Bruxelles, Médico-chirurgicale de 
Liège, Entomologique de Belgique, Boyale de botanique de Belgique, 
Belge de microscopie, Géologique italienne, Hollandaise des sciences 



BULLETIN DES SÉANCES. — ANNÉE 1887 LXIII 

à Harlem, d'Histoire naturelle de Copenhague, des Naturalistes de 
Kiew, d'Histoire naturelle de Cincinnati, Allemande d'histoire natu- 
relle de l'Asie orientale, et du Club scientifique de Vienne. 

Des remerciements sont votés aux donateurs. 

M. le Secrétaire dépose pour la bibliothèque un exemplaire des 
tirés à part suivants : Les Bryozoaires du Tasmajdan, à Belgrade; — 
Note préliminaire sur les bryozoaires fossiles des environs de Kolosvar, 
par M. Éd. Pergens, et trois exemplaires du procès-verbal de la 
séance du 2 avril 1887. 

Communications des membres. 

M. H. Roffîaen présente de nombreux exemplaires du Bulimus 
détritus qu'il a recueillis, dans les premiers jours d'avril, sur le 
Rotherberg (au sud de Saarbrûck), pendant une excursion qu'il a 
faite dans la province Rhénane et en Alsace-Lorraine. Son but n'était 
point de se livrer à des recherches malacologiques, auxquelles la saison 
ne se prêtait guère, d'ailleurs, et son attention a été attirée sur cette 
coquille par le grand nombre d'individus qui se trouvaient réunis sur 
cette montagne formée par le grès rouge des Vosges. 

M. Crocq fait remarquer qu'il a également trouvé cette espèce à 
Kreuznach, dans la vallée de la Nahe. 

La séance est levée à 5 heures. 



Séance du 4 juin 1887 

PRÉSIDENCE DE M. É. FOLOGNE 

La séance est ouverte à 4 heures. 

Sont présents : MM. É. Pologne, membre du Conseil; P. Daut- 
zenberg, H. De Cort, D. Raeymaekers, L. Van der Bruggen, 
G. Vincent et Th. Lefèvre, secrétaire. 

Se font excuser : MM. J. Crocq, P. Cogels, le baron 0. van 
Ertborn et É. Vincent. 

Le procès-verbal de la séance du 7 mai 1887 est adopté. 



LXIV SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

Correspondance. 

MM. les président et secrétaire de la Société du Musée de Transyl- 
vanie (section des Sciences), à Kolosvar, envoient un exemplaire d'un 
travail de cette Société et demandent l'échange des publications. — 
Adopté. 

M. D. Turrich-Schôffer adresse un grand nombre de volumes 
à'Abhandhmgen et de Correspondenzblœtter de la Société zoologique 
et minéralogique de Ratisbonne. 

M. Paul Richter, bibliothécaire de la Société d'histoire naturelle 
de Leipzig, qui donne une suite favorable à une demande d'échange 
de publications, fait parvenir les travaux de cette Société. — Remer- 
ciements. 

M. le Secrétaire donne lecture d'une circulaire annonçant la 
création à Rruxelles d'une Société d'archéologie, et d'une lettre de 
notre collègue M. J.-L. Weyers, relative au nouveau mode de publica- 
tion adopté pour les travaux de la Société, proposant la suppression 
de la mention des Bons et envois reçus aux procès- verbaux des 
séances, et la création d'excursions mensuelles en vue de continuer 
l'étude de la faune malacologique vivante du pays. — Pris pour 
notification et renvoi au Conseil. 

L'Université de Lund, le Service géologique du Canada, l'Aca- 
démie des sciences physiques et mathématiques de Naples accusent 
réception de publications. 

Le Service géologique des États-Unis et le Comité de publication 
de l'Expédition norvégienne de 1876-1878 annoncent l'envoi de 
publications . 

La Société des sciences, des arts et des lettres du Hainaut fait 
parvenir le programme de ses concours pour 1887. 

Dons et envois reçus. 

Brochures offertes par leurs auteurs : M. G. -F. Matthew (1. Illus- 
trations of the fauna of Saint-John Group, n° 4 ; 2. IX. — On the 
Cambrian faunas of Cape-Breton and Newfoundland); M. A. Senoner 
(Cenni bibliografici); M. P.-J. Van Beneden (G. Ueber einige Cetaceen- 
Reste vom Fusse des Kaukasus). 



BULLETIN Dl ',$. — A.'v-i'.h LXV 

Publications reçues en échange de la part de l'Académie royale d 
sciences, des lettres et des beau^-arts de Belgique, de l'Académ ; 
royale desLynx à Rome, de l'Académie royale d • irin, 
de l'Académie d'agriculture, arts et commerce de Vérone, de l'Aca- 
démie royale de» sciences exactes, pbj naturelles de Madrid, 
de l'Académie de Metz, de l'Académie Peabody de ^;: r :f(), de l'Aca- 
démie royale de rlin, de l'Académie royale des scien - 

de Munich, de l'Académie impériale des âenc tërint-Pétersbou 
de l'Académie des sci< - b llnstit ut égyptien, du 

Comité royal géologique d'Italie, de l'Uni . . : de Lund, de l'Institut 

sciences naturelle '■'.[':-[/:. H lifox, de FBxpédi- 

tion arctique norvégienne de 1876-1878, de la Bibliothèque 
nationale centrale Victor-Emmanuel à Borne, du Service géologique 

! ts-Unis, de l'Institut royal vénitien de scte lettres et arts, 
du Comité géologique impérial et royal de Vienne, du ' /; d'his- 
toire naturelle de la Cour à Vienne, du Comité géologique russe, du 
Musée royal d'histoire naturelle de Belgique, du. Service géologique 
de l'Inde, du Musée colonial de la . ,:le-Zélande. d i M îsée fran- 
ciseo-carolinum de Linz, du Musée national hong . ;ons 

du Journal de Conchyliologie de Paris, du Journal de Conchyliologie 
de Leeds, de la Feuille des Jeunes Naturalistes, du . Monït eur 
triel, du West American Scientist, et des es suivantes 

înces naturelles de Bré lalacozoologique allemande, d'Histoire 
naturelle de Leipzig, Royale de Londres, Zoologique de Londres, 
Gœthe de Vienne, Royale linnéenne de Bruxelles, Royale de bc - 
nique de Belgique, Entomologique de Belgique, Scientifique de 
Bruxelles, Royale des seier. lédicales et naturelles de Bruxelles, 
Royale belge de géographie, Centrale d'agriculture de Belgique, 
Médico-chirurgicale de 1, l'Horticulture et d'histoire naturelle de 
l'Hérault, .aise des sciences naturelles, des Naturalistes de 

Riew, Scientifique argentine, Asiatique du Bengale, Royale de Tas- 
manie, Zoologique et minéralogique de Ratisbonne, de Sciences natu- 
relles d'Elherfeld, des Amis de l'histoire naturelle du Meeklern- 
bourg, d'Histoire naturelle de Nuremberg, des Sciences naturelles 
- Isis » a Dresde, d'Histoire naturelle de Zwickau, des Sciences 
naturelles de Hambourg, de Physique et d'économie de Rœnigsberg, 
d'Histoire naturelle de G , Géolog Je Londi 

philes de Hasselt, Belge de microscopie, Nationale d'agriculture, 

jices et arts d'Angers, d'Études scientifiques d'Angers, Linnéenne 

rOMI XZII, 1 . 5 



LXVI SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

du nord de la France, Scientifique industrielle de Marseille, Linnéenne 
de Bordeaux, Géologique de France, Botanique de Lyon, Zoologique 
de France, des Naturalistes de Modène, Néerlandaise des sciences de 
Leyde, d'Histoire naturelle de Groningue, des Sciences de Christiania, 
des Naturalistes de la Nouvelle-Russie, Impériale des naturalistes de 
Moscou, des Sciences naturelles de Saint-Gall, Entomologique suisse, 
Vaudoise des sciences naturelles, Américaine philosophique de Phila- 
delphie et du Club scientifique de Vienne. 

Des remerciements sont votés aux donateurs. 

M. le Secrétaire dépose pour la bibliothèque trois exemplaires du 
procès- verbal de la séance du 7 mai 1887. 

Communications du Conseil. 

Le Conseil, dans sa séance de ce jour, a reçu membre effectif de 
la Société M. Edouard Delheid, industriel, à Bruxelles, présenté 
par MM. Lefèvre et D. Raeymaekers. Il a accepté la démission de 
M. Louis Dollo. 

Communications des membres. 

M. le Secrétaire annonce, de la part de M. G. Cluysenaar, la dé- 
couverte de nombreux fossiles siluriens faite par lui dans la tranchée 
du chemin de fer du Nord, à Huy, et dans les schistes d'Ombret. 
Notre collègue se propose d'étudier les graptolithes qu'il y a ren- 
contrés et d'en faire l'objet d'une communication à une prochaine 
séance. 

M. D. Raeymaekers fait la communication suivante : 

QUELQUES RECHERCHES MALACOLOGIQUES FAITES A TERVUEREN 

Par D. RAEYMAEKERS 

Dernièrement, mettant à profit quelques heures d'attente pour un 
train, nous avons été visiter les étangs du parc royal de Tervueren, 
dont on enlevait la vase. Ces pièces d'eau, alimentées par des sources 
abondantes, donnent naissance à la Voer. Datant d'une époque assez 
reculée, ces étangs recèlent des mollusques en grande abondance. 

Un examen rapide de paquets de Spirogyres et de Potamogeton 
nous fit découvrir un grand nombre de Bythinia tentaculata, L. , 



BULLETIN DES SÉANCES. ■*— ANNÉE 1887 



LXVII 



Valvata piscinalis, Mûll., Limnœa limosa, L., etc. — Des Ancylus 
lacustris,L., solitaires sur une tige d'iris, étaient représentés par un 
nombre bien plus restreint d'individus. La vase extraite nous mon- 
trait les dépouilles calcaires, brillantes, bâillantes de XAnodonta 
cygnœa, L., et de sa variété cellensis, Gmelin, infortunées victimes de 
la voracité des cygnes. D'autres fois, l'animal, mourant de cause natu- 
relle, avait conservé ses valves fermées. 

Malgré la guerre incessante que leur livrent les cygnes, les Ano- 
dontidés étaient encore assez abondantes à l'état vivant. Elles affec- 
tent une taille assez forte et le passage du type cygnœa à la variété 
cellensis, Gmelin, est insensible. Il en est de même de la forme 
typique à la variété ponderosa, Pfeiff. (== Anod. Kickxii, J. Golb.). 

Au reste, voici la liste des mollusques aquatiques que notre visite 
peu prolongée nous fit observer : 



Planorbis nitidus, Mu 11. 

— fontanus, Ligchtf. 

— complanatus, L. 

— vortex, L. 

— rotundatus, Poir. 

— corneus, L. 

— corneus, L., var. bicolor, 

J. Colb. 
Limnœa auricularia, L. 

— limosa, L. 

— truncatula, Mûll. 

— palustris, Mûll. 
Ancylus lacustris, L. 
Bythinia tentaculata, L. 



Paludina contecta, Miill. 

— — Mûll., var. Se- 

ghersi, J. Colb.? 
Valvata piscinalis, Mûll. 

— cristata, Mûll. 
Anodonta cygnœa, L. 

— cygnœa, L., var. cellensis, 

Gmelin («j. 

— Kichxii, J. Colb. 
Pisidium amnicum, Mûll. 

— pusillum, Gmelin. 
Cyclas cornea, L. (*). 

— — L., var. nucleus, Studer. 

— caliculata, Drap. 



Sur les bords des étangs, nous avons observé Succinea putris, L., 
Succinea oblonga, Drap.; Zonites fulvus, Mûll.; Zonites nitidus, 
Mûll. ; Ferrussaccia lubrica, Brug. ; Carychium minimum, Mûll. , etc. 

Il y a deux ans, au bas des murs longeant le chemin de Duysbourg, 
nous avons recueilli des Hélix pomatia, L. ( 3 ), type de Colbeau, de 
toute beauté. 

Dans les collections de malacologie, aujourd'hui détruites, de l'uni- 

( [ ) Déjà signalé par Colbeau dans les étangs de Tervueren. (Voir Excursions et 
découvertes maïacologiques faites en Belgigue pendant les années 1860-65, p. 40.) 

( 2 ) La collection Colbeau en renferme de ce point. De même, elle contient la 
variété rivalis, Drap., du même endroit. 

( 5 ) Ibid.i op, cit., p. 30. 



LXVIII SOCIÉTÉ EOYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

versité de Bruxelles, figurait un exemplaire sénestre de cette espèce, 
recueilli à Tervueren. L'étiquette accompagnant l'individu était écrite 
de la main de Colbeau. 

Dans les endroits ombragés et humides du parc, de grands cham- 
pignons à chapeau rouge étaient troués par des Arion ru fus, L., 
Limax cinereo niger, Sturm (*). Au pied des arbres, cachée dans 
les anfractuosités de l'écorce, la gracieuse et déliée Limax arboriim, 
Bouch. , se repose de ses pérégrinations nocturnes. A diverses reprises, 
nous avons remarqué que cette espèce se tient de préférence sur les 
hêtres. 

Contre les murs de la chapelle, parmi les orties, se délassent 
YHelix hortensis, Mùll., et YHelix nemoralis, L., et sous les pierres, 
se cachent YHelix rotundata, Mùll., et la variété blanche de Moquin 
Tandon, Clausilia biplicata, Leach, Clausilia nigricans, Jeffr., etc. 

Dans la partie nord-est de la propriété royale, longeant la chaussée 
de Tervueren à Louvain, aujourd'hui close, parmi les ronces et les 
broussailles bordant des murs anciens, nous avons recueilli jadis des 
variétés d'Hélix nemoralis, L. Au point de vue du nombre et des 
variétés, YHelix hortensis, Mùll., était rare en ce point. 

C'est ainsi que, pour la première de ces hélix, nous avons observé 
les variétés suivantes de la classification de Colbeau: 

Fond jaune : N os 1, 5, 10, 14, 15, 16, 40, 42, 48, 51, 72. 

Fond rouge avec nuances : N os 14, 15, 16, 42, 65, 68. 

Comme nous le disions plus hsmt, Y Hélix hortensis, Mùll., n'est pas 
si bien représentée. Aussi retrou ve-t-on à peu près invariablement les 
n os 16, 86 (fond jaune, rouge avec nuances et variétés à bandes 
transparentes) de la susdite numération. 

Les taillis de la grande allée au nord-ouest du parc nous ont donné 
H. rotundata, H. cosiata, Mùll.; H. nemoralis, L. (quelques variétés 
déjà mentionnées) ; H. hortensis, Mùll. (variétés déjà signalées et bien 
peu abondantes); Zonites cellarius, Mùll.; Zonites nitidulus, Drap.; 
Ferrussaccia subcylindrica, L., etc. 

Dans l'allée des châtaigniers, menant de la station de Tervueren 
au château, nous avons trouvé, à droite de l'observateur, au pied 
des haies et contre la porte d'un jardin, en abondance, des Hélix 
aspersa, Mùll., de belle taille et dont quelques exemplaires se rap- 
prochent de la variété nigrescens, Menke. 

(*) J. Colbeau, Excursions et découvertes malacologiques faites en Belgique pen- 
dant les années 1860-65, p. 28. 



BULLETIN DES SÉANCES. ANNÉE 1887 LXIX 

Au pied de la haie et du mur du parc de Tervueren, on trouve 
H. rotundata, MûlL ; H. costata, Mùll. ; Clausilia nigricans, Jeffr.; 
Clausilia biplicata, Leach. ; Pupa museorum, L., etc. 

Dans la Monographie des mollusques du Brabant de Kickx, on voit, 
mentionné sous le nom de Limnœus pereger , L., la Limnœa pere- 
gra, Mùll. Celle-ci se trouverait dans la Voer, entre Leefdael et 
Yossem. Malgré des recherches faites le long de ce cours d'eau, nous 
n'avons pu mettre la main sur un exemplaire se rapprochant de cette 
espèce, mais bien sur la Limnœa limosa, L. 

Telles sont les observations qu'une exploration peu prolongée nous 
fit faire à Tervueren. 

La séance est levée à 5 heures. 



Assemblée générale annuelle du 3 juillet 1887 

PRÉSIDENCE DE M. J. CROCQ 

La séance est ouverte à 1 heure. 

La liste de présence porte les signatures de MM. J. Grocq, 
Th. Lefèvre, L. Van der Bruggen, H. Forir, É, Delvaux, A. Firket, 
A. Daimeries, F. Roffiaen, F. Grépin, le baron 0. van Ertborn, 
D. Raeymaekers, G. Vincent et É. Vincent. 

Font excuser leur absence : MM. J. Bâillon, P. Cogels, E. De 
Bullemont, le baron A. de Loë, G. Dewalque, M. Mourlon et 
H. Roffiaen. 

Le procès-verbal de l'assemblée générale annuelle du 4 juillet 1886 
est adopté. 

Rapport du Président. 

Messieurs, 

La Société royale malacologique de Belgique aura atteint, dans 
un an, la vingt-cinquième année de son existence, et nous pouvons 
être heureux de l'œuvre qu'elle a accomplie pendant ce temps. Son 
succès ne s'est jamais démenti et son importance a été en grandissant 
d'une manière continue. 



LXX SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

Membres. — Le nombre des membres honoraires et celui des cor- 
respondants sont restés les mêmes que l'année dernière; ils sont 
respectivement de 13 et de 33. 

La mort nous a enlevé cinq membres effectifs ; ce sont MM. Cornet, 
Desguin, V. Liénard,.L. Pigneur et R. Weinmann. Tous comp- 
taient parmi les membres les plus actifs de la Société, et je suis heu- 
reux de rendre hommage ici à leur zèle et à leur mérite. 

En revanche, six nouveaux membres sont venus nous accorder le 
concours de leurs efforts; ce sont MM. Béthune, notaire à Tours-sur- 
Marne; J. Bourdot, ingénieur civil à Paris; M. Mourlon, membre de 
l'Académie royale de Belgique; le B. P. Tras, professeur au collège 
de la Paix, à Namur ; Ê. Vincent, docteur en sciences naturelles, à 
Bruxelles, et É. Delheid, industriel à Bruxelles. 

Nous avons eu le regret d'enregistrer deux démissions. Elles ont été 
données par MM. Dollo, aide-naturaliste au Musée d'histoire natu- 
relle, etPurves, conservateur au même établissement. Le Conseil a, de 
plus, prononcé la radiation de MM. Ch. Barrois, V. Beine, A. da 
Silva Ribeiro, P. de Ladrière, A. Eck et A. Giard,ces membres ayant 
cessé de donner de leurs nouvelles depuis plus de deux ans. 

A la suite de ces diverses mutations, le chiffre des membres de la 
Société se trouve être de 157, dont 111 membres effectifs, 13 hono- 
raires et 33 correspondants. 

Album. — Notre album photographique ne s'est enrichi, cette 
année, que d'un seul portrait, celui de M. le notaire Béthune. Je crois 
devoir, à cette occasion, recommander notre collection de portraits à 
l'attention de ceux de nos membres qui n'y sont pas encore repré- 
sentés; nous espérons qu'ils voudront combler cette lacune. 

Publications. — Les séances mensuelles de la Société ont eu lieu 
régulièrement. Les procès-verbaux de toutes les séances ont été 
publiés ; ils contiennent des communications intéressantes de 
MM. Cogels, Crocq, de Guerne, de Loë, Peîseneer, Pergens, 
D. Baeymaekers, H. Roffiaen, van Ertborn, É. Vincent et G. Vin- 
cent. Toutefois, en raison de l'extension toujours croissante de nos 
travaux, le Conseil a cru devoir réduire les comptes rendus de nos 
séances, afin de pouvoir consacrer plus de place et des ressources 
plus considérables aux mémoires qui figurent dans nos Annales. 

La seconde partie du tome XV de celles-ci (1880) n'a pu être ter- 
minée à temps pour paraître l'année dernière, par suite de circons- 



BULLETIN DES SÉANCES. — ANNÉE 188T LXXI 

tances indépendantes de la volonté de notre savant collègue M. Paul 
Cogels. Un cruel deuil de famille est encore, depuis lors, venu 
entraver sa bonne volonté, au moment où il arrivait au terme de son 
travail. Ce second fascicule paraîtra, néanmoins, dans quelques 
semaines; vu son importance inattendue, le conseil aura prochaine- 
ment à aviser aux moyens de faire face à la dépense qu'il aura occa- 
sionnée. Je considère également comme un devoir de remercier ici 
M. Cogels au nom de la Société, pour le travail considérable auquel 
il s'est astreint; on y trouvera tous les éléments nécessaires pour se 
rendre compte des travaux dé la Société pendant les vingt premières 
années de son existence, et toutes les facilités désirables pour les 
recherches qu'on voudrait faire dans nos Annales. 

Le tome XXI (1886) vient de paraître, et un exemplaire en est 
déposé sur le bureau. Il contient, entre autres, une Liste des coquilles 
fossiles du long rien du Limbourg belge, par notre excellent et infati- 
gable collègue M. G. Vincent, et un important mémoire sur les 
Bryozoaires garumniens de F axe (Danemark), par MM. Pergens et 
Meunier. Je saisis cette occasion pour remercier publiquement les 
auteurs de ce travail, qui ont bien voulu faire les frais de la gravure 
des planches. Ce volume renferme aussi la première partie du 
grand Catalogue illustré des coquilles fossiles des environs de Paris, 
par M. Cossmann. Le second fascicule de cet ouvrage important est 
sous presse, et sera livré aux souscripteurs au commencement du mois 
prochain. 

A ce propos, nous vous ferons remarquer que le Conseil a inauguré 
un nouveau mode de publication, dont la Société aura lieu de se 
trouver satisfaite. Les résultats acquis jusqu'à ce jour nous encou- 
ragent à persévérer dans cette voie, où nous avons été heureux de 
rencontrer le désintéressement de M. Cossmann et la sollicitude de 
M. le ministre de l'agriculture, de l'industrie et des travaux 
publics, qui a bien voulu nous accorder un subside extraordinaire 
pour nous aider à mener à bonne fin la publication de l'œuvre de 
notre savant collègue. 

Nous avons dû procéder à la réimpression de nos statuts et nous 
avons profité de cette occasion pour ajouter à la suite de notre règle- 
ment le texte des décisions prises dans les assemblées générales con- 
cernant l'ordre intérieur. 

M. Delvaux a bien voulu se charger d'écrire, pour le tome XXII, 
la biographie de notre regretté collègue M. Cornet. 



LXXII SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

Excursion de 1886. — L'excursion annuelle de J 886 a eu lieu 
sur la plage d'Ostende, sous la conduite de M. Briart, et à Aeltre et 
Gand, sous la direction de M. Delvaux, qui nous a parfaitement 
démontré les faits intéressants offerts par ces localités. Le compte rendu 
de cette excursion figure également dans le tome XXI de nos Annales. 

Archives et Collections. — Nos archives sont parfaitement classées 
et au courant. 

Nos collections, déjà importantes, se sont encore accrues, cette 
année, notamment par un envoi de notre vénérable collègue, 
M. Ressmann, qui nous a fait parvenir de nombreuses coquilles ter- 
restres et fluviatiles de la Carinthie, et des mollusques marins de pro- 
venances diverses. Des remerciements lui ont été adressés. 

Le classement de ces collections a été forcément suspendu par 
une maladie de M. É. Vincent, qui avait bien voulu s'en charger 
et qui a été retenu chez lui pendant de longs mois. M. Vincent 
sera bientôt complètement rétabli, et pourra alors reprendre son 
travail. 

Bibliothèque. — Comme on a pu le voir aux procès-verbaux, 
la Société a obtenu de nouveaux échanges de publications avec des 
académies, des sociétés scientifiques et des établissements publics de 
l'étranger. La bibliothèque s'est, en outre, accrue d'ouvrages et de 
brochures envoyées par MM. Aeibrecht, Arnaud, Chyzer, Cluysenaar, 
Cornet, Cossmann, de Guerne, de Loë, Delvaux, Deselle, Dewalque, 
Friren, Halavats, Hertwig, Kobelt, Locard, Maitland, Matthew, 
Morlet, Morse, Mourlon, Norman, Pelseneer, Pergens, Pettersen, 
Picaglia, Piatania-Platania, Preudhomme de Borre, S. A. le prince 
A. de Monaco, MM. Schepmann, Senoner, Smith, Stenzel, ïappa- 
rone-Canefri, Van Beneden (P.-J.), von Koenen et l'Université catho- 
lique de Louvain. 

Plus de cent cinquante numéros de la bibliothèque ont été donnés 
en communication à nos collègues, et, à la suite de l'incendie de 
l'Université de Bruxelles, nos livres ont été mis à la disposition de 
MM. les professeurs de cet établissement. 

M. Lefèvre, secrétaire-bibliothécaire, a fait don de plusieurs 
volumes de périodiques, et, par suite de demandes réitérées de sa 
part, des lacunes considérables ont encore pu être comblées cette 
année. 

Le nombre des académies, sociétés et établissements publics échan- 



BULLETIN DES SÉANCES. ANNÉE 1887 LXXIII 

géant leurs publications avec les nôtres se chiffre actuellement par 
plus de 300, représentant au delà de 500 publications, ce qui fait 
probablement de notre bibliothèque le dépôt le plus important du 
pays, en fait de périodiques scientifiques, après celui de l'Académie 
royale de Belgique. 

Nous pouvons donner une idée de l'accroissement considérable de 
notre bibliothèque depuis la dernière assemblée générale par l'énu- 
mération de quelques sociétés et établissements dont nous nous 
sommes procuré des publications par séries ou par collections com- 
plètes ; tels sont : l'Académie des Mines de Berlin, Jahrbuch, collection 
complète; l'Académie de Metz, Mémoires, 12 volumes; l'Académie 
des sciences de l'Institut de Bologne, Mémoires, 28 tomes; l'Univer- 
sité de Lund, Acta, de 1864 à 1882; le Musée de Linz, Bericht, 

15 volumes; le Musée de zoologie comparée de Harvard Collège, à 
Cambridge, Memoirs, 10 volumes, et les Sociétés suivantes : Zoolo- 
gique et géologique de Batisbonne, Korrespondenz-Blatt, 25 années ; 
Géologique de Manchester, Transactions, collection complète ; Philo- 
sophique de Glascow, Proceedings complets ; Philosophique pour la 
diffusion des sciences, à Philadelphie, Transactions, 14 volumes; 
Géologique de Berlin, Zeitschrift, une importante série; d'Histoire 
naturelle de la Prusse rhénane, à Bonn, Verhandlungen, 33 années; 
d'Émulation de Cambrai, Mémoires, 14 volumes; d'Émulation d'Ab- 
beville, Mémoires, de 1844 à 1868 ; des Naturalistes de la Nouvelle- 
Russie, Bulletin, une série complétant la collection; Géologique de 
France, Bulletin, 10 volumes; Wurtembergeoise de sciences natu- 
relles, Jahreshefte, 9 volumes; Linnéenne de Normandie, Bulletin, 
10 volumes; Batave des sciences de Rotterdam, Verhandelingen, 

16 volumes; Géologique de Normandie, Bulletin et Atlas, complets; 
Géologique italienne de Rome, Bollettino, complet; d'Histoire natu- 
relle de Zurich, Vierteljahrschrift, 20 années, etc., etc. 

Local. — Nos séances ont eu lieu à l'Université, et la ville continue à 
nous donner un local pour loger notre bibliothèque et nos collections. 
Nous en témoignons notre vive reconnaissance au collège échevinal, 
toujours plein de sollicitude pour le progrès et les institutions scien- 
tifiques. 

A ces remerciements, nous devons ajouter l'expression de notre 
vive gratitude envers M. le ministre de l'agriculture, de l'indus- 
trie et des travaux publics, qui a toujours témoigné tant de bien- 



LXXIV SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

veillance à la Société ; il continue non seulement à nous allouer notre 
subside habituel, mais il nous a, de plus, octroyé un subside extraor- 
dinaire qui nous permettra, comme nous l'avons dit plus haut, d'acti- 
ver et de mener à bonne fin la publication d'un travail d'une impor- 
tance capitale, qui fera honneur à la Société et qui affirmera une fois 
de plus notre réputation et notre initiative scientifique. 

Finances. — Nos finances sont dans un état satisfaisant ; nous ne 
pouvons pas dire qu'elles sont dans un état prospère, mais nous 
espérons pouvoir continuer et terminer nos travaux sans avoir la 
douleur de constater dans notre caisse un déficit. 

Vingt-cinquième anniversaire. — L'an prochain, la Société 
comptera vingt-cinq années d'existence : cette période déjà longue 
affirme la vitalité de notre Association. D'accord avec le Conseil, je 
pense qu'il y a lieu de fêter cet anniversaire. 

Dans les propositions qui vont vous être soumises au nom du 
Conseil, nous vous ferons connaître une décision prise dès mainte- 
nant, à l'occasion de notre premier jubilé. J'ai la conviction que cet 
heureux événement aura une influence favorable sur l'avenir de 
notre chère Société, qui poursuit si fidèlement l'œuvre créée par notre 
regretté Colbeau, avec quelques amis, dont il ne reste plus aujour- 
d'hui que notre ancien président M. Fr. Roffiaen, notre dévoué tré- 
sorier M. É. Fologne, et notre ami M. J. Weyers, actuellement aux 
Indes néerlandaises. 

Budget. 

M. le Trésorier expose, au nom du Conseil, les comptes de l'exer- 
cice 1886-1887 vérifiés par la commission des comptes. Ils sont 
définitivement approuvés, et M. le Trésorier donne connaissance des 
propositions budgétaires du Conseil pour 1887-1888, qui permettent 
de continuer à fixer la cotisation des membres effectifs à 15 francs. 
L'assemblée adopte le projet de budget tel qu'il lui est soumis. 

Fixation des jours et heures des assemblées de la Société. 

Le maintien des jours et heures des assemblées de la Société est 
proposé par le Conseil et ratifié par l'assemblée. 



BULLETIN DES SÉANCES. — ANNÉE 188T LXX.V 

Choix de la localité et de V époque de l'excursion annuelle de la Société. 

Le Conseil a exprimé l'avis qu'il pourrait être agréable à un certain 
nombre de membres de visiter à nouveau Orp-le-Grand, Folx-les- 
Gaves, Wanzin et les localités voisines. L'excursion faite en ces points 
date du mois de septembre 1871, et, comme quinze ans se sont écou- 
lés depuis cette époque, bien des membres visiteront probablement 
avec intérêt cette partie du pays, toujours riche en fossiles crétacés, 
landeniens et heersiens. 

Aucun autre projet n'étant présenté, l'assemblée adhère à la propo- 
sition du Conseil, et laisse à celui-ci le soin de fixer l'époque de 
l'excursion. 

Propositions du Conseil. 

1. Publications. — M. Weyers a proposé la suppression aux 
procès-verbaux mensuels de la rubrique : Bons et envois reçus. Le 
Conseil a adopté en partie la proposition de notre collègue et il pro- 
pose de faire droit au désir de ce dernier, tout en maintenant la 
mention des titres des ouvrages offerts par leurs auteurs. 

M. le Secrétaire explique le bien fondé de la suppression réclamée 
par M. Weyers en ce qui concerne les publications reçues de la part 
des Sociétés correspondantes, mais il fait remarquer que la grande 
extension de la rubrique susmentionnée ne remonte qu'à une couple 
d'années et provient de l'accueil sympathique qui a été accordé aux 
demandes d'échange adressées aux Sociétés étrangères en vue d'ac- 
croître et de compléter dans la mesure du possible la bibliothèque de 
la Société. 

M. le secrétaire fait remarquer, en outre, que cette énumération 
avait un but : elle servait d'accusé de réception, et, désormais, cet 
accusé de réception sera remplacé par le Bulletin bibliographique qui 
termine le volume à! Annales. 

La proposition de M. Weyers, modifiée par le Conseil, est adoptée. 

2. Organisation d'excursions malacologiques mensuelles dans le 
pays. — Cette proposition émane encore de M. Weyers. Les excur- 
sions qu'il désire voir instituer auraient pour but de compléter la 
collection des mollusques terrestres et fluviatiles vivants de Belgique 
formée par Jules Col beau et devenue aujourd'hui la propriété de la 



LXXVI SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

Société, grâce à la généreuse initiative de quelques-uns de ses 
membres. 

Après examen, le Conseil a émis l'avis qu'il serait hautement dési- 
rable de voir donner suite à cette proposition; mais il s'est heurté à 
des difficultés d'exécution. Cependant le Conseil propose de prendre 
sous son patronage officiel toute excursion qui sera préparée ou 
demandée par six membres. Il souhaite que, chaque mois, pareille 
demande lui soit adressée. Le Conseil propose, en outre, l'insertion au 
procès-verbal des développements présentés par M. Weyers au sujet 
de sa seconde proposition. — Adopté. 

Ces développements sont ainsi conçus : 

En lisant nos procès-verbaux, dit M. Weyers, j'ai constaté avec beaucoup de peine 
que les excursions malacologiques dans notre pays sont complètement tombées en 
désuétude et que la seule dont on fait encore mention, l'excursion annuelle, a été 
graduellement convertie en excursion purement géologique. C'est là un fait profon- 
dément regrettable. Je sais bien qu'au point de vue de la malacologie vivante terrestre 
et fluviatile, nous devons conserver peu d'espoir d'ajouter à notre faune nationale des 
espèces nouvelles, mais cette raison suffit-elle pour expliquer et justifier l'abandon de 
toutes recherches en ce genre ? Je ne le pense pas, car n'y a-t-il pas à faire des observa- 
tions nombreuses sur la distribution géographique de nos espèces indigènes, sur leur 
embryogénie, sur leur anatomie, sur leur vie évolutive, sur leur variabilité dans ses 
rapports multiples avec la constitution géologique et minéralogique du sol et la com- 
position chimique des eaux? La Belgique, sous ce rapport, présente un admirable 
champ d'observation, comme bien peu de pays en possèdent, et nos microscopes 
modernes sont des moyens puissants et efficaces d'investigation. 

Les jeunes gens actuels ne me semblent pas précisément posséder ce feu sacré qui 
est pourtant indispensable quand on veut arriver à quelques résultats sérieux en 
histoire naturelle; je regrette de devoir constater cette espèce d'apathie et d'indiffé- 
rence que les jeunes entomologistes semblent partager, du reste, à un égal 
degré. Et pourtant, ces excursions faites en commun ont un charme inexprimable. 
Pour ma part, je me rappelle toujours avec la plus grande satisfaction ces bonnes 
et saines fatigues en plein air, ces repos bien mérités sous de vertes tonnelles, que 
quelque discussion scientifique imprévue venait intéresser ou que les propos d'un 
joyeux compagnon venaient égayer. Ces bonnes vieilles traditions sont-elles donc per- 
dues définitivement, et n'y a-t-il pas moyen de les faire revivre en leur donnant un 
nouvel intérêt? 

Je crois que ce moyen existe, et je vais essayer de l'indiquer, car les excursions de 
ce genre sont une excellente école d'observation, elles rendent la science attrayante, 
elles sont la meilleure introduction aux études plus sérieuses et plus approfondies 
d'histoire naturelle, et prédisposent l'esprit à recevoir ce certain degré de culture 
philosophique qui est si rare aujourd'hui, même chez la plupart des naturalistes 
actuels en renom, et qui, seule pourtant, peut donner une véritable valeur à leurs 
travaux. Ce dernier point est des plus importants, il mérite d'attirer spécialement 
l'attention de mes collègues. 



BULLETIN DES SÉANCES. ANNÉE 1887 LXXVII 

J'ai lu, avec la plus grande satisfaction, que la Société avait acquis, par voie de 
souscription, la collection des mollusques terrestres et fîuviatiles de Belgique délaissés 
par notre regretté collègue Colbeau ; si j'en juge du moins par une communication 
de notre secrétaire en séance du 6 juin 1885. Si tel est bien le cas, comme je le pré- 
sume, je félicite hautement notre Société d'avoir sauvé cette collection précieuse, qui 
a été formée et réunie au prix de tant de peines, de temps et de labeurs, par un natu- 
raliste dont nous déplorons tous les jours la perte, et qui lui a fourni les matériaux 
types de ses intéressantes communications à la Société, insérées dans nos Annales. 
Cette collection est, certes, déjà excessivement importante par elle-même, elle contient 
les résultats de toutes les explorations de Colbeau sur le sol belge; mais si complète 
qu'elle puisse paraître, elle est bien loin encore, cependant, de représenter notre faune 
nationale, qui doit comprendre, en outre, les mollusques marins de nos côtes. Colbeau 
n'a bien exploré qu'un certain nombre de localités seulement; tout est à faire pour le 
reste de notre territoire ; quelques-unes de nos provinces sont, pour ainsi dire, terra 
incognita sous ce rapport. Chacun sait que la Belgique est peut-être un des pays 
les plus favorisés d'Europe, tant par son système orographique que par la variété de 
ses formations géologiques. La Société devrait continuer l'œuvre de Colbeau et la 
compléter constamment ; chacun de ses membres devrait considérer cette collection 
comme la sienne propre, constituant un patrimoine commun sacré, au même titre 
que notre riche bibliothèque. Chacun devrait contribuer pour sa part à cette œuvre 
commune, avec le plus grand dévouement comme avec la plus grande abnégation, 
l'enrichissant de toutes ses découvertes et de ses trouvailles précieuses sans excep- 
tion, renonçant à créer pour soi-même une collection particulière de ce genre qui 
serait inévitablement perdue plus tard. Chacun devrait, dès maintenant, accomplir ces 
sacrifices en faisant don, qui des variétés remarquables, qui des cas tératologiques 
qu'il posséderait, etc., sans parler des préparations anatomiques et autres. Chaque 
espèce devrait être représentée par des milliers d'exemplaires provenant de toutes les 
localités possibles de la Belgique ; on recueillera certainement encore bien des trou- 
vailles curieuses et inattendues comme variabilité, tératologie, etc. Tout cela devrait 
être concentré, classé méthodiquement et conservé dans cette seule et unique collec- 
tion, qui acquerrait ainsi une valeur scientifique inestimable au bout de quelques 
années de recherches suivies, patientes, sur toute la surface de notre territoire. 
Qu'on se rappelle les résultats si curieux et intéressants obtenus par un autre col- 
lègue regretté, Colin, par l'étude approfondie d'une seule de nos espèces vulgaires 
indigènes, la Limnœa stagnalis. C'est un exemple à suivre. Voilà donc un but tout 
trouvé pour les excursions malacologiques ; elles devraient même être organisées 
mensuellement et spécialement dans ce but. Au bout de quelques années, cette col- 
lection, qui devrait porter le nom de Colbeau, son véritable fondateur, serait alors 
réellement complète et contiendrait suffisamment de matériaux pour entreprendre 
alors une autre grande œuvre commune, publiée sous les auspices de la Société : la 
faune malacologïque de Belgique, qui ne serait pas une simple énumération de toutes 
les espèces rencontrées chez nous, mais qui formerait une œuvre scientifique com- 
plète, de premier ordre, comprenant l'embryologie, l'anatomie et l'histologie de 
toutes ces espèces. Aucun autre pays d'Europe ne pourrait présenter une œuvre 
égale à celle-ci et aussi complète. Ce serait le plus bel hommage à rendre à la 
mémoire de notre regretté Colbeau, et le plus digne de lui. 



LXXVIII SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

M. le Secrétaire émet l'avis qu'il serait utile d'étendre à toutes les 
excursions, en général, le bénéfice de la décision que l'on va prendre 
au sujet de la présente proposition. Cet avis étant partagé par la 
plupart des membres présents, l'assemblée décide que : 

Le Conseil prendra sous son patronage officiel toute excursion pré- 
parée ou demandée par six membres. 

Prix des publications de la Société. 

Sur la proposition de M. le Secrétaire et par dérogation à la 
décision prise en séance du 2 juillet 1872, portant le prix de vente 
des volumes $ Annales à 15 francs, le Conseil, vu l'importance du 
tome XXI, qui vient de paraître, propose d'en élever le prix à 
20 francs pour les personnes étrangères à la Société. 

Vingt-cinquième anniversaire de la Société. 

Le Conseil, dans sa dernière séance, a décidé, à l'unanimité des 
membres présents, qu'il y avait lieu de célébrer en 1888 le vingt- 
cinquième anniversaire de la fondation de la Société. A cet effet, des 
concours seront ouverts, et, dès à présent, les questions suivantes 
sont posées : 

I. — On demande des recherches physiologiques originales sur le rôle exact des 
divers organes des sens des mollusques gastéropodes. 

II. — On demande une étude sur les progrès de nos connaissances sur les Bra- 
chiopodes vivants, accompagnée de vues originales. 

III. — On demande la monographie des coquilles fossiles d'un terrain belge. 
On aura soin de mentionner les principaux gisements à l'étranger. 

Le Conseil se réunira prochainement, pour arrêter toutes les dis- 
positions relatives à la célébration de cet anniversaire, et il prie 
MM. les membres qui auraient des propositions à faire à ce sujet de 
bien vouloir les formuler dans le plus bref délai possible. 

Élection de trois membres du Conseil pour les années 1887-1888 et 
1888-1889. 

Quatorze membres prennent part au scrutin, qui donne les résul- 
tats suivants : 

MM. Denis .... 14 voix. 
Hennequin . . . 14 — 
Lefèvre '. . . . 13 — 
Rofïïaen .... 1 — 



BULLETIN DES SÉANCES. — ANNÉE 1887 LXXIX 

En conséquence de ce vote, MM. Denis, Hennequin et Lefèvre sont 
réélus membres du Conseil. 

Élection de trois membres de la Commission des comptes pour 4887- 
1888. 

Dix membres déposent leurs bulletins et le scrutin donne le 
résultat ci-après : 

MM. Daimeries ... 9 voix. 

De Bullemont . . 10 — 

H. Roffiaen ... 9 — 

Bulletin nul . . . 1 — 

MM. Daimeries, De Bullemont et H. Roffiaen sont également réélus. 

La séance est levée à 2 heures. 



Séance du 6 août 1887 

PRÉSIDENCE DE M. COGELS 

La séance est ouverte à 4 heures. 

Sont présents : MM. P. Cogels, vice-président; F. Crépin, É. Del- 
vaux, É. Fologne, J. De Lafontaine, M. Mourlon, H. Roffiaen, 
L. Vander Bruggen, G. Vincent et Th. Lefèvre, secrétaire. 

Se font excuser : MM. A. Briart, J. Grocq et le baron 0. van Ert- 
born. 

Le procès-verbal de la séance du 4 juin 1887 est adopté. 
Correspondance. 

MM. les conservateurs de l'Institut de science Wagner, de Phila- 
delphie, envoient la publication de cet établissement et demandent 
l'échange avec nos Annales. — Accordé. 

La Direction de l'Institut royal géologique et Académie des mines 
de Berlin, la Société géologique de Hongrie, le Musée national de 



LXXX SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

Mexico, le Service géologique des États-Unis, la Société géologique 
italienne de Rome et la Société scientifique « Antonio Alzate » de 
Mexico accusent réception de publications. 

Le Musée national de Buenos- Aires, la Commission de l'Expédition 
norvégienne au pôle Nord, le Musée royal d'histoire naturelle de Bel- 
gique annoncent l'envoi de publications. 

L'Académie d'Agram, la Société des sciences naturelles de Ratis- 
bonne, la Société des sciences de Christiania, la Société d'histoire 
naturelle du Wurtemberg, la Société d'histoire naturelle de l'Uni- 
versité de Dorpat, la Société nationale d'agriculture, sciences et arts 
d'Angers accusent réception et annoncent l'envoi de publications. 

L'Académie des sciences de New- York annonce qu'elle vient de 
faire réimprimer une partie de ses publications et offre de combler 
les lacunes qui pourraient exister dans la bibliothèque de la Société. 
— Remerciements. 

L'Institut égyptien accuse réception de publications et réclame 
quelques procès- verbaux. — Accordé. 

La Société des sciences naturelles d'Elberfeld annonce l'envoi des 
publications qui lui ont été demandées et fait connaître que les 
tomes II et III du Jahresberichl sont épuisés. — Pris pour notifica- 
tion. 

L'Institut royal vénitien de sciences, lettres et arts, annonce l'envoi 
des volumes de Mémoires qui lui ont été demandés, à l'exception des 
tomes I et II, complètement épuisés. — Remerciements, 

La Société ouralienne d'amateurs des sciences naturelles fait par- 
venir deux exemplaires du programme de l'Exposition scientifique et 
industrielle de la Sibérie et de l'Oural en 1887, à Ékathérinebourg 

(Russie). 

M. R. F. Koehler, libraire à Leipzig, envoie son Catalogue n° 451, 
et la Société malacozoologique allemande adresse sa 79 e liste 
d'échanges. — Remerciements. 

Bons et envois reçus. 

M. A. De Koninck, bibliothécaire adjoint à la Chambre des repré- 
sentants, fait don à la Société des publications suivantes : Mémoires 



BULLETIN DES SÉANCES. ANNÉE 1887 LXXXI 

de la Société centrale d'agriculture, sciences et arts du département 
du Nord, séant à Douai, séance publique du îî juillet 1826 ; — 
Mémoires et comptes rendus de la Société d'émulation du Doubs, 
I er volume, tome II, l re et 2 e livraisons; tome III, décembre 1842 
et juillet 1843; ici., 3 e et 4 e livraisons ; II e volume, tome I er , 1844, 
l re et 2 e livraisons; id., tome II, 1845, 3 e et 4 e livraisons; id., 
tome III, 1846, o e et 6 e livraisons; IIP volume, tome I er , 1847, 
l re et 2 e livraisons; id., tome II, 1848, 3 e et 4 e livraisons. 

Brochures offertes par leurs auteurs : M. le D r J.-F. Churchill 
(First Report free stœchiological dispensary, for consumption and 
diseuses of the lungs, windpipe, nose and throat, ivith an appendix 
on croup, diphtheria and hay-fever); MM. P. -G. Gluysenaar et 
A. Lecrenier (Étude des fossiles siluriens de Huy et d'Ombrel, 
l re communication) ; M. Ph. Dautzenberg (Une excursion malacolo- 
gique à Saint-Lunaire [Ille-et-Vilaine] et aux environs de cette 
localité); M. É. Delvaux (Compte rendu de l'excursion de la Société 
royale malacologique de Belgique à Ostende, Blankenberghe et Nieu- 
port. — Visite aux gîtes fossilifères d'Aeltre et exploration des tra- 
vaux en cours d'exécution à la colline de Saint-Pierre à Gand) ; 
M. le D r L. Foresti (Sopra alcuni fossili illustrait e descritti nel 
Musœum metallicum di Ulisse Aldrovandi); M. F. Paetel (Catalog 
der Conchylien-Sammlung . Mit Hinzufùgung der bis Jetzt Publicirten 
recenten Arten, sowie der ermittelten Synonymia. Erste Lieferung); 
M. A. Rucquoy (Note sur les fouilles faites en août 1879 dans la 
caverne de la Bêche-aux-Roches, près de Spy) ; M. A. Senoner (Cenni 
bibliografici) ; M. G. Ubaghs (1. Les Ateliers ou stations dits pré- 
historiques de Sainte-Gertrude et Ryckholt, près de Maestricht; 2. I. 
Notice biographique du géologue Binkhorst M den Binkhorst. — II. 
Littérale des ouvrages parus sur l'étude des terrains géologiques 
du Limbourg néerlandais). 

Des remerciements sont votés aux donateurs. 

M. le Secrétaire dépose pour la bibliothèque trois exemplaires du 
tome XXI des Annales de la Société, ainsi que trois exemplaires des 
procès-verbaux de la séance du 4 juin et de l'assemblée générale 
annuelle du 3 juillet 1887. 

M. le Secrétaire dépose ensuite un exemplaire des tirés à part 
suivants : Compte rendu de V excursion de la Société royale malaco- 

TOME XXII, 1887 (j 



LXXXI1 SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

logique de Belgique. — Note sur la structure des dunes, par 
M. A. Briart; Compte rendu de l'excursion de la Société royale mala- 
cologique de Belgique, etc. — Visite aux gîtes fossilifères d'Aeltre et 
exploration des travaux en cours d'exécution à la colline de Saint- 
Pierre à Gand, par M. É. Delvaux; Théophile Le Comte, notice 
biographique, par M. Th. Lefèvre; Valère Liénard, notice biogra- 
phique, par M. Th. Lefèvre; Note sur la présence du Dreissena 
cochleata, Nyst, dans un étang au nord d'Anvers; Recherches mala- 
cologiques à l'embouchure de la Somme, à Saint-Valéry, au Crotoy, 
à Cayeux, au Bourg-d'Ault, à Mers et au Tréport; Note sur les dépôts 
quaternaires du sud de Tirlemont, par MM. D. Raeymaekers et le 
baron A. de Loë; Note sur quelques coupes visibles sur le territoire 
de la planchette de Saventhem, par M. É. Vincent. 

Communications du Conseil. 

M. le Président annonce que le bureau de la Société, pour l'année 
4887-1888, reste composé de la manière suivante : 

Président : MM. J. Crocq. 

Vice-Président : P. Gogels. 

Secrétaire-bibliothécaire : Th. Lefèvre. 

Trésorier : É. Fologne. 

Membre : F. Grépin. 

— H. Denis. 

— É. Hennequin. 

M. le Président a le regret d'annoncer la mort de M. Louis Pire, 
professeur honoraire des athénées royaux, membre de la Société, 
décédé à Ixelles, le 16 juillet 1887. Il rappelle la part active prise 
par ce collègue aux travaux de la Société. Une lettre de condoléance 
,a été envoyée à la famille, et M. F. Grépin a bien voulu se charger 
décrire la biographie du regretté défunt pour le tome XXII des 
Annales. 

Le Conseil, dans sa séance de ce jour, a reçu membres effectifs de 
la Société M. Louis Navez, homme de lettres à Bruxelles, présenté 
par MM. Crépin et Lefèvre, et M. Jules Cornet, assistant à l'Univer- 
sité de Gand, présenté par MM. Crocq et Lefèvre. 

11 a accepté la démission de M. A. Rutot. 



BULLETIN DES SÉANCES. — ANNÉE 1887 LXXXIII 

Travaux pour les publications. 

Comme suite au désir exprimé par notre collègue M. J.-L. Weyers, 
M. Edgar-A. Smith, du Musée britannique, fait parvenir les descrip- 
tions de deux espèces recueillies par notre confrère à l'île Bodjo, 
pendant son séjour à Sumatra. 

D'accord avec l'auteur, ce travail, destiné aux Annales, sera 
amplifié et accompagné d'une planche. 

MM. DautzenbergetCogels sont nommés rapporteurs pour l'examen 
de ce travail. 

Communications de membres. 

M. Mourlon appelle l'attention des membres de la Société- sur la 
note de M. Ê. Vincent insérée dans le procès-verbal de la séance du 
2 avril et qui a pour titre : Sur quelques coupes visibles sur le terri- 
toire de la planchette de Saventhem. 

Cette note remet en question l'interprétation des dépôts qui, à l'est 
de Bruxelles, s'observent entre les sables laekeniens de l'éocène 
moyen et l'argile glauconifère (tongrien de Dumont). 

Ces dépôts furent d'abord considérés comme représentant avec 
l'argile glauconifère l'étage wemmelien. 

Mais, comme ils forment, en réalité, deux groupes de couches 
séparés par un gravier, le groupe inférieur fut seul regardé comme 
wemmelien, et le groupe supérieur fut rapporté au nouvel étage que 
MM. Rutot et Van den Broeck ont proposé d'appeler « étage 
asschien ». 

■ Or, il résulte des recherches de M. Vincent que ce dernier groupe 
de couches renferme la faune wemmelienne proprement dite, tandis 
que l'autre groupe, l'inférieur, présente un faciès faunique tout diffé- 
rent. 

M. Mourlon croit pouvoir appuyer de ses propres observations le 
nouveau classement proposé par M. Vincent et en montre des appli- 
cations en différents points du bassin franco-belge, notamment à 
Cassel, en France, à Baeleghem près de Gand, à Forest et à Mels- 
broeck près de Bruxelles, et surtout à Lede et à Moorsel près 
d'Alost. 

Par suite de ces considérations, M. Mourlon a cru pouvoir pro- 
poser, d'accord avec M. Vincent, de réserver le nom de wemmelien 



LXXXIV SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

au groupe de couches supérieures et celui de ledien au groupe infé- 
rieur^). 

La séance est levée à 5 heures. 



Séance du 3 septembre 1887 

PRÉSIDENCE DE M. COGELS 

La séance est ouverte à 4 heures. 

Sont présents : MM. P. Cogels, vice-président; J. De La Fontaine, 
Ë. Delvaux, G. Vincent et Th. Lefèvre, secrétaire. 

Se font excuser : MM. J. Grocq, le baron 0. van Ertborn et 
L. Van der Bruggen. 

Le procès-verbal de la séance du 6 août 1887 est adopté. 

Correspondance. 

Par dépêche en date du 16 août 1887, M. le ministre de l'agri- 
culture, de l'industrie et des travaux publics annonce qu'un subside est 
accordé à la Société à l'occasion de la publication du tome XXI de 
ses Annales. 

M. A. Senoner fait savoir qu'il a lu au procès-verbal de la séance 
du 1 er mai 1886 qu'il aurait offert à la Société plusieurs volumes du 
Jahrbuch de l'Institut impérial -royal de géologie de Vienne. Il fait 
remarquer que c'est à la direction dudit Institut que la Société est 
redevable de cet envoi. — Pris pour rectification. 

M. F. Paetel fait parvenir les deux premières livraisons du Cata- 
logue de ses collections de conchyliologie, avec prière de bien vouloir 
en rendre compte dans le bulletin des séances. 

Le service géologique des États-Unis annonce l'envoi de publica- 
tions. 

La Société zoologique de Londres, la Société royale de Londres et 
le Musée australien accusent réception de publications. 

(') Bulletin de V Académie royale de Belgique, 3 e série, t. XïV, p. 49-52. 



BULLETIN DES SÉANCES. — ANNÉE 183T LXXXV 

Dons et envois reçus. 

Brochures offertes par leurs auteurs : M. le D r J.-F. Churchill 
(Second Report free stœchiological dispensary, for consumption and 
diseases ofthelungs, windpipe, nose and throat); M. É. Del vaux 
(Terrains tertiaires. Documents stratigraphiques et paléontologiques 
pour l'étude monographique de l'étage ypresien); M. H. Forir (Con- 
tribution à l'étude du système crétacé de la Belgique. — I. Sur 
quelques poissons et crustacés nouveaux ou peu connus)-, M. F. Paetel 
(Catalog der Gonchylien-Sammlung . Mit Hinzufùgung der bis jetzt 
publicirten recenten Arten, sowie der ermittelten Synonymia. Zweite 
Lieferung). 

M. le Secrétaire dépose, pour la bibliothèque, trois exemplaires 
du procès-verbal de la séance du 6 août 1887. 

Lectures. 

M. le Président donne lecture de la note suivante, dont l'impres- 
sion est ordonnée au procès-verbal. 

CONTRIBUTIONS A L'HISTOIRE DES BRYOZOAIRES ET DES HYDROZOAIRES 

RÉCENTS 

Par É. PERGENS 

Dans le courant de cet été, j'ai trouvé, à la bibliothèque du Muséum 
de Paris, le manuscrit de Desmarest et Lesueur, servant d'explication 
pour leurs planches inédites sur les polypiers flexibles. Cet exem- 
plaire y a été déposé par les auteurs en 1829, et est conservé sous 
la marque A n . 

Ces quatorze planches ont été gravées sur cuivre par Lesueur; 
quelques rares exemplaires seulement en ont été distribués. 
M. Jullien m'a appris que les originaux sont la propriété du Muséum 
du Havre. M. Lennier, directeur de ce musée, a eu l'obligeance de 
m'offrir un exemplaire de ce travail, et a déclaré mettre son stock à 
la disposition des spécialistes qui s'y intéressent. 

Après la mort de Lesueur, ses collections furent emballées et 
restèrent plusieurs années dans les greniers de ses héritiers. Grâce 
aux efforts de M. Lennier, une bonne partie de ces collections entra 
au musée de sa ville natale. Outre les bryozoaires et hydrozoaires, 



LXXXVI 



SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 



ces manuscrits renferment d'admirables planches noires et coloriées 
sur les échinodermes et les méduses ; de plus, un grand nombre de 
dessins faits à l'île de Tasmania et à la Nouvelle-Hollande, qui pour- 
raient être de quelque importance ethnographique. 

Une partie des bryozoaires et des hydrozoaires étaient bien con- 
servés ; les autres sont perdus. 

Le manuscrit de Paris n'est pas toujours d'accord avec celui du 
Havre. Dans ce cas, j'ai adopté la dénomination énoncée sur les 
étiquettes des échantillons. Je reproduis d'abord ce texte explicatif, 
et ensuite les identifications que j'ai pu faire. 



Fig. 







Flanche I. 




1. 

2. 
3. 

4. 


Flustra hirsuta. 

— armata. 

— auinquespinosa. 

— hirsutissima. 


Fig. 5. 

— 6. 

— 7. 

Flanche II. 


Flustra clair ata. 

— bituber culata. 

— tuberculosa. 



Fig. 1 . Melobesia reticulata. 

— 2. — lœvis. 

— 3. — tuberculosa. 

— 4. Cellepora tridentata. 

— 5. — coarctata. 

— 6. — spumosa. 

— 7. — mamillaris, 

— 8. — cingulata. 



Fig. 9. Cellepora dubia. 

— 10. — minutissima. 

— 11. Fisinoa (nov. gen.) monilifor 

mis. 

— 12. — corniculata. 

— 13. — minutissima. 

— 14. — navicula. 



Fig. 1. Melobesia madreporites . 

— 2. — verrucosa. 

— 3. Tesselaria cretacea. 

— 4. — pellucida. 



Planche III. 



Fig. 



5. Cellepora ramosa. 

6. — radiata. 

7. Eucratea (') arcuata. 

8. Cellepora flustroides. 



Fig. 1 . Eunicea ( 2 ) costata. 

— 2. — calcitrapa. 

— 3. — rugosa. 



Planche IV. 



Fig. 4. Eunicea miliacea 

— 5. — mutica. 

— 6. — emarginata. 



(*} Le manuscrit de Paris porte à la mine de plomb : « Eucratea, nom déjà 
employé par Lamouroux. » 

Ç 2 ) Mss. de Paris : « Eunicea, nom employé par Lamouroux pour les Antipathes, 
Gorgones, etc. » 



BULLETIN DES SÉANCES. — ANNÉE 1887 LXXXVII 

Planche V. 

Fig. 1. Eunicca compressa. Fig. 4. Eunicea biemarginata ( 1 ). 

— 2. — magnispinosa. — 5. — alata. 

— 3. — gracilis. — 6. — emarginula. 

Planche VI. 

Fig. 1. Evernea(gen. n.) triangularis . Fig. 4. P herusa cordiformis . 

— 2. Neomeris(*)infundibuliformis. — 5. Palythoa lugubris. 

— 3. Pherusa ( 3 ) acar aides. — 6. — serrata. 

Planche VII. 

Fig. 1. Dexamena (n.gen.)ebumea. Fig. 7. Eurinome spicata. 

— 2. — elongaia. — 8. — cerealis. 

— 3. — calcarea. — 9. Menesto (gen. n.) scolopen- 

— 4. — crassa. droides. 

— 5. — gracilis. — 10. Cerceis (gen. n.) striata. 

— 6. Eurinome (gen. n.) g 'ranulosa. 

Planche VIII. 

Fig. 1. Cellaria rotunda. Fig. 6. Cellaria setigera. 

— 2. — barbata. — 7. Clytia campanida. 

— 3. — affînis. — 8. — obstructa. 

— 4. — divaricata. — 9. — quadridens. 

— 5. — imbricata. — 10. — pedicellata. 

Planche IX. 

Fig. 1. Laomedea laxa. Fig. 5. Sertularia plicata (*). 

— 2. — polyzonias. — 6. — divaricata ( 5 ). 

— 3. — Lamourouxi. — 7. — pectinata ( 6 ). 

— 4. — antipathes. 

( 1 ) Au manuscrit de Paris, le mot « biemarginata » est rayé au crayon et rem- 
placé par « auriculata » . 

( 2 ) Mss. de Paris : « Neomeris, nom employé par Lamouroux pour une autre 
espèce. » 

( 5 ) Mss. de Paris : « Pherusa, nom à changer. » 

( 4 ) Au manuscrit de Paris, le mot plicata est rayé au crayon et remplacé par 
divaricata. 

( 5 ) Au même manuscrit, le mot divaricata est rayé au crayon et remplacé par 
pectinata. 

( fi ) Au même manuscrit, le mot pectinata est effacé au crayon sans être remplacé. 



LXXXVIII 



SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 






Fig. I. Sertidariaelegans. 

— 2. — tubifera. 

— 3. — similis ('). 

— 4. D y n amené pu s M a. 

— 5. — arborescéns. 



Planche X. 



Fig. 6. Bynamene disticha. 

— 7. — pelagica. 

— 8. Dotho (gen. n.) denticulata. 

— 9. Apseudesia (gen. n.) pallasii. 






Fig. 1. Asm (gen. n.) Cuvieri. 

— 2. — Desmarestii (-). 

— 3. — Lacepedei. 



Planche XI. 



Fig. A. Asia Boscii. 

— 5. — Savignii. 

— 6. — Lalreillii. 



Planche XII. 



Fig. 1. Asia, Lamarckii. 

— 2. — Banhsii. 

— 3. — Cavolinii. 

— 4. — Richardi. 

— 5. — Solandri. 



Fig. 6. a, b, c, d. Antennina verticil- 
lata. 

— 6. e, f, g. Antennina alternata. 

— 7. v,x,y. — pilosa. 



Planche XIII. 



Fig. 1. Sirinoc (gen. n.) Archimedi. 

— 2. — spinosa. 

— 3. — eruciformis. 



Fig. 4. Sirinx circumplicata. 

— 5. Amathia Brongniartii. 

— 6. — Lemanii. 



Planche XIV. 

Fig. 1. Sirinx Lemanii. Fig. 3. Pronoa (gen. n.) cellaroides. 

— 2 . Corymbella (gen . n . ) serrata. 

Les autres figures de cette planche n'ont pas reçu de nom. 

Beaucoup d'espèces étaient nouvelles en 1829; spécialement les 
Eunicées (Catenicella) , qui ont été décrites et figurées en grande partie 
en 4852 par Busk, et en 1858 par Wyville Thomson. Quant aux 
hydrozoaires, je me suis abstenu de faire des identifications, n'ayant 
pas les connaissances nécessaires pour les mener à bonne fin. 



(') Dans le manuscrit de Paris, le mot similis est remplacé au crayon par scandens. 

( 2 ) Les manuscrits de Paris et du Havre portent à l'encre Asia Banhsii, et dans 
le premier, ce dernier mot est remplacé au crayon par Besmarestii ; j'ai adopté cette 
dénomination, pour pouvoir laisser subsister Y Asia Banhsii de la planche XII, qui 
est une espèce distincte. 



BULLETIN DES SÉANCES. — ANNÉE 1887 LXXXIX 



Planche I. 

Fig. 3. Membranipora pilosa,L. Fig. 7. Chorizoporahyalina, L. (L'ori- 

— 6. — membranacea, ginal et la figure sont égale- 

L. (L'original et la figure sont ment en désaccord.) 

en désaccord.) 

Planche II. 

Fig. 4. Mucronella coccinea ab. var. Fig. 9. Membranipora catenularia, 
mamillaris, Wood. James. 

— 5. Chorizopora hyalina» L. — 12. Eucratea chelata, L. 

La planche III représente aussi quelques formes fossiles, toutes 
perdues. 

Planche IV. 

Fig. 1. ? Calpidiumponderosum, Fig. 4. Catenicella lorica, Busk. 

Goldst. — 5. — sp. 

— 2. Catenicella carinata, Busk. — 6. — ventricosa Busk. 

— 3. — plagiostoma, Busk. 

Planche V. 

Fig. 1. Echantillon manquant. Fig. 4. Catenicella ring 'ens, Busk. 

— 2. Catenicella plagiostoma, Busk. — 5. — alata, Thoms. 

— 3. — elegans, Busk. — 6. — sp. 

Planche VI. 

Fig. 1. Emma crystallina, Busk. Fig. 5. Bugula Johnstoniœ, Gray. 

— 2. Dimetopia spicata, Busk. — 6. Ressemble à Bugula margari- 

— 3. Menipea cyathus, Tkoms. tifera, Busk, mais ne porte 

— 4. Emma crystallina, Busk. pas l'aviculaire sessile. 

Planche VII. 

Fig. 1 à 5. Les originaux manquent Fig. 7, 9 et 10 manquent. 
= genre Crisia. 

— 6 et 8. Deux espèces du genre 

Caberea. 

Planche VIII. 

Fig. 1. Cellaria simplex, Busk. Fig. 3. Cellaria var iabilis, Busk. 

— 2. Tubucellaria barbata, Lamck. — 4 et 5 manquent. 

= T. hirsuta, Lamx. 

La figure 6 de cette planche VIII est la Cellaria hirsuta, Mac 



XG SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

Gill, 1868 ; mais comme le nom de Cellaria hirsuta a déjà été employé 
en 1816 par Lamouroux, je propose de maintenir celui de Cellaria 
setigera, Desm. et Les. 

Les figures 7 et 10 sont des hydrozoaires, comme aussi celles des 
planches IX à XII. 

Planche XIII. 

Fig. 1. Amathia spiralis telle que Busk toria, p. 84) par M. Teni- 
[Challenger ^Rejp .onPoly zoa, son- Woods (non l'espèce de 
II, p. 34, pi. VI, fig. 2) la Lamck.). On peut donc con- 
figure. Je doute si c'est réel- server le nom à' Amathia spi- 
lement l'espèce de Lamou- nosa, Desm. et Les. 
roux. Fig. 3. Amathia connexa, Busk. 
— 2. C'est Y Amathia spiralis figurée — 4. — crispa, Lamck. 
comme espèce nouvelle en — 5. — sp. 
1877 [Trans. roy. soc. Vie- — 6. — cornuta, Lamck. 

Tous les originaux de la planche XIV ont disparu. 
La séance est levée à 5 heures. 



Séance du 1 er octobre 1887 

PRÉSIDENCE DE M. CROCQ 

La séance est ouverte à 4 heures. 

Sont présents : MM. J. Crocq, président; P. Cogels, F. Crépin, 
J. De La Fontaine, É. Delvaux, É. Fologne, D. Raeymaekers, 
H. Roffiaen, L. Van der Bruggen, G. Vincent et Th. Lefèvre, 
secrétaire. 

Se font excuser : MM. E. Bayet, A. Daimeries, le baron 0. van 
Ertborn. 

Le procès-verbal de la séance du 3 septembre 1887 est adopté. 

Correspondance. 

M. E.-A. Smith annonce l'envoi de la planche destinée à accom- 
pagner son travail déposé à la séance d'août. — Ce document sera 



BULLETIN DES SÉANCES. — ANNÉE 1887 XCI 

communiqué à MM. les rapporteurs Dautzenberg et Cogels, avec 
prière de faire rapport à la séance de novembre. 

M. J. de Cossigny annonce l'envoi d'une suite de livraisons des 
Comptes rendus des séances de l'Académie des sciences de Paris. — 
Remerciements. 

M. le secrétaire de la Société de physique et d'histoire naturelle 
de Genève accuse réception et remercie pour l'envoi du tome XXI 
des Annales, et fait connaître que le comité de publication de cette 
société a décidé d'accorder l'échange de ses travaux. — M. le Secré- 
taire propose de voter des remerciements à cette association, et, se 
faisant l'interprète de plusieurs collègues, il demandera à la Société 
de physique et d'histoire naturelle d'échanger, dans la mesure du pos- 
sible, les publications complètes des deux sociétés. 

M. Gruls, directeur de l'Observatoire impérial de Rio-de- Janeiro, 
prenant en considération les réclamations qui lui ont été adressées, 
fera parvenir prochainement la suite des publications de l'établisse- 
ment qu'il dirige. — Remerciements. 

Le Muséum de géologie pratique de Londres accuse réception du 
tome XXI des Annales. M. le secrétaire a le regret de faire remar- 
quer à l'assemblée que, depuis plusieurs années, les Annales sont 
envoyées à cet établissement, et que, malgré sa demande, il n'a pu 
encore obtenir l'échange des publications avec le musée susdit. Il 
propose de faire une nouvelle et dernière démarche. — Adopté. 

Le Muséum de zoologie comparée de Cambridge, la Société royale 
de physique d'Edimbourg et la Société linnéenne de la Nouvelle- 
Galles du Sud accusent réception de publications. 

L'Institution Smithsonienne et la Société silésienne d'histoire natu- 
relle annoncent l'envoi de publications. 

Dons et envois reçus. 

Ouvrages et brochures offerts par leurs auteurs : M. L. Bellardi 
(/ Molluschi dei terreni terziari del Piemonte e délia Liguria descritti 
da Luigi Bellardi, socio résidente délia Reale Accademia délie Scienze. 
Parte IV, Fasciolaridœ e Turbinellidœ . Parte V, Mitridœ. Parte V, 
Mitridœ (continuazione) ; M. É. Del vaux (1. Les anciens dépôts de 
transport de la Meuse appartenant à l'assise moséenne y observés dans 



XCII SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

les ballastières de Gelieren , près Genck en Campine; 2. Époque qua- 
ternaire. — Description sommaire des blocs colossaux de grès blanc 
cristallin, provenant de l'étage landenien supérieur, dont la rencontre 
a été signalée par l'auteur, dès 1867, en différents points de la 
Campine limbourgeoise); M. G. Jennings Hinde (Organic origin of 
Chert); M. F. Paetel (Catalog der Conchylien-Sammlung. Mit Hin- 
zufùgung der bis jetzt publicirten recenten Arten, soivie der ermit- 
telten Synonyma. Dritte Lieferung). 

Des remerciements sont votés aux donateurs. 

M. le secrétaire dépose, pour la bibliothèque, un exemplaire du 
tiré à part d'une note intitulée : Contributions à l'histoire des bryo- 
zoaires et des hydrozoaires récents, par M. É. Pergens, ainsi que 
trois exemplaires du procès-verbal de la séance du 3 septembre \ 887. 

Communications du Conseil. 

M. le Président a la satisfaction d'annoncer que, favorisée par le 
beau temps, l'excursion annuelle, qui a eu lieu sous la direction de 
MM. A. Daimeries et G. Vincent dans les environs de Folx-les-Caves, 
a parfaitement réussi, grâce aux mesures qui avaient été prises, au 
préalable, par M. Daimeries. 

Notre collègue n'a ménagé ni ses peines, ni ses efforts pour faci- 
liter aux membres de la Société une abondante récolte de fossiles. 
Des gîtes importants de sénonien et de maestrichtien ont pu être 
exploités, ainsi que le terrain landenien, dans les conditions les plus 
favorables. M. le Président signale tout spécialement le gîte heersien 
d'Orp-le-Grand, qui a donné lieu à des découvertes importantes, 
grâce, encore une fois, aux déblais qui avaient été effectués en vue de 
l'excursion. 

Le programme a été ponctuellement exécuté et n'a donné lieu à 
aucun mécompte. M. le Président, se faisant l'organe de la Société, 
convie l'assemblée à adresser des remerciements chaleureux à M. Dai- 
meries, qu'elle prie de bien vouloir se charger, en collaboration 
avec nos collègues MM. Vincent père et fils, de la rédaction du 
compte rendu. [Applaudissements.) 

Sur l'invitation de M. le Président, M. Delvaux, qui n'a pu assister 
à l'excursion, veut bien mettre à la disposition des auteurs du compte 
rendu la coupe géologique de la rue de l'École, à Orp-le-Grand, qu'il 



- — 



BULLETIN DES SÉANCES. ANNÉE 188T XCIII 

a levée avec le soin minutieux qu'il apporte à tous ses travaux. Cette 
coupe prendra place dans le document en question, et M. le Prési- 
dent, après en avoir remercié l'auteur, fait remarquer que si l'inter- 
prétation du document peut donner lieu à des appréciations diffé- 
rentes, il les verra volontiers surgir et discuter au point de vue 
de l'intérêt scientifique. 

Lectures. 

M. le Secrétaire dépose une note de M. E. Bayet sur des excur- 
sions géologiques qu'il a faites, cette année, dans le canton du Tessin. 
— Cette note sera insérée au présent procès-verbal et des remercie- 
ments seront adressés à l'auteur. 

NOTE SUR QUELQUES EXCURSIONS GÉOLOGIQUES FAITES AUX ENVIRONS 

DE LUGANO (TESSIN) 

Par E. BAYET 

Je crois intéressant de faire connaître à la Société royale malaco- 
logique le résultat de diverses excursions géologiques faites par moi 
dans le courant des mois d'août et de septembre derniers. 

En effet, bien que ces excursions se soient faites dans un endroit 
assez éloigné de notre pays, la facilité des communications d'une 
part, qui rend Lugano accessible, en vingt- deux heures, aux per- 
sonnes habitant Bruxelles et, de l'autre, la présence de terrains et de 
fossiles parfois identiques clans les deux pays, me semblent devoir 
solliciter la bienveillante attention des membres de la Société. 

Avant de commencer rénumération des fossiles que j'ai découverts 
et l'indication de leurs gisements, je dois remercier publiquement 
M. Lenticchia, professeur d'histoire naturelle au lycée cantonal de 
Lugano; M. Fogazarro, le sympathique et distingué écrivain italien, 
et M. Sant-Ambrosio, de Milan, pour l'aide qu'ils ont bien voulu 
apporter à mes recherches et les indications précieuses qu'ils m'ont 
fournies. Ceci dit, je passe à l'énumération des découvertes que j'ai 
faites. 

A. — CARBONIFÈRE ET PERMIEN. 

Ce gisement est situé à Manno. 

Une vaste carrière, abandonnée depuis quelques années et où 



XCIV SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

l'on avait espéré rencontrer du charbon, met à jour une très belle 
couche de carbonifère surmontée de permien. La roche se compose de 
quartzite rouge et d'un poudingue à gros éléments, renfermant de 
nombreux morceaux de quartz et de micaschiste. J'ai trouvé dans 
les ëboulis les espèces végétales suivantes : 

Calamités gigas. Sigillaria pachyderma. 

— cannœformis . — undulata. 

— approximatus . — scutellata. 

En tout, une bonne vingtaine d'échantillons. 
Le cabinet d'histoire naturelle du lycée de Lugano possède encore 
de ce gisement : 

Calamités cisti. Sigillaria elongata. 

Sigillaria deutschiana. Lepidodendron oltheimianum. 

Les végétaux que j'ai recueillis, tout en étant facilement détermi- 
nables, sont néanmoins d'une conservation inférieure à ceux trouvés 
dans nos mines de charbon. Parmi les exemplaires que je possède, 
se trouvent deux sections de tronc d'un assez grand diamètre. D'après 
les renseignements que j'ai pu obtenir, un poisson et des coquilles 
auraient été trouvés autrefois en ce même endroit, lors de l'exploita- 
tion de la carrière. Pour ma part, je n'en ai vu aucune trace. 

B. — TRIAS. 

Un grand nombre de montagnes avoisinant Lugano sont composées 
de roches triasiques. 

Ce terrain forme notamment le mont San-Salvatore, et l'on y ren- 
contre ses divers étages. A la base T se trouve, en plusieurs endroits, 
une formation de porphyre rouge à gros éléments , que je crois pou- 
voir ranger, comme l'a fait M. Lenticchia, dans le trias inférieur, 
bien que d'autres géologues prétendent y découvrir une formation 
permienne. Cette formation atteint parfois, aux environs de Lugano, 
une épaisseur de 300 mètres. 

Ce porphyre affecte tantôt la couleur rouge et tantôt la couleur 
brune, suivant qu'il est plus ou moins ancien. 11 renferme souvent 
des microlithes, qui, comme on le sait, se rencontrent aussi dans la 
lave des volcans, et des cristaux d'augite, mélangés au quartz et au 
feldspath, preuve de l'origine éruptive de ce dépôt. 

Le grès bigarré est développé h San-Martino, au pied du mont. 



BULLETIN DES SÉANCES. ANNÉE 1887 XCV 

San-Salvatore (909 mètres d'altitude). On le considère comme un 
produit de l'érosion des porphyres joint à des éruptions de cendre 
et de boue. 

Le trias supérieur qui repose au-dessus de cette formation peut 
être divisé en trois couches : a) Dolomie inférieure ; b) Marnes irisées ; 
c) Dolomie supérieure. 

J'ai découvert dans la dolomie inférieure les espèces suivantes : 

Ammonites rectelobatus . Articula mitiliformis . 

Natica Meriani. — luganensis . 

— complanata. — exilis. 

Chemnitzia concava. Myophoria curvirostris . 

Turbo Stabilei. Gastrochœma obtusa. 

Neritopsis Stoppanii. Encrinus liliiformis. 

Pecten Meriani. Terebratula vulgaris. 
Lima Lamzzarii. 

J'y ai recueilli, en outre, un certain nombre d'espèces encore 
indéterminées, parmi lesquelles deux polypiers. 

Le gisement où j'ai découvert ces fossiles se trouve à environ 
700 mètres de hauteur, le long du chemin conduisant du village de 
Pazzallo au sommet du San-Salvatore. Je n'ai trouvé de fossiles, dans 
la formation du San-Salvatore, qu'à ce seul endroit, malgré de nom- 
breuses recherches; à l'exception, toutefois, d'un Neritopsis Stoppanii, 
rencontré sur la route de Melide. Sur cette même route, j'ai décou- 
vert une très grosse pierre, pétrie de fossiles, appartenant aux genres 
Pecten, Rynchonella , Terebratula. Mais comme, d'une part, sa com- 
position m'a paru très différente de celle de la dolomie, et que, 
d'autre part, je n'ai trouvé qu'un seul bloc de ce genre et que 
l'existence d'une ancienne moraine ne fait pas de doute sur le 
San-Salvatore, j'hésite à la rattacher à la formation dolomitique; 
il me semble plutôt qu'on doive la ranger parmi les roches liasiques 
de Saltrio. 

Pour l'opinion contraire, je dois dire que les angles de la pierre 
étaient parfaitement intacts, lorsque je' l'ai trouvée, ce qui tendrait 
naturellement à démontrer qu'elle provient réellement du San-Salva- 
tore. Bien que je n'aie pu réussir qu'à la briser en partie, la déter- 
mination des fossiles que j'en ai rapportés, détermination qui est 
encore à l'étude, éclaircira ce point, je l'espère. 



XCVI SOCIÉTÉ ROYALE MALAGOLOGIQUE DE BELGIQUE 

C. — INFRA LIAS. 

I. — Infra lias inférieur. 

J'ai pu examiner dans le val Solda, non loin de Casiello (village 
frontière italien), dans le lit du torrent qui a profondément raviné le 
val Solda, et à divers endroits, notamment à Muzaglio, des affleu- 
rements de schistes bitumineux, pétris de fossiles, que je n'ai pas 
encore pu déterminer. Citons pourtant de ce gisement une fort belle 
Pholadomya que M. Sant-Ambrosio m'a gracieusement offerte, des 
Mytilus, la Cardita austriaca (?), YAvicula contorta, caractéristique 
du terrain, etc. 

Ce gisement, découvert par M. Sant-Ambrosio, qui a publié une 
carte géologique du val Solda dans une revue italienne, n'ayant pas 
encore été étudié, me fournira peut-être quelques espèces nouvelles, 
parmi la centaine de petits blocs que j'en ai rapportés. S'il en était 
ainsi, je m'empresserais d'en faire part à la Société. 

Je n'ai trouvé dans ce gisement aucune trace de gastéropode. 

Le porteur qui nous accompagnait, MM. Sant-Ambrosio, Fogaz- 
zarro et moi, dans cette expédition, nous a dit avoir trouvé un beau 
poisson fossile, à un endroit très peu accessible du torrent, mais il a 
ajouté qu'il s'était presque aussitôt brisé. Quant à moi, je n'en ai 
point découvert dans les diverses excursions que j'ai faites dans la 
vallée ; je serais pourtant disposé à croire à la véracité du fait, car, au 
cabinet d'histoire naturelle du lycée de Lugano, se trouve un beau 
poisson ganoïde de grande taille, non encore décrit, et trouvé dans la 
formation infraliasique, à Porlezza, non loin du val Solda. 

J'ai découvert aussi, dans le lit du torrent, de nombreux fragments 
de chalcopyrite et d'autres minéraux. 

II. — Infra lias supérieur . 

Je n'ai pu étudier l'infra lias supérieur, caractérisé parle Conehodon 
infraliasicus et appelé par les paysans de la vallée : Pietra degli 
stampi. Ce terrain est bien développé dans le haut de la vallée du 
val Solda et affleure à de nombreux endroits. Dans la même vallée et 
à la partie supérieure, affleure aussi, paraît-il, un lambeau de 
keuper. Un orage terrible m'a empêché d'aller vérifier la chose. 



BULLETIN DES SÉANCES. — ANNÉE 1887 XCVII 

D. — LIAS. 

A plusieurs reprises, je me suis rendu à Mendrisio (une demi-heure 
de chemin de fer de Lugano) et j'ai fait l'ascension du mont Generoso 
(1 ,740 mètres) pour étudier les fossiles de ce terrain. J'expose ci-après 
le résultat de mes recherches : 

I. — Lias inférieur ou de Saltrio. 

Caractérisé par des calcaires, renfermant de la silice alternant avec 
des calcaires chloritiques passant à la dolomie. 

J'ai trouvé, tant à Saltrio qu'à Arzo et Besazio, les espèces sui- 
vantes : 

Ammonites bisulcatus Rynchonella binosa. 
Pleur otomaria, sp. — quadruplicata. 

Terebratula numismalis. — tetraedra. 

— ornithocephala. — varians, etc. 

— vicinalis. 

IL — Lias supérieur. 

Divisé en trois zones par Stoppani : a) Calcaire rouge à ammo- 
nites; b) Majolica rouge à aptycus; c) Majolica blanche. 

J'ai découvert les fossiles suivants dans les carrières d'Arzo à l'alpe 
Baldovana (mont Generoso), à Clivio (lit du torrent) et Besazio : 

Ammonites comensis. Ammonites Taylori. 

— radians. — eximius. 

— sternalis. — Nillsoyii. 

— subarrnatus. Terebratula Aspasia. 

— crassus. 

Dans la majolica rouge, caractérisée par l'abondance des Aptycus, 
étage composé d'un calcaire argileux rouge, plein de silice, j'ai trouvé : 

Aptycus depressus. Belemnites notodotianus . 

Dans la majolica blanche, calcaire à cassure conchoïde et à fine 
texture grenue, j'ai trouvé, sur le mont Generoso, Y Aptycus didaci. 

La majolica blanche renferme peu de fossiles. 

Les carrières d'Arzo et de Saltrio sont particulièrement considé- 
rables, elles s'étendent sur des collines entières. On les aperçoit de 
loin, car leur teinte rouge ou blanche tranche nettement sur le vert 
des montagnes. Les exploitations de marbre qui existent dans ces 

TOME XXII, 1887 7 



XCVIII SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

carrières sont intéressantes à visiter, indépendamment de l'intérêt 
géologique qui s'y rattache; dans celle de Saltrio, notamment, qui 
a entamé la montagne sur toute sa longueur, de forts piliers de pierre 
soutiennent les voûtes, qui paraissent menacer ruine en de nombreux 
endroits. ' 

E. — TERRAINS POSTÉRIEURS AU LIAS. 

Je n'ai pas étudié les formations crétacées situées à cinq ou six 
lieues de Lugano, aux environs de Varese. 

Quant aux terrains tertiaires, l'éocène n'est pas représenté, le 
miocène n'a encore fourni que quelques mauvaises empreintes de 
bivalves; mais le pliocène est assez développé : il renferme de nom- 
breuses empreintes de feuilles. 

Les principaux affleurements de ce terrain se trouvent à Ralerna 
et Pontegana; cependant, de même que pour le terrain crétacé, le 
temps m'a fait défaut pour les étudier. 

De la période glaciaire, il est resté de nombreuses traces sur les 
montagnes des environs de Lugano, notamment au mont S an- S al va- 
tore, à Ponte-Tresa , etc. Le glacier qui s'étendait sur la contrée 
devait avoir une épaisseur d'au moins 800 mètres. 

Comme je le disais en commençant cette étude, Lugano est des 
plus intéressants au point de vue géologique, et je pense que les 
membres de la Société partageront ma manière de voir après ce 
court exposé, car il est rare de rencontrer, sur un espace aussi res- 
treint, une échelle de terrains aussi variée. 

On y voit, en effet : 

Les terrains azoïques ; 

Les terrains silurien, cambrien, dévonien, qui n'ont pas encore été 
reconnus de façon positive ; 

Le carbonifère et le permien ; 

Les divers étages du trias, l'infra lias et le lias, très riches en fos- 
siles, le terrain crétacé, le miocène, le pliocène et le quaternaire bien 
représentés. 

Je laisse naturellement de côté la partie pittoresque de ces excur- 
sions, les belles montagnes, les torrents, le lac de Lugano, le beau 
ciel et cette végétation toute méridionale; ce serait dévier un peu, 
je pense, du cadre des études de la Société. 

J'espère pouvoir communiquer avant peu à nos collègues le résultat 



BULLETIN DES SÉANCES. ANNÉE 1887 XCIX 

de quelques excursions faites à Brunnen, sur les bords du lac des 
Quatre-Cantons; mais, bien que les environs de cette localité soient 
très riches en fossiles, la dureté de la roche, souvent inattaquable 
par le plus fort marteau, l'ignorance où j'étais des gisements et leur 
altitude élevée ne m'ont permis de recueillir qu'un nombre restreint 
d'espèces. , 

Je termine cette note en exprimant l'espoir qu'elle puisse être utile 
à quelques collègues qu'un bon vent et leur étoile conduiraient sur les 
rives du lac de Lugano. 

La séance est levée à 5 heures. 



Séance du 5 novembre 1887 

PRÉSIDENCE DE M. CROCQ 

La séance est ouverte à 4 heures. 

Sont présents : MM. J. Crocq, président; P. Cogels, É. Del vaux, 
J. De La Fontaine, L. Van der Bruggen et Th. Lefèvre, secré- 
taire. 

Se font excuser : MM. H. Roffiaen, le baron 0. van Ertborn et 
G. Vincent. 

Le procès-verbal de la séance du 1 er octobre 1887 est adopté. 

Correspondance. 

M. S. -P. Langley, secrétaire de l'Institution smithsonienne, de 
Washington, fait part de la mort de M. Spencer Fullerton Baird, 
LL. D., secrétaire de ladite institution et directeur du Musée national 
des États-Unis, — Une lettre de condoléance sera adressée à l'Insti- 
tution smithsonienne. 

M. A. Senoner, membre honoraire, remercie pour l'envoi du 
tome XXI des Annales et des Procès-Verbaux du premier semestre 
de 1887. 



C SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

M. le secrétaire de l'Académie des sciences de la Californie, à San- 
Francisco, accuse la réception des travaux des associations scienti- 
fiques belges dont la Société a procuré l'échange à cette Académie ; 
il remercie pour les démarches que la Société a faites à cette occa- 
sion, et il s'offre à lui rendre les mêmes services en Amérique, si 
l'occasion s'en présentait. 

L'Académie des sciences de Peabody, la Société géologique de 
Manchester, la Société géologique du Nord, la Société d'agriculture, 
sciences et arts de l'arrondissement de Valenciennes, la Société 
d'émulation d'Abbeville, l'Académie des sciences physiques et mathé- 
matiques de Naples, la direction du Musée Teyler de Harlem, la 
Société batave de Rotterdam, l'Institut national genevois, la Société 
d'histoire naturelle d'Aarauetla Société royale de la Nouvelle-Galles 
du Sud accusent réception de publications. 

Le Service géologique des États-Unis, le Musée national de Hongrie 
et la Société du Musée de Transylvanie à Kolosvar annoncent l'envoi 
de publications. 

M. le professeur Henry-A. Ward, de Rochester (États-Unis), et 
M. P. Orsolini-Prosperi, de Pise, font respectivement parvenir le 
prospectus d'un établissement d'histoire naturelle et un catalogue de 
livres d'occasion concernant l'histoire naturelle. 

Dons et envois reçus. 

Ouvrages et brochures offerts par leurs auteurs : M. A. Rriart 
et F.-L. Cornet (Description des fossiles du calcaire grossier de 
Mons. 4 e partie. Gastéropodes, suite); M. F. Paetel (Catalog der 
Conchylien Sammlung. Mit Hinzufugung der bis jetzt publicirten 
recenten Arten, sowie der ermittelten Synonyma. Vierte Lieferung) ; 
M. X. Stainier (1. Note sur un trilobite nouveau et sur les Panta- 
merus des calcaires d'Eumerie ; 2. Cœloma rupeliense. Brachyure 
nouveau de l'argile rupélienné). 

Des remerciements sont votés aux donateurs. 

M. le Secrétaire dépose, pour la bibliothèque,' un exemplaire de 
l'ouvrage intitulé : Notice historique sur la Société malacologique de 
Belgique, avec une analyse des travaux qui ont paru dans ses Annales 
(1863-1880), par M. Paul Gogels, ancien président, ainsi que trois 
exemplaires du procès-verbal de la séance du 1 er octobre 1887. 



BULLETIN DES SÉANCES. — ANNÉE 1887 CI 

M. le Président, convaincu d'être l'interprète de la Société, attire 
l'attention sur la notice historique concernant les travaux de la Société 
par M. Cogels, ouvrage destiné à prendre place dans la seconde partie 
du tome XV des Annales. Le travail considérable auquel s'est livré 
notre collègue sera, par la suite, du plus haut intérêt et facilitera 
d'une manière exceptionnelle les recherches dans notre important 
recueil. M. Cogels n'a ménagé ni ses peines, ni ses efforts pour faire 
là une œuvre éminemment utile, et M. le Président, en lui adressant 
les remerciements de la Société tout entière, tient à signaler le carac- 
tère de judicieuse synthèse et de complète impartialité qui a présidé 
à l'élaboration de cette œuvre ardue. — Applaudissements. 

M. Cogels remercie M. le Président de ses paroles élogieuses et 
déclare qu'en entreprenant sa notice historique, il n'a poursuivi qu'un 
but : celui de prouver son attachement et son dévouement inaltérables 
à la Société. 

Rapports sur les travaux présentés. 

M. le Secrétaire donne lecture du rapport suivant de M. Ph. Daut- 
zenberg sur le travail de M. Edgar-A. Smith, intitulé : Description de 
quelques espèces de coquilles terrestres de Sumatra, Java et Bornéo. 

RAPPORT DE M. PH. DAUTZENBERG 

J'ai examiné avec le plus vif intérêt le travail de M. Edgar- 
A. Smith, intitulé : Description de quelques espèces de coquilles 
terrestres de Sumatra, Java et Bornéo. Des sept espèces qui y sont 
soigneusement décrites et accompagnées de bonnes figurations, deux 
sont entièrement nouvelles ; les cinq autres ont été publiées, cette 
année même, dans les Annals and Magazine ofnatural history ; mais 
elles n'ont pas été figurées : c'est donc rendre un véritable service à 
la science que de les faire connaître d'une manière plus complète. 

La première espèce est un "Helicarion se distinguant à première 
vue de ses congénères connus jusqu'à ce jour par la dépression qui 
règne un peu au-dessus de la périphérie de son dernier tour. 

Viennent ensuite trois espèces désignées sous le nom générique de 
Nanina, appellation qui devrait être bannie de la nomenclature, 
puisque le genre ISanina de Gray est de 1834 et que, dès 1826, 
Risso avait employé le même mot pour une coquille marine de la 



Cil SOCIÉTÉ. ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

Méditerranée que l'on a reconnue depuis comme n'étant autre chose 
que le jeune âge du Neritula neritea, Linné. Ces trois espèces appar- 
tiennent, d'ailleurs, à des groupes bien différents et qu'il peut être 
utile de séparer : celle appelée Nanina subconsul est mince, pel lucide 
et appartient au genre Macrochlamys, Benson (1832). La suivante, 
désignée sous le nom de Nanina hoodjongensis, est une grande et 
belle coquille du groupe des Xesta Albers (1850); enfin, le Nanina 
Weyersi, dédié à notre collègue M. Weyers, qui Ta découvert à l'île 
Bodjo, est un véritable Ariophanta, des Moulins (1829). 

L'Hélix (Geotrochus) bantamensis offre une grande analogie de 
forme et de taille avec une espèce de la presqu'île malaise décrite 
par M. Grosse sous le nom d'Hélix (Geotrochus) perakensis. 

Les Leptopoma bodjoensis et Whiteheadi sont aussi remarquables 
par leur sculpture que par leur brillante coloration. 

J'ai l'honneur de proposer la publication dans nos Annales du 
remarquable travail qui nous est soumis. 

Le rapporteur, 
Ph. Dautzenberg. 

M. P. Gogels lit le rapport suivant concernant le même travail : 

RAPPORT DE M. P. COGELS 

Je me rallie aux conclusions du rapport de notre savant collègue 
M. Dautzenberg pour proposer l'impression dans nos Annales du 
mémoire de M. Smith avec les figures coloriées qui l'accompagnent. 

En ce qui concerne l'abandon du nom générique de Nanina, je 
pense que l'on peut, sans inconvénient, se montrer moins rigoureux.* 
Toutefois, je me demande si, avant de procéder à l'impression du 
travail, il ne serait pas de l'intérêt de la science de communiquer à 
l'auteur les diverses observations de notre premier commissaire, si 
particulièrement compétent dans tout ce qui se rattache à la classifi- 
cation des coquilles. 

Le rapporteur, 

Paul Gogels. 

L'assemblée ayant décidé de communiquer ces deux rapports à 
l'auteur, M. Smith a fait parvenir la réponse suivante : 

Après avoir remercié MM. Dautzenberg et Gogels pour l'examen 



BULLETIN DES SÉANCES. ANNÉE 1887 CIII 

bienveillant de son travail et pour leurs conclusions tendant à en 
proposer l'impression dans les Annales, l'auteur tient à remercier 
spécialement le premier rapporteur à propos des modifications qu'il 
préconise. 

En ce qui concerne l'emploi fait par lui du nom de Nanina, 
dont s'est servi Risso, il a suivi des autorités comme Pfeiffer, von 
Martens, Tryon, H. et A. Adams, qui ont généralement adopté ce 
terme. 

La valeur des noms de Macrochlamys et de Nanina a été com- 
plètement discutée par von Martens (*), Stoliczka ( 2 ), Blandford ( 3 ) et 
Godwin-Austen ( 4 ). 

Si Macrochlamys ou Nanina sont suffisamment distincts de 
Ariophanta pour constituer un genre à part, ou s'ils diffèrent l'un 
de l'autre comme sous-genres, c'est là matière à opinion individuelle. 

Cependant, M. Smith n'oppose pas la moindre objection à deux 
des changements proposés par M. Dautzenberg, et, en conséquence, 
il modifie sa nomenclature comme suit : 

Nanina subconsul devient Macrochlamys subconsul et Nanina 
Weyersi se transforme en Ariophanta Weyersi. 

La troisième espèce (Nanina hoodjongensis) appartient plutôt à la 
section des Hemiplecta qu'à celle des Xesta et, par conséquent, peut 
être changée de Nanina hoodjongensis en Ariophanta (Hemiplecta) 
hoodjongensis. 

L'observation relative à la similitude de H. bantamensis et H. pera- 
kensis est très juste. Ces coquilles, cependant, représentent bien, 
pour l'auteur, des espèces distinctes. 

L'assemblée, adoptant les conclusions des rapporteurs, décide l'im- 
pression aux Annales du travail intitulé : Description de quelques 
espèces de coquilles terrestres de Sumatra, Java et Bornéo, ainsi que 
l'impression au procès-verbal de la séance des rapports et de la 
réponse de l'auteur. 

M. le Président charge M." le Secrétaire de transmettre à 
M. Edgar- A. Smith, avec les remerciements de la Société, les réso- 
lutions prises par l'assemblée. 

(*) Albers, Die Heliceen (1860), p. 46. 

( 2 ) Journal Asiatic Society Bengal, 1871, p. 246. 

( 3 ) Ibidem, 1880, p. 184. 

( 4 ) Land und Freshwater Moll. of India (1883), part. III, p. 76-88. 



CIV SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

Lectures. 

M. É. Del vaux donne lecture de l'analyse suivante, qu'il a faite du 
récent travail que M. le D r J. Lorié vient de pubier : 

NOTICE BIBLIOGRAPHIQUE SUR UN MÉMOIRE DE M. LE D r J. LORIÉ, 
INTITULÉ : CONTRIBUTIONS A LA GÉOLOGIE DES PAYS-BAS 

' Par É. DELVAUX 

L'étude des phénomènes qui ont déterminé la formation de nos 
terrains quaternaires ne peut être complètement poursuivie et ne 
sera entièrement terminée que si nous allons l'achever en Hollande. 

N'est-ce point là, en effet, que tous les éléments, pris à notre 
sol par les agents météoriques, se trouvent déposés? L'étude des 
épaisses alluvions, qui font de ce pays le delta du Rhin et de la 
Meuse, est pleine d'enseignements pour nous, et c'est en allant 
prendre à leur origine, dans le nord de la Hollande, le processus 
des courants glaciaires, que nous saisissons les relations des dépôts 
morainiques avec nos alluvions anciennes. Il nous importe d'autant 
plus de les bien connaître que les actions glaciaires, marquées en 
caractères saisissants partout ailleurs, n'ont laissé relativement chez 
nous que de très faibles traces. 

Tous ceux qui s'intéressent à la solution de ces problèmes appren- 
dront avec plaisir la publication du nouvel et important mémoire de 
M. Lorié, intitulé : Contributions à la géologie des Pays-Bas. 

On n'a pas oublié la première partie de cet ouvrage, parue en 1885, 
qui nous a initiés en détail aux résultats géologiques et paléontolo- 
giques obtenus par les grands forages de puits artésiens exécutés à 
Utrecht, à Goes et à Gorckum : une analyse due à l'un de nos col- 
lègues, M. P. Cogels, l'a fait connaître à la Société. 

Dans sa nouvelle étude du terrain quaternaire de la Néerlande, 
M. Lorié divise les matières qu'il veut nous exposer en deux parties : 
la première est consacrée au diluvium ancien et la seconde au zand- 
diluvium. 

Les premier et deuxième chapitres de la première partie nous 
montrent le diluvium entremêlé dans les massifs situés à l'ouest et à 
l'est de l'Issel. Étudiés dans des tranchées de chemin de fer que notre 
confrère a pu relever et dont il donne des coupes détaillées, tracées 
avec la plus scrupuleuse fidélité, ces dépôts complexes présentent un 



BULLETIN DES SÉANCES. ANNÉE 1887 CV 

puissant intérêt. Ils offrent, chose à peu près inconnue chez nous, des 
couches redressées, composées d'éléments variés, argile, sables et 
graviers caillouteux, dont le sommet est arasé ou reployé en queue 
ou traînée parfois longue de plusieurs mètres. Ces couches sont 
recouvertes en stratification discordante par d'autres dépôts horizon- 
taux d'origine fïuviatile et antérieurs au transport des erratiques. 
Un simple coup d'œil jeté sur les diagrammes qui accompagnent 
l'ouvrage donnera, bien mieux que ne peut le faire n'importe quelle 
analyse, une idée de la complication de ces terrains que notre confrère 
a su débrouiller. Le chapitre suivant montre la répartition verticale 
des éléments du diluvium entremêlé. L'auteur nous initie ensuite 
à la connaissance des actions produites par les phénomènes glaciaires 
dans leurs manifestations en Hollande. Celle qui frappe le plus est 
cette poussée qui a reployé en forme de queue l'extrémité supérieure 
des couches redressées et les a projetées dans des directions diverses. 
Les exemples connus de « Trail » , que fournissent les autres pays de 
l'Europe et de l'Amérique, sont cités, passés en revue, et mènent aux 
mêmes conclusions : on est d'accord pour les attribuer aux forces 
mises en mouvement par les actions glaciaires. Dans le chapitre V, 
après avoir rappelé la position du diluvium moséan, M. Lorié 
aborde la question des erratiques Scandinaves dont il poursuit l'étude 
à partir des provinces du nord de la Néerlande, dans le Brabant 
septentrional et jusqu'en Belgique. 

Bien que nous ne soyons pas absolument d'accord, notre ami et 
nous, sur tous les détails, nous nous faisons un plaisir de rendre 
hommage à la compétence dont fait preuve l'auteur. Il a approfondi 
toutes les parties de la question, et si nous ne coïncidons pas par tous 
les points, il est bon de savoir que nous ne sommes cependant séparés 
que par des questions d'interprétation. Vers la fin du même chapitre, 
la limite entre le diluvium rhénan et le diluvium entremêlé est nette- 
ment tracée : nous croyons que cette délimitation restera acquise à la 
science. 

Le chapitre VI est consacré à l'étude du diluvium Scandinave. 
Outre la constitution géologique du Hondsrug, l'auteur nous donne 
une idée très exacte de la nature du sol et du sous-sol de la région 
en nous faisant connaître le détail des principaux forages exécutés 
dans les provinces septentrionales. Il complète cette énumération, 
d'un si haut intérêt pour nos études, par la description de l'île de 
Tessel. 



CVI SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

Enfin, le dernier chapitre est pris tout entier par un parallèle 
entre le cliluvium entremêlé et le diluvium Scandinave. Une substan- 
tielle et claire récapitulation termine cette première partie, la plus 
importante de l'ouvrage. 

La deuxième s'occupe, comme nous avons dit, du zanddiluvium 
et du système Eemien. 

On sait que ce système, dont la création appartient à M. le professeur 
Harting, d'Utrecht, est constitué spécialement par un lit coquillier 
graveleux, composé de sable grossier et de cailloux. Ce dépôt, recou- 
vert de plusieurs couches de sable avec petits cailloux et amas de 
tourbe, supportées par un banc d'argile, repose sur le sable diluvien 
avec fragments de granité. Presque toutes les espèces, qui constituent 
le magma fossilifère, sont encore vivantes dans les mers du nord, et 
l'auteur établit l'âge géologique de la période Eemienne dans l'une 
quelconque des parties inférieures du zanddiluvium. 

Le chapitre premier est consacré à l'historique de ce système. 

Le deuxième renferme la description des fossiles faite avec un soin 
dont nous avons eu des preuves et la compétence que l'on reconnaît 
à l'auteur. Deux planches, dessinées avec la plus grande exactitude 
et un fini déjà admiré dans le premier volume des Contributions, 
viennent compléter cette description si pleine d'intérêt. 

Dans le chapitre IV, M. Lorié établit un parallèle entre les ter- 
rains de la vallée gueldroise et ceux de la vallée de l'Issel; il 
indique la profondeur où la moraine inférieure a été trouvée in 
situ. 

Le chapitre V passe en revue les opinions diverses émises, dans ces 
derniers temps, sur le zanddiluvium et ses rapports avec l'alluvium. 
Nous constatons cette fois avec plaisir que les idées de notre collègue 
sur l'origine, la nature et les changements survenus au zanddiluvium 
(p. 452), coïncident absolument avec les nôtres. 

Enfin, le chapitre VI et dernier, fait connaître les forages prati- 
qués en ces dernières années dans la vallée de la Gueldre. 

L'analyse qu'on vient de lire fait bien imparfaitement ressortir les 
mérites de ce beau travail dans lequel l'auteur consacre 160 pages 
de texte, grand in-8°, à l'étude du quaternaire de la Néerlande. 
Cet ouvrage est enrichi d'une carte géologique, de trois grandes 
planches de coupes diagrammes et de deux planches de fossiles (com- 
prenant la faune du système Eemien, tout entière). Une planche 
consacrée à la reproduction de profils, de coupes théoriques et conte- 



BULLETIN DES SÉANCES. — ANNÉE 1887 CVII 

nant un tableau d'ensemble des forages de la vallée de la Gueldre 
complète l'illustration de l'œuvre de notre confrère. Ce livre n'est 
point, ainsi qu'on l'a déjà compris, un travail de compilation, rédigé 
dans le cabinet, s'autorisant d'observations anciennes plus ou moins 
complètes, pour échafauder a priori des systèmes : c'est une œuvre 
absolument personnelle. 

M. Lorié nous donne le résultat de ses explorations, sur le terrain, 
pendant un certain nombre d'années. Ce qu'il décrit, il l'a vu. Par- 
faitement au courant de la littérature scientifique des pays voisins, 
il s'est trouvé dans les meilleures conditions pour tirer parti de ses 
observations, et les hommes du métier qui liront son livre verront 
qu'il sait observer. Aussi a-t-il réussi à dégager des vérités qui ont 
fait franchir un pas considérable à la géologie de son pays. 

De Bodem van ISederland n'a jamais été traduit, et les ouvrages sur 
la géologie des Pays-Bas, peu nombreux d'ailleurs, n'ont pas été assez 
lus. M. Lorié, en écrivant ses Contributions (*) en langue française, 
a rendu un véritable service à sa patrie en même temps qu'à ses con- 
frères étrangers qui ne sont pas familiarisés avec la lecture du néer- 
landais. Gomme nous le disions en commençant cette analyse, il est 
bien difficile, pour ne pas dire impossible, de séparer l'étude géolo- 
gique du quaternaire de la Belgique de celle de la Hollande ou de 
l'Allemagne occidentale. Tous les progrès qui s'accomplissent dans 
l'une de ces régions viennent éclairer d'un jour nouveau les connais- 
sances acquises dans les contrées voisines. C'est avec une véritable 
satisfaction que nous nous empressons d'annoncer cette bonne nou- 
velle, la publication du livre de M. Lorié, à tous ceux qui s'intéres- 
sent au progrès de notre science en Belgique. 

M. P. Cogels fait lecture de l'analyse bibliographique suivante : 

CATALOGUE DES COLLECTIONS CONCHYLIOLOGIQUES DE M. F. PAETEL 

Par P. COGELS 

Parmi les publications récemment adressées à la Société malacolo- 
gique,nous nous permettrons de signaler à l'attention de nos confrères 

( x ) D r J. Lorié, Contributions à la géologie des Pays-Bas. IL Le diluvium ancien 
ou graveleux. III. Le diluvium plus récent ou sableux et le système Eemien. Extrait 
des Archives Teyler. Série II, t. III. Première partie. Grand in-8° avec carte, 
coupes, diagrammes et planches de fossiles. Haarlem, les héritiers Loosjes, 1887, 



CVIII SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

les trois premières livraisons du catalogue de la collection de coquilles 
de M. F. Paetel ( l ). 

Cet ouvrage, publié d'abord en 1883, est rapidement arrivé à sa 
troisième édition. 

Celle-ci, plus complète que les précédentes, renseigne non seu- 
lement les espèces que l'auteur possède, mais encore celles qui 
lui manquent, de sorte que ce catalogue d'une collection particulière 
met à la disposition des malacologistes un inventaire aussi complet 
que possible des richesses dont la réunion se propose à leurs 
efforts. 

L'ordre systématique a été adopté pour l'ensemble de la collection et 
l'ordre alphabétique pour rénumération des espèces de chaque genre. 
Les noms des espèces représentées dans la collection de M. Paetel 
ne sont suivis que du nom d'auteur et de l'indication de provenance. 
A la suite des autres, se trouve une indication bibliographique per- 
mettant de se référer aux sources ; enfin, les noms rejetés en syno- 
nymie sont imprimés en italiques avec toutes les indications désirables 
de concordance, et figurent suivant l'ordre alphabétique dans rénumé- 
ration des espèces de chaque genre. Ajoutons que lorsqu'un genre se 
divise en sections, le nom de chacune d'elles est précédé d'un numéro 
d'ordre qui se trouve répété devant le nom de la coquille à laquelle 
il se rapporte. 

L'ouvrage entier se composera de quinze livraisons environ, dont 
huit pour les céphalopodes, ptéropodes et gastropodes marins, quatre 
pour les gastropodes terrestres et fluviatiles, trois pour les acéphales 
et les brachiopodes, ainsi que pour un répertoire général. Édité avec 
luxe par la maison Paetel frères, il est certainement l'un des meil- 
leurs catalogues de mollusques que l'on ait publiés jusqu'à ce jour. 
Son caractère éminemment pratique le recommande à tous les collec- 
tionneurs. La publication, arrivée à Fénumération des Scalaires 
(p. 240) sera terminée vers la fin de l'année 1888. 

La séance est levée à 5 heures. 

(') Catalog der Conchylien-Sammlung,von Fr. Paetel. Berlin, Verlag von Gebru- 
der Paetel. In-8°. 



BULLETIN DES SÉANCES. — ANNÉE 1881 MX 

Séance du 3 décembre 1887 

PRÉSIDENCE DE H. COGELS 

La séance est ouverte à 4 heures. 

Sont présents : MM. P. Cogels, vice-président; A. Briarfc, 
A. Daimeries, J. De la Fontaine, C. de la Vallée Poussin, le baron 
A. de Loë, Ë. Fologne, E. ïïennequin, R. Maroy, M. Mourlon, 
P. Pelseneer, D. Raeymaekers, L. Van der Bruggen, É. Vincent, 
G. Vincent et Th. Lefèvre, secrétaire. 

Se font excuser : MM. J. Crocq et le baron 0. van Ertborn. 

Le procès- verbal de la séance du o novembre 1887 est adopté. 

Correspondance, 

M. R. Waite, chancelier de l'Institution smithsonienne de Washing- 
ton, notifie la nomination de M. le professeur Samuel Pierpont 
Langley, LL. D., en qualité de secrétaire de ladite institution, en 
remplacement de M. le professeur Spencer F. Baird, décédé. 

L'Académie impériale des sciences de Vienne, l'Académie des 
sciences de la Californie, la Société des sciences naturelles de Bruns- 
wick, la Société provinciale westphalienne des sciences, la Société 
d'histoire naturelle de Brûnn et la Société royale des sciences 
d'Upsal annoncent l'envoi de publications. 

Le Service géologique des États-Unis, l'Institution sinithsonienne, 

l'Institut d'Essex, l'Institut scientifique Wagner de Philadelphie, le 
Comité géologique russe et la Société royale des sciences d'Upsal 
accusent réception de publications. 

Dons et envois reçus. 

M. F. Ressmann fait don de différents fossiles. 

M. É. Vincent offre à la Société des fossiles éocènes du Rressen- 
berg et quelques spécimens provenant du silurien de Grand-Manil, 
près de Gembloux. 



CX SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

Brochures offertes par leurs auteurs : M. É. Delvaux (Notice 
bibliographique sur un mémoire de M. le D v J. Lorié, privaat-docent 
à l'université d'Utrecht, intitulé : Contributions à la géologie des Pays- 
Bas) ; M. le baron A. de Loë (Compte rendu de l'excursion faite en 
commun par la Société d'archéologie de Bruxelles et les Sociétés de 
Charleroi, Mons, Enghien et Nivelles, à Berzée et Rognée, le dimanche 
24 juillet 1887); M. H. Forir (I. Contributions à l'étude du système 
crétacé de la Belgique. IL Études complémentaires sur les crustacés. 
III. Bibliographie des Thoracostracés crétacés connus en 1887). 

Des remerciements sont votés aux donateurs. 

M. le Secrétaire dépose, pour la bibliothèque, un exemplaire des 
tirés à part suivants : Note sur quelques excursions géologiques faites 
aux environs de Lugano (Tessin), par M. E. Bayet; Notice biblio- 
graphique sur un mémoire de M. le D v J. Lorié, privaat-docent à 
V université d'Utrecht, intitulé : Contributions à la géologie des Pays- 
Bas, par M. É. Delvaux, ainsi que trois exemplaires du procès- 
verbal de la séance du 5 novembre 4887, 

Communications du Conseil. 

Le Conseil, dans sa séance de ce jour, a reçu membres effectifs 
de la Société : M. le docteur Richard-Louis Maroy, de Bruxelles, 
présenté par MM. Crocq et Lefèvre, et M. Victor Willem, profes- 
seur agrégé de renseignement moyen du degré supérieur, à Gand, 
présenté par MM. Cornet et Lefèvre. 

Sur la proposition de MM. Colbeau et Lefèvre, le nom de M. le 
docteur Ernest Fontaine, d'Ixelles, est rétabli sur la liste des 
membres effectifs. 

Le Conseil a reçu notification du décès de M. S. Fleming, membre 
effectif, et de M. F. Erjavec, membre correspondant. 

Il a accepté, dans la même séance, la démission de M. A. Houzeau 
de Lehaieet de MM. J. et J.-D. Stevens. 

Travaux pour les publications. 

M. É. Delvaux présente un travail intitulé : Sur un fossile nou- 



BULLETIN DES SÉANCES. ANNÉE 1887 CXI 

veau (Otodus giganteus), recueilli dans l'argile inférieure de l'étage 
ypresien, aux environs de Mons. 

MM. A. Daimeries et G. Vincent sont nommés rapporteurs pour 
l'examen de ce travail . 

M. É. Vincent donne lecture d'une note, accompagnée d'une figure, 
concernant le Volutopsis norwegica. 

Sur la proposition de M. le Président et d'accord avec l'auteur, 
l'assemblée décide d'ajourner la publication de cette note jusqu'à la 
prochaine séance, dans laquelle M. É. Vincent déposera un second 
travail, dont les figures permettront d'établir une planche complète. 
Ces deux communications seront insérées à la fin des Mémoires: du 
tome XXII des Annales, de manière à ne pas modifier la pagination 
des planches du catalogue de M. Gossmann. 

Lectures. 

M. M. Mourlon présente, de la part de M. G. Malaise, la note 
suivante de M. Dormal : 

SUR DES POISSONS DÉVONIENS DANS LE BASSIN DE NAMUR 
(RIVAGE SEPTENTRIONAL) 

Par V. DORMAL 

Le calcaire exploité en face d' Al vaux, considéré comme dévonien 
moyen ou calcaire de Givet, m'a fourni un certain nombre de débris 
de poissons. 

M. le professeur G. Malaise a eu l'obligeance de les montrer à 
MM. H. Woodward et W. Davies, du British Muséum, auxquels nous 
offrons l'expression de notre reconnaissance. 

En voici la liste : 

l Os médian occipital ; 

Coccosteus . . | Mâchoire inférieure ; 

( Diverses pièces céphaliques. 

( Bouclier céphalique ; 

Cephalaspis . I Écailles de deux espèces ; 

f Intérieur d'une plaque dorsale. 

Holoptychius . Écailles de deux espèces. 

Cochliodon . . Dent. 



CXII SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQJJE DE BELGIQUE 

En outre, quantité d'autres débris non déterminés. Ces poissons 
sont analogues à ceux signalés en Russie par Pander ( T ). 

Outre le Stringocephalus Burtini et le Murchisonia bilineata déjà 
signalés par M. Dewalque ( 2 ) et le Macrocheilus areulatus signalé par 
M. Malaise ( 3 ), nous avons trouvé, comme espèces caractéristiques du 
même niveau : 

Cyathophyllum. quadrigeminum ; 
Uncites gryphus. 

Nous signalons également l'existence de débris de poissons dans : 

Roches rouges de Mazy; 

Calcaire de Bovesse ; 

Carbonifère inférieur entre la ferme de Fanué^et le château de 
Mielmont; dans ce dernier point, des dents appartenant aux genres 
Cochliodus et Helodas. 

M. P. Pelseneer donne lecture de la note que voici : 

SUR LE GENRE PERACLE 

Par P. PELSENEER 

Pendant le séjour que j'ai fait cette année à la station zoologique 
de Naples, j'ai eu l'occasion d'examiner deux spécimens vivants d'un 
Ptéropode thécosome assez rare, connu sous le nom de Spirialis 
recurvirostra, A. Costa. 

Dans le rapport sur mes recherches, qui fut adressé à M. le 
Ministre de l'agriculture, de l'industrie et des travaux publics, je 
disais que l'étude de ces spécimens m'avait montré que la forme dont 
il s'agit constitue, parmi les Thécosomes, un genre distinct, que je 
désignais sous le nom de Peracle, et dont l'organisation était demeurée 
inconnue. 

Or, dans l'appréciation de mon rapport, lue à la séance du 

(*) Pander, Geognostichen Beschreibùng der Russisch-Baltischen Gouvernements. 
St-Petersburg, 1857. 

( 2 ) G. Dewalque, Notice sur le système eifèlien du bassin de Namur . [Bull, 
de l'Acad. de Belgique, 2 e série, t. XIÏ, n° 2.) 

( 3 ) Excursion géologique, etc., dans la vallée de TOrneau, etc. [Bull, de la Soc. 
royale linnéennede Bruxelles, 1875.) 



BULLETIN DES SÉANCES. — ANNÉE 1887 CXIII 

8 octobre 1887 de la classe des sciences de l'Académie, par M. le 
professeur P.-J. Van Beneden, il est objecté à mes assertions : 

I. — Que le nom Peracle a déjà été donné à la même espèce par 
Forbes. 

II. — Que Eydoux et Souleyet en ont fait connaître l'organisation, 
sous le nom de Spirialis. 

I. — La première observation pourrait faire croire que je me suis 
figuré créer un terme nouveau pour un type générique nouveau, en 
attribuant le nom Peracle à Spirialis recurviroslra . Mais il n'en est 
rien : j'ai seulement voulu dire que je ne l'employais pas dans le sens 
usuel. En effet : 

1° Forbes a désigné, en 1844, sous le nom de Peracle, deux 
coquilles : Peracle physoides (*) et P. Flemingii ( 2 ) ; 

2° Il a été reconnu depuis Jeffreys ( 3 ), par tous les zoologistes, que 
Peracle Flemingii n'est autre chose que Limacina retroversa (Fle- 
ming, 1823); 

3° On est également d'accord, d'autre part, sur l'identité de 
P. physoides avec Atlanta reticulata, d'Orbigny (1836) et avec 
Spirialis clathrata, Eydoux et Souleyet (1840); 

4° Au moment où je commençais mes recherches, le nom Peracle 
était donc tout à fait passé dans la synonymie. Mais, si l'identification 
générique était justifiée pour P. Flemingii, elle ne l'était nullement 
pour P. physoides, ainsi que je vais le montrer. Car : 

A. — J'ai constaté à Naples que Spirialis recurvirostr a— Peracle 
physoides (ou Atlanta reticulata et Spirialis clathrata). 

B. — J'ai également reconnu, par l'étude de l'organisation, que 
les Thécosomes enroulés ne doivent se diviser qu'en deux genres : 
l'un, comprenant toutes les espèces, moins Spirialis recurvirostra 
(= Atlanta reticulata = Spirialis reticulata — Peracle physoides); 
l'autre, comprenant cette dernière espèce seulement. 

C. — Pour le premier genre, c'est évidemment le nom Limacina, 
Guvier (1817), qu'il faut adopter, en vertu de la loi de priorité. 

Quant au second, Peracle physoides ayant été donné par Forbes 
comme type du genre Peracle, je puis le désigner sous ce dernier 
nom, en employant celui-ci dans un sens plus restreint que ce natu- 

(') Rep. Brit. Assoc. for 4843, p. 186. 
( 2 ) Ibid., p. 249. 

( 5 ) British ConchologyA. V, p. 115. 
tome xxir, 1887 8 . 



CXIV SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

raliste, et sans, pour cela, ignorer qu'il a été créé par lui, ni pré- 
tendre aucunement m'en approprier la paternité. 

IL — L'exact et minutieux Souleyet, en parlant de son « Spirialis 
clathrata » [= « Peracle physoides » (il n'a pas connu Peracle Fle- 
mingii)], dit textuellement ( l ) : « Nous n'avons pu étudier que « très 
imparfaitement » l'animal de cette espèce ; il nous a « paru » offrir 
cependant les « mêmes » caractères que celui des espèces précé- 
dentes. » Et comme, en outre, il n'y a, dans l'ouvrage de Eydoux et 
Souleyet, aucune figure anatomique se rapportant à l'espèce qui nous 
occupe, ces auteurs n'en ont donc pas fait connaître l'organisation ; 
et ils l'ont eux-mêmes si peu connue, qu'elle serait, d'après eux, iden- 
tique à celle des Spirialis, alors qu'elle présente de très importants 
caractères qui l'en distinguent, et qui ont nécessité la résurrection 
du nom Peracle. 

Communications de membres, 

M. Mourlon expose le résultat des recherches auxquelles il vient 
de se livrer à l'occasion des travaux de terrassements effectués pour 
le prolongement de l'avenue du tram à vapeur d'ixelles jusqu'à l'hip- 
podrome de Boitsfort, ainsi que pour cette autre avenue, en voie de 
construction, qu'on appelle « boulevard Militaire » et qui relie la 
Petite-Suisse aux nouvelles casernes d'Etterbeek. 

Au point culminant de l'avenue de l'Hippodrome, on observe, à la 
cote 105, dans la petite tranchée située un peu en contre-bas de la 
maison Gapouillet, qui domine toute la région, de l'argile sableuse 
glauconifère et de l'argile grise bigarrée de jaunâtre, se rapportant à 
l'étage tongrien de Dumont. 

Plus bas, dans la même avenue, près de la ferme de la Petite-Suisse, 
une butte de sable montre toute une succession de dépôts sableux 
séparés par des lits de graviers et se rapportant aux étages wemmelien, 
ledien et laekenien; et, plus bas encore, apparaissent, sous le gravier 
laekenien à Num. lœvigata roulées, les sables bruxelliens passant à 
un grès ferrugineux de près de trois mètres d'épaisseur vis-à-vis le 
pavillon du tram situé au coin de l'avenue et de la rue du Bourg- 
mestre. 

Enfin, la belle coupe que présente le talus méridional du boulevard 

(') Voyaye de la « Bonite, », Zoologie, t. II, p. 220 et 221 . 



BULLETIN DES SÉANCES. ANNÉE 1887 CXV 

Militaire, entre le nouveau pont de la station d'Etterbeek et la rue 
du Cygne, montre aussi la superposition des sables wemmeliens avec 
plaquettes ferrugineuses à Num. wemmelensis, des sables lediens et 
laekeniens. 

Mais nulle part on ne voit la succession des couches qui séparent 
ces derniers sables de l'argile glauconilëre tongrienne. 

C'est dans le but de combler cette lacune que M. Mourlon a eu l'idée 
de solliciter de l'administration des chemins de fer l'autorisation, 
qu'elle a bien voulu lui accorder, d'utiliser la profonde tranchée de 
la voie ferrée au sud- est de la station d'Etterbeek. 

Les talus de cette tranchée, dont la hauteur n'atteint pas moins de 
20 mètres au grand pont, étant aujourd'hui complètement recouverts 
de végétation et d'arbustes, il n'a été possible d'en relever la coupe 
qu'en pratiquant de distance en distance une série de déblais en esca- 
lier permettant de voir la roche en place du haut en bas. 

Déjà en 4862, cette tranchée avait attiré l'attention du major 
Le Hon, qui en fit connaître la composition dans son intéressante 
Note sur les terrains tertiaires de Bruxelles. 

En comparant la coupe de cette tranchée, telle que l'a décrite 
Le Hon aussi complètement que le permettait l'état de la science à 
cette époque, avec celle qu'en donne aujourd'hui M. Mourlon, on sera 
frappé de voir combien l'étude des terrains qui la composent a fait 
de sérieux progrès depuis vingt-cinq ans. 

On y constate, en effet, au-dessus des sables bruxelliens et du gra- 
vier laekenien à blocs de grès perforés et à Num. lœvigata roulées, 
qu'un sondage à la bêche a permis d'atteindre à 2 m 50 sous le niveau 
de la voie ferrée, des sables et grès calcarifères et fossilifères, parfois 
décalcarisés, au milieu desquels s'observe un gravier représentant la 
base des dépôts constituant le nouvel étage de l'éocène moyen auquel 
M. Mourlon a proposé, d'accord avec M. É. Vincent, de donner le 
nom d'étage ledien. 

Ce dernier étage dépasse 8 mètres d'épaisseur dans la tranchée du 
grand pont, où il se montre formé de sables et grès calcarifères, 
dont certains bancs très fossilifères et pétris de Num. variolaria 
rappellent entièrement les sables et grès de Lede et de Moorsel, près 
d'Alost. 

Ces dépôts calcaires, plus ou moins graveleux, passent vers le 
haut à des sables fins blanc et jaune offrant fréquemment, par leurs 
bigarrures mouchetées, l'aspect d'une peau de daim. Ils sont aussi 



CXVI SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

parfois ferrugineux jaune-brunâtre et rougeâtre, et présentent, 
vers le milieu de la masse, un niveau de gravier qui paraît assez 
constant. 

Les sables lediens sont surmontés par un épais gravier que 
recouvrent des sables grossiers très quartzeux, renfermant des pla- 
quettes de grès ferrugineux fossilifères à Num. wemmelensis et 
autres fossiles caractéristiques des sables de Wemmel (éocène supé- 
rieur). 

Enfin, un point important et qui n'a pas, semble-t-il, été suffi- 
samment mis en lumière jusqu'ici, c'est que les sables wemmeliens 
eux-mêmes sont surmontés par un gravier qui les sépare des dépôts 
argileux rapportés par Dumont à son système tongrien. 

Ces dépôts commençant ainsi par un gravier de base et formés de 
sables argileux glauconifères passant à l'argile grise, se terminent, 
au contact des cailloux diluviens, par une couche d'argile glauconifère 
d'un vert foncé, déjà signalée par Le Hon. 

L'argile grise qu'on vient de voir dans la tranchée du grand pont 
correspond exactement à celle qui, sur le territoire de Tervueren 
comme sur celui d'Assche, passe insensiblement à des sables qui, 
dans cette dernière localité, ont fourni quelques espèces fossiles 
caractéristiques du tongrien, telles que YOstrea ventilabrum et la 
Terebratulina ornata. 

On peut dire que, dans ces conditions, il était au moins prématuré 
de renseigner dans la légende de la carte géologique au d/20,000 
les sables d'Assche et les dépôts argileux sous-jacents comme formant 
un nouvel étage de l'éocène supérieur. 

On a déjà vu que ce dernier étage, désigné sous le nom d'étage 
asschien, comprend des dépôts comme ceux de Nosseghem, qui, par 
leur faune, correspondent exactement aux sables types de Wemmel, 
alors que les autres sables qui leur sont immédiatement inférieurs, 
et qui sont renseignés par erreur comme wemmeliens sur la nouvelle 
carte, constituent, au contraire, le nouvel étage ledien, dont la coupe 
du grand pont permet surtout de bien apprécier l'importance. 

L'introduction de l'étage ledien dans la légende de la carte 
entraîne un nouveau levé pour les parties où affleurent les dépôts 
dont ils se composent. 

Seulement, il importe de ne pas perdre de vue que, malgré les 
derniers résultats acquis, ce serait s'exposer à préjuger une question 
qui reste encore pendante, que de vouloir fixer définitivement la 



BULLETIN DES SÉANCES. — ANNÉE 1887 CXVII 

position des dépôts argilo-sableux d'Assche dans la série tertiaire, 
sans avoir pu bien préciser leurs relations stratigraphiques avec les 
dépôts analogues des environs de Louvain et du Limbourg. 

C'est ce travail dont plusieurs de nos collègues s'occupent avec 
persévérance depuis plusieurs années, et auquel M. Mourlon lui- 
même consacre également, depuis assez longtemps déjà, la plus 
grande partie de ses loisirs. 

S'il est vrai de dire qu'une question bien posée est aux trois quarts 
résolue, on peut être assuré que celle du wemmelien et du tongrien 
recevra sans tarder sa solution définitive. 

La séance est levée à 5 heures. 



BULLETIN BIBLIOGRAPHIQUE 



LISTE DES OUVRAGES 



DEPOSES 



A LA BIBLIOTHÈQUE DE LA SOCIÉTÉ 



PENDANT L'ANNEE 1S87 



(Les ouvrages dont le format, n'est pas indiqué sont in-8°. 



Academia nacïônal de Ciencias en Cordoba. — Actas. Tomo I. Idem. Tomo V, 
entrega 3. Buenos-Aires, 1875-1887, in-4°, planches. 

— Boletin. Entrega 1-4. Idem. Tome IX, entregas 1-4. Buenos-Aires, 1874- 
1! 



Académie d'Hîppone. — Bulletin. N° 23, fascicule 1. Bône, 1887, planches. 

Académie de Metz. — Mémoires. 2 e période. 65 e année, 3 e série. 13 e année, 1883- 
1884. Metz, 1887. 

Académie des Sciences, Belles-Lettres et Arts de Besançon. — Année 1885. 
Besançon, 1886, planches. 

Académie du Var, a Toulon. — Bulletin. Nouvelle série. Tome XIII, 1886. 
Toulon, 1887. 

Académie impériale des Sciences de Saint-Pétersbourg. — Bulletin. Tome XIX, 
n° 4. Idem. Tome XXX, n° 4. Idem. Tome XXXI, n os 2-4. Saint- 
Pétersbourg, 1874-1886, in-4°, planches. 

— Compte rendu, 1849. Idem. 1850. Idem. 1851. Saint-Pétersbourg, 

1850-1852, planches. 

— Mémoires. Tome V, n° 4. Idem. Tome VI, n° 7. Idem. Tome XXXIV, 

n° 9. Idem. Tome XXXV, n° 2. Saint-Pétersbourg, 1862-1887, in-4°, 
planches. 

Académie nationale des Sciences, Arts et Belles-Lettres de Caen. — Mémoires. 
1886. Caen, 1! 



CXXII SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE , 

Académie royale des Sciences, des Lettres et des Beaux- Arts de Belgique. — 
Bulletin. 55 e année, 3 e série. Tome XII, n° 12. Idem. Tome XIII. 
Idem. Tome XIV. Bruxelles, 1886-1887, planches. 

— Annuaire, 1887. 53 e année. Bruxelles, 1887. 

: — Catalogue des livres de la bibliothèque de l'Académie royale de Belgique. 
Seconde partie. Ouvrages non périodiques, 2 e fascicule, n os 5872- 
10907. Lettres. Bruxelles, -1 887. 

Academy of natural Sciences of Philadelphia. — Proceedings, 1858. Idem, n. 5, 
1865. Idem, n.' 4, 1867. Idem, n. 5-6, 1868. Idem, n. 2, 1869. 
Idem. Part III. 1886. Idem. Part MI. 1887. Philadelphia, 1858-1887, 
planches. 

— Catalogue, 1836. 

Academy of Science of Saint-Louis. Transactions. Vol. IV, n. 4. 1878-1886. 
Saint-Louis, 1886, planches. 

Accademia d'Agricoltura, Arti e Commercio di Verona. — Memorie. Vol. LXII, 
délia série III, fasc. unico. Verona, 1885, planches. 

Accademia delle Scienze fisiche e matematiche di Napoli. — Rendiconti. 
Anno XXV, 1886, fasc. 4-12. Napoli, 1886, in-4°. 

Accademia Giœnia di Scienze naturali in Catania. — Adunanza del 17 ottobre 1887, 
n. 1. Idem, del 11 dicembre 1887, n. 2. Catania, 1887. 

Accademia pontiftcia de 1 Nuovi Lincei. — Atti. Anno XXXVII, sessione 6-8. Idem. 
1884. Anno XXXVIII, sessione 1-4. 1885. Roma, 1884-1886, in-4°, 
planches. 

— Léo PP. XIII, Venerabili Fratri Nostro Aloisio, episcopo Praenestino, 

cardinali Oreglio, S. R. E. Camerario. Roma, tipografia délia Pace di 
F. Cuggiani, 1887. 

American philosophical Society held at Philadelphia for promoting useful 
Knowledge. — Transactions. New séries. Vol. I. Idem. Vol. II. 
Idem. Vol. VIII. Idem. Vol. IX. Idem. Vol. X. Idem. Vol. XI, part 
MIL Idem. Vol. XII, part MIL Idem. Vol. XIII, part I-III. Idem. 
Vol. XIV, part MIL Idem. Vol. XV, part MIL Idem. Vol. XVI} 
part I. Philadelphia, 1818-1883, in-4°, planches. 

— Proceedings. Vol. XXIII, n. 124. Idem. Vol. XXIV, n. 125. Philadel- 

phia, 1886-1887, planches. 

Asiatic Society of Bengal. — Proceedings. 1886. n. 8-10. Idem. 1887, n. 1-7. 
Calcutta, 1886-1887. 

— Journal. New séries. Vol. LIV, part II, n. 4. 1885. Idem. Vol. LV, 

part II, n. 3-5. 1886. Idem. Vol. LVI, part II, n. 1. 1887. Calcutta, 

1886, planches. 

Australian Muséum of New South Wales. — Report of the Trustées for 1886- 

1887. (Second session.) Sydney, 1887, in-4°. 



BULLETIN BIBLIOGRAPHIQUE CXXIII 

Bataafsch Genootschap der Proefondervindelijke Wijsbegeerte . te Rot- 
terdam. — Steven Hoogendijk, de Sticher van het eerste Stoom- 
werktuig in Nederland, door den ingénieur A. Huet. Rotterdam, 
1887, in-4°. 

Bayet, E. — Note sur quelques excursions géologiques faites aux environs de 
Lugano (Tessin). 
Extrait du Bulletin des séances de la Société royale malacologique de Belgique. 
Tome XXII, 1887. 

Belfast natural History and philosophical Society. — Report and Proceeclings 
for the session 1886-1887. Belfast, 1887. 

Bellardi, L. — I Molluschi dei terreni terziari del Piemonte e délia Liguria. 
Parte IV. Fasciolaridae e Turbinellidge. Idem. Parte V. Mitridse. 
Idem. Parte V. Mitridee (Continuazione). Torino, Ermanno Loescher, 
1884-1887, in-4°, planches. 

Bergen Muséum. — Aarsberetning for 1886. Bergen, 1887, planches. 

BlBLIOTEOA NAZIONALE CENTRALE VlTTORIO EmANUELE Dl RoMA. — BollettiUO. Vol. I, 

n. 5-6. Idem. Indice del vol. I. Idem. Vol. II, n. 1-3. Roma, 1886-1887. 

Bockh, J. — Brachydiastematherium transilvanicum. Bkh et Maty. Ein neues 
Pachydermen Genus ans den eocânen Schichten Siebenburgens. 

Extrait des Mittheilungen du Comité royal géologique hongrois, tome IV, 1876, planches. 

Botanischer Verein Irmischia, Sondershausen. — Korrespondenzblatt. VI. Jahr- 
gang, n. 5 u. 6. Idem, n. 7 u. 8. Sondershausen, 1886. 

Briart, A. — Compte rendu de lexcursion de la Société royale malacologique 
de Belgique à Ostende, Blankenberghe et Nieuport. Note sur la 
structure des dunes. 
Extrait des Mémoires de la Société royale malacologique de Belgique. Annales, tome 
XXI, 188(5. , 

Briart, A., et Cornet, F.-L. — Description des fossiles du calcaire grossier de 
Mons. 4 e partie. Gastéropodes. In-4°, planches. 
Extrait du tome XL VII des Mémoires de l'Académie royale de Belgique. 

Brookville Society of natural History. — Bulletin n. 2. Richmond, 1886. 

— Proceedings.Vol. XXIII, part II. Boston, 1886. 

— Memoirs. Vol. III, number XII. Idem, number XIII. Boston, 1886, 

in-4°, planches. 

BufFalo Society of natural Sciences. — Bulletin. Vol. V, n. 2. Buffalo, 1886. 

Bulletin scientifique du nord de la France et de la Belgique. — 2 e série. 
■r 9 e * année, n os 9-12. Idem. 10 e année, n°« 1-6. Paris-Lille, 1887, 
planches. 

California Academy of natural Sciences. — Proceedings. Vol. IL 1858-1862. 
Idem. Vol. III, part I, 1863. Idem, part II, 1864. Idem, part III, 
1866. Idem, part V, 1867. Idem. Vol. IV, part I, 1868. Idem, 
part IV, 1871. Idem. Vol. VI> 1875. San-Francisco, 1862 1876. 

— Bulletin. Vol. II, n. 5-7, 1886. San-Francisco, 1886, planches. 



CXXIV SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

Californiâ State mining Bureau. — Annual Report of the State Mineralogist of 
California 1880. Idem. Second Report. Idem. Third annual Report. 
Idem. Fourth annual Report. Idem. Sixth annual Report, part I-II. 
Sacramento, 1880-1887, planches. 

— Catalogue of books, maps, lithographs, photographs, etc. Sacramento. 

1884. 

Cercle des Naturalistes hutois. — Bulletin. Année 1884, n os 1-4. Idem. 
Année 1885, n os 1-4. Idem 1886, n os 1-5. Huy, 1884-1886, planches. 

Cincinnati Society of natural History. — Journal. Vol. IX, n. 4. Idem. 
Vol. X, n. 1-3. Cincinnati, 1887, planches. 

Cluysenaar, P. -G. — Note sur l'Androssemum officinale, Ail. 

Extrait du Bulletin du Cercle des naturalistes hutois. 

— Note sur le Taxus baccata, L. 

Extrait du Bulletin du Cercle des naturalistes hutois, mai 1886. 

Cluysenaar, P. -G., et Lecrenier, A. — Etude des fossiles siluriens de Huy et 
d'Ombret. l re communication, Huy, imprimerie A. Colin-Houbeau, 

1887. 

Cogels, P. — Notice historique sur la Société malacologique de Belgique, avec 
une analyse des travaux qui ont paru dans ses Annales (1863-1880). 
Bruxelles, P. Weissenbruch, imprimeur du Roi, 1887. 

Colonial Muséum and geological Survey Department of New-Zealand. — 
Officiai Record of New-Zealand industrial Exhibition 1886. Welling- 
ton, 1887. 

Comision del Mapa geolôgico de Espana. — Memorias. Provincia de Zamora. 
Idem. Provincia de Alava. Madrid, 1883-1885, planches. 

— Boletin. Tome XII, cuaderno 2. Madrid, 1885, planches. 

Comité géologique russe. — Bulletin. Tome V, n os 7-ll. Idem. Tome VI, n os 1-7. 
Saint-Pétersbourg, 1886-1887. 

— Mémoires. Vol. III, n° 2. Idem. Vol. IV, n° 1. Saint-Pétersbourg, 1886. 

in-4°, planches et cartes. 

— Bibliothèque géologique de la Russie, 1886. (Supplément au tome VI 

du Bulletin.) Saint-Pétersbourg, 1887. 

Commission géologique et d'Histoire naturelle du Canada. — Rapport annuel. 
Nouvelle série. Vol. I. 1885. Idem. Cartes accompagnant le rapport 
annuel de 1885. Ottawa, 1886, planches. 

— Carte géologique et topographique de la partie nord du lac de Woods 

et des contrées voisines. Ottawa. 

Connecticut Academy of Arts and Sciences. — Transactions. Vol. VII, part I. 
New-Haven, 1886, planches. 

Cornet, F.-L. — (Vide : Briart, A., et Cornet, F.-L.) 

Crosse, H. — ( Vide : Journal de Conchyliologie.) 



BULLETIN BIBLIOGRAPHIQUE CXXV 

Croydon mioroscopical and naïural History Club. — Proceedings and Transac- 
tions. Mardi 10 1886 to January 2 1887. Croydon, 1887. 

Dautzenberg, Pli. — Une excursion malacologique à Saint-Lunaire (Ille-et- Vilaine) 
et aux environs de cette localité. Rennes-Paris, typographie Oberthur. 

De Guerne, J. — Notes sur l'histoire naturelle des régions arctiques de l'Europe. 
Le Varangerfjord. Catalogue des mollusques testacés recueillis pen- 
dant la Mission de Laponie. 

Extrait du Bulletin des séances de la Société royale malacologique de Belgique. 
Annales. Tomes XVIII (1883) et XXI (1886). 

De Loë (le baron A.). — Sur une hachette trouvée à Harmignies. 

Extrait du tome XX des Annales du Cercle archéologique montois, 1886. 

Compte rendu de l'excursion faite en commun par la Société d'archéo- 
logie de Bruxelles et les Sociétés de Charleroi, Mons, Enghien et 
Nivelles, à Berzée et Rognée, le dimanche 24 juillet 1887. 

Extrait des Annales de la Société d'archéologie de Bruxelles. Tome I" r . 

— (Vide : Raeymaekers, D., et baron de Loë, A.) 

Delvaux, E. — Compte rendu de l'excursion de la Société royale malacologique de 
Belgique à Ostende, Blankenberghe et Nieuport. Visite aux gîtes fos- 
silifères d'Aeltre et exploration des travaux en cours d'exécution à la 
colline Saint-Pierre, à Gand. 

Extrait des Mémoires de la Société royale malacologique de Belgique. Annales, 
tomeXXr, 1886. 

— Terrains tertiaires. Documents stratigraphiques et paléontologiques 

pour l'étude monographique de l'étage yprésien. 
Extrait des Annales de la Société géologique de Belgique. Tome XIX. Mémoires, 1887. 

— Les anciens dépôts de transport de la Meuse appartenant à l'assise 

moséenne observés dans les ballastières de Gelieren, près Genck, en 

Campine. 
Extrait des Annales de la Société géologique de Belgique. Tome XIV. Mémoires, 1887. 

— Epoque quaternaire. — Description sommaire des blocs colossaux de 

grès blanc cristallin provenant de l'étage landenien supérieur, dont 
la rencontre a été signalée par l'auteur dès 1867, en différents points 
de la Campine limbourgeoise. 
Extrait des Annales de la Société géologique de Belgique. Tome XIV. Mémoires, 1887. 

— Notice bibliographique sur un mémoire de M. le D r J. Lorié, privaat- 

docent à l'université d'Utrecht, intitulé : Contributions à la géologie 
des Pays-Bas. 

Extrait du Bulletin des séances de la Société royale malacologique de Belgique. 
Tome XXII, 1887. 

De Monaco (S. A. le prince Albert). — Sur les recherches zoologiques poursuivies 
durant la seconde campagne scientifique de l'Hirondelle, 1886. 
Extrait des Comptes rendus des séances de l'Académie des sciences de Paris, 14 février 

1887. 

Deutsche Geqlogische Gesellschaft. — Zeitschrift. XXXVIII. Band, 4. Heft. 
Idem. XXXIX. Band, 1-2. Heft. Berlin, 1886-1887, planches. 

— Katalog der Bibliothek der Deutschen geologischen Gesellschaft. Berlin, 

1887. 



CXXVI SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

Deutsche Gesellschaft- fur Natur- und Volkerkunde Ostasiens. — Mitthei- 
lungen. I. Band, 1-10. Heft. Index zum I. Band. Idem. II. Band, 
ll-20.Heft. Index zum II. Band. Idem. III. Band, 21-27. Heft. Idem. 
IV. Band, 35-37. Heft. Berlin-Yokohama, 1886, in-4°, planches. 

— Das schône Mâdchen von Pao. Eine Erzâhlung aus der Geschiclite 

China's im 8 teu Jahrhundert von Christ. (Aus dem chinesischen Ueber- 
selzt von C. Arendt.) I. Idem. II. Idem. III. Yokohama, in-4°. 

— Episoden aus dem historischen Roman : » Geschiclite der Fiirstenthiïmer 

zur Zeit der œstlichen Chou ». — II. » Chou-Hsu », der Usurpator 
von We. — III. Der Kaiser in seinem Verhàltniss zu den Vassalen- 
fiïrsten, etc. (Aus dem chinesischen Uebersetzt und theilweise Bear- 
beitet von C. Arendt.) Yokohama, in-4°. 

Deutsche malakozoologische Gesellschaft. — Jahrbucher. Dreizehnter Jahr- 
gang. 1886. Heft IV. Idem. Vierzehnter Jahrgang. 1887. Heft Mil. 
Frankfurt a/Main, 1886-1887, planches. 

— Nachrichtsblatt. Achtzenhter Jahrgang, n. 11-12. Idem. Neunzehnter 

Jahrgang, n. 1-12. Frankfurt a/Main, 1887. 

Dewalque, G. — Discours prononcé au nom de l'Académie royale de Belgique lors 
des funérailles de M. F.-L. Cornet, par M. G. Dewalque, membre de 
l'Académie royale de Belgique. 
Extrait des Bulletins de l'Académie royale de Belgique, 3* série, tome XIII, n" 2, 1886. 

— Un nouveau dosage du fer des eaux minérales de Spa. — Sur l'ortho- 

graphe du nom Dreissensia. 
Extrait des Annales de la Société géologique de Belgique. Tome XIV. Bulletin, 1887. 

Dorpater naturforscher Gesellschaft. — Sitzungsberichte. Erster Band, 
1853-1860. Idem. Zweiter Band, 1861-1869. Idem. Achter Band, 
erstes Heft, 1886. Dorpat, 1853-1887. 

— Archiv. Erste Série, Band IX, Lieferung 4. Dorpat, 1887. 

Duclos, P.-L. ■ — Histoire naturelle générale et particulière de tous les genres de 
coquilles univalves marines à l'état vivant et fossile, publiée par mono- 
graphies, ou description et classification méthodique de toutes les 
espèces connues jusqu'à ce jour, représentées en couleur avec la figure 
et Tanatomie d'un assez grand nombre de mollusques nouvellement* 
découverts. (Genre Colombelle.) Planches avant la lettre. Paris, 1835, 
in-folio. 

Essex Institut. — Proceedings. Vol. V, n° 6, 1867. Salem, 1868, planches. 

— Bulletin. Vol. XVII, n. 1-12. Idem. Vol. XVIII, n. 1-12. Salem, 

1885-1886, planches. 

Fédération des Sociétés d'Horticulture de Belgique. — Bulletin, 1883-1884- 
1885. Bruxelles, 1887. 

Feuille des Jeunes Naturalistes. — 17 e année, n os 196-204. Idem. 18 e année, 
n os 205-207. Paris- Rennes, 1887. 

— Catalogue de la bibliothèque. Fascicules 1-2. Paris, 1887. 



BULLETIN BIBLIOGRAPHIQUE CYXYII 

Finska Vetenskap Societeten. — Observations publiées par l'Institut météorolo- 
gique central de la Société des sciences de Finlande. Volume premier, 
l re livraison. Observations météorologiques faites à Helsingfors en 
1882. Idem. Volume deuxième, l re livraison. Observations météorolo- 
giques faites à Helsingfors en 1883. Helsingfors, 1886, in-4°. 

Fischer, D r Paul. — (Vide : Journal de Conchyliologie.) 

Foresti, D 1 * L. — Sopra alcuni fossili illustrati e descritti nel Musse uni metallicum 
di Ulisse Aldrovandi. Roma, tipografia délie R. Accademia dei Lincei, 

1887. 

Forir, H. — Contribution à l'étude du système crétacé de la Belgique. — I. Sur 
quelques poissons et crustacés nouveaux ou peu connus. Idem. 
II. Etudes complémentaires sur les crustacés. III. Bibliographie des 
Tboracostracés crétacés connus en 1887. 
Extrait des Annales de la Société géologique de Belgique. Tome XIV. Mémoires, 18S7. 

Geological Survey of Alabama. — On the Warrior Coal Field. Montgomery, 1886. 

Geological Survey of India. — Palseontologia indica. Memoirs. I. The fossil 
Cephalopoda ofthe Cretaceous roks of southern India (Belemintidœ- 
Nautilidœ), by Henry-F. Blanford. Idem. Série X. Indian tertiary 
and posttertiary Vertebrata. Vol. IV, part IL The fauna of Carnul 
Caves, by R. Lydekker. Idem. Série XII. The fossil Flora of some 
of the coalfields in Western Bengal, by Ottakar Feismantel. Idem. 
Série XIII. Salt-Range Fossils of Western Sind, by W. Waagen. 
I. Productus-Limestone Fossils : Cœlenterata. Idem. Série XIV. 
Tertiary' and upper cretaceous Fossils of Western Sind. Vol. I, 3. 
The fossil Echinoidea. Fasciculus VI. The fossil Echinoidea from 
the marhan séries (pliocène) of the coast of Biluchistan and ofthe 
Persian Gulf, by P. -Martin Duncan and W. Percy Sladen. Calcutta, 
1886, in-4°, planches. 

— Records. Vol/ XX, part I-III, 1887. Calcutta, 1887, planches. 

Geological Survey of Indiana. — Annual Report (first), 1869. Second Report, 
1871. 

Maps referred to Annual Report 1869.Indianapolis, 1869-1871, planches. 

Geological Society of London. — Quarterly Journal. Vol. XLII, part IV, 
n. 168. Idem. Vol. XLIII, part I, n. 169. Idem, part II, n. 170-171. 
London, 1886-1887, planches. 

Halavats. J. — Palâontologische Daten zur Kenntniss der Fauna der Siidungari- 
schen Neogen-Ablagerungen. Zweite Folge. 

Extrait du Jahrbuch du Comité royal géologique hongrois. Tome VIII, livraison 4, 1887. 

Hertwig, R. — Gedâchtnissrede auf Carl-Theodor von Siebel, gehalten in der 
ëffentlichen Sitzung der K, B. Akademie der Wissenschaften zu 
Miinchen, zur Feier ihres einhundert und siebenundzwanzigsten Stif- 
tungstages, am 29. Marz 1886. Munchen, 1886, in-4°. 



CXXYIII SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOG1QUE DE BELGIQUE 

Indiaim Muséum, Calcutta. — Catalogue of the remains of Siwalik Vertebrata 
contained in the Indian Muséum, Calcutta. Part I. Mammalia. Idem. 
Part II. Aves, reptilia and pisces. Calcutta, 1885-1886. 

— Catalogue of the remains- of pleiostocene and pre-historic Vertebrata 

contained in the geological department of the Indian Muséum, Cal- 
cutta. Calcutta, 1886. 

Institut archéologique du Luxembourg. — Annales. Tome XIX. 33 e fascicule. 
Arlon, 1887, planches. 

Institut de France. Académie des Sciences. — Comptes rendus. Tome Cil 
(1 er semestre 1886). Paris, 1886, in-4°. 

Institut égyptien. — Bulletin. 2 e série, n° 7. Année 1886. Le Caire, 1887, 
planches. 

Institut national genevois. — Mémoires. Tome XVI. 1883-1886. Genève, 1886, 
in-4°. 

Institut royal grand-ducal du Luxembourg (Section des Sciences naturelles 
et mathématiques). Publications. Tome VI. 1863. Luxembourg, 1864. 

— observations météorologiques faites à Luxembourg, par F. Reuter. 

3 e volume. Idem. 4 e volume. Luxembourg, 1887. 

Jennings Hinde, G. — Organic origin of Chert. 

Extrait du Magasin géologique de Londres, 1887. 

John's Hopkins University, Baltimore. — Circulars. Vol. VI, n. 54-56, 58. Idem. 
Vol. VII, n. 60-61. Baltimore, 1887, in-4°. 

— Studies from the Biological Laboratory. Vol. III, n. 9. Idem. Vol. IV, 

n. 1-2. Baltimore, 1887, planches. 

Journal de Conchyliologie publié sous la direction de H. Crosse et P. Fischer. — 
3 e série, tome XXVI, n° 4. Idem. Tome XXVII, n os 1-3. Paris, 1886, 
planches. 

Journal of Conchology. — Vol. V, n. 5-8. 1887. Leeds, 1887, planches. 

Jugoslavenska Akademi.je Znanosti i Umjetnosti. — Rad. Knjiga LXXXII (Razredi 
filologicko-historicki i filosofico-juridicki) XV. Idem. Knjiga LXXXIV, 
XVI. Idem. Knjiga LXXXIII (Matematicko-prirodoslowni Razredi) 
VIII. Zagrebu, 1887, planches. 

Kaiserliche Akademie der Wissenschaften in Wien (Mathematisch-Natur- 
wissenschaftliche Classe). — Sitzungsberichte XCI. Band, 5. Heft. 
(Erste Abtheilung. Minéralogie, Botanik, Zoologie, Géologie und 
Palaeontologie.) Idem. XCII. Band, 1-5. Heft. Idem. XCIII. Band, 
1-5. Heft. Idem. XCIV. Band, 1-5. Heft. Wien, 1885-1886, planches. 

Kaiserlich-Kônigliche Geologische Reichanstalt. — Abhandhmgen. Band XII, 
n. 1-4. Wien, 1886, in-4°, planches; 

— Jahrbuch. Jahrgang 1886. XXXVI. Band, 1-3. Heft. Idem. Jahrgang 

1887. XXXVII. Band, 1. Heft. Wien, 1886-1887, planches. 

— Verhandlungen. 1886, n. 5-18. Idem. 1887, n. 1-8. Wien, 1886. 



BULLETIN BIBLIOGRAPHIQUE CXXIX 

Kaiserlich-Kônigliohe Naturhistorisctie Hofmuseum. — Annalen. II. Band, n. 1-4. 
Wien, 1887, planches. 

Kaiserlich-Kônigliche Zoologisch-Botanische Gesellschaft in Wien. — Ver- 
handlungen. Jarhgang 1886. XXXVI. Band, 3-4. Quart. Idem. 1887, 
XXXVII. Band, 1-2. Quart. Wien, 1886-1887, planches. 

Kaiskrlich-Preussische Geologische Landesanstalt und Bergakademie zu 
Berlin. — Jahrbuch fur das Jahr 1881. Idem fur 1882. Idem fi'ir 
1883. Idem fur 1884. Idem fur 1885. Berlin, 1886, planches. 

Kobelt, D r W. — Die Wilhelmshavener Giftmuschel. 

Extrait du Jahrbuch de la Société malacozoologique allemande. Tome XIII, livraison 3. 

1886. 

— Catalog der Familie Melaniidae. 

Extrait du Jahrbuch de la Société malacozoologique allemande. Tome XIII, livraison 4. 



— Erster Nachtrag zur Fauna der nassauischen Mollusken. 

Extrait du Jahrbuch de la Société d'histoire naturelle de Nassau, XXXIX e année. 

— Exkursionen in Nordafrika. Druck von Kumpf und Reis in Frankfurt 

a/Main. 

Kolozsvari Or vos Természettudomanyi TÂrsulat. — Az Erdély Muzeum-Egylet 
Evkônyvei. I. fiizet. Idem. II. fiizet. Idem. III. fûzet. Idem. II. kôtet, 
1-2. fuzet. Idem. III. kôtet, 1-2. fiizet. Idem. IV. kôtet, 1-2. fiizet. 
Idem. V. kôtet, 1-3. fiizet. Idem. VI. kôtet, 1-2. fiizet. Kolozsvâr, 
1860-1873, in-4°, planches. 

— Ertetsio. (II. Természettudomanyi Szak.) 1879. I. kôtet, 1-3. fiizet. 

Idem. 1880. II. kôtet, 2-3. fiizet. Idem. 1882. IV. kôtet, 3. fiizet. 
Idem. 1883. V. kôtet, 2-3. fiizet. Idem. 1884. VI. kôtet, 1-3. fiizet. 
Idem. 1885. VII. kôtet, 1-3. fiizet. Idem. 1886. VIII. kôtet, 1-3. fiizet. 
Idem. 1887. IX. kôtet, 1-2. fiizet. — Idem. (III. Népszeru Elôadâsok.) 
1879. I. kôtet, 1-2. fiizet. Idem. 1880. II. kôtet, 1-2. fiizet. Idem. (III. 
Népszeru Elôadâs.) 1882. IV. kôtet, 1-3. szâm. Idem. 1883. V. kôtet, 
1-2, szâm, 3. fiizet, 4-5. szâm. Idem. 1884. VI. kôtet, 1-4. szâm. 
Idem. (III. Népszeru Szak.) 1885. VII. kôtet, 1-2. fiizet. Idem. 1886. 
VIII. kôtet, 1-3. szâm. Kolozsvâr, 1879-1887, planches. 

— Névjegyzék es Târgimutato a Kolozsvari Orvos-Természettudomânyi 

Târsulat 1876-tôl — 1883-ig. megjelent kiadvânyaihoz. (Ertesitô 1876- 
1878, Orvos-Természettudomanyi Ertesitô 1879-1883.) Kolozsvâr, 
1884. 

— Az Erd Muzeum-Egylet Evkônyvei I. kôtet, 1-7. szâm. Idem. II. 

kôtet, 1-3. szâm, 5-8. szâm, 10. szâm. Kolozsvâr, 1874-1878. 

Kongelige danske vidensrabernes Selskabs. — Oversigt-Forhandlinger. 1866, 
n. 5-6. Idem. 1867. n. 1. Kjôbenhavn, 1866-1867, planches. 

Kongelige norske videnskabers Selskabs, Throndhjem. — Skriften i det 19 de 
Aarhundrede. Ottende Bind, l ste Hefte. Idem. I det 19 de Aarhundrede. 
Ottende Bind, 2 dct Heft. Idem. 1885. Idem. Sy vende Bind (titre et 
table). Throndhjem, 1875-1886. 

TOMR XXII, 1887 '.» 



CXXX SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOCIQLE DE BELGIQUE 

Kôniglich-Bayerische Akademie der Wissenschaften zuMunchen. (Mathematisch- 
Physikalische Classe.^ — Abhandlungen. Fi'infzehnter Bandes, dritte 
Abtheilung.' Idem. Sechzehnter Bandes, erste Abtheilung. Mûnchen, 
1886-1887, in-4°, planches. 

— Sitzungsberichte der Mathematisch-Physikalische Classe. Jahrgang 1886. 

II-III Heft. Idem. Jahrgang 1887. I. Heft. Miïnchen, 1886-1887, 
planches. 

— Gedàchtnisrede auf Joseph von Fraunhofer zur Feier seines hundertsten 

Geburtstags, 'von Cari-Max v. Bauerfeind. Miïnchen, 1887, in-4°. 

Kôniglich-Preussische Akademie der Wissenschafïen zu Berlin. — Sitzungsbe- 
richte. Jahrgang 1886. XX1II-LIII. April-December. Idem. Jahrgang 
1887. I-XXXIX. Januar-April. Berlin, 1886-1887, planches. 

Koninklijke Akademie van Wetenschappen gevestigd te Amsterdam. — Jaarboek 
voor 1885. Amsterdam. 

— Verhandelingen. XXV deel. Amsterdam, 1887, in-4°, planches. 

— Verslagen en Mededeelingen. Afdeeling Natuurkunde. Derde Reeks, 

tweede deel. Amsterdam, 1886, planches. 

Koninklijke natuurkundige Vereeniging in Nederlandsch-Indië. — Natuurkun- 
dig Tijdschrift. Deel XXXI. Zevende série, deel I, aflevering 1-3. 
Idem, idem, aflevering 4-6. Idem. Deel XXXII ; idem, deel II, afle- 
vering 1-3. Idem, idem, 4-6. Idem. Deel XXXIII; idem, deel III. 
Idem. Deel XXXIV ; idem, deel IV. Idem. Deel XXXV ; idem, deel V. 
Idem. Deel XXXVI; idem, deel VI, aflevering 1-4. Idem. Deel XXXVII; 
idem, deel VII, aflevering 1-3. Idem. Deel XXXVIII; idem, deel VIII. 
Idem. Deel XXXIX; idem, deel IX, aflevering 1-3. Idem. Deel XL. 
Achtste série, deel I. Idem. Deel XLI ; idem, deel II, aflevering 1-4. 
Idem. Deel XLII; idem, deel III. Idem. Deel XLIII; idem, deel IV. 
Idem. Deel XLIV; idem, deel V. Idem. Deel XLV ; idem, deel VI. 
Idem. Deel XLVI ; idem, deel VII. Batavia en s'Gravenhage, 1869- 
1887, planches. 

Kurlandische Gesellschaft fur Litteratur und KuNst. — Sitzungs-Bericht 
ans dem Jahre 1886. Mitau, 1887, planches. 

Landes-Muséum von Karnten. — Jahrbnch. Sechzehnter Heft. Idem. Siebzehnter 
Heft. Klagenfurt, 1884-1885. 

— Bericht. 1883. Idem. 1884. Klagenfurt, 1884-1885. 

— Diagramme der magnetischen und meteorologischen. Beobachtungen zu 

Klagenfurt 1882-1883. Idem. 1883-1884. Klagenfurt, 1882-1884, 
in-4°. 

Lecrenier, A. — (Vide : Cluysenaar, P. -G., et Lecrenier, A.) 

Lefèvrk, Th. — Valère Liénard. Notice biographique. 

Extrait des Annales de la Société royale màlacologïque de Belgique. Tome XXT, 18SÎ5. 

Théophile Le Comte. Notice biographique. 

Extrait des Annales de la Société royale raalacoiogiqtïei de Belgique. Tome XXI, 1SSG. 



BULLETIN BIBLIOGRAPHIQUE CXXXI 

Linnean Society of London. — Journal. Vol. XIX, n. 114-115. Idem. Vol. XX, 
n. 116-117. Idem. Vol. XXI, n. 126-129. London, 1887, planches. 

— Proceedings from November 1883 to June 1886. Idem. From November 

1886 to June 1887. London, 1887. 

— List. Session 1886-1887. London, 1887. 

Linnean Society op New South Wales. — Proceedings. Second séries. Vol. I, 
part I-IV. Sydney, 1886, planches. 

Liverpool geological Society. — Abstract of the Proceedings. For the first ten 
sessions 1859-1869. Idem. Sessions 11 to 15. 1869-1874. Vol. II. 
Proceedings. Vol. III, part I-IV. Idem. Vol. IV, part I-VI. Idem. 
Vol. V, part I-II. Liverpool, 1870-1886, planches. 

Locard, A. — Etude critique des Tapes des côtes de France. 

Extrait du Bulletin de la Société malacologique de France. Tome III, décembre 1886. 

Magyàrhoni Fôldtani Tàrsulat. ■ — Fôldtani Kôzlôny. XVI. kôtet, 10-12. fiizet, 
1886. Idem. XVII. kôtet, 1-11. fiizet, 1887. Budapest, 1886-1887. 
planches. 

Magyar Kirâly Fôldtani intézet igazgatôsagatol (Kônigliche Ungarische 
geologische Anstalt). — Mittheilungen. IV. Band, 2. und 4. Heft. 
Budapest, 1876-1881, planches. 

— Erster Nachtrag zum Katalog der Bibliotek und allg. Kartensammlung 

der konigliche ungarische geologische Anstalt. 
Magyar Nemzeti Mûzeum. — Természetrajzi Fùzetek. Tizedik. kôtet, negyedik 
fûzet. 1886. Idem. Tizenegyedik kôtet, elsô fûzet. Budapest, 1887, 
planches. 

Vezetek a Természetrajzi Fùzetek elso tiz évi folyamânak foglalatjâhoz 
1877-1886. Budapest, 1887. 

Manchester geological Society. — Transactions. Vol. XIX, part II- VII. Idem. 

Vol. XX,. part VIII-XII. Manchester, 1887, planches. 
Matthew, G.-F. — Additional Note on the Pteraspidian Fisch found in New- 

Brunswick. 

Extrait du Canadian Record of Science. 

— Illustrations of the fauna of the Saint-John group. N° 4. 

Extrait du Canadian Record of Science, avril 1887. 

— On the Cambrian faunas of Cape Breton and Newfoundland. 

Extrait des Transactions de la Société royale du Canada. Section IV, 1886. 

Minnesota Academy of natural Sciences. — Bulletin for the year 1876. Idem. 
Vol. II, n° 3. Minneapolis, 1877-1881. 

Moniteur industriel, — 14 e année. Vol. XIV, 1887, n 03 1, 8-15, 17-18, 20-39, 
46-50, 52. Bruxelles, 1887, in-4°. 

Mourlon, M. — Sur le famennien de la plaine des Fagnes. Observations au sujet 
de la note de M. Éd Dupont. 

Extrait des Bulletins de l'Académie royale de Belgique. 3 e série, tome XII, n° 12, 1886. 

— Sur une nouvelle interprétation de quelques dépôts tertiaires. 

Extrait des Bulletins de l'Académie royale de Belgique. 3 e série, tome XIV, n° 7, 1887. 



CXXX1I SOCIÉTÉ ROYALE MÀLACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

Musée royal d'Histoire naturelle de Belgique. — Annales. Série paléontologique. 
Tome XIII. Idem. Atlas. Bruxelles, 1886, in-folio. 

— Bulletin. Tome IV, n° 4. Bruxelles, 1886, planches. 

Musée Teyler, a Harlem. — Archives. Série II, vol. III, l re partie. Harlem, 1887. 

— Catalogue de la Bibliothèque. 5 e -6 e livraisons. Harlem, 1886. 

Museo nacional de Mexico. — Anales. Tomo I, entrega 3-4. Idem. Tomo II, 
entrega 1-7. Idem. Tomo III, entrega 1-11. Mexico, 1877-1886, in-4°, 
planches. 

Museo publico de Buenos-Aires. — Anales. Tomo I, entrega 1-6. Idem. Tomo II, 
entrega 7-12. Idem. Tomo III, entrega 13-14. Buenos-Aires, 1864-1885, 
in-4°, planches. 

— Atlas de la description physique de la République Argentine contenant 

des vues pittoresques et des descriptions d'histoire naturelle, compo- 
sées par le D r H. Burmeister, directeur du Musée. 2 e section. Mammi- 
fères. l re -3 fe livraisons. Buenos- Aires, 1881-1886, in-folio, planches. 

Museu nacional do Rio-de-Janeiro. — Archivos. Vol. I, 2° e 3° trim. 1876. Rio- 
do-Janeiro, 1876, in-4°, planches. 

Muséum Francisco-Carolinum. — Bericht IV- VII, XI, XIV, XVIII, XIX-XXIII, 
XXV-XXVI, XLIV. Idem. Fûnfundvierzigster. Linz, 1840-1887, 
planches. 

— Dritter Bericht liber die Leistungen des viiterlândischen Vereines zur 

Bildung eines Muséums fiir das Erzherzogthum Oesterreich ob der 
Enns und das Herzogthum Salzburg. Linz, 1839, in-4°. 

Muséum of comparative Zoology at Harvard Collège in Cambridge. — Bulletin. 
Vol. VIII, n. 5. Idem. Vol. XIII, n. 2-5. Cambridge, planches. 

— Illustrated Catalogue. N. 1, Ophiuridse and Astrophytidas. Idem. N. 2, 

North American Acaliphse. Idem. N. 3, North American Astacidœ. 
Idem. N. 4, Deep Sea Corals. Idem. N. 5, The immature state of the 
Odonata. Part I. Idem. N. 6, Supplément of n. 1. Cambridge, 
1865-1871, in-4°, planches. 

— Memoirs. Vol. II, n. 9. Idem. Vol. V, n. 1-2. Idem. Vol. VI, n\ 1, 

1-2 part. Idem. Vol. VI, n. 2. Idem. Vol. VII, n. 1. Idem. Vol. VII, 
n. 2, 1-3 part. Idem. Vol. VIII, n. 1-3. Idem. Vol. IX, n. 1-3. Idem. 
Vol. X, n. 1-4. Cambridge, 1876-1885, in-4°, planches. 

— Annual Report for 1886-1887. Cambridge, 1887. 

Nassauischer Verein fur Naturkunde. — Jahrbûcher. Jahrgang 40. YViesbaden, 
1887, planches. 

Natural History Society of Glasgow. — Proceedings and Transactions. Vol. I 
(new séries), part III, 1885-1886. Glasgow, 1887, planches. 

Natural History Society of New-Brunswick. — ■ Bulletin. N. VI (Anniversary 
number). Saint-John, 1887, planches. 



BULLETIN BIBLIOGRAPHIQUE CXXXIII 

Natural History Society of Northumberland, Durham and Newcastle-upon- 
Tyne. — ■ Transactions. Vol. VIII, part II. Idem. Vol. IX, part 1. 
Newcastle-upon-T yne, 1 886- 1 887. 

Naturforschende Gesellschaft Graubïïndens. — Jahres-Bericht. Neue Folge. 
XXIX. Jahrgang. Vereinsjahr 1884-1885. Chur, 1886. 

Naturforschende Gesellschaft in Basel. — Verhandlungen. Achter Theil. 
Erstes Heft. Basel, 1886. 

Naturforschende Gesellschaft in Bern. — Mittheilungen aus dem Jahre 1886. 
N. 1143-1168. Bern, 1887, planches. 

Naturforschende Gesellschaft in Zurich. — Vierteljahrsschrift. Erster Jahr- 
gang, 1-4. Heft. Idem. Zweiter Jahrgang, 1-4. Heft. Idem. Dritter 
Jahrgang, 1-4. Heft. Idem. Vierter Jahrgang, 1-4. Heft. Idem. 
Fûnfter Jahrgang, 1-4. Heft. Idem. Sechster Jahrgang, 1-4. Heft. 
Idem. Sieben ter Jahrgang, 1-4. Heft. Idem. Achter Jahrgang, 1-4. Heft. 
Idem. Neunter Jahrgang, 1-4. Heft. Idem. Zehnter Jahrgang, 1-4. Heft. 
Idem. Elfter Jahrgang, 1-4. Heft. Idem. Zwôlfter Jahrgang, 1-4. Heft. 
Idem. Dreizehnter Jahrgang, 1-4. Heft. Idem. Vierzehnter Jahrgang, 
1-4. Heft. Idem. Fûnfzehnter Jahrgang, 1-4. Heft. Idem. Dreissigster 
Jahrgang, 1-4. Heft. Idem. Einunddreissigster Jahrgang, 1-2. Heft. 
Zurich, 1856-1886, planches. 

Naturforschende Gesellschaft zu Leipzig. — Sitzungsberichte. Erster Jahr- 
gang, 1874. Idem. Zweiter Jahrgang, 1875. Idem. Dritter Jahrgang, 
1876. Idem. Vierter Jahrgang, 1877. Idem. Fiinfter Jahrgang. 1878. 
Idem. Sechster Jahrgang, 1879. Idem. Siebenter Jahrgang, 1880. 
Idem. Achter Jahrgang, 1881. Idem. Neunter Jahrgang, 1882. Idem. 
Zehnter Jahrgang, 1883. Idem. Elfter Jahrgang, 1884. Idem. 
Zwôlfter Jahrgang, 1885. Leipzig, 1875-1886. 

Naturforschender Verein in Brunn. — Verhandlungen. VI. Band, 1867. Idem. 
XXIV. Band, 1-2. Heft, 1885. Brûnn, 1868-1885, planches. 

— Bericht der meteorologischen Commission. Jahr 1881. Idem. Jahr 1884. 
Briinn, 1882-1886, planches. 

Naturforscher Verein zu Riga. — Korrespondenzblatt. XXX. Riga, 1887. 

Naturhistorische Gesellschaft zu Nurnberg. — Jahresbericht 1886. Niïrnberg, 
1887. 

Naturhistorisch-Medizinischer Verein zu Heidelberg. — Verhandlungen. Neue 
Folge. IV. Band, erstes Heft. Heidelberg, 1887, planches. 

Naturhistorischer Verein der preussischen Rheinlande und Westfalens. — 
Verhandlungen. XLIII. Jahrgang, 5. Folge. III. Jahrgang, 2. Hâlfte. 
Idem. XLIV. Jahrgang. 5. Folge. IV. Jahrgang, 3. Hâlfte. Bonn, 
1886-1887, planches. 

Naturhistorisk Forening i Kjôbenhavn. — . Videnskabelige Meddelelser for 
aarene, 1884-1886. Kjôbenhavn, 1884-1887, planches. 



CXXX1V SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

Naturwissenschaftliche Gesellschaft Isis in Dresden. — Sitzungsberichte 
und Abhandlungen. Jahrgang 1886. Juli bis December. Idem. Jahr- 
gang 1887. J&nuar bis Juni. Dresden, 1887, planches. 

Naturwissenschaftlich-Medizinischer Verein in Innsbruck. — Berichte. I. Jahr- 
gang, 1-2. Heft. Idem. II. Jahrgang, 1-3. Heft. Idem. III. Jahrgang, 
1-3. Heft. Idem. IV. Jahrgang, 1-2. Heft. Idem. V. Jahrgang. Idem. 
VI. Jahrgang, 1. Heft. Idem. VII. Jahrgang, 1-3. Heft. Idem. VIII. Jahr- 
gang, 1. Heft, 3. Heft. Idem. IX. Jahrgang. Idem. X. Jahrgang. 
Idem. XIII. Jahrgang. Innsbruck, 1871-1883, planches. 

Naturwissenschaftlicher Verein von Elberfeld und Barmen. — Jahres-Berichte. 
DrittesHeft, 1857. Idem. Siebentes Heft, 1885. Elberfeld, 1858-1887. 

— Jahresberichte, vorgetragen bei den Stiftungs-Festen des Vereins. Elber- 
feld, 1851. 

Naturwissenschaftlicher Verein von Neu-Vorpommern und Rùgen. — Mitthei- 
lungen. Erster Jahrgang. Idem. Zweiter Jahrgang. Idem. Dritter 
Jahrgang. Idem. Vierter Jahrgang. Idem. Funfter und sechster 
Jahrgang. Idem. Siebenter Jahrgang. Idem. Achter Jahrgang. Idem. 
Neunter Jahrgang. Idem. Zchnter Jahrgang. Idem. Elfter Jahrgang. 
Idem. Zwôlfter Jahrgang. Idem. Dreizehnter Jahrgang. Idem. Vier- 
zehnter Jahrgang. Idem. Achtzehnter Jahrgang. Berlin, 1869-1886, 
planches. 

Naturwissenschaftlicher Verein zu Bremen. — Abhandlungen. IX. Band, 
4. (Schluss-) Heft. Bremen, 1887. 

Natuurkundig Genootschap te Groningen. — Zesentachtigste Verslag over het 

jaar 1886. 
Nederlandsche Dierkundige Vereeniging. — Tijdschrift. 2 de série, deel I, afle- 

vering 3 en 4. Leiden, 1886-1887, planches. 

New-York Academy of Sciences, late Lyceum of natural History. — Annals. 

Vol. III, n. 11 and 12. Idem. Vol. IV, n. 1-2. New- York, 1886-1887, 

planches. 
Transactions. Vol. IV, 1884-1885. Idem. Vol. V, 1886, n. 7 and 8. 

New-York, 1886, planches. 
Norman, J.-M. — Allelositismus. Tromsoe, 1872. 

Norsre Nordhavs -Expédition 1876-1878. — XVII. Zoology. Alcyonida. XVII I a . 
Nordhavets Dybder, Temperatur og Strœmninger, ved H. Mohn. 
XVIII b . Idem, idem. Christiania, 1887, in-4°, planches. 

Nova Scotian Institute of natural Science of Halifax. — Proceedings and 
Transactions. Vol. VI, part IV, 1885-1886. Halifax, 1886. 

Nyt Magazin for Naturvidenskabern. — XXXI. Binds, l ste Hefte, 3 <ler Raekkes, 
5 te Binds, l»te.gdet Hefte. Christiania, 1887, planches. 

Oberhessische Gesellschaft fur Natur und Heilkunde. — Bericht funfter. 
Idem, sechster. Idem, achter. Idem, fùnfundzwanzigster. Giessen, 
1855-1887, planches. 



BULLETIN BIBLIOGRAPHIQUE CXXXV 

Open Court a Fortnighïly Journal (The). — Vol. I. n. 1. Chicago, 1887. 

Paetel, F. — Catalog der Conchylien-Sammlung von Fr. Paetel. Mit Hinzufiïgung 
der bis jetzt publicirten recenten Arten, sowie der ermittelten Syno- 
nymia. Lieferang 1-5. Berlin, Verlag von Gebrùder Paetel, 1887. 

Peabody Academy of Science. — Nineteenth annual Report. Salem, 1887. 

Pergens, E. — Pliocâne Bryozoën von Rhodos. 

Extoait du tome II des Annales du Musée impérial-royal d'histoire naturelle de la Cour, 
à Vienne. 

— Les Bryozoaires du Tasmajdan, à Belgrade, avec note supplémentaire. 

Extrait du Bulletin des séances de la Société royale malacologique de Belgique. 
Tome XXII, 1887. 

— Note préliminaire sur les bryozoaires fossiles des environs de Kolosvâr. 

Extrait du Bulletin des séances de la Société royale malacologique de Belgique. 
Tome XXII, 1887. 

— Contributions à l'histoire des bryozoaires et des hydrozoaires récents. 

Extrait du Bulletin des séances de la Société royale malacologique de Belgique. 
Tome XXII, 1887. 

Pettersen, K. — Geologiske Undersoegelser inden Tromsoe Amt og tilgrsendsende 
Dele af Nordlands Amt IV. 

Extrait des Skrifter de la Société royale norvégienne des sciences, à Throndhjem. 
Tome VII. 

Pfeiffer, A. — Zur Naturgeschichte der Land- und Susswasserschnecken von 

Kremsmûnster. 

Extrait du 36 e Programme du Gymnase supérieur impérial et royal de Kremsmûnster 
pour l'année 1886. 

Philosophical Society of Glasgow. — Proceedings. 1886-1887. Vol. XVIII. Glas- 
gow, 1887, planches. 

Physikalisch-Œkonomische Gesellschaft zu Kœnigsberg. — Schriften. Sieben- 
undzwanzigster Jahrgang, 1886. Kœnigsberg, 1887, in-4°, planches. 

Platania-Platania, G. — Çontribuzione alla fauna malacologia estramarina délia 
Sicilia e délia isole adiacenti. Brochure. 

Preudhomme de Borre, A. — Discours du président de la Société entomologique 
de Belgique, prononcé à l'assemblée générale du 26 décembre 1886. 

Extrait du Compte rendu de la séance du 26 décembre 1886 de la Société entomolo- 
gique de Belgique. 

Raeymaekers, D r D., et baron de Loë, A. — Note sur la présence du Dreissena 
cochleata, Nyst, dans un étang au nord d'Anvers. 

Extrait du Bulletin des séances de la Société royale malacologique de Belgique. Annales, 
tome XX, 1885. 

— Recherches malacologiques à l'embouchure de la Somme à Saint- Valéry, 

au Crotoy, à Cayeux, au Bourg-d'Aiilt, à Mers et au Tréport. 

Extrait du Bulletin des séances de la Société royale malacologique de Belgique. Annales, 
tome XX, 1835. 

— Note sur les dépôts quaternaires du sud de Tirlemont. 

Extrait du Bulletin des séances de la Société royale malacologique de Belgique. Annales, 
tome XXII, 1887. 



CXXXYI SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQLE DE BELGIQUE 

Real Academia de Ciencias exactas, fisicas y naturâles de Madrid. — Mémo- 
rias. Tomo XI. Aves de Espafia. Madrid, 1887, in-4°. 

— Revista de los. progresos de las ciencias exactas, fisicas y naturâles. 

Tomo XXII, n. 2, 3. Madrid, 1887. 

Reale Accademia dei Lincei. — Atti Rendiconti. Série quarta. Vol. II, 2° semestre, 
fasc. 11-12. Idem. Vol. III, 1° semestre, fasc, 1-13. Idem. Vol. III, 
2° semestre, fasc. 1-5. Roma, 1886-1887. 

Reale Accademia delle Sciexze dell' Istituto di Bologna. — Memorie (Classe di 
fisica e matematica). Tomo I, parte I-II. Idem. Tomo II, parte I-II. 
Idem. Série IV. Tomo I, fasc. 1-4. Idem. Tomo II, fasc. 1-4. Idem. 
Tomo III, fasc. 1-4. Idem. Tomo IV, fasc. 1-4. Idem. Tomo V, fasc. 
1-4. Idem. Tomo VI, fasc. 1-4. Idem. Tomo VII, fasc. 1-4. Bologna, 
1806-1810, 1880-1887, in-4°, planches. 

— Rendiconto delle sessioni dell' Accademia delle Scienze dell' Istituto di 

Bologna. Anno accademico. 1880-1881. Idem. 1881-1882. Idem. 
1882-1883. Idem. 1883-1884. Idem. 1884-1885. Idem, 1885-1886. 
Idem. 1886-1887. Bologna, 1881-1887. 

— Opère édite ed inédite del professore Luigi Galvani, raccolte e pubblicate 

per cura dell' Accademia delle Scienze dell' Istituto di Bologna. 
Bologna, 1841, in-4°, planches. 

— Aggiunta alla collezione delle opère del professore Luigi Galvani pub- 

blicata dell' Accademia delle Scienze dell' Istituto di Bologna. Bologna, 
1842, in-4°, planches. 

Reale Accademia delle Scienze di Torixo. — Atti. Vol. XIV, dispensa 1-7. Idem. 
Vol. XV, dispensa 1-8. Idem. Vol. XVII, dispensa 1-7. Idem. Vol. 
XXII, dispensa 1-15. Torino, 1878-1887, planches. 

— Adunanza générale del 9 marzo 1884. Torino, 1884. 

— Onoranze rese alla memoria del conte Federigo Sclopis, addi 22 mag- 

gio 1879. Torino, 1884. 

— Bollettino dell' Osservatorio délia regia Università di Torino. Anno XXI 

(1886). Parte meteorologica. Torino, 1887, in-4°, planches. 

Reale Comitato geologico d'Italia. — Bollettino 1886, n. 9 e 10. Idem, n. 11 e 12. 
Idem. 1887, n. 1-8. Roma, 1886-1887, planches. 

Reale Istituto Vexeto di Sciexze, Lettere ed Arti. — Memorie. Vol. III, 1847. 
Idem. Vol. IV, 1852. Idem. Vol. V, 1855. Idem. Vol. VI, parte I, 
1856; parte II, 1857. Idem. Vol. VII, parte I, 1858; parte II, 1858; 
parte III, 1859. Idem. Vol. VIII, parte I, 1859; parte II, 1860. 
Idem. Vol. IX, parte I, 1860; parte II, 1861 ; parte III, 1861. Idem. 
Vol. X, parte I, 1861 ; parte II, 1862 ; partelll, 1862. Idem. Vol. XI, 
parte I, 1863; parte II, 1863; parte III, 1864. Idem. Vol. XII, 
parte II, 1865; parte III, 1866. Idem. Vol. XV, parte I, 1870; parte 
II, 1871. Idem. Vol. XVII, parte I, 1872; parte II, 1873; parte III, 
1873. Venezia, 1847-1873, in-4°, planches. 



BULLETIN BIBLIOGRAPHIQUE CXXXVII 

Reale Istituto Veneto di Scienze, Lettere ed Arti. — Atti. Tomo terzo, série 
sesta, dispensa 10. Idem. Tomo quarto, dispensa 1-10 e appendice. 
Idem. Tomo quinto, dispensa 1. Venezia, 1885-1887. 

Régime Societatis Scientiarium Upsaliensis Nova Acta.. — Seriei tertise. 
Vol. XIII, fosc. 1-2. Upsalïœ, 1886-1887, in-4°, planches. 

Revista de Ciencias xaturales (Boletin internagïonal de Cambioç). — Ano I, 
ri. 1, 1887. Santiago (Espagne), 1887. 

Royal Society of London. — Proceedings. Vol. XLT, n. 248-256. Idem. 
Vol. XLII, n. 257-259. London, 1886-1887. 

Royal Society op New South Wales. — Journal and Proceedings for 1885. 
Vol. XIX. Sydney, 1886, planches. 

Royal Society of Tasmania. — Papers and Proceedings for 1886. Hobart- 
Town, 1887, planches. 

Rucquoy, A. — Note sur les fouilles faites en août 1879 dans les cavernes de la 
Bèche-aux-Roches, près de Spy. 

Extrait du Bulletin de la Société d'anthropologie de Bruxelles. Tome V, 1886-1887. 

Sanct-Gallische naturwissenschaftliche Gesellschaft. — Bericht. 1870-1871. 
Idem. 1884-1885. Sanct-Gallen, 1872-1886, planches. 

Schepman, M. -M. — Bijdrage tôt de kennis der mollusken fauna van de schelpritsen 
van Suriname naar de door den heer Woltz gemaakte verzameling 
bewerkt door M. -M. Schepman. 
Extrait du Sammlg du Musée royal géologique de Leide, 2 e série, vol. I. 

Schlesische Gésellschapt fur Vaterlandische Cultur. — Jahres-Bericht. Neun 
und zwanzigster. Idem. Vierundsechzigster. Idem (Suppl.). Zacharias 
Allerls. Tagebuch aus dem Jahre 1827. Herausgegeben von D r Julins 
Krebs. Breslau, 1886-1887. • ' 

Schweizerisch-entomologische Gesellschaft. — Mittheilungen. Band. VII, Heft 
n. 7-10. Schauffausen, 1886-1887, planches. 

Schweizerisch-naturforschende Gesellschaft. — Vei'handlungen. Versammlung 
in Genève, 1886. Genève, 1886. 

Senoner, A. — Cenni bibliografici. 

Siebenburgischer Vereix fur Naturwissenschaften zu Hermannstadt. — Ver- 
handlungen und Mittheilungen. X. Jahrgang. Idem. XI. Jahrgang. 
Idem. XII. Jahrgang. Idem. XIII. Jahrgang. Idem. XIV. Jahrgang. 
Idem. XV. Jahrgang. Idem. XVIII. Jahrgang. Idem. XIX. Jahrgang. 
Idem. XXI. Jahrgang. Idem. XXII. Jahrgang. Idem. XXIII Jahr- 
gang. Idem. XXI V. Jahrgang. Idem. XXV. Jahrgang. Idem. XXXIII. 
Jahrgang. Idem. XXXVII. Jahrgang. Hermannstadt, 1859-1887. 

Smithsonian Institution. — Annual Report of the Board of Regénts of the 
Smithsonian Institution for the year 1857. Idem. For the year 1884, 
part II. Idem. For the year 1885, part I. Washington. 1885-1886, 
planches. 



CXXXVIII SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

Sociedad CientIfica A^tomo Alzate. — Memorias. Tomo I, cnaderno nûm. 1-5. 
Mexico, 1887, planches. 

Sociedad CientIfica Argentina. — Anales. Tomo XXII, entrega 5-6. Idem. 
Tomo XXIII, entrega 1-6. Idem. Tomo XXIV 7 , entrega 1. Bnenos- 
Aires, 1886-1887. 

Sociedad Espanola de Historia nâtural. — Anales. Tomo XV, cuaderno3. Idem. 
Tomo XVI, cuaderno 1-2. Madrid, 1886-1887, planches. 

Societa adriatica di Scienze' naturali in Trieste. — Bollettino. Volume deciino. 
Tri este. 1887, planches. 

Societa dei Naturalisti di Modena. — Atti. Série III. Vol. III, fasc. 1-3. Modena, 
1886. 

— Atti-Memorie. Série III. Vol. V. Anno XX. Modena, 1886. 

Societa di Letture e Conversaziom scientifiche di Genova. — Giornale. 
Anno IX, 1° semestre, fasc. 6. Idem. 2° semestre, fasc. 11-12. Idem. 
Anno X. fasc. 3-7. Genova, 1886-1887. 

Societa geologica italiana, in Roma. — Bollettino. Anno I, 1882, fasc. 1-2. 
Idem. Anno II, 1883, fasc. 1-3. Idem. Anno III, 1884, fasc. 1-2. 
Idem. Anno IV, 1885. Idem. Anno V, 1886, fasc. 1-3. Idem. Anno VI, 
fasc. 1-3. Roma, 1882-1887, planches. 

— Statuto Regolamento, Disposizioni del premio molon. Elenco dei soci al 

1° gennaio 1887. Roma, 1887. 

Societa malacologica Italiana. — Bullettino. Vol. XII, 1886, fogli 5-15. Pisa, 
1887, planches. 

Societa Toscana di Scienze naturali. — Atti. (Processi verbali.) Vol. V. (Séances 
de novembre 1886 à juillet 1887. ; Pisa, 1886-1887. 

Societa Veneto-Trentina di Scienze naturali. — Bullettino. Anno 1887. Luglio. 
Tomo IV, n. 1. Padova, 18S7. 

Societas historico-naturalis Croatica. — Glasnik. Godina I. Broj 4-6. Zagreb, 
1886, planches. 

Societas pro Fauna et Flora Fennica, Helsingfors. — Act-i. Volumen secund;wn. 
Helsingfors, 1881-1885. 

— ]\Ieddelanden. Tolfte Hâftet. Idem. Trettonde Hàîftet. Helsingfors, 

1885-1886. 

— Beobachtungen iiber die periodischen Erscheinungen des Pflanzenlebens 

in Finnland 1883, zusammengestelt von D r A. Osw. Kilman. Helsing- 
fors, 1886. 

— Ofversigt af Fôrhandlingar XXVII. 1884-1885. Helsingfors, 1886, 

planches. 

— Bidrag till Kànnedom. Fyrationdetredje Hàlftet. Helsingfors, 1886, 

planches. 



BULLETIN BIBLIOGRAPHIQUE CXXXIX 

Societas pro Fauna et Flora Fennica, Helsingfors. — Exploration internatio- 
nale des régions polaires 1882-1883 et 1883-1884. Expédition polaire 
finlandaise. Tome I. Météorologie. Publié aux frais du gouvernement 
finlandais par la Société. Helsingfors, 1886/in-4°, planches. 

Société académique de l'arrondissement de Boulogne-sur-Mer. — Mémoires. 
Tome XVIII. Boulogne-sur-Mer. 

— Bulletin trimestriel. Tome IV, 4 e livraison. Boulogne-sur-Mer, 1886. 

Société agricole, scientifique et littéraire des Pyrénées-Orientales. — 
Tome XXVIII. Perpignan, 1887, planches. 

Société Belge de Microscopie. — Bulletin. XIII e année, n os 2-11. Idem. 
XIV e année, n° 1. Bruxelles, 1886-1887, planches. 

Société botanique de Lyon. — Annales. 12 e année. 1884. Idem. 13 e année. 1885. 
Lvon, 1885-1886, planches. 

— Bulletin trimestriel. 4 e année, n 03 3-4. Idem. 5 e année, n° 1. Lyon, 1886, 

planches. 

Société centrale d'Agriculture de Belgique. — Journal. Tome XXXIV, 
34 e année. Décembre 1886-octobre 1887. Idem. Tome XXXV, 
35 e année. Novembre 1887. Bruxelles, 1886 1887. 

Société centrale d'Agriculture, Sciences et Arts du département du Nord, 
séant a Douai. — Mémoires. Séance publique du 11 juillet 1826. 
Douai. 

Société chorale et littéraire des Mëlophiles de Hasselt. — Bulletin. 
23 e volume. Hasselt, 1886. 

Société d'Agriculture, Sciences, Belles-Lettres et Arts d'Orléans. — Mé- 
moires. 2 e série. Tome XII, n° 3. Idem. Tome XXVI, n os 3-4. 
Orléans, 1869-1887, planches. 

Société d'Agriculture, de Commerce et d'Industrie du Var. — Bulletin. 
Année 1886. Tome VII, septembre-novembre. Idem. Année 1887. 
Tome VIII, avril-mai. Draguignan, 1886-1887. 

Société d'Agriculture, Sciences, Arts et Belles-Lettres du département 
d'Indre-et-Loire. — Annales. 123° année Tome LXIII, 1884. Idem. 
124 e année. Tome LXIV, 1885. Idem. 125 e année Tome LXV, 1886. 
Idem. 126 e année. Tome LXVII, 1887, n os 1-4. Tours, 1884-1887. 

Société d'Agriculture, Sciences et Arts de l'arrondissement de Valenciennes. 
— Mémoires. Tome neuvième. Idem. 2 e série. Tome IX. Valenciennes, 
1853-1885, planches. 

— Mémoires historiques sur l'arrondissement de Valenciennes. Tomes II- VI . 

Valenciennes, 1868-1879, planches. 

— Revue agricole, industrielle et littéraire du Nord. Tome V, 5 e année. 

Idem. Tome VI, 6 e année. Idem. Tome VII, 7 e année. Idem. Tome 
VIII, 8 e année. Idem. Tome IX, 9 e année. Idem. Tome X, 
10 e année. Idem. Tome XI, 11 e année. Idem. Tome XII, 12 e année. 



OXL SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

Idem. Tome XIII, 13 e année. Idem. Tome XIV, 14 e année. Idem. 
Tome XV, 14 e année. Idem. Tome XVI, 15 e 'année. Idem. Tome XVII, 
16 e année. Idem. Tome XVIII, 16 e année. Idem. Tome XIX, 17 e année. 
Idem. Tome XX, 18 e année. Idem. Tome XXI, 19 e année. Idem. 
Tome XXII, 20 e année. Idem. Tome XXIII, 21 e année. Idem. Tome 
XXIV, 22 e et 23 e années. Idem. Tome XXV, 24^ année. Idem. Tome 
XXVI, 25 e année. Idem. Tome XXVII, 26 e année. Idem. Tome 
XXVIII, 27 e année. Idem Tome XXIX, 28 e année. Idem. Tome XXX, 
29 e année. Idem. Tome XXXI, 30 e année. Idem. Tome XXXII, 
31 e année. Idem. Tome XXXIII, 32 e année. Idem. Tome XXXIV, 
33 e année. Idem. Tome XXXV, 34 e année. Idem. Tome XXXVI, 
35 e année. Idem. Tome XXXVII, 36 e année. Idem. Tome XXXVIII, 
37 e année. Idem. Tome XXXIX, 38° année, n os 1-15. Valenciennes, 
planches. 

Société de Borda, a Dax. — Bulletin. 12 e année (1887), l er -3 e trimestres. Dax, 
1887, planches. 

Société d'Emulation des Côtes-du-Nord. — Bulletins et Mémoires. Tome XXIV. 
1886. Saint-Brieuc, 1886. 

Société d'Emulation du Doubs. — Mémoires et Comptes rendus. Premier volume. 
Tome second, l re et 2 e livraisons. Idem. Tome troisième, décembre 1842 
et juillet 1843. Idem. 3 e et 4 e livraisons. Idem. Deuxième volume. 
Tome premier, 1844, I rc et 2 e livraisons. Idem. Tome deuxième, 1846, 
3 e et 4 l - livraisons Idem. Tome troisième, 1846, 5 e et 6 e livraisons. 
Idem. Troisième volume. Tome premier, 1847, l re et 2 e livraisons. 
Idem. Tome deuxième, 1848, 3 e et 4 e livraisons. Besancon, 1842- 
1850, planches. 

Société d'Etude des Sciences naturelles de Nîmes. — Bulletin, XIV e année, 
janvier-décembre 1886, n os 1-12. Nîmes, 1886. 

Société d'Etudes scientifiques de Paris. — Bulletin, 9 e année. 1886. 2 e semestre. 
Idem. 10 e année, octobre 1887. Paris, 1887, planches. 

Société d'Etudes scientifiques et archéologiques de la ville de Draguignan. — 
Bulletin. Tome I. Introduction. Janvier 1856. Idem. Tome I, janvier, 
avril, juillet, octobre 1856; janvier, avril, juillet, octobre 1857. Idem. 
Tome II, 1858, janvier; 1859, juillet, octobre. Idem. Tome III, 1860, 
janvier, avril, juillet; 1861, janvier, avril, juillet, octobre. Idem. 
Tome IV, 1862, janvier, avril, juillet, octobre; 1863, janvier, avril, 
juillet, octobre Idem. Tome V, 1864, janvier, avril, juillet, octobre. 
Idem. Tome VI, 1867. Idem. Tome VII, 1868; 1869, 1 er et 2 e semes- 
tres; 1868-1869, supplément. Idem. Tome IX, 1872-1873. Idem. 
Tome XII, 1878-1879. Idem. Tome XII, supplément Idem. Tome 
XIV, 1882-1883. Draguignan. 

Société d'Horticulture et d'Histoire naturelle de l'Hérault. — Annales. 
2 e série. Tome XVIII, n os 5 et 6. Idem Tome XIX, n os 1-3. Montpel 
lier, 1886-1887. 



BULLETIN BIBLIOGRAPHIQUE CXLI 

/ 

Société des Amis des Sciences naturelles de Rouen. — Bulletin, 3 e série. 
22 e année. 2 e semestre 1886. Rouen, 1887. 

Société des Naturalistes de Kiew. — Bulletin. Tome VIII, fasc. 2. Kiew, 1887, 
planches. 

— Observations météorologiques faites pendant les années 1883-1886. 

Kiew, 1887, in-4°*. 

Société des Naturalistes dinantais. — Bulletins. l re série 1882. Idem. 1886. 
Dinant, 1883-1887. 

Société des Naturalistes de la Nouvelle-Russie. — Bulletin. Tome XI, fasc. 2. 
Idem. Tome XII, fasc. 1. Odessa, 1887, planches. 

Société des Sciences, des Lettres et des Arts du Hainaut. — Mémoires 
et publications. 4 e série, tome IX. Mons, 1887. 

Société des Sciences et Arts de l'île de la Réunion. — Bulletin. Année 1885. 
Saint-Denis, 1886, planches. 

Société des Sciences historiques et naturelles de l'Yonne. — Bulletin. 
Année 1886. XL e volume (XI e de la 3 e série). Auxerre, T887. 

Société des Sciences historiques et naturelles de Semur. — Bulletin. 2 e série, 
n° 2. Année 1885. Semur, 1886. 

Société des Sciences naturelles de Neuchatel. — Bulletin. Tome XV. Neu- 
châtel, 1886. 

Société entomologique de Belgique. — Annales. Tome XXX. Bruxelles, 1886, 
planches. 

— Compte rendu. Séance du 23 décembre 1886. Idem. Séances du 8 jan- 

vier au 3 décembre 1887. Bruxelles, 1886-1887. 

Société géologique de Belgique. — Annales. — Tome XIII, l re livraison. Liège, 
1887, planches. 

— Procès-verbal de l'assemblée générale du 21 novembre 1886. Liège, 

1887. 

Société géologique de France. — Bulletin. 3 e série, tome XIV, 1886, n° 8. Idem. 
Tome XV, 1887, n os 1-5. Paris 1887, planches. 

Société géologique de Normandie. — Bulletin. Tome I er , 1 er fascicule (1873), 
2 e fascicule (1874). Idem. Tome II. 1 er fascicule (1875), 2 e fascicule 
(1875). Idem. Tome III (1875-1876). Idem. Tome IV (1877). Idem. 
Tome V (1878). Idem. Tome VI (1879). Idem. Tome VII (1880). Idem. 
Tome VIII (1881). Idem. Tome IX (1882k Idem. Tome X (1883-1884). 
Le Havre, 1873-1885, planches. 

— Bibliographie géologique de la Normandie, 1 er fascicule. Le Havre, 

1876. 

— L'Estuaire de la Seine. Mémoires, notes et documents pour servir à 

l'étude de l'estuaire de la Seine, par G. Lenier. Tome I. Idem. 
Tome II. Idem. Atlas. Le Havre, 1885, in-4°, planches. 



CXLII SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

Société géologique du Nord. — Annales. XIV, 1886-1887, livraisons 1-4. Lille, 
1887, planches. 

Société Hollandaise des Sciences naturelles. — Archives néerlandaises. 
Tome XXI, livraisons 2-5. Idem. Tome XXII, livraisons 1-3. Harlem, 
1886-1887, planches. 

Société impériale des Naturalistes de Moscou. — Bulletin. Année 1886, n° 4 
et supplément. Idem. Année 1887, n os 1-3. Moscou, 1887, planches. 

Société linnéenne du nord de la France. — Bulletin mensuel. 14 e année. 
Tome VII, n os 151-162. Idem. 15 e année, n 08 163-186. Amiens. 

Société linnéenne de Bordeaux. — Actes. Vol. XXXIX, 4 e série, tome IX. 
Bordeaux, 1885, planches. 

Société médico-chirurgicale de Liège. — Annales, 26 e année, 2 e série, 1887, 
n os 3-12. Liège, 1887. 

Société nationale d'Agriculture, Sciences et Arts d'Angers (Ancienne Aca- 
démie d'Angers) — Mémoires. Nouvelle période. Tome XIII, 1870 
Idem. Tome XIV, 1871, n os 1-3. Idem. Tome XV, 1872, n os 1-4. Idem. 
Tome XVI, 1873, n os 1-4 et complément. Idem. Tome XVII, 1874, 
n os 1-4. Idem. Tome XVIII, 1875. Idem. Tome XIX, 1876. Idem. 
Tome XX, 1877-1878. Idem. Tome XXI, 1879. Idem. Tome XXII, 
1880. Idem. Tome XXIII, 1881. Idem. Tome XXIV, 1882. Idem. 
Tome XXV, 1883. Idem. Tome XXVI, 1884. Idem. Tome XXVII, 
1885. Idem. Tome XXVIII, 1886. Angers, 1870-1886, planches. 

Société Ouralienne d'Amateurs des Sciences naturelles. — Bulletin. Tome IV. 
Idem. Tome V, livr. 1-3 et 3 bis . Idem. Tome VI, livr. 1-3. Idem. 
Tome VII, livr. 1-2, 4. Idem. Tome VIII, livr. 1. Idem. Tome IX, 
livr. 1. Idem. Tome X, livr. 1. Ékatérinenbourg, 1878-1887, in-4°, 
planches. 

— Indicateur des lieux de provenance des minéraux connus jusqu'ici dans 

les monts Ourals, par V. Malakoff, ingénieur des mines. Idem. Addi- 
tion. Ékatérinenbourg, 1876, in-4°. 

— La Pierre écrite, par N. Boulytcheff. Ekatérinenbourg, 1874, in-4°, 

planches. 

Société paléontologique et archéologique de l'arrondissement judiciaire de 
Charleroi. — Documents et rapports. Tome XIV. Mons, 1886. 

Société royale Belge de Géographie. — Bulletin. X e année, 1886, n° 6. Idem. 
XI e année, 1887, n° s 1-5. Bruxelles, 1886-1887. 

Société royale de Botanique de Belgique. — Bulletin. Tome XXV, 2 e et der- 
nier fascicule. Année 1886. Idem. Tome XXVI, fascicule 1. Année 
1887. Bruxelles, 1887. 

— Comptes rendus. Tome XXVI, 2 e partie. Séances de janvier-mai 1887. 

Idem. Séances d'octobre-décembre 1887. Bruxelles, 1887. 



BULLETIN BIBLIOGRAPHIQUE CXL1II 

Société royale de Géographie d'Anvers. — Bulletin. Tome XI, fasc. 4. Idem. 
Tome XII, fasc. 1. Anvers, 1887. 

Société royale des Sciences de Liège. — Mémoires. 2 e série. Tome XIII. 
Bruxelles, 1886. 

Société royale des Sciences médicales et naturelles de Bruxelles. — Journal 
de pharmacologie. 42 e année, 42 e volume, décembre 1886. Idem. 
43 e année, 43 e volume, janvier à novembre 1887. Bruxelles, 1886- 1887. 

Société royale linnéenne de Bruxelles. — Bulletin. Tome XIII, 1 I e - 12 e ' livrai- 
sons. Idem. Tome XIV, l re -6 c livraisons. Bruxelles, 1887. 

Société scientifique d'Angers. — Bulletin. Supplément à Tannée 1884. Idem. 
Nouvelle série. XV e année, 1885. Angers, 1886, planches. 

Société scientifique de Bruxelles — Annales. 10 e année. 1885-1886. Bruxelles, 
1886. 

Société scientifique industrielle de Marseille. — Bulletin. Année 1886. 3- et 
4 e trimestres. Idem. Année 1887, 1 er semestre. Marseille, 1886-1887, 
planches. 

Société Vaudoise des Sciences naturelles. — Bulletin. Volume IX, n° 55. 
Idem. Volume XXII, n° 95. Idem. Volume XXIII, n° 96. Lausanne, 
1886-1887, planches. 

Société zoologique de France. — Bulletin. 11 e année, 5° et 6 e parties. Idem. 
12 e année, l re à 4 e partie. Paris, 1887, planches. 

Stainier, X. — Note sur un trilobite nouveau et sur les Pantamerus des calcaires 
d'Humerie. 
Extrait des Annales de la Société géologique de Belgique. Tome XIV. Mémoire?, 1887. 

— Cœloma rupeliense. Brachyure nouveau de l'argile rupélienne. 

Extrait des Annales de la Société géologique de Belgique. Tome XIV. Mémoires, 1887. 

Tapparone Canefri, C. — Fauna malacologica délie Nuova Guinea e délia isole 
adiacenti. Parte I. Molluschi estramarini. Genova, typografia del 
R. Istituto Sordo-Muti, 1886. 

Tromsœ Muséum. — AarshefterX. Tromsœ, 1887, planches. 

— Aarsberetning for 1886. Tromsœ, 1887. 

Ubaghs, C. — Les Ateliers ou stations dits préhistoriques de Sainte-Gertrude et 
Ryckholt, près de Maestricht. Liège, imprimerie Vaillant-Carmanne, 
1887. 

— I. Notice biographique du géologue Binkhorst tôt den Binkhorst. — 

II. Littérature des ouvrages parus sur l'étude des terrains géolo- 
giques du Limbourg néerlandais. 

United States of America Department of Agriculture. — Report, 1862. Idem, 
1863. Idem, 1866. Idem, 1885. Washington, 1862-1885, planches. 

United States of America Department of Interior. — United States geological 
Survey of Territories. Sixth annual Report, 1884-1885. Washington, 
1885, in-4°, planches 



CXLIV SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

United States of America Department of Interior. — United States geolo- 
gical Survey. Bulletin. N. 30-39. Washington, 1886-1887, planches. 

— Monographs. X. Dinocerata extinct order of gigantic mammals, by 

O.-Ch. Marsh. Washington, 1886, planches. — XI. Geological His- 
tory of Lake Lahontan. A quaternary lake of Northwerstern-Nevada, 
hy I. Cook-Russell. Washington, 1885, in-4°, planches. 

— Minerai Resources of the United States. Calenda year 1885. Washing- 

ton, 1886. 

Université catholique de Louvain. — Manifestation en l'honneur de M. P.-J. Van 
Beneden, à l'occasion de son cinquantenaire de professorat (1836-1886). 
Louvain, 20 juin 1886. Compte rendu publié par le comité organi- 
sateur. Louvain, typographie d'Auguste Peeters-Ruelens, 1886. 

Universitatis Ludensis. — Acta (Lunds Universitets Ars-Skrift). Mathematik och 
Naturvetenskap. Tome XXII, 1885-1886. Lund, 1886-1887, in-4°. 
planches. 

Van Beneden, P.-J. — 6. Ueber einige Cetaceen-Reste vom Fusse des Kaukasus. 

Extrait du Zeitschrift de la Société géologique allemande. Année 1887. 

Verein der Freunde der Naturgeschichte in Mecklenburg. — Archiv. 
40. Jahrgang. 1886. Giistrow, 1886, planches. 

Verein der Naturfreunde in Reichenberg. — Mittheilungen. VIII. Jahrgang. 
Idem. IX. Jahrgang. Idem. X. Jahrgang und Supplément. Idem. 
XI. Jahrgang. Idem. XVI. Jahrgang. Reichenberg, 1877-1887. 

Verein fur Erdkunde zu Halle. — Mittheilungen. 1887. Halle, 1887, planches. 

Verein fur Naturkunde in Œsterreich ob der Enns zu Linz. — Jahresbericht, 
erster. Idem. Zweiter. Idem. Dritter. Idem. Fi'infter. Idem. Sechster. 
Idem. Achter. Idem. Neunter. Idem. Zehnter. Idem. Elfter. Idem. 
Zwôlfter. Idem. Dreizehnter. Idem. Vierzehnter. Idem. Funfzehnter. 
Idem. Sechszehnter. Linz, 1870-1886. 

Verein fur Naturkunde zu Zwickau. — Jahresberichte, 1886. Zwickau, 1887. 

Verein fur Naturwissenschaft zu Braunschweig. — 3. Jahresbericht, fiir die 
Vereinsjahre 1881-1882 und 1882-1883. Idem. 5 Jahresbericht, fur 
das Vereinsjahr 1886 bis 1887. Als Festschrift zur Feier des 25jah- 
rigen Bestehens, herausgegeben am 20. November 1887. Braun- 
schweig, 1883-1887. 

Verein fur naturwissenschaftliche Unterhaltung zu Hamburg. — Verhand- 
lungen. 1883-1885. VI. Band. Hamburg, 1887, planches. 

Verein fur vaterlandische Naturkunde in Wurttenberg. — Jahreshefte. Drei- 
undvierzigster Jahrgang. Stuttgart, 1887, planches. 

Verein zur Verbreitung naturwissenschaftlicher Kenntnisse in Wien. — 
Schriften. XXVII. Band. Jahrgang 1886-1887. Wien, 1887, planches. 

Videnskabs-Selskabet i Christiania, — Forhandlinger. Aar 1886. Christiania, 
1887, planches. 



BULLETIN BIBLIOGRAPHIQUE CXLV 

Vincent, E. — Note sur quelques coupes visibles sur le territoire de la planchette 
de Saventhem. 

Extrait du Bulletin des séances de la Société royale malacologique de Belgique. 
Annales. Tome XXII, 1887. 

Von Hauer, D r F.-R. — Jahresbericht fur 1886. 

Extrait du tome II des Annales du Musée impérial-royal d'histoire naturelle de la Cour, 
à Vienne. 

Von Kœnen, A. — Beitrag zur Kenntniss der Crinoïden des Muschelkalks. 

Extrait du tome XXXIV des Abhandlungen de la Société royale des sciences de Gôt- 
tingue, 1887. 

— Ueber postglaciale Dislokationen. 

Extrait du Jahrbuch de l'Institut royal géologique prussien pour 18S6. 

— Ueber die âltesten und jiïngsten Tertiàrbildungen bei Cassel. 

Extrait du n° 7 (avril 1887) des Nachrichten de la Société royale des sciences et de 
l'Université Georges-Auguste de Gôttingue. 

— 10. Ueber das Mittel-Oligocân von Aahrus in Jùtland. 

Extrait du Zeitschrift de la Société géologique allemande, année 1886. 

Wagner free Institute of Science of Philadelphia. — Transactions. Vol. I. 
Philadelphia, 1887, planches. 

West American Scientist (The). — Vol. III, whole n. 21-29. San-Diego, 1887, 
planches. 

Westfalischer Provinzial-Verein fur Wissenschaft und Kunst. — Jahres- 
bericht vierzehnter, fur 1885. Idem. Fûnfzehnter, fur 1886. Munster, 
1886-1887. 

Wetterauische Gesellschaft fur die gesammte Naturkunde zu Hanau. — 
Bericht. Vom 1. April 1885 bis 31. Màrz 1887. Hanau, 1887. 

Wiener Gœthe-Verein. — Chronik. 2. Jahrgang, n. 4-12. Wien, 1887. 

Wissenschaftlicher Club in Wien. ■ — Monatsblâtter. VIII. Jahrgang, n. 4-12. 
Idem. IX. Jahrgang, n. 1-3. Wien, 1887. 

— Ausserordentliche Beilage zu den Monatsblâttern. N. III zu n. 7. 

Jahrgang VIII. Idem. N. IV zu n. 8. Jahrgang VIII. Idem. N. V. zu 
n. 9. Jahrgang VIII. Idem. N. VI zu n. 10. Jahrgang VIII. Idem. 
N. VII zu n. 11. Jahrgang VIII. Idem. N. I zu n. 9. Jahrgang I. 
Wien, 1887. 

— Jahresbericht, 1886-1887. XI. Vereinsjahr. Wien, 1887. 

Zoological Society of London. — Proceedings for the year 1886. Part IV. Idem 
for the year 1887. Part MIL London, 1886-1887, planches. 

Zoologisch-Mineralogischer Verein in Regensburg. — Abhandlungen. Zweites 
Heft, 1851. Idem. Drittes Heft, 1852. Idem. Viertes Heft, 1853. Idem. 
Fiinftes Heft, 1854. Idem. Sechstes Heft, 1855. Idem. Siebentes Heft. 
Idem. Achtes Heft. Idem. Neuntes Heft. Idem. Zehntes Heft. Regens- 
burg, 1862-1875, planches. 

TOME XXII, 1887 10 



CXLVI 



SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 



ZeoLOGiSCH-MiNERALOGiscHER Verein in Regensburg. — Korrespondenz-Blatt. 
Vierter Jahrgang, 1850. Idem. Fûnfter Jahrgang, 1851. Idem. 
Sechster Jahrgang, 1852. Idem. Siebenter Jahrgang, 1853. Idem. 
Achter Jahrgang, 1854. Idem. Neunter Jahrgang, 1855. Idem. 
Zehnter Jahrgang, 1856. Idem. Elfter Jahrgang. Idem. Dreiund- 
zwanzigster Jahrgang. Idem. Vierzigster Jahrgang. Regensburg, 
1850-1887. 

Zsigmondy, W. — Mittheilungen ùber Bohrthermen zu Karkâny, auf der Marga- 
retheninset, nâchst Ofen, und zu Lippik und den Bohrbrunnen zu 
Alcsûth. Pesth, 1873, planches. 



COLLECTIONS MALACOLOGIQUES 



DONS REÇUS 



POUR LES 



COLLECTIONS MALACOLOGIQUES DE LA SOCIÉTÉ 

PENDANT L'ANNÉE 1887 



Les dons reçus pendant l'année 1887 ont été inscrits sous 106 numéros. Ils com- 
prennent : 

COQUILLES ACTUELLES 

1 . Une collection de Nérites, Néritines et Navicelles, don de M. Weyers. 

COQUILLES FOSSILES 

2. Fossiles divers d'Allemagne, don de M. le D r Ressmann. 

3. Fossiles des terrains primaires et secondaires de Belgique, ainsi qu'un certain 

nombre d'espèces éocènes du Kressenberg, don de M. E. Vincent. 



-*~+*&sKT**Si2*Z£*^&-^>- 



INSTITUTIONS CORRESPONDANTES 



LISTE 

DES 

ACADÉMIES, INSTITUTS, SOCIÉTÉS SAVANTES, MUSÉES. REVUES 

ET JOURNAUX, ETC. 

EN RELATION D'ÉCHANGE DE PUBLICATIONS AVEC LA 

SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

AU 31 DÉCEMBRE 1887 



(L'astérisque indique les institutions dont des publications ont été reçues pendant l'année. ) 



AFRIQUE 

Algérie 

Alger. — Société des Sciences physiques, naturelles et climatologiques d'Alger. 
*Bône. — Académie d'Hippone. 

Egypte 

*Le Caire. — Institut égyptien. 

Ile de la Réunion 

*Sai\t-Denis. — Société des Sciences et Arts de l'île de la Réunion 

Ile Maurice 

Port-Louis. — Royal Society of Arts and Sciences of Mauritius. 

AMÉRIQUE 

Argentine (République) 

*Buénos-Aires. — Museo publico. 

* Id. — Sociedad Cientifîca Argentina. 

*Cordoba. — Academia nacional de Ciencias. 



CLIV SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

Brésil 

*Rio-de-Janeiro. — Museu Nacional do Rio de Janeiro. 

Id. — Observatoire Impérial de Rio-de-Janeiro . 

Canada 

^Halifax. — Nova Scotian Instituts of Natural Sciences. 
*Ottawa. — Geological and Natural History Survey of Canada. 
*Saint-John. — Natural History Society of New-Brunswick. 

États-Unis 

^Baltimore, Maryl. — John'sHopkins University. 
Beloit, Wisc. — Geological Survey of Wisconsin. 
Boston, Mass. — American Academy of Arts and Sciences. 

Id. — Boston Society of Natural History. 

Id. — Commonwealth of Massachusetts. 

Id. — Science record, M. Cassino. 

*Brookville, Ind. — The Brookville Society of Natural History. 
*Bufpalo, N.-Y. — Buffalo Society of Natural Sciences. 
^Cambridge, Mass. — Muséum of Comparative Zoology at Harvard Collège. 

Id. — Science. 

Chicago, III. — Academy of Sciences of Chicago. 

* Id. — The Open Court Fortnightly Journal. 
*Cinclnnati, Ohio. — Natural History Society of Cincinnati 
Davenport, Iowa. — Academy of Natural Sciences. 
Détroit, Mich. — Geological Survey of Michigan. 
Francfort, Kent. — Geological Survey of Kentucky. 
*Indianapolis, Ind. — Geological Survey of Indiana. 

Madison, Wisc. — Wisconsin Academy of Sciences, Arts and Letters. 
Malden. — The Editor of Science Record, M. K. Kingsley. 
Milwaukee, Wisc. — Naturhistorischer Verein von Wisconsin in Milwaukee. 
*Minneapolis, Minn. — Minnesota Academy of Natural Sciences. 
*Montgomery, Alab. — Geological Survey of Alabama. 
*New-Haven, Conn. — Connecticut Academy of Arts and Sciences. 
*New-York, N.-Y. — Academy of Sciences (late Lyceum of Natural History). 
^Philadelphie, Penns. — Academy of Natural Sciences of Philadelphia. 

* Id. — American philosophical Society. 
Id. — Geological Survey of Pennsylvania. 
Id. — The American Naturalisas Journal. 

* Id. — Wagner Free Institut of Science of Philadelphia. 
Portland, Maine. — Portland Society of Natural History. 
*Saint-Louis, Miss. — Academy of Natural Sciences of*Saint- Louis. 
*Salem, Mass. — Essex Institute. 

* Id. — Peabody Academy of Sciences. 



INSTITUTION- CORRESPONDANTES CLV 

♦San-Diego, Calif. — The V. . R. Orcutt. 

•San-Francisco, Calif. — California Academj of Natural Sciences. 
;: ' Id. — California State Mining Bureau. 

♦WASHINGTON, I). C. — Smithsonian Institution. 

* Id. — United States of America. Department of Agriculture. 
II). — United States of America. Department of the Interior. 

logical and Geographical Surveyofthe Territorii 

* Id. — United States of America. Geological Survey. 
Ii). — United States of America. War Department. 

In. — United States of America. War Department. Office of Cbief 

Signal Offioer. 

Mexique 

♦Mexico. — Museo Nacional de Mexico. 

* Id. — Sociedad Cientifica Antonio Alzate. 



ASIE 

Chine 

Zi-ka-wki. — Musée des Pères de la Compagnie de Jésus. 

Inde anglaise 

Bombay. — Bombay Natural History Society. 
♦Calcutta. — Asiatic Society of Bengal. 

* Id. — Geological Survey of India. 

* Id. — Indian Muséum. 

Indes néerlandaises 

♦Batavia. — Koninklijke Natuurkundige Vereeniging in Nederlandsch Indië 

Japon 

*Tokio. — Deutsche Gesellschaft fur Natur- und Vôlkerkunde Ost-Asiens. 

EUROPE 

Allemagne 

Augsbourg. — Naturhistorischer Verein in Augsburg. 
*Berlin. — Deutsche geologische Gesellschaft. 

* Id. — Direction der Kôniglich-Geologischen Landesanstalt und Bergakadernie. 

* Id. — Koniglich-Preussische Akademie der Wissenschaften zu Berlin. 
Bonn. — Archiv fur Naturgeschichte. 



CLYI SOCIÉTÉ ROYALE MÀLACOLOGIQTJE DE BELGIQUE 

*Bonn. — Naturhistorischer Verein der preussiscben Rheinland,Westfalens und des 

Reg.-Bezirks Osnabruck. 
*Brême. — Naturwissenscliaftlicher Verein zu Bremen. 
*Breslau. — Schlesische Gesellschaft fiir vaterlandische Cultur. 
*Beunswick. — Verein fur Naturwissenschaft zu Braunschweig. 
Carlsruhe. — Naturwissenscliaftlicher Verein in Karlsruhe. 
Cassel. — Verein fiir Naturkunde. 

Chemnitz. — Naturwissenschaftliche Gesellschaft zu Chemnitz. 
Colmar. — Société d'Histoire naturelle de Colmar. 
Darmstadt. — Verein fur Erdkunde und verwandte Wissenschaften. 
*Dresde. — Naturwissenschaftliche Gesellschaft Isis in Dresden. 
*Elberfeld. — Naturwissenscliaftlicher Verein in Elberfeld. 
*Francfort-sur-Mein. — Deutsche Malakozoologische Gesellschaft. 
*Giessen. — Oberhessische Gesellschaft fur Natur- und Heilkunde. 
*Greifswalde. — Naturwissenscliaftlicher Verein von Neu-Vorpcmmern und Rûgen. 
*Gustrow. — Verein der Freunde der Naturgeschichte in Meklenburg. 
Halle. — Kaiserliche Leopoldinisch-Carolinische deutsche Akademie der Natur- 
forscher. 

* Id. — Verein fur Erdkunde. 

^Hambourg. — Verein fur Naturwissenschaftliche Unterhaltung. 

*Hanau. — Wetterauische Gesellschaft fur die gesammte Naturkunde zu Hanau. 

*Heidelberg. — Naturhistorisch-Medizinischer Verein. 

Kiel. — Naturwissenscliaftlicher Verein fiir Schleswig-Holstein. 

*Kœnigsberg. — Kônigliche Physikalisch-Oekonomische Gesellschaft. 

Leipzig. — Zoologischer Anzeiger. 

* Id. — Naturforschende Gesellschaft. 

*Metz. — Académie des Lettres, Sciences, Arts et Agriculture de Metz. 

Id. — Société d'Histoire naturelle de la Moselle. 
*Munich. — Kôniglich-Bayerische Akademie der Wissenschaften zu Munchen. 
^Munster. — Westfâlischer Provinzial- Verein fur Wissenschaft und Kunst. 
^Nuremberg. — Naturhistorische Gesellschaft zu Nùrnberg. 
Offenbach-sur-Mein. — OfFenbacher Verein fiir Naturkunde. 
*Ratisbonne. — Zoologisch-mineralogischer Verein zu Regensburg. 
*Sondershausen. — Botanischer Verein Irmischia fiir das nôrdliche Thiiringen. % 
*Stuïtgart. — Verein fiir vaterlandische Naturkunde in Wiirttemberg. 
*Wiesbade. — Nassauischer Verein fiir Naturkunde. 
*Zwickau. — Verein fiir Naturkunde. 

Angleterre 

*Belfast. — Natural History and Philosophical Society. 
*Croydo\. — Croydon Microscopical and Natural History Club. 
Dublin. — Royal Geological Society of Ireland. 

Id. — Royal Irish Academy. 
Edimbourg. — Royal Physical Society. 
^Glasgow. — Natural History Societv of Glasgow. 



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INSTITUTIONS CORRESPONDANTES CLV1I 

*Glasgow. — Pbilosophical Society of Glasgow. 
*Leeds. — The Quarterly Journal of Conchology. 

Id. — Yorkshirc Naturalists' Union. 
*Liverpool. — Liverpool Geological Society. 
*Londres. — Geological Society of London. 

Id. — Geological Survey of the United Kingdom. 

— Linnean Society of London. 

— Royal Microscopical Society. 

— Royal Society of London. 

— Zoological Society of London. 
*Manchesïer. — Manchester Geological Society. 

*Newcastle-sur-Tyne. — Natural History Society of Northumberland and Durham 
Norwich. — Norfolk and Norwich Naturaliste Society. 

Id. — Norwich Geological Society. 
Penzance. — Royal Geological Society of Cornwall. 

Autriche-Hongrie 

*Agram. — Jugoslavenska Akademija Znanosti i Umjetnosti. 

* Id. — Societas historico-naturalis croatica. 
Bistritz. — GeAverbeschule. 

*Brunx. — Naturforschender Verein in Briïnn. 

Bude-Pesth. — Kirâlyi Magyar Természettudomânyi Târsulat. 

* Id. — Magyar Kirâlyi Foldtani intezet igazgatôsâga. 

* Id. — Magyar Nemzeti Muzeum. 

* Id. — Magyarhoni Foldtani Târsulat. 
Gratz. — Naturwissenchaftlicher Verein fur Steiermark. 
*Hermannstadt. — Siebenbûrgischer Verein fur Naturwissenschaften. 
*Inspruck. — Naturwissenschaftlich-Medizinischer Verein in Innsbruck. 
*Klagenfurt. — Naturhistorische Landesmuseum von Kàrthen. 

*Kolozsvar. — Siebenbûrgischer Museumverein (Medicinisch-naturwissenschaft- 

liche Section). 
*Linz. — Muséum Francisco-Carolinum. 

* Id. — Verein filr Naturkunde in Oesterreich ob der Enns. 
*Reichenberg. — Verein der Naturfreunde in Reichenberg. 
*Trieste. — Società Adriatica di Scienze Naturali. 

* Vienne. — Kaiserlich-Kônigliche Akademie der Wissenschaften. 

* Id. — Kaiserlich-Kônigliche Geologische Reichsanstalt. 

— Kaiserlich-Kônigliche Naturistorische Hofmuseum. 

— Kaiserlich-Kônigliche Zoologisch-Botanische Geselischaft in Wien. 

— Verein zu Verbreitung Naturwissenschaftlicher Kenntnisse in Wien. 

— Wiener Gœthe- Verein. 

— Wissenschaftlicher Club. 



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CLVIII SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

Belgique 

^Anvers. — Société royale de Géographie. 
*Arlon — Institut Archéologique du Luxembourg. 

*Bruxelles. — Académie Royale des Sciences, des Lettres et des Beaux-Arts de 
Belgique. 

— Fédération des Sociétés d'horticulture de Belgique. 

— Ligue de l'Enseignement. 

— Moniteur Industriel. 

— Musée Royal d'Histoire naturelle de Belgique. 

— Observatoire Royal. 

— Service de la carte géologique de la Belgique. 

— Société belge de Microscopie. 

— Société centrale d'Agriculture de Belgique. 

— Société Entomologique de Belgique. 

— Société Royale belge de Géographie. 

— Société Royale de Botanique de Belgique. 

— Société Royale des Sciences médicales et naturelles de Bruxelles. 

— Société Royale Linnéenne de Bruxelles. 

— Société Scientifique de Bruxelles. 

— Université libre de Bruxelles. 

— Société Paléontologique et Archéologique de l'arrondissement de 

Charleroi. 
*Dinant. — Société des Naturalistes dinantais. 
Gand. — Natuurwetenschappelijk Genootschap van Gent. 
*Hasselt. — Société chorale et littéraire des Mélophiles de Hasselt. 
*Huy. — Cercle des Naturalistes hutois. 
Liège. — Association des élèves des écoles spéciales de l'Université de Liège. 

* Id. — Société Géologique de Belgique. 
Id. — Société libre d'Emulation de Liège. 

* Id. — Société Médico- Chirurgicale de Liège. 
Id. — Société Royale des Sciences de Liège. 

*M'ons. — Société des Sciences, des Lettres et des Arts du Hainaut. 

Namur. — Société Archéologique de Namur. 

Tongres. — Société scientifique et littéraire du Limbourg. 

Danemark 

*Copenhague. — Naturhistoiisk Forening i Kjôbenhavn. 

Espagne 

*Madrid. — Comision del Mapa geolôgico de Espana. 

* Id. — Reale Academia de Ciencias. 

* Id. — Sociedad Espanola de Historia Natural. 
*Santiago. — Revista de Ciencias naturales. Doctor Vila Nadal. 



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*Ch. 


\RLEROI. 



INSTITUTIONS CORRESPONDANTES . CLIX 

France 

Abbeville. — Société d'Emulation d'Abbeville. 
'''Amiens. — Société Linnéenne du Nord de la France. 
Angers. — Société Académique de Maine-et-Loire. 

* Id. — Société d'Etudes scientifiques d'Angers. 

* Id. — Société nationale d'Agriculture, Sciences et Arts d'Angers (ancienne 

Académie d'Angers). 
*Auxerre. — Société des Sciences historiques et naturelles de l'Yonne. 
Bayonne. — Société des Sciences et Arts de Bayonne. 
*Besanoon. — Académie des Sciences, Belles-Lettres et Arts de Besançon. 
Béziers. — Société d'Etude des Sciences naturelles. 
Bordeaux. — Académie nationale des Sciences, Belles-Lettres et Arts. 
Id. — Société des Sciences physiques et naturelles de Bordeaux. 

* Id. — Société Linnéenne de Bordeaux. 

*Boulogne-sur-Mer. — Société Académique de l'arrondissement de Boulogne-sur- 

Mer. 
*Caen. — Académie nationale des Sciences, Arts et Belles-Lettres. 

Id. — Société Linnéenne de Normandie. 
Cambrai. — Société d'Emulation de Cambrai. 
Chalons-sur-Marne. — Société d'Agriculture, Commerce, Sciences et Arts de la 

Marne. 
Cherbourg. — Société nationale des Sciences naturelles de Cherbourg. 
*Dax. — Société de Borda. 

Dijon. — Académie des Sciences, Arts et Belles-Lettres de Dijon. 
*Draguignan. — Société d'Agriculture, de Commerce et d'Industrie du département 
du Var. 

* Id. — Société d'Etudes scientifiques et archéologiques de la ville de 

Draguignan. 
La Rochelle. — Société des Sciences naturelles de la Charente-Inférieure (iîca- 

démie de La Rochelle). 
*Le Havre. — Société Géologique de Normandie. 
♦Lille. — Bulletin Scientifique du Nord de la France et de la Belgique. 

* Id. — Société Géologique du Nord. 
Lyon. — Annales du Muséum. 

Id. — Association Lyonnaise des Amis des Sciences. 
♦Id. — Société Botanique de Lyon. 

Id. — Société d'Agriculture, Histoire naturelle et Arts utiles de Lyon. 

Id. — Société Linnéenne de Lyon. 
Maçon. — Académie de Mâcon. Société des Sciences, Arts, Belles-Lettres et 

d'Agriculture. 
♦Marseille. — Société Scientifique Industrielle. 
Id. — Annales du Musée de Marseille. 
♦Montpellier. — Société d'Horticulture et d'Histoire naturelle de l'Hérault. 
Nancy. — Académie de Stanislas. 
♦Nîmes. — Société d'Etude des Sciences naturelles de Nîmes. 



CLX SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIOJJE DE BELGIQUE 

*Orléans. — Société d'Agriculture, Sciences, Belles-Lettres et Arts d'Orléans. 
*Paris. — Feuille des Jeunes Naturalistes. 

* Id. — Institut de France. Académie des sciences. 

* Id. — Journal de Conchyliologie. 

* Id. — Société d'Etudes scientifiques de Paris. 

* Id. — Société Géologique de France. 

* Id. — Société Zoologique de France. 

^Perpignan. — Société Agricole, Scientifique et Littéraire des Pyrénées-Orien- 
tales . 

*Rouen. — Société des Amis des Sciences naturelles de Rouen. 

*Saint-Brieuc. — Société d'Émulation des Côtes-du-Nord. 

*Semur. — Société des Sciences historiques et naturelles de Semur. 

Soissons. — Société Archéologïqu-e, Historique et Scientifique. 

*Toulon. — Académie du Var. 

Toulouse. — Société Académique Franco-Hispano-Portugaise. 

*Tours. — Société d'Agriculture, Sciences, Arts et Belles-Lettres du département 

d'Indre-et-Loire. 
*Valenciennes. — Société d'Agriculture, Sciences et Arts de l'arrondissement de 

Valenciences. 
Verdun. — Société Philomatique de Verdun. 

Italie 

*Bologne. — Reale Accademia dell' Instituto di Bologna. 

Brescia. — Ateneo di Brescia. 

*Catane. — Accademia Giœnia di Scienze naturali in Catania. 

Florence. — Società Entomologica Italiana. 

Gènes. — Museo Civico di Storia naturale. 

* Id. — Società di Letture e Conversazioni scientifiche. 
Milan. — Società Italiana di Scienze naturali. 
*Modène. ■ — Società dei Natui*alisti in Modena. 
*Naples. — Reale Accademia di Scienze fisiche e matematiche di Napoli. 

Id. — Zoologische Station. 
*Padoue. — Società Veneto-Trentina di Scienze naturali. 
Palerme. — Reale Accademia Palermitana di Scienze, Lettere ed Arti. 

Id. — Il Naturalista Siciliano. 

Id. — Società di Acclimazione e di Agricoltura in Sicilia. 
*Pise. — Società Malacologica Italiana. 

* Id. — Società Toscana di Scienze naturali. 
*Rome. — Accademia Pontificia de' Nuovi Lincei. 

* Id. ■ — Biblioteca nazionale centrale Vittorio Emanuele. 

* Id. — ■ Reale Accademia dei Lincei. 

* Id. — Reale Comitato Geologico ltaliano. 

* Id. — Società Geologica Italiana. 
*Sienne. — Bollettino dei Naturalista. 

Id. — Reale Accademia dei Fisiocritici di Siena. 






INSTITUTIONS CORRESPONDANTES CLXI 

Sienne. — Società Geologica Italiana. 

*Turin. — Realo Accademia délie Scienze di Torino. 

*Venise. — Reale Istituto Veneto di Scienze, Lettere ed Arti. 

*Vérone. — Accademia d'Agricoltura, Arti e Commercio di Verona. 

Luxembourg 

^Luxembourg. — Institut Royal Grand-Ducal de Luxembourg. 

Néerlande 

* Amsterdam. — Koninklijke Akademie van Wetenschappen te Amsterdam. 

Id. — Koninklijk Zoologisch Genootschap Natura Artis Magistra. 

Groningue. — Academia Groningana. 

* Id. — Natuurkundig Genootschap te Groningen. 

*Harlem. — ■ Hollandsche Maatschappij der Wetenschappen te Haarlem. 

* Id. — Teyler's Stichting. 
Leide. — Academia Lugduno-Batava. 

* Id. i — Nederlandsche Dierkundige Vereeniging. 

^Rotterdam. — Bataafsch Genootschap der proefondervindelijke wijsbegeerte te 
Rotterdam. 

Norvège 

r 

*Bergen. — Bergen-Museum. 

*Christiania. — Den Norske Nordhavs-Expedition 1876-1878. 
Id. — Kongelig Norsk Fredericks-Universitât. 

* Id. — Nyt Magazin for Naturvidenskaberne. 

* Id. — Videnskabs-Selskabet i Christiania. 
*Drontheim. — Kongelig Norsk Videnskabs Selskab i Trondhjem. 
*Tromsœ. — Tromsœ-Museum. 

Portugal 

Lisbonne. — Secçâo dos Trabalhos Geologicos de Portugal. 
Porto. — Sociedade de Instrucçao do Porto. 

Russie 

*Dorpat. — Dorpater Naturforscher Gesellschaft. 

*Ekathérinenbourg. — Société Ouralienne d'Amateurs des Sciences naturelles. 

*Helsingfors. — Finska Vetenskaps Societeten. 

* Id. — Societas pro Fauna et Flora Fennica. 
*Kiew. — Société des Naturalistes de Kiew. 

*Mitau. — Kurlandische Gesellschaft fur Literatur und Kunst. 
Moscou. — Société Impériale des Amis des Sciences naturelles, d'Anthropologie et 
d'Ethnographie. 

* Id. — Société Impériale des Naturalistes de Moscou. 
*Odessa. — Société des Naturalistes de la Nouvelle-Russie. 

TOME XXII, 1887 il 



CLXIl SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

*Riga. — Naturforsçher Verein zu Riga. 

*Saint-Pétersbourg. — Académie impériale des Sciences de Saint-Pétersbourg. 

* Id. — Comité Géologique Russe. 

Id. — Kaiserlich-Russiscke Mineralogische Gesellschaft. 

Suède 

Gothembourg. — Kongliga Vetenskaps och Vitterhets Samhàllet i Gôteborg. 
*Lund. — Universitas Carolina Ludensis. (Kongliga Fysiografiska Sàllskapet i 

Lund.) 
Stockholm. — Konglig-Swensk Vetenskaps Akademie. 
*Upsal. — Kongliga Vetenskaps Societeten. 

Suisse 

Aarau. — Argauisclie Naturforschende Gesellschaft zu Aarau. 
*Bale. — Naturforschende Gesellschaft zu Basel. 
*Berne. — Naturforschende Gesellschaft in Bern. 

* Id. — Schweizerische Gesellschaft fur die Gesammten Naturwissenschaften. 
*Coire. — Naturforschende Gesellschaft Graubiinden's zu Chur. 

*Genève. — Institut national Genevois. 

Id. — Société de Physique et d'Histoire naturelle. 
^Lausanne. — Société Vaudoise des Sciences naturelles. 
*Neuchatel. — Société des Sciences naturelles de Neuchâtel. 
*Saint-Gall. — S'-Gallische Naturwissenschaftliche Gesellschaft. 
*Schaffhouse. — Schweizerische Entomologische Gesellschaft. 
*Zurich. — Naturforschende Gesellschaft in Zurich. 



OGÉANIE 

Australie 

Adélaïde. — Royal Society of South-Australia. 
Brisbane. — Royal Society of Queensland. 

Nouvelle-Galles du Sud 

*Sydney. — Australian Muséum of Sydney. 
Id. — Department of Mines. 

* Id. — Linnean Society of New South Wales. 

* Id. — Royal Society of New South Wales. 

Nouvelle-Zélande 

Aukland. — Aukland Institute. 

*Wellington. — Colonial Muséum and Geological Survey Department, 
Id. — New Zealand Institute. 



__^__ 



INSTITUTIONS CORRESPONDANTES CLX1II 



Tasmanie 

*Hobart-Town. — Royal Society of Tasmania. 



> ^«»» < 



Souscripteurs aux Annales de la Société 

Bruxelles. — Département de l'Agriculture, de l'Industrie et des Travaux publics. 

Id. — Commission belge des échanges internationaux. 

Id. — Institut cartographique militaire. 

Id. — Librairie Manceaux. 
Londres. — British Muséum. 

Id. — Dulau and C°, libraires. 



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LISTE DES MEMBRES DE LA SOCIETE 



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- 



TABLEAU INDICATIF 



DES 



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PRESIDENTS DE LA SOCIETE 



DEPUIS SA FONDATION 



(L'astérisque indique les Présidents décédés.) 



♦ »••» 



1863-1865. MM/ H. LAMBOTTE. 
1865-1867. H. ADAN. 

1867-1869. * le comte M. DE ROBIANO 

1869-1871. *J. COLBEAU. 

1871-1873. * H. NYST. 
1873-1875. G. DEWALQUE. 

1875-1877. J. CROCQ. 

1877-1879. A. BRIART. 

1879-1881. J. CROCQ. 

1881-1882. F. ROFFIAEN. 

1882-1884. J. CROCQ. 

1884-1886. P. COGELS. 

1886-1888. J. CROCQ. 



LISTE GÉNÉRALE 



DES 



EMBRES DE LASOCIÉTÉ ROYALE IVIALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

AU 31 DÉCEMBRE 188T 



(Le nom des membres fondateurs est précédé d'un astérisque.) 



Membres honoraires 

1877. Bellardi, membre résidant de l'Académie royale des sciences de Turin. — 

Rue Saint-François-de-Paule, Turin (Italie). 

1880. Crosse, Hippolyte, directeur du Journal de Conchyliologie. — Rue Tron- 
chet, 25, Paris. 

1880. Fischer, D r Paul, aide-naturaliste au Muséum d'histoire naturelle. — Rue 

Cuvier, 57, Paris. [Conchyliologie.) 
(1863)-1881. *Fologne, Egide, architecte, trésorier de la Société Entomologïque 

de Belgique. — Rue de Namur, 12, Bruxelles. 
1863. Fun t ck, N., directeur du Jardin zoologique de Cologne, membre de diverses 

Sociétés savantes. — Cologne (Allemagne). 

1870. Hammelrath, D r Gustave, ancien directeur du Jardin zoologique de 

Bruxelles. — Paris. 
1878. Hayden, F.-V., géologue des États-Unis. — Washington D. C. 

1884. Medlicott, Henry-Benedict, superintendant du Service géologique de l'Inde 
anglaise. — Calcutta (Inde anglaise). 

1878. Selwyn, Alfred-R.-C, directeur de la Commission géologique du Canada. 

— Saint-Gabriel street, 76, Montréal (Canada). 



CLXX SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

(1864)- 1872. Sexoner, D r Adolf, membre de diverses Académies et Sociétés 
savantes, — Landstrasse, Kieglergasse, 14, Vienne (Autriche), 

(1867)-1870. Staes, Célestin, membre de plusieurs Sociétés savantes. — Louvain. 

1886. Van Beneden, P.-J., professeur émérite à l'Université catholique de Louvain, 
membre de l'Académie royale des Sciences de Belgique, etc. — Louvain. 

1881. Woodward, D r Henry,- conservateur de la section de géologie du British 
Muséum, membre de la Société Royale. — Cromwell road, South Ken- 
sington. Londres. Domicile : 129, Beaufort street, Chelsea. — Londres, 
S. W. 



Membres correspondants 

1867. Bielz, E.-Alb., inspecteur royal de l'enseignement, membre de diverses 
Sociétés savantes. — Hermannstadt, Transylvanie (Autriche). 

1867. Brusina, Spiridione, conservateur du Musée national de zoologie, professeur 

à l'Université d'Agram, membre de diverses Sociétés savantes. — 
Agram, Croatie (Autriche). 

1864. Canofari de Santa Vittoria, comte J. — Sora, Terra di Lavoro (Italie). 
1864. Charlier, Alexandre, capitaine au long cours dans la marine belge. — 
Place Saint-Joseph, 15, Ostende. 

1868. Chevrand, Antonio, D r en médecine, etc. — Cantagallo (Brésil). 

1864. D'Ancona, Cesare, D r en sciences, aide-naturaliste au Musée royal d'histoire 
naturelle, etc. — Florence (Italie). 

1878. Foresti, D r Lodovico. — Hors la Porta Saragozza, n° 140-141, Bologne 

(Italie). 

1876. Gaucher, Elie. — Chaussée d'Etterbeek, 124, Bruxelles. 
(1868)-1880. Gentiluomo, D r Cammillo, conservateur du Musée royal d'histoire 
naturelle. — Via S. Francesco, 23, Pise (Italie). 

1867. Gobanz, D r Josef, professeur d'histoire naturelle à l'Ecole supérieure. — 

Klagenfurth, Carinthie (Autriche). 

1872. Heynemann, D.-F., membre de la Société Malacozoologique allemande, etc. 
— Schifferstrasse, 53, Sachsenhausen, près de Francfort-sur-le-Mein 
(Allemagne). 

1868. Hidalgo, D r J. -Gonzalez. — Huertas, 7, Duplicado, 2° derecha, Madrid 

(Espagne). 

1874. Issel, D r Arturo, professeur. — Gênes (Italie). 



— 



LISTE DES MEMBRES DE LA SOCIÉTÉ CLXXI 

1865. Jamraoh, Ch., naturaliste. — S'-George street, 180, Londres, E. 

(1873)- 1882. Jones, T.-Rupert, professeur à l'Université, membre de la Société 
Royale. — 10, Uverdale Road, King's Road, Chelsea, Londres, S. W. 

1872. Kobelt, D r W., membre de la Société Malacozoologique allemande, etc. — 
Schwanheim-sur-le-Mein (Allemagne). 

1864. Lallemant, Charles, pharmacien, membre de diverses Sociétés savantes. 
— L'Arba, près d'Alger (Algérie). 

1866. Manfredonia, commandeur Giuseppe, D r en médecine, professeur, membre 

de diverses Académies et Sociétés savantes. — Via Fonseca, 70, Naples 
(Italie). 
1872. Matthew, G. -F., membre de diverses Sociétés savantes. — Leustones, depart- 
ment S 1 - John, Nouveau-Brunswick (Canada). 

1866. Morière, J., doyen de la faculté des sciences, membre de diverses Sociétés 

savantes. — Rue de Bayeux, 40, Caen, Calvados (France). 

1869. Paulucci, M me la marquise Marianna. — Villa Novoli, Florence (Italie). 
[Coquilles vivantes.) 

1882. Renard, D r Charles, conseiller privé, président de la Société Impériale des 
Naturalistes de Moscou. — Stary Piméne, maison de la princesse Kou- 
dacheff, Moscou (Russie). 

1876. Ressmann, D r Fr. — Malborgeth (Autriche). 

1868. Rodriguez, Juan, directeur du Musée d'histoire naturelle. — Guatemala. 

1867. Rothe, Tyge, directeur du Jardin royal de Rosenborg. — Copenhague 

(Danemark). 

1868. Sciuto-Patti, Carmelo, ingénieur, membre de l'Académie des Sciences natu- 

relles de Catane et de diverses Sociétés savantes. — Catane (Sicile). 

1864. Stossich, Adolf, professeur, membre de diverses Sociétés savantes. — 

Trieste, Istrie (Autriche). 

1878. Tapparone-Canefri, chevalier Cesare. — Via Sant'Ugo, 8 (interno 4), 
Gênes (Italie). 

1882. Von Koenen, D r Adolphe, professeur à l'Université royale de Gôttingue. — 
Gottingue (Allemagne). 

1872. Westerlund, D r Carl-Agardh. — Ronneby (Suède). 

1865. Westerman, G. -F., directeur du Jardin zoologique d'Amsterdam, membre 

de diverses Sociétés savantes. — Amsterdam (Néerlande). 

1873. Winkler, T.-C, D r en sciences naturelles, conservateur ati Musée Teyler, 

membre de diverses Sociétés savantes. — Harlem (Néerlande). 



CLXXII SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 



Membres effectifs 

1883. Albrecht, D r Paul. — Chaussée d'Eppendorf, 144 A , Hambourg (Allemagne). 

1882. Bâillon, Jean, membre de la Société Géologique de Belgique. — Place de 
la Calandre, 8-9, Gand. [Collection de mollusques vivants et fossiles.) 

1885. Bauwens, Charles, notaire. — Place du Petit-Sablon, 14, Bruxelles. 
1870. Bauwens, L.-M., receveur des contributions, membre de diverses Sociétés 

savantes. — Rue Ganshoren, 15, Koekelberg-Bruxelles. 
1880. Bayet, Ernest, étudiant en droit. — Rue Joseph II, 58, Bruxelles. 

1886. Béthune, Albert, notaire. — Tours-sur-Marne (Marne, France). [Mollus- 

ques actuels, fossiles des terrains tertiaires.) 

1886. Bourdot, Jules, ingénieur civil. — Rue de Chàteau-Landon, 44, Paris. 
1873. Bouyet, Alfred, général-major. — Rue du Méridien, 100, Saint-Josse-ten- 

Noode-Bruxelles. 
1864. Briart, Alphonse, ingénieur en chef des charbonnages de Mariemont et 
Bascoup, membre de l'Académie royale des Sciences de Belgique. — 
Morlanwelz, Hainaut. 

1872. Bricourt, C, avocat. — Avenue Louise, 182, Bruxelles. 
1877. Brot, D 1 ' Aug. — Malagnon, 6, Genève. 

1882. Bulter, Charles. — Rue d'Assaut, 20, Bruxelles. 

1879. Carez, L.-L.-H., membre de la Société Géologique de France. — Avenue 

Hoche, 36, Paris. 

1880. CluysExNAar, Gustave, professeur de sciences naturelles à l'Ecole normale de 

Huy. — Rue des Jardins, Huy. 
1870. Cogels, Paul, membre de diverses Sociétés savantes. — Château de Boec- 
kenberg, Deurne, près Anvers. [Géologie et paléontologie des environs 
d'Anvers.) 

1873. Colbeau, Emile, membre de la Société royale Linnéenne de Bruxelles, — 

Chaussée de Louvain, 185, Saint-Josse-ten-Noode-Bruxelles. 

1887. Cornet, Jules, assistant à l'Université de Gand. — Chaussée de Bruxelles, 36, 

Ledeberg-lez-Gand . 
1885. Cossmann, Maurice, ingénieur du Service technique de l'exploitation au 
Chemin de fer du Nord. — Rue Saint- Vincent-de-Paul, 17, Paris. 

1874. Cotteau, Gustave, juge honoraire, membre de la Société Géologique, de 

France, etc. — Auxerre, département de l'Yonne (France). (Échino- 

dermes.) 
1869. Craven, Alfred-E., membre de diverses Sociétés savantes. — St-George's 

Road, 65, Londres, S. \V. 
1876. Crépin, François, directeur du Jardin botanique de l'État, membre de 

l'Académie royale des Sciences de Belgique, secrétaire de la Société 

royale de Botanique. — Rue de l'Association, 37, Bruxelles. 
1873. Crocq, D 1 ' Jean, sénateur, professeur à l'Université libre de Bruxelles, 

membre de l'Académie royale de médecine de Belgique, etc. — Rue 

Royale, 110, Bruxelles. 



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LISTE DES MEMBRES DE LA SOCIÉTÉ CLXXIII 

1884. Daimeries, Anthyme, ingénieur. — Rue Royale, 2, Bruxelles. 

1866. Dautzenberg, Philippe. — Rue de l'Université, 213, Paris. {Coquilles 
marines d'Europe.) 

1873. Davreux, Paul, ingénieur, inspecteur de l'enseignement professionnel, 

secrétaire de la commission du Musée royal de l'Industrie. — Rue 
Lefrancq, 14, Schaerbeek-Bruxelles. 
1871. De Bullemont, Emmanuel, membre de diverses Sociétés savantes. — Rue 
de l'Arbre-Bénit, 39, Ixelles-Bruxelles. 

1874. Deby, Julien, ingénieur, membre de diverses Sociétés savantes. — -31, Belcize 

Avenue, St-John's Wood, Londres, N.W. {Observations microscopiques.) 
1880. De Cort, Hugo. — Rue de l'Arbre-Bénit, 79, Ixelles-Bruxelles. {Mollusques 

vivants. — Echanges.) 
1874. De Cossigny, J. Charpentier, ingénieur, membre de la Société Géologique 
de France, etc. — Courcelle, près Saint-Parres-les-Vaudes, départe- 
ment de l'Aube (France). 

1885. Dedeyn, Raymond, avocat. — Rue des Plantes, 28, Saint-Josse-tenNoode- 

Bruxelles. 
1880. De Dorlodot, l'abbé Henry, professeur de théologie au grand Séminaire. — 

Namur. 
1883. De Gregorio, marquis Antonio, docteur en sciences naturelles. — Via Molo, 

Palerme. 
1874. De Guerne, Jules, licencié es sciences, membre de la commission d'histoire 

naturelle du Musée de Douai. — Rue Monge, 2, Paris. {N udibr anches .) 
1876. Dejaer, Ernest, ingénieur en chef-directeur des mines. — Rue de la 

Chaussée, 22, Mons. 
1869. De Jonghe, vicomte Baudouin. — Rue du Trône, 60, Quartier-Léopold, 

Bruxelles. 
1874. De la Fontaine, Jules, conservateur des collections de l'Université, membre 

de plusieurs Sociétés savantes. — Gand. 
1885. De la Vallée Poussin, Charles, professeur à l'Université catholique. — 

Rue de Namur, 190, Louvain. 
1887. Delheid, Edouard, industriel. — Rue d'Artois, 50, Bruxelles. 
1880. De Limburg StirUxM, comte Adolphe, étudiant. — Rue du Luxembourg, 30, 

Bruxelles, et château de Lumay, près Hougaerde. 
1883. De'Loë, baron Alfred. — Château de Beugnies, Harmignies, près Mons, et 

boulevard de Waterloo, 64, Bruxelles. 

1871. De Looz Corswarem, comte Georges, membre de diverses Sociétés savantes. 

— Château d'Avin, par Avennes, province de Liège, et boulevard de 
Waterloo, 64, Bruxelles. 
1880. Delvaux, Emile, capitaine de cavalerie. — Avenue Brugmann, 216, à Uccle 
lez-Bruxelles. [Géologie tertiaire.) 

1872. Denis, Hector, avocat, professeur à l'Université libre de Bruxelles. — Rue 

de la Croix, 42, Ixelles-Bruxelles. 
1863. *De Sélys Longchamps, baron Edmond, sénateur, membre de l'Académie 
royale des Sciences de Belgique, etc. — Quai de la Sauvenière, 34, 
Liège, et château de Longchamps, près de Waremme. 



CLXXIV SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

1880. Determe, Stanislas, interne en médecine. — Hôpital de Stuyvenberg, 
Anvers. 

1863. *Dewalque, D r Gustave, professeur à l'Université de Liège, membre de l'Aca- 
démie royale des Sciences de Belgique, etc. — Rue de la Paix, 17, Liège. 

1872. Dollfus, Gustave, membre de la Société Géologique de France, etc. — Rue 
de Chabrol, 45, Paris. 

1882. Dupont, Victor, industriel. — Rue de Saint-Sauveur, à Renaix. 

1882. Eben, Guillaume, docteur en sciences naturelles, instituteur. — Vinxele- 
Delle, près de Velthem. (Mollusques fluviatiles et terrestres belges.) 

1886. Firket, Adolphe, ingénieur en chef-directeur des mines. — Rue Dartois, 28, 

Liège. 
1865. Fontaine, César, membre de diverses Sociétés savantes. — Papignies, Hai- 
naut. 

1887. Fontaine, D r Ernest. — Rue Van-Aa, 18, Ixelles-Bruxelles. 

1879. Forir, Henri, ingénieur des mines, répétiteur de minéralogie et de géologie 

à l'Ecole des mines, conservateur des collections de minéralogie et de 
géologie de l'Université. — Rue Haut-Laveu, 75, Liège. 
1874. Friren, l'abbé A., professeur au petit Séminaire, membre de diverses Sociétés 
savantes. — Montigny-lez-Metz, Lorraine (Allemagne). (Fossiles du lias 
et de Voolilhe inférieure.) 

1881. Gardner, John-Starkie, membre de la Société Géologique de Londres. — 
Damer Terrace, 7, Chelsea, Londres. (Paléontologie végétale.) 

1874. Gosselet, Jules, professeur de géologie à la Faculté des sciences, membre 

de diverses Sociétés savantes. — Rue d'Antin, 18, Lille (France). 

1880. Haeusler, D r Rudolf, membre de la Société Géologique de Londres. — The 

Military Cottage, Sunbury-on-Thames, Middlesex. 
1880. Hennequin, Emile, lieutenant-colonel du corps d'état-major, directeur de 

l'Institut cartographique militaire. — La Cambre, Ixelles-Bruxelles. 
1885. Holzapfel, D r E., professeur de paléontologie et de minéralogie à l'Institut 

royal supérieur technique. — Aix-la-Chapelle (Allemagne). 

1883. Janson, Paul, avocat. — Place du Petit-Sablon, 18, Bruxelles. 
1879. Joly, A. , professeur à l'Université libre de Bruxelles. — Rue du Parnasse, 38, 
Ixelles-Bruxelles. 

1875. Jorissenne, D r Gustave, membre de la Société Géologique de Belgique, etc. — 

Boulevard de la Sauvenière, 130, Liège. 

1867. Lanszweert, Edouard, pharmacien. — Rue de la Chapelle, 85, Ostende. 
[Mollusques marins de Belgique.) 

1872. Lefèvre, Théodore, membre de diverses Sociétés savantes. — Rue du Pont- 
Neuf, 10, Bruxelles. (Paléontologie tertiaire.) 

1884. Mac Leod, Jules, professeur à l'Université de Gand. — Chaussée de 
Bruxelles, 134, Ledeberg-lez-Gand.i 



LISTE DES MEMBRES DE LA SOCIÉTÉ CLXXV 

1871. Malaise, Constantin, docteur en sciences, professeur à l'Institut agricole.de 

l'Etat, membre de l'Académie royale des Sciences de. Belgique, etc. — 
Gembloux. (Terrain silurien et fossiles qu'il renferme.) 

1887. Maroy, D 1 ' Richard-Louis, membre de diverses Sociétés savantes. — Rue 
de la Chancellerie, 18, Bruxelles. 

1873. Mazé, H., ordonnateur de la Guadeloupe. — Basse-Terre (Guadeloupe). 

1875. Michelet, Gustave, ingénieur, membre de la Société belge de Microscopie. 

— Rue de Pascale, 6, Quartier-Léopold-Bruxelles. 

1882. Moens, Jean, avocat. — Lede, près Alost. .-. • 

1879. Monthiers, Maurice, ingénieur des mines, membre de la Société Géologique 

de France. — Rue d'Amsterdam, 70, Paris. 
1877. Mors, Emile. — Rue de Solférino, 4, Paris. 

1886. Mourlon, Michel, conservateur au Musée royal d'histoire naturelle de Bru- 

xelles, membre de l'Académie des sciences de Belgique, etc. — Rue Bel- 
liard, 107, Bruxelles. 

1887. Navez, Louis, homme de lettres. — Chaussée de Haecht, 144, Schaerbeek- 

Bruxelles. 
1884. Nobre, Augusto. — Liberdade, 59, Oporto (Portugal). 

1872. Ortlieb, J., chimiste, membre de diverses Sociétés savantes. — Rue de 

Mérode, 169, Saint-Gilles-Bruxelles. (Géologie générale du bassin ter- 
tiaire anglo-flamand.) 

1880. Pelseneer, Paul, docteur en sciences naturelles. — Rue du Gentil- 

homme, 17, Bruxelles. 
1882. Pergens, Edouard, docteur en sciences naturelles. — Rue de Heppeneert, 4, 
Maeseyck. (Mollusques terrestres et flumatiles de la Belgique. Fossiles 
maestrichtiens .) 

1879. Piret, Adolphe, Comptoir belge de Minéralogie et de Paléontologie. — 

Quai de l'Arsenal, Tournai. 

1873. Potier, Alfred, ingénieur des mines, membre de la Société Géologique de 

France. — Boulevard Saint-Michel, 89, Paris. 

1882. Raeymaekers, D r Désiré. — Rue de la Station, 164, Louvain. (Coquilles 

marines, terrestres et flumatiles; fossiles tertiaires .) 

1883. Raeymaekers, Louis. — Rue de la Station, 164, Louvain. 

1883. Renson, Charles, pharmacien. — Rue de Tirlemont, 52, Louvain. 

1863. *Roffiaen, François, artiste peintre, membre de plusieurs Sociétés savantes. 

— Rue Godecharle, 16, Ixelles-Bruxelles. (Collection des espèces ter- 
restres, principalement du genre Hélix.) 

1880. Roffiaen, Hector, lieutenant du génie, adjoint d'état-major. — Rue Gode- 

charle, 21, Ixelles-Bruxelles. 

1881. Rombaut, Eugène, ingénieur, inspecteur général de l'industrie et de l'en- 

seignement professionnel. — Rue des Chevaliers, 12, Bruxelles. 

1884. Rouffart, D r Emile. — Boulevard du Régent, 9, Bruxelles. 



CLXXVI SOCIÉTÉ ROYALE MÀLACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

1883. Roussel, Armand, architecte. — Rue des Sablons, 4, Bruxelles. 

1879. Rucquoy, Alfred. — Rue du Pont-Neuf, 28, Bruxelles. 

1874. Schepman, M. -M., naturaliste. — Rhoon, près de Rotterdam (Néerlande). 

1885. Schmitz, Gaspard. — Ancienne Abbaye, Tronchiennes (Flandre orientale). 

1880. Steel, Thomas, Condong Sugar raill, Tweed River (Nouvelle-Galles du Sud). 

1878. Stevens, Jean, ingénieur. — Rue des Palais, 155, Schaerbeek-Bruxelles. 

1879. Tillier, Achille, architecte. — Pâturages. 

1886. Tras, le R. P., professeur de chimie au collège de la Paix. — Namur. 

1872. Ubaghs, Casimir, membre de plusieurs Sociétés savantes. — Rue des Blan 

chisseurs, Maestricht (Limbourg néerlandais). 

1884. Van Beneden, Edouard, professeur à l'Université de Liège, membre de 

l'Académie des Sciences de Belgique. — Rue des Augustins, 43, Liège. 
1869. Van den Broeck, Ernest, conservateur au Musée royal d'histoire naturelle, 
membre de plusieurs Sociétés savantes. — Rue de Terre-Neuve, 102, 
Bruxelles. [Physique du globe. Géologie et paléontologie des terrains 
tertiaire et crétacé. Foraminifères vivants et fossiles. Collection géné- 
rale de coquilles vivantes. Variétés, formes et habitats divers du Pur- 
pura lapillus.) 
1882. Vandendaele, Henri. — Rue des Prêtres, 136, Renaix. (Fossiles tertiaires .) 
1886. Van der Bruggen, Louis, membre de diverses Sociétés savantes. — Rue 
Belliard, 109, Bruxelles. (Mollusques vivants et fossiles de Belgique.) 

1873. Van Ertborn, baron Octave. — Château de Solhof, Aertselaer, et rue des 

Lits, 14, Anvei's. (Géologie tertiaire.) 

1880. Van Mossevelde, Jules, industriel. — Rue d'Amsterdam, Borgerhout- 

Anvers. 
1880. Velge, Gustave, ingénieur civil. — Lennick-Saint-Quentin. (Géologie 

tertiaire.) 
1869. Vincent, Gérard, aide-naturaliste au Musée royal d'histoire naturelle. — 

Avenue d'Auderghem, 97, Etterbeek-Bruxelles. (Fossiles des terrains 

éocènes de Belgique.) 

1886. Vincent, Emile, docteur en sciences naturelles, attaché à l'Observatoire 

royal. — Avenue d'Auderghem, 97, Etterbeek-Bruxelles. 

1876. Weissenbruch, Paul, imprimeur du Roi. — Rue du Poinçon, 45, Bruxelles. 
1863 *Weyers, Joseph-Léopold, membre de diverses Sociétés savantes. — 
Padang, île de Sumatra. 

1887. Willem, Victor, professeur agrégé de l'enseignement moyen du degré supé- 

rieur pour les sciences naturelles. — Rue d'Or, 26, Gand. (Anatomie et 
physiologie des mollusques.) 
1882. Woot de Trixhe, Joseph, pharmacien. — Namur. 

1874. Wright, Bryce, membre de la Société royale d'Histoire de Londres. — 

Hesket House, Guildford street, Russel square, Londres. 

1879. Yseux, D r Emile, professeur à l'Université libre de Bruxelles. — Avenue 
du Midi, 97, Bruxelles. 



LISTE DES MEMBRES DE LA SOCIÉTÉ CLXXVII 

Membres décédés 

1864. Cornet, François-Léopold, ingénieur, directeur de la Société anonyme des 
phosphates de Mesvin-Ciply, membre de l'Académie royale des Sciences 
de Belgique, à Mons. 

1869. Erjaveo, Francesco, professeur d'histoire naturelle à l'École supérieure, à 

Gôrz (Autriche). 
1872. Fleming, S.-R., à Bruxelles. 

1870. Pire, Louis, professeur honoraire des Athénées royaux, à Spa. 



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TOME XXII, 1887 12 



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TABLE GÉNÉRALE DES MATIÈRES 

CONTENUES DANS LE TOME XXII, 1887 

DES ANNALES DE LA SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE 

DE BELGIQUE 



Pages. 
Annales de la Société royale malacologique de Belgique, tome XXII, 

1887 iij 

Assemblée générale annuelle du 3 juillet 1887 lxix 

Bulletin bibliographique . cxix 

Bulletin des séances de la Société i 

Catalogue illustré des coquilles fossiles de l'éocène des environs de Paris, 

par M. Cossmann (pi. I-VIIIj 3 

Collections malacologïques . . . . . . cxlvii 

Description de quelques espèces de coquilles terrestres de Sumatra, Java 

et Bornéo, par Edgar-A. Smith (pi. IX) 215 

Institutions correspondantes cli 

Liste générale des membres clxv 

Mémoires 1 

Note sur le Volutopsis norvegica, fossile du crag d'Anvers, par 

É.Vincent (pi. X) 223 

Remarques sur XAcanthina tetragona, Sow., du pliocène d'Anvers, par 

É. Vincent (pi. X et XI) 225 

Séances de la Société : 

8 janvier 1887 .... in 

5 février 1887 vu 

Les Bryozoaires du Tasmajdan à Belgrade, par E. Pergens. 






CLXXX TABLE DES MATIÈRES 

Pages, 

5 mars 1887 - xxix 

Observations critiques sur des fossiles recueillis à Anvers, par 
É. Vincent. 

Note préliminaire sur les bryozoaires fossiles des environs de 
Kolosvâr, par E. Pergens. 

2 avril 1887 xxxvm 

Sur quelques coupes visibles sur le territoire de la planchette 
de Saventhem, par E. Vincent. 

Note sur les dépôts quaternaires du sud de Tirlemont, par 

D. Raeymaekers et le baron A. de Loë. 

Note supplémentaire sur les bryozoaires du Tasmajdan, par 

E. Pergens. 

7 mai 1887 - lxi 

4 juin 1887 lxiii 

3 juillet 1887 (assemblée générale annuelle) lxix 

Rapport du Président. 

Budget. 

Fixation des jours et heures des assemblées de la Société. 

Choix de la localité et époque de l'excursion annuelle de la 

Société. 

Propositions du Conseil. 

Election de trois membres du Conseil pour les années 
1887-1888 et 1888-1889. 

Election de trois membres de la Commission des comptes pour 
l'année 1887-1888. 

6 août 1887 lxxix 

3 septembre 1887 lxxxiv 

Contributions à l'histoire des bryozoaires et des hydrozoaires 
récents, par E. Pergens. 

1 er octobre 1887 xc 

Note sur quelques excursions géologiques faites aux environs 
de Lugano (Tessin), par E. Bayet. 



— i à ' ' m 



. ■ 



TABLE DES MATIÈRES 



CLXXXI 



5 novembre 1887. 



Pages. 
XCIX 



Notice bibliographique sur un mémoire de M. le D r J. Lorié 
intitulé : Contributions à la géologie des Pays-Bas, par 
E. Delvaux. 

Catalogue des collections conchyliologiques de M. F. Paetel, 
par P. Cogels. 



3 décembre 1887 



cix 



Sur des poissons dévoniens dans le bassin de Namur (rivage 

septentrional), par V. Dormal. 
Sur le genre Peracle, *par P. Pelseneer. 

Table générale des matières contenues dans le tome XXII des Annales 

de la Société royale malacologique de Belgique 

Tableau indicatif des présidents de la Société depuis sa fondation . 



CLXIX 
CLXVII 



_ 



PLANCHES DU TOME XXII, 1887 



DES 



ANNALES DE LA SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 



-oo>8><<: 



Planches I-VIII. — Catalogue illustré des coquilles fossiles de l'éocène des environs 

de Paris, par M. Cossmann. Mémoires, page 3. 

— IX. — Description de quelques espèces de coquilles terrestres de 

Sumatra, Java et Bornéo, par Edgar-A. Smith. Mémoires, 
page 215. 

— X. — Note sur le Volutopsis norvegica, fossile du crag d'Anvers, 

par E. Vincent. Mémoires, page 223. 

— X et XI. — Remarques sur YAcanthina tetragona, Sow., du pliocène 

d'Anvers, par E. Vincent. Mémoires, page 225. 



PLANCHE I 



Figures. 

1-2. Chama Bezançoni, Cossm., grossi 1 fois et 1/2 

3-4. — squamosa, Soland., grossi 3 fois 

5-6. Sportella irradiata, Cossm., grossi 2 fois 

7-8. — Bezançoni, Cossm., grossi 5 fois 

9. — rotundata [Desli.], grossi 2 fois 

10-11. — variabilis, Cossm., grossi 4 fois 

12. — — var. Bouryi, grossi 3 fois 

13-14. — fabula, Cossm., grossi 3 fois . 

15-16. Corbis Boutillieri, Cossm., grandeur naturelle 

17-18. Mysia transversaria [Cossm. j, grossi 2 fois et 1/2 

19. — Guyerdeti [Desh.], copie de la figure 

20-21. — irradiata, Cossm., grossi 1 fois et 1/6 

22. — ■ Morleti, Cossm., grossi 2 fois . v 

23-24. — — Cossm., grossi 1 fois et 1/2 

25. — l^evigata [Desh.], grossi 2 fois . 



Cuise. 

Au vers. 

Cuise. 

Châlons-sur-Vesle. 

Chaussy. 

Hérouval. 

Cuise. 

Le Fayel. 

Vaudancourt. 

Valmondois. 

Montmartre. 

Les Boves. 

Le Ruel. 

Toussicourt. 



_ 



An/i de la Soc /un/ Ma hic de Befaiaue 



Tome XXII '.( 1887) FI I 

( 2 e J(t.VCACule J 




& I Cossmanm, ad.nat . deL 



Lith . G. Severeyns , 



\ 












\ 



PLANCHE II 



Figures. 

1-2. Lucina cœloprocta, Cossm., grandeur naturelle. 

4-5. — Bernayi, Cossm., grossi 2 fois et 1/2 

6-8. — Lefevrei, Cossm., grossi 1 fois et 2/3 

9-10. - — Dautzenbergi, Cossm., grossi 1 fois et 1/2. 

11-12. — brevifulcrata, Cossm., grossi 3 fois 

13-14. — Bouryi, Cossm., grossi o fois . 

15-16. — Conili, de Raine., grossi 3 fois . . 

17-18. — intusplicata, Cossm., grossi 9 fois. 

19-20. — Bourdoti, Cossm., grossi 5 fois. . 

21-22. Ludovicia squamula, Cossm., grossi 1 fois et 1/2. 

23. Scintilla angusta [Desh.], grossi 2 fois . 

24-26. — halitus [Desh.], grossi 2 fois. 

27-29. — minuta, Cossm., grossi 4 fois . 

30-31. Hindsiella parisiensis [de Raine.], grossi 7 fois 

32-33. Erycina pellucida [Lamk.], grossi 3 fois . 

34-36. -- Bernayi, Desh., grossi 2 fois et 1/2 



Au vers. 

Acy. 

Chaumont. 

Le Ruel. 

Chaumont. 

Parues. 

Le Ruel. 

Hérouval . 

Valmondois. 

Chaumont. 

Parues. 

Le Fayel. 

Grignon. 

Parues. 

Le Ruel. 

Ferme de l'Orme. 

Le Guépelle. 



A/m oh. la Soc. Roy Malac de Belgîqut 



Tome. XX II ' ( I8S7) PI II 

( '-''/uscu-ulf J 



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M i ÀDssmaaa.ad riat.deL 



Lith .G.Severeyns 



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PLANCHE III 



Figures. 

1-2. Erycina radiatula [Desh,], grossi 4 fois . 

3-5. — rectilinearis, Cossm., grossi 6 fois 

6-7. Bernayia subarata, Cossm., grossi 3 fois . 

8. Erycina trans vers aria, Cossm., grossi 2 

et 1/2 

9-10. Erycina trans vers aria, Cossm., grossi 4 fois 

11-13. — ruellensis, Cossm., grossi 4 fois. 

14-15. — semipecten, Cossm., grossi 5 fois. 

16-18. — prisca, de Laub., mss., grossi 3 fois 

19-20. — Vincenti, Cossm., grossi 2 fois et 1/2 

21-22. Kellia ovoïdes, Cossm., grossi 2 fois . . 

23. — solidula [Desh.], grossi 2 fois . 

24-26. — eoœnica [de Raine], grossi 3 fois . 

27. — signât a [Desh.], grossi 1 fois et 2/3. 

28. — pauciplicata [Desh.], grossi 4 fois . 
29-31. — catalaunensis [Cossm.], grossi 4 fois 
32-34. — essomiensis, Cossm., grossi 9 fois . 
35-36. — Laubrierei, Cossm., grossi 3 fois . 
37-38. — -. orbicularis [Desh.], charnières . 
39-40. — Chevallieri, Cossm., grossi 3 fois . 
41-42. Laubriereia cycloides, Cossm., grossi 4 fois 
43-44. Kellia radiolata [Lamk.], charnière . 



fois 



Houdan. 
Mouchy. 
Valmondois. 

Le Fayel. 

Le Ruel. 
Chaumont. 
Châlons-sur-Vesle. 
Bruxelles. 
Valmondois. 
Le Guépelle. 
Le Ruel. 
Parnes. 

Châlons-sur-Vesle. 

Essômes. 

Liancourt. 

Parnes. 

Le Fayel. 

Chéry-Ghartreuve. 

Parnes. 



. /////. de la Soc. Roy. MaZao. de Belgùjwt 



TomeXKH.(1887.) PI III 

( 2?fasciade > 




M.Cossmann., adnat . deL . 



Lith..G.Severeyns , 



\ 



\ 



PLANCHE IV 



Figures. 

1-3. Kellia ^quilateralis, Cossm., grossi 3 fois . 

4-5. — crassidens [Desh.], grossi 2 fois et 1/2 . 

6-7. — làticosta, Cossm., grossi 8 fois . 

8-10. — texta, Cossm., grossi 3 fois 

11-12. — elliptica, Cossm., grossi 4 fois. 

13. Laubriereia emarginata [Desh.], grossi 6 fois . 

14-15. — cultellus, Cossm., grossi 8 fois. 

16-18. — goodallina, Cossm., grossi 8 fois . 

19. Las^a dentiens [Desh.], grossi 8 fois .... 

20-21. Montacuta tenuissima, Cossm., grossi 8 fois . 

22-23. Scintilla (?) texta, Cossm., grossi 6 fois . 

24. Crassatella Desmaresti, Desh., copie de la 

figure originale 

25-27. Mysia segregata, Cossm., grossi 5 fois . 

28-29. Cardita rugifera, Cossm., grossi 2 fois . 

30-31. Bezançoni, Cossm., grossi 2 fois et 1/2 . 

32-33. — guttifera, Cossm., grossi 8 fois . 

34-35. • — dameriacensis, Cossm., grossi 6 fois . 

36-38. Good allia producta, Cossm., grossi 8 fois. 

39-41. Lutetia deficiens, Cossm., grossi 9 fois . 



Le Ruel. 

Fercourt. 

Parnes. 

Hérouval. 

Parnes. 

Ferme de l'Orme. 

Ghaussy. 

Ferme de l'Orme. 

Ghaumont. 

Ghaussy. 

Montmartre. 

Chaussy. 

Wemmel. 

Ferme de l'Orme. 

Parnes. 

Damery. 

Valmondois. 

Le Guépelle. 



Arui, de la Soc. Roy. Ma lac de Belgique, 



Tome XXli '.( 1887.) PI. IV. 
( 2?Jascicule ) 




M Cossinann , ad.nat. deL . 



Lith . G. Severeyns 






PLANCHE V 



Figures. 

1-2. Cardita ^equicostata, Cossm., grandeur natu- 
relle 

3-4. Cardita densecostata, Cossm., grossi 3 et 4 fois. 

5-6. — cuneata, Cossm., grossi 6 fois. 

7-8. Bernayia goodallina, Cossm., grossi 4 fois . 

9. Unio Cordieri, Desh., grandeur naturelle. 

10-11. Cardita catalaunensis, de Lamk., mss., grossi 

7 fois 

12-13. Goodalliopsis terminalis [Desh.], grossi 5 fois. 

14-15. Goossensia insculpta | Desh.], grossi 2 fois . 

16-18. — irregularis [Desh.], grossi 2 fois 

et 1/2 . . . . 

19-20. Nucula bisulcata, Sow., grossi 1 fois et 1/4 . 

21-22. — Woodi, Cossm., grossi 2 fois et 1/5 . 

23-24. similis, Sow., grossi 1 fois et 2/3 . . ... 

25-26. Nuculana cochlearella [Cossm.], grossi 10 fois. 

27. — — grandeur naturelle . 

28-29. — tumidula [Cossm.], grossi 4 fois . 

30-31. Trinacria plesiomorpha [Cossm.], grossi 5 fois . 

32-33. — — [Cossm.], grossi 2 fois . 

34-35. — crenata, Cossm., grossi 4 fois et 1/2 . 

36-37. — curvirostris [Cossm.], grossi 4 fois . 

38-39. — mixta, Mayer, grossi 4 fois .... 

40-41. — Baudoni, Mayer, grossi 8 fois . 



Le Ruel. 
Saint- Gobain. 
Hérouval. 
Parnes. 
Guis. 

Châlons-sur-Vesle. 
Fer court. 
Ghaussy. 

Chaumont. 
Le Fayel. 
Valmondois. 
Le Ruel. 

Guise. 

Le Ruel. 

Cuise. 

Hérouval. 

Valmondois. 

Marines. 

Le Ruel. 

Hérouval. 



-//7/v de i(( Soc /un/ MaZoode, Belaiûu& 



TomtXUI.(1887.) Pi V 

( 2' ' fitSVUillf J 




22 




M.Cossmann., ad.oat.deL . 



Lith . G. Severe-yns , 



-^^^^— 















PLANCHE VI 



Figures . 

1-2. 
3. 

4-5. 

6-7. 

8-9. 
10-11. 
12-13. 
14-15. 

16. 
17-18. 
19-20. 

21. 
22-23. 
24-25. 



27-28. 
29-30. 

31. 
32-33. 

34. 
35-36. 

37. 

38-39. 

40-41. 



Limopsis chonioides, Cossm., grossi 3 fois. 

— Cossm., grossi 4 fois et 1/2 

— perobliqua, Cossm., grossi 4 fois . 
Axin,eaplumsteadiensis [Sow.], grossi 1 fois et 1/2 
Arca Baudoni, Cossm., grossi 1 fois et 1/2. . 
— Duchasteli, Desli. , grossi 2 fois et 1/2 . 

— Boutillieri, Cossm., grossi 3 fois et 1/2. 
Nucinella ovalina, Cossm., grossi 8 fois . 
Limopsis gysseyi [de Raine], grossi 4 fois. 

[de Raine], grossi 8 fois. 
Arca miliacea, Cossm., grossi 8 fois . 

— Cossm., détails de l'ornementation 

— Bezançoni, Cossm., grossi 6 fois. 

— Chevallieri, Cossm., grossi 8 fois . 

Cossm., détails de l'ornemen 
tation ... . 

Arca Cossmanni, de Laub., mss., grossi 5 fois 
Dreissensia curvirostris, Cossm., grossi 1 fois 

et 2/3 

Mytilus Dutemplei, Desh., charnière . 
Dreissensia chonioides, Cossm., grossi 2 fois 
Mytilus eurynotus, Cossm., grossi 1 fois et 1/2 
Modiola ocrophaia, Cossm., grossi 1 fois et 1/2 
Mytilus Biochei, Desh., copie de la figure ori 

ginale 

LlTHODOMUS HEMIRHABDOTUS, Cossm., grossi 2 fois 

et 1/2 . 

Arcoperna Searlesi |Chelot], grossi 5 fois . 



Saint- Gobain. 

Guise. 

Parnes. 

Vailly. 

Hérouval. 

Grignon. 

Parnes. 

Jonchery. 

Fillerval. 

Parnes. 

Ferme de l'Orme. 
Chaumont. 



Toussicourt. 

Marines. 
Mont-Bernon. 
Le Ruel. 
Aizy. 
Le Ruel. 



Argenteuil. 



Marines. 
Le Vouast. 






. but de la Xor Roy McUac de Belgique 



Tome XXII. < i '887) PI VI. 

( -''fit.WKulr J 




37 



M Cossmana , ad nat . deL . 



Lith . G. Severevns , 



PLANCHE VII 



Figures. 
1. 

2-3. 

4-5. 
6-7. 



9. 
10. 

11. 

12-13. 

14. 
15-17. 
18-19. 
20-21. 
22-23. 
24-27. 

28-29. 
30-31. 
32-34. 



Kelliella Leana [Desh.], grossi 8 fois. 
Lucina bicristata, Cossm., grossi 5 fois . 
Modiolaria arc^eformis, Cossm., grossi 3 fois . 

— Aizyensis (Cossm.], grossi 2 fois . 
Arcoperna Mellevillei [d'Orb.], copie de la 
figure originale 



Arcoperna profunda [Desh.], grossi 4 fois . 

— — [Desh.], var. étroite, grossi 

2 fois . ' 

Modiolaria arenularia [de Raine, et Mun.-Ch.], 

grossi 2 fois et 1/2. 

— — var. laticosta, Cossm., 

grossi 2 fois. 
Pinna pragilis, Watelet, grossi 2 fois .... 
Avicula trigonata, Lamk., grandeur naturelle . 

— fragilis, Defr., grossi 1 fois et 1/2 . 

— cosmeta, Cossm., grossi 1 fois et 1/2 . 

— — Cossm., grossi 2 fois .... 
Berthelinia elegans, Crosse, var. elata, Cossm., 

grossi 10 fois .... 

— — Crosse, type, grossi 10 fois. 
Anomalomya corrugata, Cossm., grossi 4 fois . 
Parisiella ambigua, Cossm., grossi 10 fois . . 



Grignon. 
Ghenay. 
Ghaumont. 
Aizy. 

Laon. 
Septeuil. 



Le Guépelle. 



Hérouval. 
Ghaussy. 
Le Ruel. 
Saint-Félix. 
Fillerval. 

Le Ruel. 
Ghâteau-Rouge. 
Le Fayel. 
Ferme de l'Orme. 



.///// de la Soc Roy MoUaù. de Belgique 



Tome XXII. ( I8S7) PI VU 

( 2!'fasc(rulc ) 




M.Cossinaïui, ad nat.deL 



Lith . G. Severeyns , 



y 



PLANCHE VIII 



Figures. 

1-2. Berthelinia elegans, Crosse, type grossi 10 fois . . Châteail-RoUgG. 

3-5. Aviculovulsa fayellensis, Cossm., grossi 7 fois . . Le Fayel. 

6. Avicula aviculina [Desh.], grossi 3 fois Barisis. 

7-8. Vulsellina CHAUSSYENSis.de Raine., grossi 3 fois . . GhailSSy. 

9-10. Radula quadrilatera [Watelet], grossi 6 fois. . . Le Roquet. 

11-13. — Barreti [Morlet], grossi 1 fois et 1/2 . . . Le Ruel. 

14-15. — Morlierei [Watelet], grossi 2 fois . . . . Guise. 
16-17. — bulloides [Desh.], var. distincta, Wat., 

grossi 4 fois Brasles. 

18-19. — analoga [Watelet], grossi 4 fois .... Guise. 

20-21. Limeaeoc^enica, de Laub., grossi 6 fois .... EsSÔÏÏieS. 

22-23. Radula Bernayi, Cossm., grossi 8 fois Ghaussy. 

24-25. Lime a tenui sculptât a, Cossm., grossi 6 fois . . . Foïlteiiai. 

26-27. Chlamys arneola [Wood], grossi 2 fois .... Cllise. 

28-29. Anomia hinnitoides, Cossm., grossi 2 fois et 1/2 . . ChaumOIlt. 
30-31. Saintia Munieri, de Raine., copie de la figure 

originale, vérifiée d'après le type Hérouval. 

32-33. Plicatula Cossmanni, de Boury, mss., grossi 1 fois 

et 1/2 — 

34-35. — intuscrenata, Cossm., grossi 3 fois . . CrêlieS. 

36-37. — — Cossm., grossi 2 fois . . Marines. 

38. Spondylus granulosus, Desh., détail de l'ornemen- 

tation Ghaussy. 

39. Plicatula squamula, Desh., grossi 1 fois et 1/3 . . Grigïion. 
40-41. — phymatophora, Cossm., grossi 3 fois. . . GhaUSSy. 



- Un- </c la S'oc. Roy. McUac. de Bêlai 



Tome X.X/I ( /SS/ ) PI VIJI 
( 2? fascicule. ) 




M.Cossioajii) ,ad îmt.del . 



f.ith . G.Severe'yn.s 



•* 



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PLANCHE IX 



Figures. 

1, 2 et 3. Helicarion Bocki. 

4, 5 et 6. Macrochlamy s _ subconsul, Smith. 

7 Ariophanta (Hemiplectà) hoodjongensis. 
8, 9 et 10. — Weyersi. 

11 Hélix (Geotrochus) bantamensis, Smith. 

12 et 13. Leptopoma Witeheadi, Smith. 
14 et 15. — bodjoensis. 




hi/i de la Soc Roy Malac de Belgique. 



Tome XXIKI88D /Y /l 






12 








.14- 





15 






10 



Efyar.A.Srnùh.dd. 



Zith>. G-.Severeyns . 



/ 



PLANCHE X 



Figures. 

1. Volutopsis norvegica, Chemn., de grandeur naturelle. 
2 à 7. Acanthina tetragona, Sow., de grandeur naturelle. 



, bm d& U Soc. Roy. Malac. de Betyùfua. 



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PLANCHE XI 



Acanthina tetragona, Sow., de grandeur naturelle. 



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é ïn/i ile /a Soc. Roy MaZac. de BeLaiaae 



TomeXXIJ (1887) PIM 








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Litto Q.Severeuns . 



SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 



FAUNE TERTIAIRE DU BASSIN DE PARIS 



La Société met en vente, pour les spécialistes, des exemplaires tirés à 
part du mémoire intitulé : 

CATALOGUE ILLUSTRÉ : 



DES 



COQUILLES FOSSILES 



DE L'ÉOCÈNE DES ENVIRONS DE PARIS 



M. coshîii \i\rv 



Au prix de 60 francs (15 francs le fascicule) 



Les souscriptions à î ouvrage complet sont reçues, pour la France, chez 
l'auteur, 17, rue Saint-Vincent-de-Paul, à Paris; pour tous les autres 
pays, au Secrétariat de la Société royale malacologique, 10, rue du Pont- 
Neuf, à Bruxelles. 

Le prix du Catalogue complet sera porté à 80 francs, quand les 
quatre fascicules auront paru. 




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